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#1 07-12-2017 16:32:27

Buckaroo
Gotta Light ?

Star Wars Episode VII : The Force Awakens

Star Wars
The Force Awakens

Star_Wars_The_Force_Awakens_Theatrical_Poster.jpg

Réalisé par JJ Abrams
Ecrit  par  Lawrence Kasdan. JJ Abrams. Histoire : George Lucas. Michael Arnt
Produit par Kathleen Kennedy. JJ Abrams  Bryan Burk pour Lucasfilm ltd . / Bad Robot productions.
Musique de John Williams
Directeur de la Photographie : Dan Mindel.
Décors de Rick Carter
Montage de Mary Jo Markey. Maryann Brandon
SPFX visuel: Roger Guyett . Pat Tuback. Paul Kavanaugh / ILM

Avec Daisy Riley ( Rey ). Adam Driver ( Kylo Ren).  John Boyega (Finn) . Oscar Issacs( Poe Dameron). Harrison Ford (Han Solo). Carrie Fisher ( General Leia Organa). Mark Hamill ( Luke Skywalker ). Lupita  Nyon'go( Maz Kanata ). Andy Serkis ( Supreme Leader Snoke).  Domhall Gleeson  (General Hux). Max Von Sydow( Lord San Tekka). Gwendoline Christie (Captain Phasma). Anthony Daniels ( C3-PO).  Peter Mayhew ( Chewbacca ).
durée : 135 minutes.
Année de sortie : 2015
Distribué par Walt Disney Studio Motion Pictures.
Disponible en DVD/Bluray All Zone chez Walt Disney Home Video.

Le Trailer :

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#2 08-02-2018 00:54:57

McRaktajino
Dernier Jedi

Re : Star Wars Episode VII : The Force Awakens

La prélogie, la fameuse prélogie, c'était raté M. Lucas. Inutilement ennuyante, un comble pour du cinéma de divertissement, et des scènes d'actions, certes bien réalisées (sauf le finish de combats aux sabres), mais qui dégagent aucune émotion.

Depuis les épisodes VII et VIII, je sais exactement quoi en penser, mais avant ces films je me suis remis en question. C'est peut-être moi qui suis trop vieux pour Star Wars, si je découvrais la trilogie maintenant, ça me ferrait le même effet ?

Mais surtout j'étais passé à autre chose. Regarder Star Wars adulte, c'est comme regarder les Chevaliers du Zodiaque de 1988 en VF, c'est la nostalgie qui fait tenir ?
Lucas a beau essayer de profiter de ma nostalgie en me mettant du R2D2 ou du Chewbacca, ça ne suffit pas.

Du coup avec le Réveil de la Force, je pensais voir un film d'action sympa au mieux, même si il y avait Han, le Faucon, etc.

Bon sang, c'était démentiel...

Je vais essayer de décrire mon ressenti  plutôt que de revenir sur ses scènes d'action jubilatoires, sur son excellent humour, ses clins d’œil intelligents, sur l'incroyable beauté de son héroïne et sur son véritable combat aux sabres.

Le film a l'intelligence de mettre ce qui existe déjà dans l'univers Star Wars au service du nouveau personnage. Rey devait passer son permis Star Wars. Celui du Star Wars qui fait l'unanimité bien sûr.
Tu ne peux pas lâcher une jeune fille dans une trilogie qui sera la sienne sans ça. Pour que Rey puisse porter le nouveau Star Wars sur ses épaules, il faudra déjà qu'elle maîtrise l'ancien.
Comme Obi-Wan disait à Luke : "tu dois appendre à maîtriser la Force", Rey doit d'abord apprendre à maîtriser Star Wars. Surtout que Rey, c'est la suite qu'elle va vivre, quelque chose qui n'est jamais arrivé. On ne raconte pas ce qui s'est passé avant, on ne peut donc pas se reposer sur une finalité déjà connue de tous.

Le film va faire en sorte qu'on vive cet apprentissage à ses côtés. Qu'on le vive vraiment, pas comme dans la prélogie où on est juste témoin de ce qu'il se passe. Avec Rey, on vit le film. Du coup on partage ses doutes, ses craintes, ses souffrances, mais aussi son enthousiasme. On vit sa rencontre avec Han Solo, on n'a pas l'impression d'observer une relique du passé dans un musée.

Justement, dans ce film on lutte contre le passé.
Les ennemis de Rey appartiennent au passé. Le Premier Ordre n'est que l'Empire en version plus fanatique et donc encore plus terrorisant. Comment le vaincre ? Peut-être puiser dans ce passé les outils nécessaires pour pouvoir l'affronter. Un vaisseau, un sabre, un enseignement ? Ce n'est pas une certitude. Les outils du passé sont entre les mains du héros. Pourra t'il les utiliser, mais surtout, faut-il les utiliser ? Ne pas répéter les erreurs des héros de la trilogie et triompher du mal pour de bon. Il faut profiter du passé mais sans le laisser nous aveugler.

Le Réveil de la Force profite intelligemment de son héritage, des acquis de son univers, pour aller à l'essentiel : un tout nouveau voyage initiatique.

On est face à un plat dont l'aspect simple voudrait nous faire croire qu'on connaît le goût. Sauf qu'il est finalement inédit et surtout d'une fraîcheur des plus agréable.
Contrairement à la prélogie qui malgré son aspect chatoyant n'a aucune vraie saveur.


Finalement, c'est Star Wars qui était devenu trop vieux avec sa prélogie.
Et moi, comment je me sentais à la sortie de la projection du Réveil de la Force ?
Jeune, je me sentais jeune.
 
 
 

Dernière modification par McRaktajino (08-02-2018 00:59:09)

Hors ligne

#3 14-08-2018 14:04:42

Prelogic
Legaliste

Re : Star Wars Episode VII : The Force Awakens

The Force Awakens : ou le projet de la discorde, celui qui aura fait basculer l’univers de Star Wars dans une autre dimension plus démagogique et populiste, avec de nombreux raccourcis faciles, des préjugés hideux ainsi qu’une écriture faiblarde voire opportuniste par endroit, reprenant les personnages iconiques de la trilogie classique pour n’en faire, au final, pas grand-chose. Han Solo s’est arrêté de vivre avant même la fin de l’Ep IV, Luke n’a jamais muri son conflit œdipien et Leia est toujours occupée à se morfondre pour l’avenir de la Galaxie dans son bunker, pendant que les « hommes » jouent à la guerre à l’autre bout de la Galaxie. Voilà. Il paraît que les fans de Star Wars appellent ça « des films d’auteurs » voyez-vous…

Il serait tentant pour moi de retranscrire toutes les déclarations des uns et des autres depuis 2012 (j’ai toujours sur moi ma revue de presse actualisée) mais une synthèse efficace vaut parfois mieux qu’un long discours. Je me contenterais donc de regretter un certain nombre de choix de nature idéologique, opérés en toute conscience au détriment de la stabilité et de la qualité du discours global. Il fallait répondre à l’empressement des trilo-fétichistes, impatients à l’idée de se payer Lucas et la prélogie. C’est, en gros, le seul message intelligible de ce film et des projets de Walt-Disney, d’une manière plus générale.

Chacun des artisans à l’œuvre sur ce film – que ce soit Bob Iger, Kathleen Kennedy, JJ Abrams ou les membres du story-group, ont successivement contribué à cette logique retro-marketing complètement déconnectée, à la recherche d’une « émotion purificatrice » qu’ils ne trouveront finalement jamais. Mais peu importe. Ce qui compte ici, c’est moins le résultat que le discours : il suffisait de calmer les ardeurs du public à grand renfort de propagande et le tour était joué – « Mon père à ce don… j’ai ce don… et VOUS AVEZ CE POUVOIR VOUS AUSSI ! ». Le personnage de Rey cristallise d’ailleurs très bien cette nouvelle politique méta. Simple, mais il fallait y penser…

Ceci dit, tout n’est pas à jeter dans Le Reveil de la Force : les idées fondatrices de Lucas sont bel et bien là : une jeune fille à la recherche d’un mentor / d’un père spirituel, le fils déchu. On regrette simplement que les choses se soient arrêtées là. Rey n’est finalement « personne » (Lucas en aurait peut-être fait quelqu’un), Kylo Ren a du mal à exister par lui-même (sans doute la faute à un duo Abrams / Kasdan parti perdant dès la première minute de réflexion, s’estimant « incapable » de faire mieux que Vador), etc..

Récemment encore, Lucas nous a fait part de ses intentions et l’on voit bien que l’idée était moins de « poursuivre » que de « terminer ». Nous aurions probablement approfondi l’origine de la lignée Skywalker, les notions de destin et de prophétie au travers d’une nouvelle entité spirituelle : les Whills. Rey aurait certainement été le déclencheur de cette rencontre avec les créateurs de la Force, et le Monde aurait connu (enfin) une période de paix prolongée. Fin.

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Il est stupéfiant de voir à quel point ce film comme le suivant ne tient compte à aucun moment de l’évolution des personnages et des évènements de la seule trilogie classique, voire de la saga toute entière. La République a de nouveau un pouvoir central, sous la forme d’une planète ressemblant étrangement à Coruscant, alors même que les planètes reculées comme Tatooine se lamentaient de n’avoir accès à aucune forme de solidarité. 30 ans après les évènements de La Menace Fantôme, les pauvres sont donc toujours pauvres dans les mêmes contrées lointaines, les riches sont toujours plus riches mais on les atomise dans une séquence subliminale d’une totale mesquinerie – comme si JJ Abrams avait concentré la prélogie sur une seule planète, évaporée à jamais du champ des possibles.

Il suffisait pourtant de partir d’un constat clair : les instances politiques traditionnelles (Ancienne République comme Empire) ont échoué à faire régner une paix durable à l’échelle de la Galaxie. La Guerre des Clones a montré le besoin d’une gouvernance davantage décentralisée, avec des relais puissants (les fameux « Gouverneurs » évoqués dans le tout premier film de 77). Parallèlement à cela, les Jedis ont failli à leur serment de protéger la Paix et la Justice. Ils ont progressivement fait de la politique au lieu de se concentrer sur leur rôle d’ambassadeur – cf le personnage de Dooku, traitre à sa propre cause.

Nous retrouvons exactement les mêmes problèmes avec le personnage de Luke, qui a échoué à fonder sa nouvelle Académie Jedi et qui se retrouve donc invariablement démuni : comment pouvait-il en être autrement ? Ce sont précisément les murs de l’Ordre Jedi et l’endoctrinement aveugle qui a conduit à la chute de l’Ordre, par l’opération d’Anakin. Luke était censé avoir compris que la compassion était la clé d’un enseignement pacifié de toute considération intéressée / politique ou idéologique. Au lieu de cela, on apprend par la suite qu’il a failli commettre un meurtre filial sur des présupposés. Une thèse qui balaye de fait l'utilité de nous montrer la tragédie auto-réalisatrice d'Anakin, qui voit se concrétiser ses fantasmes morbides.

Il suffisait pourtant de partir d’un constat clair : Les Jedis ont disparu, Anakin était le dernier de leur espèce - ce qui annihile de fait le postulat de l'EpVIII qui de toute façon ne va nulle part. A la fin de l’EpVI, Luke n’est pas Jedi mais homme accompli, à l’écoute de ses émotions et capable de discernement. Une position qui pouvait tout à fait lui couter la vie par ailleurs – n’a-t-on pas déjà crucifié des hommes de « bien » pour des raisons avant tout politiques ? Voilà une approche plausible et questionnable pour amorcer un début de troisième trilogie. Luke, prenant la direction d'un véritable exode, pouvait fonder une nouvelle « Communauté » (j’insiste sur le terme), à la recherche d’une terre promise convoitée par ailleurs par deux nouvelles entités politiques antagonistes (vous voyez se profiler à l’horizon une allégorie de la Guerre Froide et des conflits au Moyen-Orient ?).

Ce faisant, je n’attends personnellement rien de l’EpIX. JJ Abrams ne comprends pas grand-chose à l’univers de Lucas, et Rian Johnson était dans cette continuité très ego-centrée. Quant à Bob Iger et Kathleen Kennedy, ils sont trop heureux de pouvoir se payer sur l’image de marque, piégée à jamais dans un cycle d’exploitation couteux et hasardeux qui n’aura jamais de fin.

Cette trilogie est d’ores et déjà morte, tuée dans l’œuf par son manque d’aspirations et d’inspiration. Pourtant, il « suffisait » de conjuguer la sensibilité entrepreneuriale de Lucas (qui aurait du au minimum conserver son poste de consultant) avec des considérations techniques légitimes pour entrevoir un héritier cinématographique digne de ce nom. Lucas n’aura jamais pu terminer son œuvre, et le public ne pourra jamais voir la fin de cette saga, à moins de s’arrêter à la Revanche des Sith, ce qui reste encore (et heureusement) un compromis acceptable.

Dernière modification par Prelogic (14-08-2018 15:35:25)


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