#1 13-06-2017 09:51:50

dvmy
Je sens l'appel de la lumière

Cinéastes

Nouvelle rubrique dans laquelle je, vous, nous pourrons parler de cinéastes décédés ou en activité quel que soit leur niveau de popularité et des moyens dont ils disposent ou ont disposé, d'Albert Puyn à Hitchcock. Je ne compte pas faire des analyses de fond pour ma part, car si je devais analyser l'oeuvre de DePalma par exemple il me faudrait un livre entier.

Pour démarrer j'ai envie de parler de Stephen Sommers, l'étoile filante d'Hollywood, qui a été la victime non pas d'un système mais de lui-même.

L'une des particularités de Sommers est qu'il est scénariste ou co-scénariste de tous ses films ce qui, en fin de compte, a été autant un atout qu'un handicap . Son cinéma se caractérise par une générosité exceptionnelle et un sens de l'humour qui aboutissent à un curieux mélange d'hommage sincère, de grand spectacle, de pastiche, voir de parodie. Excellent directeur d'acteurs, Sommers aime profondément le cinéma populaire, les comédiens ... et le public. Lorsqu'on réalise un film il faut être un peu égoïste et faire avant tout un film pour soi-même, mais Sommers désire principalement faire plaisir aux spectateurs et les rendre heureux sans arrière pensée commerciale à la différence d'un Michael Bay. Cela en fait un des cinéastes le plus sincères du monde dans sa démarche, mais l'empêche paradoxalement d'élever ses ambitions. Un jour il a affirmé que son rôle en tant que cinéaste était de réaliser le film le plus plaisant et spectaculaire possible. J'aurais préféré qu'il comprenne que son but est avant tout de faire le meilleur film possible et que de donner du plaisir au public n'est pas suffisant, car cela lui aurait évité une carrière éclair qui l'a fait disparaître dans un quasi anonymat.

PARTIE I: Avant La Momie

Catch Me If You Can
Pas grand chose à dire sur son premier film. Une comédie dramatique assez confidentielle et pas spécialement réussie mais qui permet déjà de déceler chez lui une aisance incroyable avec l'humour et la direction des comédiens.

Les aventures de Huckleberry Finn
Sommers bosse pour Disney et réalise un film qui fait honneur à Mark Twain. On y sent un goût prononcé pour le cinéma populaire et un profond respect pour l'oeuvre d'origine.

Le livre de la jungle
C'est à partir de ce film que sa générosité, son gout du grand spectacle et des séries B explosent. Plutôt que d'être une adaptation officielle de Kipling, sa version du Livre de la jungle est en réalité un adaptation officieuse du Tarzan d'Edgar Rice Burroughs... dans l'esprit. Et c'est une belle réussite. Un excellent B-movie à l'ancienne, généreux et sincère. Parce que Sommers a compris qu'une bonne adaptation n'est pas de faire une photocopie mais de respecter l'oeuvre d'origine et de préserver le charme de l'ambiance éprouvée par le lecteur. En 1994 le cinéma de Sommers était déjà extrêmement pulp.

Un cri dans l'océan
Plein d'humour et souvent gore, Deep Rising réinvente le cinéma fantastique de distraction sans le moindre cynisme. Sincère sur les deux registres de l'humour et de l'horreur le film est particulièrement bien dosé et bien écrit, et passe aisément d'une scène cruelle à une réplique légère avec un naturel qui force le respect. Un huis clos marin très distrayant et totalement réussi.

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#2 15-06-2017 08:45:43

dvmy
Je sens l'appel de la lumière

Re : Cinéastes

Stephen Sommers PARTIE II: Gloire et déchéance

La momie
1999. Sommers décide de faire revivre la momie après deux tentatives ratées dans les années 90: The Mummy Lives (1993) et Tale of the Mummy (1998). Pour ce faire il va transformer un petit film d'horreur en une aventure fantastique tonitruante. Une idée de génie, véritablement. On a souvent comparé ce film à Indiana Jones mais en réalité cela n'a rien à voir avec les aventures du héros de Lucas. Si le film est pulp il ne puise cependant pas ses influence dans les serials mais plutôt dans la bande-dessinée et, une fois de plus chez Sommers, dans les écrits de Haggard et Burroughs. Comme toujours l'humour du film est particulièrement bien dosé, avec un ton frôlant souvent la parodie. C'est que Sommers adore La momie de 1932 et la série de films qui ont suivi, et la plupart de ces films étaient plein d'humour à la différence des films de Dracula, Frankenstein et le loup-garou. L'idée de dépeindre son film comme étant dans la continuité logique des films des années 30 et 40 (mais en plus spectaculaire) et de situer l'action dans les années 20 a été payante à tous les niveaux, car cela ouvre l'audience à des nouvelles générations tout en flattant le fans des Universal Monsters par un profond respect et de multiples clins d'oeil à l'oeuvre originale à la différence de ce que vient de faire Alex Kurtzman qui se préoccupe davantage de sa star de que son monstre.
La momie ne cherche jamais à être crédible et sans cet esprit il n'aurait jamais eu un tel succès. C'est le meilleur film de Sommers et ce n'est pas normal. A partir de cette réussite artistique et commerciale Sommers aurait dû être plus ambitieux tout en gardant le même esprit. S'il avait opéré ce virage il serait encore un des réalisateurs les plus en vue du moment.

Le retour de la momie
16 mois, c'est le temps que le studio a laissé à Sommers pour concevoir et réaliser cette suite. Alors je veux bien qu'on critique les facilités scénaristiques, le gamin de 8 ans imposé par le studio et plein d'autres choses mais pour moi il a réalisé la meilleur suite possible en tenant compte du manque de temps et autres contraintes.
J'adore le retour de la Momie même si je suis parfaitement conscient de ses défauts. Ici Sommers joue la carte de la surenchère à tous les niveaux pour afin de masquer des carences scénaristiques évidentes et inhérentes à la rapidité avec laquelle le film a été conçu mais avec une générosité et une efficacité sans égal, et profite judicieusement de l'occasion et des moyens colossaux mis à sa disposition pour rendre un hommage sincère au cinéma du génial Ray Harryhausen dans un final très excitant et très impressionnant. Stephen Sommers est un homme très habile, car son film est tellement spectaculaire, tellement bien fichu et tellement agréable à suivre qu'on en oublie (trop?) facilement toutes les facilités du script. Mais son génie pour le divertissement hautement référencé, sa sincérité et son sens du spectacle l'emporte sur tout le reste. Du moins cela fonctionne encore dans ce film. Nettement moins dans le suivant...

Van Helsing
Sommers est au sommet de sa gloire, et Universal lui accorde un budget pharaonique de 160 millions de dollars pour faire revivre les autres monstres du studio. Il va appliquer ici le même principe que pour la Momie: du grand spectacle avec de l'horreur light. Sauf que Van Helsing souffre de tous les défauts du retour de la momie auxquels viennent s'en ajouter d'autres. Entendons-nous bien: Van Helsing est un spectacle hallucinant et très jouissif à voir et Sommers est toujours aussi généreux et sincère mais ce film marque les limites de son cinéma de qui, à trop vouloir surenchérir, ressemble ici davantage à un jeu vidéo qu'à un film. Cela compte surtout pour les personnages qui se limitent à des postures et des archétypes, très loin de l'attachement qu'on avait pour ceux de la momie. On peut pas s'attacher ni s'inquiéter pour des personnages de jeux vidéos qui font des chutes de 30 mètres ou sont projetés de 15 mètres sur les murs puis se relèvent comme si de rien n'était. Non Stephen, on ne peut pas. On ne peut pas non plus accepter un scénario qui se limite à l'essentiel et avec des enjeux limités. On ne peut pas non plus accepter le jeu lamentable des comédiens et la pire erreur de casting de tous les temps: Richard Roxburgh en Dracula! Bref avec Van Helsing Sommers s'est un peu perdu et il a sacrifié script et personnages au profit du Dieu spectacle. Le film n'aura pas le succès escompté et Après 5 ans d'une courte gloire il disparaîtra de la scène pour quelques années, de projet avorté en projet avorté.

G.I Joe
Sommers est de retour après 5 ans d'absence et semble avoir tiré quelques leçons de Van helsing. C'est mieux, c'est plus équilibré, mais ce n'est toujours pas le Sommers de la Momie. Sommers le réalisateur a complètement bouffé Sommers le scénariste et je ne sais pas si les deux pourrons encore cohabiter à parts égales un jour. Bien heureusement le spectacle est total... et surtout sincère. J'en ai marre qu'on compare Sommers à Bay parce que Bay, lui, se fiche du monde et de son public. Et son G.I Joe vaut mieux que n'importe quel Transformers. J'aime le film, mais tu vaux mieux Stephen, tu vaux bien plus que ça. Le film a connu un certain succès mais étrangement Sommers disparaîtra à nouveau des écrans radar, avec une multitudes de projets avortés. Dire qu'il bossait sur Tarzan, lui qui a tout pigé à E.R Burroughs... Le film qu'on ne verra jamais.

Odd Thomas contre les créatures de l'ombre
Sommers réduit à réaliser une petite production que quasiment personne n'a vu et franchement dispensable c'est triste. Très triste. Alors ok on y décèle toujours la générosité du bonhomme mais l'histoire est inintéressante au possible: un Tales From The Crypt étiré sur 90mn. C'est tout ce que ça promet et c'est tout ce qu'on aura! Aujourd'hui Sommers à toujours envie de revenir sur le devant de la scène avec When Worlds Collide annoncé depuis près de 10 ans mais sans cesse repoussé mais je ne sais pas si cela se fera un jour. Les studios ne croient plus en lui et c'est un peu de sa faute. Trop d'argent pour Van Helsing. Trop d'ambition visuelle. Trop peu d'ambition scénariste. C'est cruel de flinguer sa carrière en un seul film, surtout lorsqu'on est plein de talent. Mais Hollywood ne pardonne rien et s'il vous fait les yeux doux doux un moment il est tout autant capable de vous écraser comme une merde. La sincérité et la générosité ne paye plus, sauf si vous vous appelez Peter Jackson. Aujourd'hui les réalisateurs de blockbusters ne sont que des yes-man sans le moindre talent et sans aucune vision qui ne font que mettre en images les idées des producteurs, servant aux spectateurs des produits interchangeables et sans aucune saveur. Alors, si vous êtes tentés de voir La Momie (2017), précipitez-vous plutôt dans votre vidéothèque pour revoir La Momie (1999), car je ne sais pas si un blockbuster aussi agréable et sincère pourra encore se faire à l'avenir. En tous cas, merci Monsieur Sommers.

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Et merci à tous ceux qui voudrons débattre. D'accord? Pas d'accord? Des choses à ajouter? A conteste? Exprimez-vous!

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#3 15-06-2017 11:09:31

scorpius
Nowhere Man

Re : Cinéastes

dvmy a écrit :

ce film marque les limites de son cinéma de qui, à trop vouloir surenchérir, ressemble ici davantage à un jeu vidéo qu'à un film.

Bizarrement, il s'agit d'une des raisons pour lesquelles j'aime autant ce Van Helsing. A savoir la meilleur adaptation live (officieuse) de Castlevania possible. Le film en reprend vraiment la structure, avec une progression très vidéoludique ou à la fin du jeu on doit atteindre le dernier niveau (le chateau de Dracula) pour affronter le boss final (Dracula, lui-même) en résolvant au passage une énigme et avant ça, affrontant divers "mini-boss" (Jekyll, à la fin du "tutorial"/de l'intro, les épouses, etc). On y retrouve aussi différents "gameplays" tout au long du film : "shoot'em up", course poursuite (ici en calèche) jeux de plate-forme, infiltration. Sommers a réussi à intégrer la narration vidéludique à son film d'une manière bien plus naturelle que la totalité des adaptations officielles. D'autant plus étrange/ironique que c'est sans doute involontaire, Sommers n'étant à ma connaissance pas un gamer (au contraire de Doug Liman, le réalisateur de Edge of Tomorrow, l'autre grande hybridation réussie entre cinoche et jeux-video). En revanche son cinéma a influencé les jeux-vidéo, Mikami rendra ainsi hommage au climax de Deep Rising dans Resident Evil 4. Il y a donc, je pense, quelque part une sensibilité commune qui explique sans doute ce Van Helsing, un film aussi unique que précieux.

Sinon, j'aime beaucoup Odd Thomas, je dois dire.
Un film mineur pour Sommers, ça ne fait aucun doute et qui souffre de quelques défauts (ces CGI, ugh, l'humour qui fonctionne moyennement) mais en même temps il joue sur un terrain intimiste inhabituel pour lui et je trouve qu'il le fait bien. Ca reste l'une des plus belles romances vu au cinéma ces dernières années, le couple est adorable et la fin en est d'autant plus bouleversante. Depuis la perte d'Anton Yelchin et au vu des thématiques qu'il explore, le film me touche encore plus. Et puis, rien à faire, j'adore le parcours de Odd qui tend vers l'acceptation de son destin héroique. C'est très satisfaisant... Tout cela, sans oublier les petites touches horrifiques, ici ou là, fait que ouais je le recommande sans problème. Amha, un Sommers mineur reste plus fréquentable qu'une bonne partie de la production hollywoodienne.

Dernière modification par scorpius (15-06-2017 15:03:22)


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#4 15-06-2017 11:33:31

dvmy
Je sens l'appel de la lumière

Re : Cinéastes

Ce n'était pas un jugement de valeur Scorpius. J'adore voir et revoir Van Helsing car c'est un spectacle incroyable, une gigantesque attraction de parc fun et jouissive. Mais j'aurais préféré un traitement différent pour les personnages, parce qu'en l'état ils n'ont aucune profondeur et manquent de crédibilité. C'est le même souci que j'ai avec les super-héros: je ne peux pas m'attacher à des personnages indestructibles.

scorpius a écrit :

un Sommers mineur reste plus fréquentable qu'une bonne partie de la production hollywoodienne.

Nous sommes d'accord

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#5 15-06-2017 12:53:33

scorpius
Nowhere Man

Re : Cinéastes

dvmy a écrit :

Mais j'aurais préféré un traitement différent pour les personnages, parce qu'en l'état ils n'ont aucune profondeur et manquent de crédibilité. C'est le même souci que j'ai avec les super-héros: je ne peux pas m'attacher à des personnages indestructibles.

Ce que je peux tout à fait comprendre.

J'ai le sentiment que Sommers a voulu avant tout fragiliser ses personnages sur un plan émotionnel (c'est d'ailleurs le cas de certaines des meilleurs histoires mettant en scène Superman ou Wonder Woman) et, ouais, sur ce point, le film n'est pas assez abouti.
Si on prend le cas d'Anna, le fait qu'elle doive ouvrir les portes du paradis pour libérer sa famille déjà morte, c'est bien trop abstrait pour que ça me parle, l'abstraction ne me dérange pas lorsqu'elle est métaphysique ou existentialiste, bien au contraire. Là le coté religieux fait que ça ne me touche pas du tout. Sommers aurait surement du insister sur le dilemme lié au fait que son frère soit un loup-garou, esclave de la volonté de Dracula. C'est présent, mais comme tu dis, ça manque de profondeur.

On retrouve un peu le même problème avec la quête identitaire de Gabriel. On a bien quelques réponses, mais au final, son immortalité, la nature de son role en tant que main de Dieu (combattre le mal, mais il doit bien y avoir autre chose) on ne sait pas vraiment ce que ça signifie et c'est très frustrant. Peut être que Sommers se gardait en réserve des surprises pour une éventuelle suite...

Dernière modification par scorpius (15-06-2017 13:03:14)


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#6 15-06-2017 13:33:30

dvmy
Je sens l'appel de la lumière

Re : Cinéastes

scorpius a écrit :

Peut être que Sommers se gardait en réserve des surprises pour une éventuelle suite...

C'est certain. J'en suis même convaincu à 100%. Je ne pense pas qu'il imaginait une seule seconde que son film n'allait pas suffisamment marcher pour engendrer une suite. Malheureusement le film a coûté 60% plus cher que Le retour de la momie, et a rapporté deux fois moins.

Mais mon plus grand regret c'est l'abandon de son projet La revanche de la Momie duquel on ne sait pas grand chose sinon que Patricia Velasquez devait y avoir un rôle plus important encore que dans le second volet. Parce que La Momie 3 de Rob Cohen est un ratage total, un remake foireux du retour de la Momie mal rythmé, mal écrit et aux effets spéciaux lamentables, dont l'humour tombe systématiquement à plat. Cela prouve d'ailleurs à quel point Sommers est un bon scénariste et un bon metteur en scène car avec les mêmes ingrédients Cohen livre une recette bas de gamme et sans aucune saveur.

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#7 15-06-2017 13:41:20

Buckaroo
50 ans et toujours aussi irritant

Re : Cinéastes

dvmy a écrit :

Stephen Sommers PARTIE II: Gloire et déchéance

Ce titre résume bien la carrière de Stephen  Sommers & ce que je pense de ce cinéaste : Gloire & décadence.

Au milieu des années 90 , il a été mon "JJ Abrams " .. C'est à dire  que je voyais en lui , un héritier  potentiel du style Spielberg /Amblin qui de film en film ne cessait de s'améliorer.

Pas trop de souvenir d' Huckeberry Finn , un plutôt bon de son Livre de La Jungle .

Un Cri dans l' Océan montrait  une générosité évidente & un amour de la série B non feint,  un savoir faire & un art de l'équilibre entre humour , horreur, aventure quasi parfait.

Arrive la révélation , la claque de La Momie en . Ce film , je ne l'avais pas vu venir en 1999 , l'année de la Matrix. Sa Momie avait un côté old school qui rappelait le meilleur de Spielberg , tout en ayant un profond respect pour la mythologie des Universal Monsters. Tout était parfait dans ce film.
A partir de là , Stephen Sommers était entré dans ma A List de réalisateur next gen' à suivre  ..

C'est derrière que j'ai déchanté , je crois que le succès public et critique de La Momie a complétement bouleversé le cinéma de Sommers.. Dés lors qu'il ne faisait plus d'honnête film pour lui, mais qu'il cherchait à séduire le public ( tout le public )  , sa générosité  s'est vite retourné contre lui.

Le Retour de La Momie
...Pas une mauvaise suite dans le sens du spectacle , mais un totale ratage dans le charme & le plaisir émotionnel qui faisait le succès du précédent ..
La surenchère a tué dans l'œuf se qui faisait l'essence naïve du premier volet... Tout les belles promesse Spielbergienne volaient en éclat , à base de gamin à baffer sur place  & d'orientation à la ramasse comme transformer la frêle et belle Evelyn en une super héroïne de Kung Fu ou faire d'Imhotep , un pauvre pantin .. Le pire est la morale à deux balle sur la famille qui crache à la fin sur la belle et tragique histoire d' amour d'Imhotep.. Sommers faisait pour la première fois  preuve de cynisme ... sad

dvmy a écrit :

le gamin de 8 ans imposé par le studio et plein d'autres choses mais pour moi il a réalisé la meilleur suite possible en tenant compte du manque de temps et autres contraintes.

Ce n'est pas une excuse le studio .. C'est toujours lui au scénario et la réalisation, il pouvait détourné ses figures imposées à son avantage.. Le gamin de ce film est insupportable,, il ruine le film à chaque appartion.. Short round ne l'était pas dans Indy 2 , pas plus que les gamins d' Explorers ou le gosse de Last Action Hero..  Sommers ne sera donc jamais Spielberg , ni Joe Dante & encore moins John Mc Tiernam.

Van Helsing
.. Encore une fois pas un mauvais film , mais un Stephen Sommers de nouveau desservit par sa générosité.. Je rejoint dvmy , ça tient plus du jeu vidéo que du cinéma .
& je trouve que son mash up de monstres ne rend pas très bien hommage  au Universal Monsters de la grande époque..
& mon dieu.. Son Dracula est encore plus ridicule que celui de Leslie Nielsen chez Mel Brooks..

GI Joe , bon blockbuster qui assure , mais très vite vu , très vite oublié. Un autre réalisateur l'aurait fait qu'on aurait pas vu la différence . Ou est donc passé le Stephen Sommers de La Momie .. A t'il vraiment existé ? C'est la  question qu'on est en droit de se poser quand on sait que la majorité de l'esprit de La Momie  provient essentiellement du King Kong avorté de Peter Jackson pour le compte d' Universal à la fin des années 90.


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#8 15-06-2017 14:42:56

scorpius
Nowhere Man

Re : Cinéastes

Buckaroo a écrit :

Le Retour de La Momie...Pas une mauvaise suite dans le sens du spectacle , mais un totale ratage dans le charme & le plaisir émotionnel qui faisait le succès du précédent ..
La surenchère a tué dans l'œuf se qui faisait l'essence naïve du premier volet... Tout les belles promesse Spielbergienne volaient en éclat , à base de gamin à baffer sur place  & d'orientation à la ramasse comme transformer la frêle et belle Evelyn en une super héroïne de Kung Fu ou faire d'Imhotep , un pauvre pantin .. Le pire est la morale à deux balle sur la famille qui crache à la fin sur la belle et tragique histoire d' amour d'Imhotep.. Sommers faisait pour la première fois  preuve de cynisme ... sad

Elle est super l'évolution d'Evelyn. L'idée qu'elle soit la réincarnation de Néfertiti, c'est quand même la classe. Lui donner un background commun avec Imhotep et Anck en terme d'implication émotionnelle, ce n'est pas con et surtout ça donne beaucoup plus d'impact au climax (la mort d'Evelyn des mains d'Anck). Et puis, que ses souvenirs d'une vie antèrieure remontent à la surface la transformant en guerrière bad-ass, dans le genre décompléxé et généreux ça se pose là. Tu vas pas me dire que le flashback ou elle affronte Anck dans l'égypte antique n'a pas comme un charme de péplum over-the-top ? Quand au traitement d'Alex, il démontre au contraire que Sommers reste sincère. Il est parfaitement conscient qu'un gamin - que ce soit justifié, ou non - va énerver pas mal de spectateurs adultes. Du coup il n'essai pas de camoufler la chose et tout le film tu as Alex qui tape sur les nerfs de Lock-Nah. Un ressort comique que je trouve efficace. Quand à la comparaison avec demi-Lune, pas sur qu'elle soit tout à fait honnête. Alex a un temps de présence à l'écran bien plus important et il est plus essentiel à l'intrigue (il en est carrément le MacGuffin) que le sidekick d'Indy.

Pour ce qui est de la romance entre Imhotep et Anck Su Namun. Je n'ai pas l'impression qu'il soit question de mettre tant que ça en avant un message sur la famille. Simplement montrer que l'union entre Evelyn & Rick est au final plus solide et sincère que celle entre Imhotep et Anck Su Namum qui pourtant s'étend sur plusieures vies. Je pense pas qu'Evelyn s'élance pour sauver Rick parce qu'elle se dit "tiens, c'est le père de mon gamin, faudrait peut être que je le sauve". Nan, elle risque sa vie pour le sauver car il est son grand amour.  Ca créé un contraste entre les 2 couples extrêmement tragique et triste pour Imhotep.

Dernière modification par scorpius (15-06-2017 17:08:57)


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#9 15-06-2017 16:27:04

dvmy
Je sens l'appel de la lumière

Re : Cinéastes

Je suis assez d'accord pour le personnage d'Alex. Sommers s'amuse à le rendre insupportable et du coup je le trouve bien plus supportable que l'Anakin de l'épisode 1 et que n'importe quel môme des Goonies.

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