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#1 07-12-2017 16:05:57

Buckaroo
Gotta Light ?

Star Wars Episode IV : A New Hope / Star Wars

Star Wars Episode IV
A New Hope

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Ecrit & réalisé par George Lucas
Produit par Gary Kurtz pour Lucasfilm ltd. ( Edition Special produit par Rick Mc Callum)
Musique de John Williams
Directeur de la Photographie : Gilbert Taylor
Décors de John Barry . Leslie Dilley .   
Montage de Paul Hirsch . Marcia Lucas. Peter Chew
SPFX visuels: John Dykstra / ILM.


Avec : Mark Hamill ( Luke Skywalker ) . Harrison Ford(Han Solo). Carrie Fisher (Princess Leia Organa) . Alec Guiness ( Obi Wan «  Ben «  Kenobi ).  David Prowse (Darth Vader). James Earl Jones ( voix de Darth Vader). Peter Cushing ( Grand Moff Tarkin ). Anthony Daniels ( C3-PO). Kenny Barker( R2 D2 ).
Durée:121 minutes
Année de sortie : 1977
Distribué par 20th Century Fox
Disponible en DVD/Bluray All Zone chez Fox Home Video.

Le Trailer :

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Hors ligne

#2 07-01-2020 16:53:26

Prelogic
Legaliste

Re : Star Wars Episode IV : A New Hope / Star Wars

Tout a déjà été dit sur ce chapitre fondateur de l'univers de Star Wars, mythe moderne générateur du phénomène social. Je me dispenserai donc pour cette fois d'un exposé des coulisses et des raisons qui ont conduit Lucas à imaginer un tel univers (même si ces raisons sont passionnantes et continuent de faire débat). Ce qui m’intéresse aujourd'hui, c'est de revenir sur cet univers en gestation dans les années 70, et dont A New Hope était censé être l'amorce, la porte d'entrée. Quelle pouvait être la réflexion de Lucas à cette époque ? Je mets à votre disposition quelques recherches personnelles sourcées, bonne lecture :

**************

L’univers conceptuel et narratif de la saga Star Wars n’a eu de cesse d’évoluer avec son créateur, tout au long des dernières décennies. L’annonce d’une suite à la saga Star wars, dès le mois d’octobre 2012, a pris toute la communauté de fans de court. Et pour cause : personne ne s’attendait à ce que les plans de George Lucas pour la saga évoluent aussi rapidement, quelques années seulement après la sortie du dernier épisode de la saga en 2005. Comment en est-on arrivé là ?

Le cheminement intellectuel de George Lucas

La Guerre des Etoiles semble être un projet mûri de longue date pour George Lucas, comme en témoigne son intérêt pour les œuvres de science-fiction dès son plus jeune âge : « Enfant, je regardais les aventures de Flash Gordon en épisodes. J’aimais aussi beaucoup les bandes dessinées » déclarera-t-il en mars 1977 (1) . Il est donc permis de dire que Lucas a particulièrement marqué de son empreinte l’univers qu’il a lui-même conçu, à partir de ses souvenirs d’enfance et tout au long de sa vie.

Dès 1972, et en parallèle de ses études anthropologiques, Lucas commence à réfléchir à un premier film imprégné du travail de Joseph Campbell sur la sociologie des mythes (2) . L’idée était alors de fournir à une nouvelle génération ayant grandi sans contes de fées les bases d’un « nouveau Grand Mythe populaire ». Il se met officiellement à l’écriture au mois de janvier 1973, avec un rythme de près de 40 heures par semaine (3). En tout et pour tout, l’élaboration d’un script satisfaisant lui prendra quatre ans, de 1973 à 1976.

Il n’est pas certain que Lucas pense, à ce stade de la réflexion, à la création d’un gigantesque univers filmique en plusieurs épisodes. Lucas a sans doute à ce moment-là d’autres préoccupations plus « pratiques », comme celle de mener à bien son projet. Cependant, les premières ébauches de script pour La Guerre des Etoiles en 1973 mentionnent déjà plusieurs péripéties au stade embryonnaire, que nous retrouverons au fur et à mesure de la trilogie classique. Ainsi, la fuite dans les astéroïdes pour échapper aux vaisseaux de chasse de l’Empire sera reprise pour les besoins de l’Empire contre-attaque. De la même façon, l’attaque d’un avant-poste impérial sur la planète Yavin, par un certain « Général Skywalker » aidé d’une tribu autochtone, figurera dans le final du troisième film, en 1983.

Des éléments de dialogue de la prélogie (réalisée entre 1998 et 2004), se font également sous-jacents, et servent avant tout à contextualiser les évènements du premier film de la trilogie classique : le personnage de Mace Windu est là, de même que la notion de « Padawan » et autres « magnats de la spéculation » à l’origine du conflit galactique. La notion d’Elu transparait également, avec l’évocation d’un sauveur ou « Fils des Soleils ». Même le personnage de Jar-Jar Binks figure ici au stade embryonnaire : le deuxième script de 1974 mentionne ainsi le petit Bink, fils d’Akira, dernier des Chevaliers Dai poursuivi par les terribles légions de « Lettow ». Enfin, une version ultérieure du scénario en 1975 mentionne une scène de recueillement de Luke sur la tombe de sa mère. Scène qui sera retirée et introduite plus tard dans la seconde trilogie, pour évoquer le martyr d’Anakin (4) .

L’avenir de la franchise à la merci du succès

La densité du scénario pour The Star Wars contraint finalement George Lucas à revoir ses plans : « Le premier scénario était gigantesque et faisait cinq cents pages. Il contenait tout ce que je désirais mais aurait coûté cent millions de dollars ! Or, je m’étais fixé 7 millions de dollars – même si le film a finalement coûté 8,5 millions* ».

Lucas concentre donc son attention sur un unique film, tout en se conservant une « porte de sortie », à savoir : la possibilité de raconter d’autres histoires à travers d’autres films. Il déclarera quelques années plus tard : « J’ai donc écrit mon film avec le premier acte, uniquement en me disant que s’il marchait assez, je pourrais peut-être faire les deux autres et obtenir une histoire en trois actes. » (5)  L’idée d’une trilogie hante ainsi Lucas dès 1976, année où il revisite le titre de son film en « The Star Wars : Episode IV – Un nouvel espoir. » Mais il fut contraint et forcé de revoir ses plans : « Les membres du service marketing ont décidé que je ne pouvais pas accoler Episode IV à ce film. Ils pensaient que les gens n’allaient pas comprendre […] Je l’ai donc laissé de côté, à contrecœur. […] »  (6).

Ainsi, La Guerre des Etoiles allait devenir, en 1977 « la partie la plus divertissante, et la plus facile à mettre en scène » pour Lucas. L’idée est alors très simple : en cas d’échec au box-office, le film se suffirait à lui-même.

L’extraordinaire revirement de situation, avec la sortie triomphale de La Guerre des Etoiles en mai 1977, permis à Lucas de laisser libre cours à ses fantasmes d’une grande épopée feuilletonesque. Il révélera à la presse, en août 1977, « Une des suites à laquelle nous pensons raconterait les jeunes années de Ben Kenobi […]. Il n’y aurait certainement que des acteurs différents ». Dès le mois de juillet 1978, et pour sa ressortie au cinéma, The Star Wars retrouve son statut d’épisode IV. La trilogie classique était née et avec elle, la promesse d’un contexte antérieur à développer ultérieurement.

Vers une deuxième trilogie

Le 30 mai 1977, Lucas dessine les contours de ce que sera la suite de son film : « C’est comme un livre en trois chapitres. Nous en sommes au milieu, au deuxième acte. Finalement, il y a une progression dans l’intrigue qui change la nature du film. Ce deuxième film va complètement transformer la façon de regarder le premier » (7) - Lucas pensait-il déjà à faire de Vador le Père de Luke ? Probablement, et pour s'en convaincre, il convient de s'en référer à la nature homophonique du nom du personnage (Vader / Father = le Père Noir).

Le succès de La Guerre des Etoiles fait miroiter à Lucas des possibilités infinies. En mars 1978, des propos rapportés de Lucas par le magazine Time font état des ambitions de Lucas pour le futur de Star Wars au cinéma : le réalisateur envisagerait ainsi de tourner pas moins de dix films après l’Episode V. Une situation connue du producteur emblématique Gary Kurtz, qui était semble-t-il dans la confidence depuis longtemps. Lucas ambitionnait alors de « visiter » plus avant l’univers de Star Wars, avec d’autres films « bizarres, avec uniquement des robots, et s’éloignant de la trame pure ». Cette idée, on le verra, fera son chemin avec les productions intermédiaires dans l’univers des Ewoks, et d’autres séries d’animation comme Droids.

Une interview datée d’octobre 1979 et réalisée par Alan Arnold mentionne l’état d’avancement des projets de Lucas pour le futur de Star Wars : Lucas semble avoir davantage de matière pour raconter une seule nouvelle trilogie après celle qui est sur le point de s’achever. Le contexte dans lequel a été conçu le scénario du premier film tend effectivement vers cette hypothèse. Lucas déclarera à ce sujet : « À l'origine, lorsque j'ai écrit La Guerre des Etoiles, cela s'est transformé en épopée d'une échelle similaire à Guerre et Paix. C'était tellement vaste que je ne pouvais pas faire tenir ça en un film. Je l'ai donc coupé en deux, mais c'était toujours trop gros, donc j'ai découpé chaque moitié en trois parties. J'avais alors de la matière pour six films. »

L’envie de prospecter plus avant l’univers de Star Wars ne quitte pas Lucas, bien que celui-ci se montre de plus en plus pragmatique face aux contraintes à venir.  Il déclarera à ce sujet à Alan Arnold : « Après le succès de La Guerre des Etoiles, j'ai rajouté une autre trilogie mais je me suis arrêté là, essentiellement parce que la réalité prend le dessus. Après tout, préparer et faire un film Star Wars prend trois ans. Combien d'années me reste-t-il ? Je me retrouve donc avec trois trilogies de neuf films. Vu qu'ils font deux heures chacun, ça fait environ dix-huit heures de film ! »

L’année suivante en 1980, Lucas se confie à ses collaborateurs sur ses ambitions : il confirme l’existence d’une matière assez dense pour évoquer les origines de Dark Vador et la jeunesse d’Obi-Wan Kenobi, mais se montre toujours indécis quant à la nécessité d’une troisième trilogie. Il déclarera à ce titre : « Les histoires des préquelles existent (d'où vient Dark Vador, l'histoire de Dark et de Ben Kenobi) et tout cela prend place avant que Luke soit né. L'autre partie – la suite des aventures de Luke, NDLR est bien moins palpable. J'ai un petit carnet rempli de notes là-dessus. Si je suis vraiment ambitieux, j'entreprendrai d'imaginer ce qui lui arrive. »

En tout état de cause, et malgré l’hystérie médiatique et collective, Gary Kurtz se montre mesuré quant à l’avenir de la franchise. Il confie au début des années 80 : « Que les neuf ou douze films soit véritablement réalisés dépend du ressenti de George au fil du temps. La saga peut se terminer de la façon dont il l'avait initialement prévu ou complètement changer. Comme les films sont faits, chacune des histoires se développe. Je pense que la direction de la saga peut alors se modifier un peu ».

L'héritage de The Star Wars - De Lucasfilm a Walt-Disney

Dans une interview à Total Film en 2008, Lucas explique « avoir laissé des instructions très précises pour qu'il n'y ait pas d'autres films. » Interrogé en 2012, le biographe de George Lucas, Dale Pollock, déclare cependant avoir consulté les grandes lignes des épisodes VII, VIII et IX dans les années 1980. Mais un accord de confidentialité lui impose le silence. Il explique néanmoins que « ces trois nouvelles histoires sont les plus passionnantes, avec une action soutenue, de nouveaux mondes très intéressants et de nouveaux personnages. »

Profondément déçu par la trahison de Bob Iger, Lucas fidèle à sa réputation d'homme libre se confie à James Cameron dans l'émission Une histoire de la Science-Fiction durant l'été 2018 : « Les trois films suivants allaient entrer dans un monde microbiotique. Mais il y a ce monde de créatures qui fonctionne différemment de nous. Je les appelle les Whills. Et les Whills sont ceux qui contrôlent réellement l'univers. Ils se nourrissent de la Force.  Si j'avais gardé l'entreprise, j'aurai pu le faire et ça aurait été fait. Bien sûr, beaucoup de fans l'auraient détesté, comme ils ont détesté la Menace Fantôme et tout, mais au moins l'histoire entière aurait été racontée du début jusqu'à la fin. »

*******

(1) Entretien réalisé à Londres le 9 mars 1977 et traduit de l’américain par Michel Ciment
(2) Star Wars Omnibus, p. 609
(3) Tele Star : Star Wars a 39 : comment George Lucas a cru qu'il avait créé un flop
(4) Le cinéma de George Lucas, p. 219
(5) Lucasfilm Magazine n°17 – mai / juin 1999.
(6) Lucasfilm Magazine n° 35 – mai / juin 2002.
(7) Extrait de l’article « Star Wars the year’s best movie » paru dans Time Magazine – 30 mai 1977.

Dernière modification par Prelogic (07-01-2020 17:30:14)


*Les meilleurs ne croient plus à rien, les pires se gonflent de l'ardeur des passions mauvaises - WB Yeats
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