#1 27-10-2006 12:05:24

yrad
admin

Star Trek: The Original Series

Série Star Trek: The Original Series

Chronologie internaliste : #2
Chronologie externaliste : #1

Crédits officiels :
Gene Roddenberry, Gene L. Coon, Dorothy C. Fontana, Robert H. Justman, John Meredyth Lucas, Jerome Bixby, Herbert F. Solow, John D.F. Black, Walter Jefferies, Fred Freiberger


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Appréciation :

  1. 10 (top franchise)(voix 4 [57.14%])

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  2. 9 (exceptionnel)(voix 0 [0%])

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  3. 8 (excellent)(voix 0 [0%])

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  4. 7 (bon)(voix 1 [14.29%])

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  5. 6 (correct)(voix 1 [14.29%])

    14.29%

  6. 5 (passable)(voix 1 [14.29%])

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  7. 4 (insuffisant)(voix 0 [0%])

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  8. 3 (médiocre)(voix 0 [0%])

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  9. 2 (raté)(voix 0 [0%])

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« Science fiction is the most important literature in the history of the world, because it's the history of ideas, the history of our civilization birthing itself. Science fiction is central to everything we've ever done, and people who make fun of science fiction writers don't know what they're talking about. »
Feu Ray Bradbury

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#2 09-04-2011 13:24:56

yrad
admin

Re : Star Trek: The Original Series

Titre initial du topic : TOS, sans laquelle l'univers Star Trek n'existerait pas !

Il était impensable que ce forum ne possède pas un topic consacré à la série originale… sans prétendre toutefois remplacer celui qui a malheureusement été effacé.

Réponse à ce post.

HellKNIGHT a écrit :

Heu... le futur utopique que l'on assicoe en général à Star Trek, on le voit surtout dans TNG, pas TOS. Le monde futur de TOS est loin d'être parfait, quand même. On a quand même une humanité encore avec certains préjugés en vadrouille dans l'espace. Rien que la place des femmes à bord de l'Enterprise, par exemple.

Certes. Mais tout est relatif.
Comparativement à la sociologie américaine des années 60, le futur dépeint par ST TOS constituait une subversive utopie : un cosmos de possibilités, une Terre prospère et heureuse, totalement unifiée, sans préjugés raciaux, sans inégalités, sans pauvreté, sans guerre, sans famine... et même - en théorie - sens sexisme. Si ce dernier point semble avoir été quelque peu négligé, c'est en raison de certains tics d'époque dont les auteurs (Gene Roddenberry notamment) ne sont pas parvenus à se départir. Il faut alors se dire qu'il s'agit juste d'une petite datation interne...
ST TNG n'a fait que prolonger, perfectionner, et systématiser la voie ouverte par ST TOS vingt ans avant...


« Science fiction is the most important literature in the history of the world, because it's the history of ideas, the history of our civilization birthing itself. Science fiction is central to everything we've ever done, and people who make fun of science fiction writers don't know what they're talking about. »
Feu Ray Bradbury

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#3 09-04-2011 13:47:04

HellKNIGHT
membre

Re : Star Trek: The Original Series

Comparativement à la sociologie américaine des années 60, le futur dépeint par ST TOS constituait une subversive utopie : un cosmos de possibilités, une Terre prospère et heureuse, totalement unifiée, sans préjugés raciaux, sans inégalités, sans pauvreté, sans guerre, sans famine... et même - en théorie - sens sexisme. Si ce dernier point semble avoir été quelque peu négligé, c'est en raison de certains tics d'époque dont les auteurs (Gene Roddenberry notamment) ne sont pas parvenus à se départir. Il faut alors se dire qu'il s'agit juste d'une petite datation interne...

On a quand même un officier qui éprouve certains préjugés à l'égard de Spock, au point qu'il doive se faire rappeler à l'ordre par Kirk. Ce qui explique peut-être l'absence de mixité à bord de certains vaisseaux de Starfleet ? S'il n'y a pas de racisme ou de xénophobie à l'égard des humains, certains préjugés restent.
Pour la situation de la Terre dans TOS, on en sait rien, je n'ai pas le souvenir que c'est dit dans la série. Qu'est-ce qu'on en sait quand on regarde TOS, que la série se déroule dans un univers où sur Terre, on a vaincu la guerre, la famine ?

Pour le sexisme, et pas qu'un peu : rares sont les femmes à bord de l'Enterprise à dépasser le simple rang de Cadette, parfois ayant pour tâche d'apporter le café, comme une serveuse, au Capitaine !

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#4 09-04-2011 14:33:27

hm13
BorgCube Alpha

Re : Star Trek: The Original Series

n'oublie pas qu'à l'époque de TOS avoir un poste permanent d'officier en passerelle pour une femme (et noire en plus !) même si c'est juste au poste "communications" c'est déjà faire preuve d'un énoooooorme  progressisme, donc digne de science-fiction... alors que ça n'a étonné personne que dans TNG le médecin-chef soit une femme, puisque la profession s'était déjà fortement féminisée avant les années 80...


on ne me résiste pas...

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#5 09-04-2011 16:06:07

yrad
admin

Re : Star Trek: The Original Series

HellKNIGHT a écrit :

On a quand même un officier qui éprouve certains préjugés à l'égard de Spock, au point qu'il doive se faire rappeler à l'ordre par Kirk. Ce qui explique peut-être l'absence de mixité à bord de certains vaisseaux de Starfleet ? S'il n'y a pas de racisme ou de xénophobie à l'égard des humains, certains préjugés restent.

Attention, tu fais référence au cas très particulier de ST TOS 01x08 Balance Of Terror (Zone de terreur).
Le lieutenant Stiles n'avait au départ aucun préjugé envers Spock. Mais c'est en découvrant que la morphologie - alors inconnue - des Romuliens était identique à celle des Vulcains, qu'il n'a pu s'empêcher de soupçonner Spock de jouer double-jeu. C'était l'expression d'un traumatisme encore tenace dans la mémoire des familles de vétérans de la cruelle guerre avec les Romuliens. Une guerre qui avait laissé d'autant plus de cicatrices que la Fédération se perdait en conjecture depuis un siècle sur l'identité réelle de ces mystérieux adversaires.

HellKNIGHT a écrit :

Pour la situation de la Terre dans TOS, on en sait rien, je n'ai pas le souvenir que c'est dit dans la série. Qu'est-ce qu'on en sait quand on regarde TOS, que la série se déroule dans un univers où sur Terre, on a vaincu la guerre, la famine ?

En réalité, ST TOS distille bien au gré de ses épisodes plusieurs indicateurs de l'état d'avancement social et politique de l'humanité : démocratie intégrale, pacifiée, prospère, ayant guéri (presque toutes) les maladies mentales...
Si ce n'est que les références de ST TOS à "l'utopie" impliquent davantage la Fédération (renommée parfois même vaniteusement "la galaxie") que la Terre elle-même. Mais comme l'une est incluse dans l'autre...
Par rapport aux films et aux séries ultérieures, ST TOS est évidemment restée plus discrète sur les progrès sociaux de l'humanité, mais ceux-ci avait été d'emblée intégrés par Gene Roddenberry au cahier des charges de la série originale. La suppression du système monétaire a toutefois été imaginée seulement à l'ère de ST TNG.

Je citerai juste Kirk dans ST TOS 03x16 Whom Gods Destroy à propos d'un morceau d'histoire : "They were humanitarians and statesmen. And they had a dream. A dream that became a reality and spread throughout the stars. A dream that made Mister Spock and me brothers."
Sans couvrir tous les secteurs du progrès social, cette réplique demeure néanmoins emblématique.

HellKNIGHT a écrit :

Pour le sexisme, et pas qu'un peu : rares sont les femmes à bord de l'Enterprise à dépasser le simple rang de Cadette, parfois ayant pour tâche d'apporter le café, comme une serveuse, au Capitaine !

C'étaient à la fois les résultantes d'une forme d'inconscience vernaculaire (phallocrates sans s'en rendre compte), d'un désir d'exhiber la féminité-objet (les mythiques space girls), et bien sûr des grosses contraintes de production. Les interdits télévisuels d'alors étaient immenses, et sans l'exceptionnelle détermination de Gene Roddenberry, jamais les studios Desilu n'auraient conservé un Vulcain et un officier noir féminin parmi les personnages principaux de TOS !

Mais sur le terrain de l'antisexisme, il y avait à la même époque paradoxalement plus d'avancée de l'autre côté de l'Atlantique !
Ainsi, la série Raumpatrouille: Die phantastischen Abenteuer des Raumschiffes Orion (Commando spatial, la fantastique aventure du vaisseau Orion), mythique version allemande de Star Trek, présentait des équipages spatiaux et une hiérarchie militaire où les femmes avaient autant d'autorité et de poids que les hommes ! Au point d'ailleurs d'être dépourvues de toute féminité !
Mais comme les progrès ne se font pas au même rythme partout, le cast de Raumpatrouille était strictement causasien !


« Science fiction is the most important literature in the history of the world, because it's the history of ideas, the history of our civilization birthing itself. Science fiction is central to everything we've ever done, and people who make fun of science fiction writers don't know what they're talking about. »
Feu Ray Bradbury

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#6 09-04-2011 16:49:21

HellKNIGHT
membre

Re : Star Trek: The Original Series

Il n'empêche que pour la réaction de l'officier en question, même si on peut lui trouver des excuses, elle surprend le reste des officiers. C'est... inattendu. L'humanité a peut-être progressé, elle est encore loin d'être parfaite. Tout comme, bien des années plus tard, un autre officier rechignera à prendre ses ordre d'un androïde.

C'étaient à la fois les résultantes d'une forme d'inconscience vernaculaire (phallocrates sans s'en rendre compte), d'un désir d'exhiber la féminité-objet (les mythiques space girls), et bien sûr des grosses contraintes de production. Les interdits télévisuels d'alors étaient immenses, et sans l'exceptionnelle détermination de Gene Roddenberry, jamais les studios Desilu n'auraient conservé un Vulcain et un officier noir féminin parmi les personnages principaux de TOS !

Oui, donc sans se réfugier derrière des mots savants pour faire joli, on peut voir que sur certains points, l'utopie avait encore à faire des progrès. J'ai tendance à penser que malheureusement, les séries TV n'ont pas vocation à faire progresser la société, elles ne font que réfléter celle de leur époque.
Pour Uhura, je veux bien que sa simple présence fut un progrès considérable, mais son rôle est totalement mineur dans la série, de toute façon. Ce n'est pas un personnage principal ! Ce n'est pas comme si elle avait été d'un rôle marquant ou déterminant...

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#7 09-04-2011 17:15:49

mbuna
le dormeur doit se réveiller

Re : Star Trek: The Original Series

Star Trek peint un futur idéaliste, pas une nature humaine idéale....différence...

C'est toute l'ambivalence entre les progrès d'une société au niveau structures et morales, avec l'état de la nature humaine en elle-même (nature/culture). La vision idéale n'est pas dans le renoncement de sa nature car l'humain garde ses qualités et ses défauts, Spock est là pour les faire largement remarquer. Et c'est d'ailleurs pour cette raison que ST nous parle.

Donc que des humains aient des relans racistes, de peurs, c'est tout à fait logique et participe de l'aspect plausible du show. Les humains ne vont pas devenir des robots sans sentiments (les pires comme les meilleurs) en 200 ans. Ou alors à considérer que notre destin est de devenir des Data (sans puce d'émotivité). Mais serait-ce un avenir si positif ? Et ST nous parlerait-il à nous, hommes du 21ème siècle ?

C'est en cela que TOS est positif, idéaliste, optimiste. On garde notre nature, telle qu'elle est, avec ce qu'elle traine d'oripeaux naturels, mais on invente une structure vertueuse (la Fédération) qui nous permet de nous affranchir culturellement des guerres fratricides et de tout ce que l'humain est capable de pire. En revanche, ses pulsions sont toujours là.

Ca me rappelle la superbe diatribe de Quark à propos de la nature humaine, au moins tout aussi puissante que celle d'Eddington : http://www.youtube.com/watch?v=-D2SHNqkjbY
Et pourtant, on est encore bien plus dans l'avenir que TOS...

Dernière modification par mbuna (09-04-2011 17:19:13)

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#8 09-04-2011 17:25:28

HellKNIGHT
membre

Re : Star Trek: The Original Series

Donc que des humains aient des relans racistes, de peurs, c'est tout à fait logique et participe de l'aspect plausible du show. Les humains ne vont pas devenir des robots sans sentiments (les pires comme les meilleurs) en 200 ans.

Ben c'est tout de même un peu ce qu'ils deviennent malheureusement au début de TNG...

C'est en cela que TOS est positif, idéaliste, optimiste. On garde notre nature, telle qu'elle est, mais on invente une structure vertueuse (la Fédération) qui nous permet de nous affranchir culturellement des guerres et de tout ce que l'humain est capable de pire. En revanche, ses pulsions sont toujours là.

Oui, donc on est pas encore dans l'Utopie, mais on se dirige vers elle, et c'est là l'important. smile
Pour les guerres, la Fédération ne les empêche pas. Sauf qu'il n'y a plus de querelles intestines sur Terre, car l'espace s'est ouvert aux hommes, la guerre attend l'humanité ailleurs. D'où Starfleet...

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#9 09-04-2011 17:43:08

mbuna
le dormeur doit se réveiller

Re : Star Trek: The Original Series

HellKNIGHT a écrit :

Oui, donc on est pas encore dans l'Utopie, mais on se dirige vers elle, et c'est là l'important. smile

Oui tout à fait. C'est tout le message de TOS en général et de ses meilleurs épisodes en particulier. On démolit nos préjugés (Uhura* et Spock), on démystifie nos fausses idoles (exemple Apollon..), et on démystifie celles des autres (For the world is hollow and I have touched the sky) = un combat culturel.

*Oui Uhura, y'a qu'à voir ce qu'en disait Martin Luther King sur ce sujet. Cela peut paraitre un truisme aujourd'hui, mais en plein milieu du combat pour les droits civiques, la présence de Nichols a été politisé et porté comme un étendard.

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#10 09-04-2011 18:28:58

Vic Fontaine
Holo-modérateur

Re : Star Trek: The Original Series

HellKNIGHT a écrit :


Oui, donc sans se réfugier derrière des mots savants pour faire joli, on peut voir que sur certains points, l'utopie avait encore à faire des progrès. J'ai tendance à penser que malheureusement, les séries TV n'ont pas vocation à faire progresser la société, elles ne font que réfléter celle de leur époque.

J'aime de plus en plus ta prose et ton humour !
Sur le fond, le fait qu'une série TV soit le reflet de son époque, c'est un truisme - pardon, une évidence wink
Je dirais même que toute oeuvre, quelle qu'elle soit, ne peut être autre chose puisque tout auteur est "moulé" par son époque...

Les années 60 sont de ce point de vue à la croisée des chemins, entre conformisme et psychédélisme.. C'est la période du KKK, des droits civiques, de la religion de la science "source de tout progrès", de la croissance économique, de la conquète spatiale, bref une période que j'aurais aimé vivre en tant qu'adulte. Pour autant, il faut que ça "passe" en télé, c'est à dire que ce ne soit pas rejeté par une société américaine fortement conservatrice, quoi qu'on en dise.

TOS a la couleur des sixties, dans le côté parfois déjanté de certaines réalisations, dans la flamboyance des couleurs, dans les sous-entendus sexuels quasi-permanents entre Kirk et sa yeoman blonde. C'est un charme particulier qui, bien entendu et pour la raison que tu évoques, ne se retrouve absolument pas dans TNG : traitement froid, rigueur militariste, humour non débridé... Bref un pur produit des années 80.

HellKNIGHT a écrit :

Pour Uhura, je veux bien que sa simple présence fut un progrès considérable, mais son rôle est totalement mineur dans la série, de toute façon. Ce n'est pas un personnage principal ! Ce n'est pas comme si elle avait été d'un rôle marquant ou déterminant...

C'est sûr, mais elle est là. C'est déjà et pour l'époque pas mal, même si en 1966 il me semble que les quotas d'acteurs de couleur étaient déjà en vigueur aux USA.
Elle a le double "défaut" d'être une femme et black. De ce point de vue, un personnage récurrent comme elle, c'est déjà un big step ahead.


I've got Star Trek under my skin
I've got Star Trek deep in the heart of me
So deep in my heart, that it's really a part of me

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#11 09-04-2011 19:06:55

yrad
admin

Re : Star Trek: The Original Series

HellKNIGHT a écrit :

Il n'empêche que pour la réaction de l'officier en question, même si on peut lui trouver des excuses, elle surprend le reste des officiers. C'est... inattendu. L'humanité a peut-être progressé, elle est encore loin d'être parfaite. Tout comme, bien des années plus tard, un autre officier rechignera à prendre ses ordre d'un androïde.

Comme l'a très bien rappelé Mbuna, la société humaine a beaucoup progressé au 23ème siècle, mais les hommes restent des hommes. Les ressentiments, les peurs, les suspicions demeurent inhérentes à la condition humaine.
Et si les guerres ne laissaient aucun stigmate, la psychologie et la crédibilité contextuelle en pâtiraient, et finalement les histoires ne mériteraient plus vraiment d'être contées...

Quant au Lieutenant Commander Christopher Hobson qui fut rétif envers l'autorité de Data (dans ST TNG 05x01 Redemption II), c'est finalement plutôt naturel. Data était le seul androïde de la flotte et même de la Fédération, son statut de sentient being n'ayant été légalement reconnu que trois ans avant. Bien légitime alors qu'il ait fallu un temps d'adaptation aux humains vis-à-vis de cette "nouvelle" forme de vie.
Le principal étant de rester ouvert et de progresser.

HellKNIGHT a écrit :

Oui, donc sans se réfugier derrière des mots savants pour faire joli

Je n'avais pas conscience d'utiliser des "mots savants" et encore moins "de me réfugier derrière pour faire joli" !!!
Si tu fais référence à "vernaculaire", je ne voyais pas d'autre adjectif pour désigner les tics inconscients d'un pays et d'une époque que même les meilleurs intentions ne réussissent pas à totalement masquer.

HellKNIGHT a écrit :

on peut voir que sur certains points, l'utopie avait encore à faire des progrès.

La force de l'univers Star Trek est d'assumer le temps qui passe.
L'une des idées de génie de Gene Roddenberry fut de ne pas succomber aux sirènes du remake à l'occasion de premier film ST TMP, mais de faire vieillir les personnages de ST TOS.
Idem ensuite en créant ST TNG : plutôt que de faire un remake "moderne" de ST TOS, la trouvaille était de situer l'action de la nouvelle série presque un siècle dans le futur.
Et toutes les séries suivantes ont prolongé cette dynamique, tout particulièrement ST ENT qui accentua encore bien davantage le sentiment d'évolution de l'humanité sur deux siècles.
C'est ainsi que Star Trek est parvenue, par petites touches, à bâtir une véritable Histoire de futur !

ST ENT incarne l'ère des pionniers ; l'utopie en est à ses balbutiements.
ST TOS incarne l'ère des héros ; l'utopie commence à prendre forme.
ST TNG incarne l'ère des diplomates ; l'utopie est à sa maturité.

Malgré tout, dernière le beau vernis, l'homme demeure. Et rien n'est plus fragile qu'une utopie.

HellKNIGHT a écrit :

J'ai tendance à penser que malheureusement, les séries TV n'ont pas vocation à faire progresser la société, elles ne font que réfléter celle de leur époque.
Pour Uhura, je veux bien que sa simple présence fut un progrès considérable, mais son rôle est totalement mineur dans la série, de toute façon. Ce n'est pas un personnage principal ! Ce n'est pas comme si elle avait été d'un rôle marquant ou déterminant...

Comme tout phénomène culturel, les séries TV sont des vecteurs d'influence. Surtout lorsqu'elles sont visionnaires et qu'elles touchent beaucoup de monde.
ST TOS se s'est pas contentée d'exhiber un officier femme et noire en pleine Amérique ségrégationniste. Elle a également embarqué parmi ses personnages récurrents un russe chauvin (en pleine guerre froide), un asiatique, un extraterrestre qui ne représentait aucune catégorie de consommateurs (gros argument du studio pour évincer Spock !).
A tel point que l'USS Enterprise était devenu le "vaisseau Terre", le symbole vivant d'une humanité unifiée.

Au fond, qu'importe que ces personnages - "subversifs" pour l'époque - n'aient pas été au tout premier plan ! L'essentiel est qu'ils aient été là, qu'ils aient naturellement fait partie du paysage !
Et ils apparaissaient obstinément dans chaque épisode, avec leurs galons, leurs compétences professionnelles ! Et ils suscitaient le respect de leurs collègues, méritaient leur place sur la passerelle, sans que jamais nul ne questionne cet état de fait.
C'est avec cette constance, ce naturel, et cette familiarisation que l'on creuse imperceptiblement les fondations d'un avenir meilleur...

ST TOS a également mis en scène de la façon la plus naturelle un officier afro-américain de grade supérieur à Kirk, puis le premier baiser "interracial" de l'histoire de la TV.
Elle a dénoncé la Guerre du Vietnam avant que cela ne soit à la mode, ainsi que la Guerre froide.
Elle a défendu la cause amérindienne avant le cinéma hollywoodien.
Elle a pris le contrepied de la fantasy en dissociant totalement la moralité de l'aspect physique, et en ne mettant jamais en scène de mal platonicien (uniquement des maux relatifs).
Elle a systématiquement questionné les idées reçues, et a démystifié nombre de sacralités humaines (religieuses notamment).
Elle a été aussi fondatrice & référentielle pour la SF audiovisuelle que le Golden Age l'a été pour la SF littéraire.
Elle a anticipé de nombreuses inventions du monde réel (réseaux, téléphones portables, écrans tactiles...).
Elle a inventé la Prime Directive qui résout brillamment le Paradoxe de Fermi.
Elle a éveillé l'intérêt de générations entières de spectateurs pour les sciences et l'astronomie, des astronautes le sont devenus grâce à elle, et la première navette spatiale américaine fut baptisée Enterprise.

Alors bien sûr, plus de 45 ans après, tout ça peut sembler dérisoire, et il est aisé d'en sourire. Surtout depuis que certaines (pas toutes !) des "prophéties" de ST TOS se sont plus ou moins "réalisées"...
Mais pour qui prend la peine de se (re)plonger dans la réalité sociologique et culturelle du milieu des années 60, ST TOS fut proprement révolutionnaire !
Et c'est bien parce qu'elle était en avance sur son temps que la série originale fut d'abord prise pour un OVNI télévisuel (au propre comme au figuré). Il fallut attendre pas mal d'années et de multiples de rediffusions pour qu'elle devienne culte.

Ne sous-estimons jamais l'influence des séries TV qui accompagnent les spectateurs dans leur quotidien, s'invitent dans leur intimité durant de longues années, et vrillent leur subconscient mieux que n'importe quel mantra.
Il n'est pas impossible que l'inoubliable président David Palmer de la série 24 (24 heures chrono) ait directement contribué à la victoire électorale de Barack Obama ! wink


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Feu Ray Bradbury

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#12 11-04-2011 14:41:19

HellKNIGHT
membre

Re : Star Trek: The Original Series

Sur le fond, le fait qu'une série TV soit le reflet de son époque, c'est un truisme - pardon, une évidence
Je dirais même que toute oeuvre, quelle qu'elle soit, ne peut être autre chose puisque tout auteur est "moulé" par son époque...

Oui, bon, je ne serai pas le premier ni le dernier à enfoncer des portes ouvertes sur un forum. Mais en disant cela, j'avais autre chose en tête : on pourrait aussi rêver que les Séries TV, en tant qu'art, en particulier celles de S-F, soient autre chose que simplement cela. On peut demander à l'art d'être bien plus qu'un simple reflet de son époque...

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#13 11-04-2011 18:43:57

HellKNIGHT
membre

Re : Star Trek: The Original Series

Au fond, qu'importe que ces personnages - "subversifs" pour l'époque - n'aient pas été au tout premier plan ! L'essentiel est qu'ils aient été là, qu'ils aient naturellement fait partie du paysage !
Et ils apparaissaient obstinément dans chaque épisode, avec leurs galons, leurs compétences professionnelles ! Et ils suscitaient le respect de leurs collègues, méritaient leur place sur la passerelle, sans que jamais nul ne questionne cet état de fait.
C'est avec cette constance, ce naturel, et cette familiarisation que l'on creuse imperceptiblement les fondations d'un avenir meilleur...

En même temps, le plus gros du travail était d'appuyer sur des boutons ! TOS donnait l'impression que n'importe qui pouvait faire ce que Uhura faisait, par exemple.

Elle a systématiquement questionné les idées reçues, et a démystifié nombre de sacralités humaines (religieuses notamment).

En même temps, Voltaire l'avait fait aussi... 200 ans environ auparavant. Et pas des sacralités humaines. Les démystifications étaient toujours métaphoriques, transposées sous d'autres formes.

Elle a anticipé de nombreuses inventions du monde réel (réseaux, téléphones portables, écrans tactiles...).

En même temps, j'ai la profonde conviction que les idées ne sortent pas de nulle part, et le progrès appelle le progrès. Je veux dire à partir du moment où on pensait à communiquer à distance, on en viendrait à imaginer des moyens de communications à distance. A partir du moment où on inventait des écrans, on en viendrait à inventer des écrans tactiles. Et encore, les écrans tactiles, c'était dans TNG...

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#14 11-04-2011 21:50:46

yrad
admin

Re : Star Trek: The Original Series

HellKNIGHT a écrit :

En même temps, le plus gros du travail était d'appuyer sur des boutons ! TOS donnait l'impression que n'importe qui pouvait faire ce que Uhura faisait, par exemple.

Appuyer sur des boutons, c'est 90% du travail d'un pilote de ligne, ou d'un astronaute ! Et pourtant, ça ne donne à personne l'impression que tout le monde peut le faire...

HellKNIGHT a écrit :

En même temps, Voltaire l'avait fait aussi... 200 ans environ auparavant. Et pas des sacralités humaines. Les démystifications étaient toujours métaphoriques, transposées sous d'autres formes.

Il est arrivé à ST TOS d'être aussi métaphorique que Voltaire. Mais sur les questions religieuses, elle le fut bien moins (métaphorique), ce qui dans l'Amérique WASP du milieu des sixties ne manquait pas d'audace...

Comparons toutefois ce qui est comparable. La littérature a (presque) toujours précédé l'audiovisuel. Par rapport à la SF littéraire, ST TOS n'a quasiment rien inventé. Mais par rapport à la SF audiovisuelle, elle a beaucoup innové.

HellKNIGHT a écrit :

En même temps, j'ai la profonde conviction que les idées ne sortent pas de nulle part, et le progrès appelle le progrès. Je veux dire à partir du moment où on pensait à communiquer à distance, on en viendrait à imaginer des moyens de communications à distance. A partir du moment où on inventait des écrans, on en viendrait à inventer des écrans tactiles.

Évidemment, aucune invention ne sort du néant. Les idées nouvelles, les progrès, les inventions sont toujours les résultantes d'interminables et complexes chaînes d'influences, où l'imitation se taille la part du lion (cf. René Girard).
Néanmoins ST TOS représente une étape significative du processus d'anticipation, du moins à l'échelle télévisuelle.

HellKNIGHT a écrit :

Et encore, les écrans tactiles, c'était dans TNG...

Non, les premiers écrans tactiles sont apparus dans ST TOS ! Certes, rien d'aussi systématique et ostentatoire que dans ST TNG, mais on voit parfois les officiers de passerelle de la série originale tapoter ou effleurer leurs écrans.


« Science fiction is the most important literature in the history of the world, because it's the history of ideas, the history of our civilization birthing itself. Science fiction is central to everything we've ever done, and people who make fun of science fiction writers don't know what they're talking about. »
Feu Ray Bradbury

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#15 11-04-2011 22:05:42

yrad
admin

Re : Star Trek: The Original Series

En réponse à ce post.

Buckaroo a écrit :

je plussoie, le monde de TOS est bien plus brutale que celui de TNG.. "

Je dirais surtout que le monde de TOS est moins policé et moins équanime que celui de TNG.
L'impression de "brutalité" vient aussi de l'époque de production, ainsi que d'une certaine rusticité contextuelle. C'étaient les résidus du "western spatial" - versant pionniers - que Gene Roddenberry avait promis aux studios.

Buckaroo a écrit :

la fraternité d'homme et de femmes" à bord de l'Enterprise donne une fausse impression de monde parfait...

Quelque part, on peut dire ça de toutes les séries Trek. Les héros appartiennent toujours à la crème de la crème, évoluant perpétuellement au sein d'une élite.

Buckaroo a écrit :

Alors que la vie dans l'espace semble faites pour les durs ( voir les mineurs de Mudd's Women ou ceux de Devil In the Dark.TOS.1) ,

Les mineurs de Rigel XII et de Janus VI sont tous des volontaires, qui ont fait le choix de partir à l'aventure et de relever des défis.
Mais la situation demeure fatalement la même à l'ère de ST TNG : braver des territoires inconnus et/ou isolés hors du confort de Starfleet, c'est forcément un truc de "durs".
Le caractère utopique de l'UFP s'exprime par le fait que chacun a vraiment le choix. On ne devient pas mineur aux confins de l'univers connu pour survivre ou pour nourrir sa famille. On le devient parce qu'on le désire vraiment.

Buckaroo a écrit :

que l'humanité semble toujours être tenté par ses extrêmes ( le dr. Tristan Adams , Kodos , le Dr. Korby, le dr.Gills ect.. ) .

Par-delà les allégories qu'ils avaient vocation à véhiculer, ces personnages-là se sont retrouvés dans des situations intenables où il leur appartenait de faire des choix cornéliens.
Hormis peut-être le Dr. Tristan Adams qui est devenu aussi cinglé que le capitaine Garth of Izar. wink

Les cas figurés par Kodos the Executioner et John Gill sont tout de même assez simplistes (et guère convaincants à mes yeux)...
En revanche, l'histoire du Dr. Roger Korby est aussi inspirée que mémorable !


« Science fiction is the most important literature in the history of the world, because it's the history of ideas, the history of our civilization birthing itself. Science fiction is central to everything we've ever done, and people who make fun of science fiction writers don't know what they're talking about. »
Feu Ray Bradbury

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#16 12-04-2011 14:20:13

Buckaroo
50 ans et toujours aussi irritant

Re : Star Trek: The Original Series

yrad a écrit :
Buckaroo a écrit :

que l'humanité semble toujours être tenté par ses extrêmes ( le dr. Tristan Adams , Kodos , le Dr. Korby, le dr.Gills ect.. ) .

Par-delà les allégories qu'ils avaient vocation à véhiculer, ces personnages-là se sont retrouvés dans des situations intenables où il leur appartenait de faire des choix cornéliens.
Hormis peut-être le Dr. Tristan Adams qui est devenu aussi cinglé que le capitaine Garth of Izar. wink

Les cas figurés par Kodos the Executioner et John Gill sont tout de même assez simplistes (et guère convaincants à mes yeux)...
En revanche, l'histoire du Dr. Roger Korby est aussi inspirée que mémorable !

Ce qui montre bien que l'univers de TOS est plus précaire que celui de TNG..Pas trop de savant fous, ni de " folies des grandeurs " parmi les humains de TNG. Nos tares, nos défauts, c'est plus souvent l'autre , l'alien de la semaine  qui les véhiculent...Du moins le monde de TOS me paraît très , très ambigue.. Comme par exemple le cas de Garth Of Izar, ok sympa,  humain de le guérir de sa folie.. Mais a t'on pensé à ses victimes ? .. Est ce que cette forme de justice est idéal pour les victimes ?


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#17 13-04-2011 07:47:23

yrad
admin

Re : Star Trek: The Original Series

Buckaroo a écrit :

Ce qui montre bien que l'univers de TOS est plus précaire que celui de TNG..Pas trop de savant fous, ni de " folies des grandeurs " parmi les humains de TNG. Nos tares, nos défauts, c'est plus souvent l'autre , l'alien de la semaine  qui les véhiculent...Du moins le monde de TOS me paraît très , très ambigue..

C'est au fond ce que j'entendais par moins "policée" à propos de ST TOS.
Avec ST TNG, Gene Roddenberry voulait aller plus loin dans l'utopie, en montrant que les humains du 24ème siècle "déraillaient" moins.

Et pourtant... et pourtant... pour un Matt Decker, un Tristan Adams, un Kodos, un Ronald Tracey, un John Gill, un Garth of Izar, un Cartwright dans ST TOS, il y aura toujours un Ira Graves, un Anthony Haftel, un Benjamin Maxwell, une Norah Satie, un Walter Pierce, un Erik Pressman, un Matthew Dougherty dans ST TNG.
Les premiers sont peut-être plus violents que les seconds, mais les seconds ne sont pas forcément moins dangereux que les premiers.

Buckaroo a écrit :

Comme par exemple le cas de Garth Of Izar, ok sympa,  humain de le guérir de sa folie.. Mais a t'on pensé à ses victimes ? .. Est ce que cette forme de justice est idéal pour les victimes ?

Et que faudrait-il faire à Garth Of Izar au nom de ses victimes ? Le condamner à un millénaire de réclusion ? L'exécuter ? Le torturer ? Le mutiler ? big_smile
Je préfère pour ma part l'option humaniste de Star Trek à l'option répressive du Front National. lol


« Science fiction is the most important literature in the history of the world, because it's the history of ideas, the history of our civilization birthing itself. Science fiction is central to everything we've ever done, and people who make fun of science fiction writers don't know what they're talking about. »
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#18 21-04-2011 14:03:30

Buckaroo
50 ans et toujours aussi irritant

Re : Star Trek: The Original Series

yrad a écrit :

Posant désormais sur Star Trek un regard plus adulte (et moins ludique) que jadis, je me suis rendu compte que cet univers n'était pas aussi optimiste et idéaliste qu'on le croit généralement. J'ai même pris conscience que l'optimisme roddenberrien dissimule un fond parfois aussi dark 'n' gritty que celui de BSG 2003 !
Comprends bien, Buck, que je n'exprime pas là un vœux personnel ! Je me borne juste à faire un constat au sujet de Star Trek !

J'ai fait le même constat que toi.. Rien que Where No Man Has Gone Before.TOS.1 que je viens de revoir hier soir.. C'est que malgré le jeu exubérant des acteurs, le côté visuel baroque & coloré  de l'épisode, WNMHGB posséde un fond très Dark n' Gritty.

On parle d'une première exploration des limites de la galaxie qui vire au drame , avec 9 morts à l'arrivée, deux bléssés et un échec !
On parle d'un homme ( Gary Mitchell ) qui sombre peu à peu dans la folie.
On parle d' euthanasie, tuer Mitchell parce qu'il est malade incurable , il est devenu un danger pour lui et pour les autres.
On parle de Kirk devant tuer son meilleur ami & le tue finalement.
On parle d'une grande amitié, peut être pas aussi pure que cela, Gary Mitchell nourrissant une certaine jalousie vis à vis de Kirk depuis l' académie.
On parle du pouvoir de l'imagination sans limites : tout est permis même le pire., y compris l'abscence absolu de morale et de compassion.
On parle de la survie de l'espéce, une lutte sans merci entre le faible et le fort, l'homme et le surhomme..

Nous avons du lourd, du très lourd qui traîté  frontalement au premier degré, de manière cynique ou naturaliste aurait transformé cet épisode en quelque chose de résolument pessimiste sur la nature humaine, mais ce n'est pas le cas : nulle amertume à la fin ..Parce que Gene Roddenberry triche, étouffe cet amas de "noirceur"  par des brusques poussée d'optimisme incrédule . Le cynisme n'a même pas le temps de s'exprimer, que le bon côté de notre nature a déjà triomphé sur lui.

Que le triste et coûteux échec de la traversée de la barrière galactique ne les empêchera malgré tout , de continuer d' aller là ou aucun homme n'est jamais allé..
Que Kirk malgré un "no win Scénario" en sa totale défaveur parvienne à triompher d'un dieu fou & vivant.
Qu'il arrive à réveiller  raison et surtout compassion chez Dehner, elle aussi "gravement, divinement  malade" comme Mitchell pour changer la donne.
Que même si l'amitié Kirk/Mitchell est peut être viciée au départ, celle de Kirk et Spock ne souffre d'aucun malentendu ( voir la partie d'échec ).. Elle est pure.
Que malgré le fait qu'il tue Gary à regret , Kirk fait triompher l'homme par rapport au surhomme ( Dieu? ) , la compassion par rapport à l'indifférence, la raison par rapport à la folie  l'espéce humaine ( son équipage, sa mission) survit un jour de plus grâce à lui .. tuer,  euthanasier Mitchell n'est il pas devenu un  acte de compassion à son égard ? Avons nous tuer Gary Mitchell ou Dieu ?

Enfin le final, ou Kirk  cachera de ses logs, le triste sort de son ami Gary Mitchell , comme si il ne garder nulle amertume de l'aventure,  préférant conserver les bons souvenirs de son amitié avec Mitchell ( " car il n'a pas mérité ce qui lui est arrivé ). Et Spock, la froide voix de la raison   d' aquiescier à ça :

"  I believe there's some hope for you after all, Mister Spock. ", C'est ça Star Trek finalement, croire qu'il y a de l'espoir malgré tout à la fin & qu'on triomphe des épreuves sans en garder la moindre  amertume, et continuons d'aller de l'avant.


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#19 21-04-2011 23:07:22

yrad
admin

Re : Star Trek: The Original Series

Buckaroo a écrit :

J'ai fait le même constat que toi.. Rien que Where No Man Has Gone Before.TOS.1 que je viens de revoir hier soir.. C'est que malgré le jeu exubérant des acteurs, le côté visuel baroque & coloré  de l'épisode, WNMHGB posséde un fond très Dark n' Gritty.

On parle d'une première exploration des limites de la galaxie qui vire au drame , avec 9 morts à l'arrivée, deux bléssés et un échec !
On parle d'un homme ( Gary Mitchell ) qui sombre peu à peu dans la folie.
On parle d' euthanasie, tuer Mitchell parce qu'il est malade incurable , il est devenu un danger pour lui et pour les autres.
On parle de Kirk devant tuer son meilleur ami & le tue finalement.
On parle d'une grande amitié, peut être pas aussi pure que cela, Gary Mitchell nourrissant une certaine jalousie vis à vis de Kirk depuis l' académie.
On parle du pouvoir de l'imagination sans limites : tout est permis même le pire., y compris l'abscence absolu de morale et de compassion.
On parle de la survie de l'espéce, une lutte sans merci entre le faible et le fort, l'homme et le surhomme..

Nous faisons en effet exactement le même constat mot pour mot (c'est rare smile)... du moins jusqu'à ce point de ton post !
Parce que je ne suis pas vraiment d'accord avec la suite...

Buckaroo a écrit :

Nous avons du lourd, du très lourd qui traîté  frontalement au premier degré, de manière cynique ou naturaliste aurait transformé cet épisode en quelque chose de résolument pessimiste sur la nature humaine, mais ce n'est pas le cas : nulle amertume à la fin ..Parce que Gene Roddenberry triche, étouffe cet amas de "noirceur"  par des brusques poussée d'optimisme incrédule . Le cynisme n'a même pas le temps de s'exprimer, que le bon côté de notre nature a déjà triomphé sur lui.

99 % de ST TOS 01x01 Where No Man Has Gone Before mettent en scène une vraie tragédie, multiple de surcroît, et augmentée d'un sacré pamphlet contre le genre humain !
Seule la dernière réplique de Kirk (5 secondes chrono) vient détendre très très légèrement l'atmosphère. Un répit finalement de bien courte durée tant la musique finale de l'épisode est sombre et introspective...
Il faut vraiment carburer à l'autosuggestion pour croire que ces cinq secondes rédiment la noirceur, le cynisme, la tragédie dans laquelle l'épisode nous a plongé durant plus de 3/4 d'heure.

Buckaroo a écrit :

Que le triste et coûteux échec de la traversée de la barrière galactique ne les empêchera malgré tout , de continuer d' aller là ou aucun homme n'est jamais allé..
Que Kirk malgré un "no win Scénario" en sa totale défaveur parvienne à triompher d'un dieu fou & vivant.

Oui enfin, tel est surtout l'obligation contractuelle de toute série à personnages récurrents (anthologique ou feuilletonnante) ! Les héros "gagnent" à la fin, ou du moins survivent. Et lorsque c'est dur (comme si souvent dans Star Trek), les héros ont le courage de se relever, de continuer, et même de sourire.
Mais c'est au fond ce que nous faisons tous, en dépit des décès, des ruptures, des accidents, des maladies, des déceptions... Jusqu'au jour inévitable ou nous ne nous relevons pas.

Buckaroo a écrit :

Qu'il arrive à réveiller  raison et surtout compassion chez Dehner, elle aussi "gravement, divinement  malade" comme Mitchell pour changer la donne.

Je crois que le Dr. Elizabeth Dehner n'a jamais perdu sa raison et sa compassion en dépit de sa transformation. Peut-être a-t-elle été simplement moins atteinte que Gary Mitchell, ou peut-être qu'elle possédait un meilleur fond, moins corruptible par le pouvoir absolu.
Quoi qu'il en soit, si l'intégrité morale d'Elizabeth Dehner n'avait pas été préservée, jamais Kirk n'aurait pu triompher de Gary Mitchell.

Il est d'ailleurs très possible que même totalement transformée, Elizabeth Dehner soit restée une "déesse" respectable. C'était un personnage beaucoup plus "pur" que Gary Mitchell.
Elizabeth Dehner aurait peut-être pu jouer dans la cour de l'irréprochable Amanda Rogers (ST TNG 06x06 True Q)...

Au fond, c'est en offrant le pouvoir absolu à un humain que l'on saura vraiment de quel bois il est fait…

Buckaroo a écrit :

Que même si l'amitié Kirk/Mitchell est peut être viciée au départ, celle de Kirk et Spock ne souffre d'aucun malentendu ( voir la partie d'échec ).. Elle est pure.

Oui, leur amitié est pure. Mais ce n'est pas pour ça que le Trekverse est pur et naïf.

Buckaroo a écrit :

Que malgré le fait qu'il tue Gary à regret , Kirk fait triompher l'homme par rapport au surhomme ( Dieu? ) , la compassion par rapport à l'indifférence, la raison par rapport à la folie  l'espéce humaine ( son équipage, sa mission) survit un jour de plus grâce à lui ..

... et surtout grâce à Elizabeth Dehner.
Alors en effet, Kirk fait triompher l'homme sur le surhomme. Mais encore une fois, si cela n'avait pas été le cas, aucune suite n'aurait été possible, car l'équipage, l'humanité, et peut-être même l'univers aurait été mis en péril. Cette issue "positive" est juste la résultante obligatoire d'une série TV (par opposition à un film), et surtout d'une série composée de loners (où il n'y a pas de fil rouge)

Buckaroo a écrit :

tuer,  euthanasier Mitchell n'est il pas devenu un  acte de compassion à son égard ? Avons nous tuer Gary Mitchell ou Dieu ?

Dieu ? Surement pas ! Juste une humain mégalo et revanchard équipé de superpouvoirs. La pire des combinaisons. lol
"Euthanasier" Gary Mitchell fut peut-être un acte de compassion à son égard, mais ce fut d'abord un acte de survie à l'égard de l'humanité.

Buckaroo a écrit :

Enfin le final, ou Kirk  cachera de ses logs, le triste sort de son ami Gary Mitchell , comme si il ne garder nulle amertume de l'aventure,  préférant conserver les bons souvenirs de son amitié avec Mitchell ( " car il n'a pas mérité ce qui lui est arrivé ). Et Spock, la froide voix de la raison   d' aquiescier à ça :

"  I believe there's some hope for you after all, Mister Spock. ", C'est ça Star Trek finalement, croire qu'il y a de l'espoir malgré tout à la fin & qu'on triomphe des épreuves sans en garder la moindre  amertume, et continuons d'aller de l'avant.

La fin de l'épisode est belle, car aigre-douce. Elle enferme le cynisme et le pessimisme de l'épisode dans un écrin d'optimisme.
Tu sais, comme lorsqu'on se force à sourire pour la galerie alors qu'on a une immense envie de chialer.

Cette réplique de Kirk symbolise que la vie triomphe d'une façon ou d'une autre, que l'aventure continue pour les héros (the show must go on), et que le soleil revient toujours après la pluie. C'est en quelque sorte la Star Trek touch à l'issue de chaque film et à la fin d'une majorité d'épisodes.
Mais cette Star Trek touch tient davantage du gimmick qu'autre chose.
Alors peut-être qu'aux yeux de certains trekkers, cette Star Trek touch réussit à faire illusion en devenant l'arbre coloré qui cache la forêt de ténèbres...
Mais il suffit de prendre un minimum de recul pour se prendre la forêt de ténèbres en pleine tronche. A moins de pratiquer l'amnésique sélective, jamais un bon mot, jamais une bonne blague, jamais un sourire de conclusion ne saurait effacer les tragédies qui précèdent. Pas plus que lorsque les invités se racontent nerveusement des blagues durant les funérailles.

Ce que tu vantes comme la "triche" de Roddenberry (et de ses successeurs), c'est juste un artifice de forme.
Ainsi, la forme de Star Trek (ainsi que la société de l'UFP généralement dépeinte) semble résolument optimiste.
Mais le fond pourrait donner des complexes à BSG 2003 !

A ce propos, j'ai raffolé des deux premières saisons de BSG 2003, j'ai exprimé des réserves sur les deux dernières, mais au final j'ai de l'estime pour cette série qui - en dépit de son mysticisme et de son côté soap - demeure un exercice télévisuel brillant.
Seulement JAMAIS BSG 2003 n'est parvenue à autant me perturber, à autant m'angoisser que certains épisodes bien gratinés des séries Trek !!!


« Science fiction is the most important literature in the history of the world, because it's the history of ideas, the history of our civilization birthing itself. Science fiction is central to everything we've ever done, and people who make fun of science fiction writers don't know what they're talking about. »
Feu Ray Bradbury

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#20 25-04-2011 22:00:10

yrad
admin

Re : Star Trek: The Original Series

En réponse à ce post.

Buckaroo a écrit :

Le fun ça englobe pas mal de chose.. Je trouve excitant , voir carrément fun de trouver des allégories cachées volontaires ou involontaires, comme par exemple The Cage, libre à chacun que n"y décrypter qu'une fantaisie, qu'une scène d'action gratuite sur le fantasme ( tout est dit! ) de Rigel IV , je vous propose juste un tout autre point de vue sur cette scène, sur l'aspect Freudien de l'episode qu'évoquait Nimoy : " la musique saccadée, remplit de coup de butoir d' Alexander Courage, la bestialité du Kaylhar, la maîtrise de la bestialité par Pike..Vina poussant Pike à battre et tuer le Kayhlar, la demoiselle en détresse agitée, prenant même part au combat contre la bête, enfin Pike embrochant le Khaylar et le petit cri strident que pousse Vina à la fin..Puis brusquement le calme et la tranquilité ..

En effet, formulé ainsi, ça sonne assez freudien… wink
Pour autant, était-ce la vraie intention de Gene ?
Les auteurs deviennent trop souvent les auberges espagnoles des critiques et des fans... roll

Buckaroo a écrit :

Voilà ou en est mon exploration de Star Trek Kirk, pas me foutre de votre gueule , mais chercher le sens à un truc qui n'en a peut être pas , mais qui me semble pas gratuit de la part de ce paillard et gros roublard de Roddenberry.. A mon humble avis, il vient juste de montrer deux personnes entrain de faire l'amour au nez et à la barbe de tout le monde. wink

J'aurais vraiment aimé poser la question à Gene Roddenberry !
Histoire d'être fixé sur la légitimité de toutes ces réinterprétations lubriques qui se pâment de freudisme. lol

Buckaroo a écrit :

On envoit Kirk vers une quelconque mission plus qu'indéfinie, une vague idée de la manière de procéder ( rechercher des forme de vie ect.., bien nébuleux tout ça hmm )

La mission de Kirk n'était pas du tout "indéfinie" ou "nébuleuse" !
Dans le premier montage du second pilote, elle consistait à patrouiller les territoires, à faire la "police de l'espace". Ce que Kirk fera d'ailleurs à l'occasion.
Finalement, la mission principale s'est avérée être l'exploration spatiale : cartographie, rencontres, établissement de relations diplomatique, estimations des menaces... C'est à dire en version civilisée et high tech, ce que l'humanité a toujours fait dans son histoire (Marco Polo, Christophe Colomb, Fernand de Magellan, James Cook...).

Buckaroo a écrit :

et il en fait ce qu'il veut avec , l'adapte , la modéle à sa convenance.. Il se fout royalement des règles , obtient tout ce qu'il veut ,ne se laisse jamais enfermer dans aucune convenance sociale ou militaire

Si l'on dresse un bilan comptable, Kirk n'a pas désobéi plus souvent que les autres capitaines connus de la franchise.
Kirk est loin de se "foutre des règles" (sans quoi il ne serait pas aussi médaillé ni aussi soutenu par ses supérieurs), mais il adapte les règlements aux situations réelles, comme le font finalement tous les officiers sur le terrain, loin des abstractions technocratiques de Starfleet.
Cela s'inscrit d'ailleurs dans la philosophie de l'Armée de Mer (offrant une grande autonomie aux capitaines) par opposition à l'Armée de Terre beaucoup plus "robotisée".

Buckaroo a écrit :

( être Amiral derrière un bureau l'emmerde profondément )

Nombreux sont les capitaines de vaisseaux des marines contemporaines qui aimeraient reporter voire éviter toute promotion. La seule chose qui les y fait succomber, c'est le salaire, la petite famille à nourrir, le montant de la retraite... Soit des considérations strictement matérialistes qui ne sont plus supposées exister à l'ère de l'UFP.

Buckaroo a écrit :

.. Spock est rebelle contre le conformisme Vulcain,

Pas tant que ça ! Spock est un métis qui se plait à jouer les purs Vulcains en présence des humains... mais peut-être moins en présence des Vulcains (et assurément moins à la fin de sa vie).

Buckaroo a écrit :

le Doc se fout des protocoles d'alerte rouge

Pas vraiment... McCoy a juste pris l'initiative de boucler la visite médicale de Kirk. Après tout, l'autorité du médecin chef est supposée primer sur celle du capitaine en matière médicale. Alerte rouge ou pas.

Buckaroo a écrit :

& drague une belle Lieutenante en away Mission ( Shore leave.TOS.1 )..

Non justement ! Ce n'est pas une away mission, mais une shore leave (comme l'indique le titre de l'épisode d'ailleurs), c'est-à-dire une permission récréative ! Dès lors, McCoy fait légalement ce qu'il veut de ses heures de liberté.


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#21 06-05-2011 13:53:52

Buckaroo
50 ans et toujours aussi irritant

Re : Star Trek: The Original Series

A propos de Mudd's Women

yrad a écrit :
Buckaroo a écrit :

Mudd's Women.TOS.1.. Osons le dire :  Harry Mudd est un mac !.. Et ça ne dérange le moins du monde personne, y compris les fameuses femmes de Mudd, un comble pour l'ordre morale puritain! .. On voit juste qu'un gentil escroc quand on est môme , mais  pas le maquereau qui drogue ses "call girls " pour les rendre plus affriollantes ..

Cette réinterprétation sexocentrée de ST TOS 01x03 Mudd's Women est elle aussi très forcée.

Lorsqu'on lit les divers témoignages des auteurs-producteur impliqués, l'on constate que Gene Roddenberry & Stephen Kandel voulaient juste dénoncer la réduction traditionnelle de la femme à un objet de troc, de luxe, et d'apparat, pour réhabiliter sa qualité d'être humain à part entière. L'emprunt à The Wife of Bath's Tale de Geoffrey Chaucer est d'ailleurs assez éloquent.

Le parallèle entre Harry Mudd et un mac est alors pour le moins capilotractée, parce qu'Eve, Ruth, et Magda sont toutes consentantes et même candidates, que la Venus drug sert leur intérêt propre avant de servir celui de Mudd, qu'il est question de les marier (la morale puritaine est sauve) comme une majorité de familles contemporaines le font encore à l'échelle de la planète (qui ne se limite pas à l'American Way Of Life), et que la rémunération de Mudd tient lieu de dot africaine.
Tout le caractère intrinsèquement scandaleux et infamant du proxénétisme ne se retrouve pas vraiment dans ST TOS 01x03 Mudd's Women ! Le vrai proxénétisme, on le trouve dans des Sex Traffic ou Matroesjka's, et crois-moi, ça n'a rien à voir avec le "gentil" Harry Mudd.

Vouloir absolument faire de ST TOS 01x03 Mudd's Women une métaphore du proxénétisme... a en fait pour seul effet de rendre ST TOS... infantile !
Parce que lorsque tu expliques la pollinisation au lieu de montrer un film X, ça signifie que tu t'adresses à un gamin. wink

IN-CO-RRECT !

Nan, Nan,Nan .. Mudd's Women est bien un sujet sur la prostitution et les drogues, c'est pas moi qui le dit , c'est  eux.

Harry Mudd est bien un proxéinète du 23 ème siécle, les femmes de Mudd des prostitués , Mudd ne les transporte pas par charité chrétienne ( in-co-rrect ) , mais pour se ramasser un beau pactole. La drogue de Vénus = Cocaïne, Héroïne, Alcool. quand on en prend , on se sent tout de suite plus beau, plus fort, plus entreprenant ( c'est dans le texte )..

Ces théme foncièrement adultes sont cachés par le jeu extravagant & charmeur de Roger C. Carmel & l'humour du script.. Les hommes sont guidés par leur libido comme des gros beaufs ( "But men will always be men no matter where they are."  dixit Mudd à ses ladies !) , et Mudd rêve dans la foulée de s'offrir l' Enterprise!.. A croire qu'il en consomme de sa came !! lol

"Hello Ladies".. Non ce n'est pas dans ST2009 , c'est ici même.. J'adore !  les dialogues à l'avenant? Iconoclaste et plein de double sens..
EVE: "I read once that a commander has to act like a paragon of virtue. I never met a paragon."
KIRK: "Neither have I."

Nous sommes effectivement bien dans l'optimiste ST à la fin big_smile, Yrad et non dans Sex Traffic roll  .. Les hommes rangent leur gros paquet, et commence à considérer l'éternel féminin à sa juste valeur..Eve apprend qu'elle n'a pas besoin de drogue, pour croire en elle.. Et Kirk finit par arrêter Mudd, non pour proxéinètisme ou deal de drogue.. Non juste parce  qu'il n'avait pas son permis de conduire.. lol .. A part ça, TOS n'est pas une série bourré d'humour, ni anti conformiste.

Mudd's Women ? : "Smack right in the old heart!  Oh, I'm sorry. In your case, it would be about here" lol


TrekCoreSig_KirkTOS.jpg

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#22 14-05-2011 18:08:36

KIRK
L inconnu est mon terrain de jeu

Re : Star Trek: The Original Series

yrad a écrit :

Le parallèle entre Harry Mudd et un mac est alors pour le moins capilotractée, parce qu'Eve, Ruth, et Magda sont toutes consentantes et même candidates, que la Venus drug sert leur intérêt propre avant de servir celui de Mudd, qu'il est question de les marier (la morale puritaine est sauve)

buckaroo a écrit :

Nan, Nan,Nan .. Mudd's Women est bien un sujet sur la prostitution et les drogues, c'est pas moi qui le dit

Je suis étonné que tu n'es pas vu cela Yrad tellement cela semble évident... Ces femmes sont' elles vraiment consentantes ? J'en doute car le mariage est le seul moyen pour elles d'échapper à leur condition et Mud ne fait pas cela gratuitement, donc c'est bien un mac à mes yeux aussi et son air débonnaire ne change rien à l'affaire. Sans la venus drug qui leur donne pour un temps éphémère leur jeunesse passée elles ne pourraient pas se marier et voilà le message de cet épisode : seul compte la beauté intérieure , la beauté physique ne dure qu'un temps et est un miroir aux alouettes. Cependant je n'attribuerai pas la même signification au mot drogue que Buckaroo. Il s'agit davantage d'un philtre que d'une drogue même si elles doivent en reprendre régulièrement pour perpétuer les effets. Il est vrai que la morale puritaine est sauve avec l'arrestation de Mudd par Kirk et la liberté  retrouvée de ces femmes... c'est une happy end qui m'a laissé sur ma faim 078.gif


buckaroo a écrit :

Les hommes rangent leur gros paquet, et commence à considérer l'éternel féminin à sa juste valeur..Eve apprend qu'elle n'a pas besoin de drogue, pour croire en elle.

Hum hum... tu oublies aussi le fait qu'elle montre qu'elle sait s'occuper d'un foyer et faire la cuisine ; je n'appelle pas cela considérer l'éternel féminin à sa juste valeur... mais bien une continuation de schémas bien établis dans notre hérédité : le type est mineur et travaille dur à la mine et la femme l'attend le soir la soupe au chaud et un logis bien propret … on repassera pour le progrès...

buckaroo a écrit :

A part ça, TOS n'est pas une série bourré d'humour, ni anti conformiste.

Qui a dis le contraire ? TOS allie subtilement humour et sens et était profondément anti conformiste pour son époque , tout le monde est d'accord là dessus sur ce forum... on dirait que tu cherches à nous faire passer pour des intellos avec un balais dans le fion parce que nous ne partageons pas ta vision fun et décomplexée de l'univers trek...

Dernière modification par KIRK (17-05-2011 00:00:45)

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#23 14-05-2011 19:54:57

Buckaroo
50 ans et toujours aussi irritant

Re : Star Trek: The Original Series

KIRK a écrit :
buckaroo a écrit :

Les hommes rangent leur gros paquet, et commence à considérer l'éternel féminin à sa juste valeur..Eve apprend qu'elle n'a pas besoin de drogue, pour croire en elle.

Hum hum... tu oublies aussi le fait qu'elle montre qu'elle sait s'occuper d'un foyer et faire la cuisine ; je n'appelle pas cela considérer l'éternel féminin à sa juste valeur... mais bien une continuation de schémas bien établis dans notre hérédité : le type est mineur et travaille dur à la mine et la femme l'attend le soir la soupe au chaud et un logis bien propret … on repassera pour le progrès...

Sens de l'humour encore une fois !  Je trouve ça irrésitiblement drôle , corrosif , politiquement incorrect surtout en 2011 ! Cool !!! Evidemment Eve finira à la cuisine.. Mais a t'elle le don , le talent pour faire autre chose ? ..Apparement non, elle n'as pas l'air futée & Ben Childress non plus d'ailleurs...Qui se ressemble s'assemble.. Le travail de Ben Childress n'est pas autant aussi ingrat..Il est le sel de la terre, la force ouvrière, les "dirty hands" de cette époque .. Sans son travail, l' Enterprise n"irait pas là ou aucun homme n'est jamais allé..

Je pense aussi que Mudd's Women propose une réelle évolution.. Eve n'est plus considéré comme une pute par Ben Childress.. Il voit la femme, l'amie , la confidence, le soutien.. Eve montre même du répondant à Childress : Elle lui dit ses 4 vérités en face.


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#24 16-05-2011 14:59:19

Buckaroo
50 ans et toujours aussi irritant

Re : Star Trek: The Original Series

KIRK a écrit :
buckaroo a écrit :

A part ça, TOS n'est pas une série bourré d'humour, ni anti conformiste.

Qui a dis le contraire ? TOS allie subtilement humour et sens et était profondément anti conformiste pour son époque

& qui l'est toujours aujourd'hui  & peut être bien plus encore.. On croit ce que GR faisait dans les 60's_ comme cet équipage multi raciale,  est aujourd'hui quelque chose d'acquis, de garantie.. On vit en ce moment en France sous un climat plutôt délétére en la matière pour constater que ce n'est effectivement pas le cas..Quel bonheur donc de voir dans Charlie X , deux ouvriers un blanc ( et blond) et un black travaillaient ensemble, main dans la main, sans que l'idée de la race ou de la couleur ne rentrent en compte.. Quel bonheur de voir ce chaud lapin de Kirk regardait avec concupiescence la belle Janice sans que cette dernière porte plainte pour harcélement sexuel..Quel bonheur de voir Kirk défendre Spock ( qui ne lui demande rien ) à chaque fois qu'on cherche à l'humilier pour sa différence, quel bonheur de voir Kirk gueulait sur Uhura & s'excuser la seconde d'après, quel bonheur de voir ces gens se comprendrent  ect...

& ce dialogue que je trouve audacieux, provocateur : The Savage Curtain.TOS.3 ou Uhura se fait traîter de "négresse" par Abraham Lincoln & n'en prend nulle offense ( only in TOS !! ).. Car la réponse d' Uhura, sa douceur, son intelligence est pleine de sagesse : " But why should I object to that term, sir? You see, in our century we've learned not to fear words. ".. Lincoln?! Un raciste?..C'est lui qui est à l'origine de l'abolition de l'esclavage.. Aujourd'hui on ne pourrait plus écrire de telles choses sans passer pour un raciste ou un dangereux naîf , on ne pourrait  plus montrer Kirk comme un chaud lapin libidineux sans être taxé de misogynie.. Voilà la force imtemporelle de La Série Originale.

on dirait que tu cherches à nous faire passer pour des intellos avec un balais dans le fion parce que nous ne partageons pas ta vision fun et décomplexée de l'univers trek http://l0o0l.com/emo/pac-man/09.png

J'ai l'impression que vous avez perdu quelque chose en cours de route.. Vous avez oublié combien Star Trek ( la série originale en particulier ) est amusante, folle et cool dans le bon sens du terme.. Peut être que c'est moi qui est changé à vrai dire .. je ne trouve plus Star Trek si  "intelligent"  que ça après tout , mais franchement très malin, voir quasi malicieux et iconoclaste dans son approche de la SF.. J'ai presque 40 ans &  je m'éclate encore avec ça comme si j'en avais 15.. Ca me dépasse!  Je prend avant tout du plaisir & ne cherche plus à cacher mon intêret intarrisable pour Star Trek derrière l'étendard de la "SF intelligente" comme je le faisais par le passé. L' intelligence dans ST, j'en ai fais le tour, je pense & restreint franchement mon champ de vision Trek, il y a quelque chose de plus que ça là dedans.. Je cherche donc  désormais à savoir qu'est ce qui me fait autant plaisir dans cette franchise, et j'en suis quasi sûr , c'est un truc qui défit la raison ..


TrekCoreSig_KirkTOS.jpg

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#25 16-05-2011 23:08:25

KIRK
L inconnu est mon terrain de jeu

Re : Star Trek: The Original Series

buckaroo a écrit :

Mais a t' elle le don , le talent pour faire autre chose ? ..Apparemment non, elle n'as pas l'air futée & Ben Childress non plus d'ailleurs...Qui se ressemble s'assemble.. Le travail de Ben Childress n'est pas autant aussi ingrat..Il est le sel de la terre, la force ouvrière, les "dirty hands" de cette époque

Oh des dirty hands cela a existé, existe et existera toujours même dans l'univers de Roddenberry ( la preuve ). Le fait que Ève ( quelle référence... ) ne soit pas très maligne et ne sache faire que la popote donne de l'eau à mon moulin : cette image conforte une certaine image de la femme mais cela était peut être volontaire pour faire contraste avec une époque ( la fin des sixties ) qui était en pleine révolution sociale... rien n'est acquis pour les femmes, jamais. Si on compare avec aujourd'hui je constate ( en France notamment ) une certaine régression des femmes dans notre société : contestation de l' IVG, difficulté pour accéder à des postes à hautes responsabilités, la France est bonne dernière dans le nombre de députés femmes ( la Grèce fait mieux que nous !!! ), on refuse aux jeunes filles la pilule du lendemain, ce n'est pas pour demain que l'on élira une femme chef de l' État en France alors que des pays d' Amérique latine le font ( et on se permet de donner des leçons ), une femme doit toujours prouver 2 fois plus qu'un homme pour le même résultat, c'est toujours les femmes qui assurent 80% des tâches ménagères... je pourrais continuer longtemps comme cela mais je serais HS pour le coup...

buckaroo a écrit :

Ève n'est plus considéré comme une pute par Ben Childress.. Il voit la femme, l'amie , la confidence, le soutien.. Ève montre même du répondant à Childress : Elle lui dit ses 4 vérités en face.

C'est vrai mais c'est aussi une manière de marquer son territoire... ces deux là vont devoir s'apprivoiser sur un cailloux spatial inhospitalier et loin de toute civilisation... pas certain que cela ai tenu la route ; faudrait que Kirk y retourne faire une tournée d'inspection et il y verrait peut être une pierre tombale avec une inscription du type : << Au beau salaud que j'ai buté >>087.gif

buckaroo a écrit :

J'ai l'impression que vous avez perdu quelque chose en cours de route.. Vous avez oublié combien Star Trek ( la série originale en particulier ) est amusante, folle et cool dans le bon sens du terme..

Tu te trompes totalement ( enfin je parle pour moi ) ; j'ai toujours autant de plaisir à revoir TOS, je redécouvre à chaque fois de nouvelles pépites et je m'éclate bien mais je m'éclate intelligemment , tu vois ce que je veux dire par là ? et j'ai le même âge que toi. TOS est une exception dans l'univers trek et cela est du à son époque ; elle savait traiter légèrement des sujets graves et on retrouve nul part cela dans les autres franchises et c'est l'erreur principale et surtout rédhibitoire du film de Abrams : d'avoir essayé de copier le maitre Roddenberry avec le résultat que l'on connait. 092.gif

Tu sembles essayer de retrouver un paradis perdu dans toutes les autres franchises et dans ST11 et tu peut continuer longtemps à chercher... l'univers trek a évolué vers plus de maturité et la preuve que tu ne sembles pas si allergique à cette maturité qui semble tant te faire peur est que tu kiff TNG et DS9 080.gif

Dernière modification par KIRK (16-05-2011 23:22:33)

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