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#351 05-11-2016 21:21:06

matou
modérateur

Re : James Bond: 24 films et 53 ans.

Le pb du James Bond de Craig c'est que d'une réussite, Casino Royale, il n'ont pas su trouver un style.
Plus de pulp, des accents Nolanien, du n'importe quoi mais pris au premier degrés et des longueurs inutiles qui veulent se donner un genre.
Tout cela devient épouvantablement sérieux alors que c'est assez idiot.

Quitte à faire dans le brutal, limite fascho, y'avait mieux à faire.

Mais perso, JB, pour moi, il gagne à rester plus anglais cas élégant, brutal, cynique et détaché. Le tout dans un monde coloré, absurde sur les bords.
Une histoire qui assume qu'elle raconte en définitive n'importe quoi mais le fait sans pretension.

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#352 08-11-2016 15:07:26

mypreciousnico
_________

Re : James Bond: 24 films et 53 ans.

dl500 a écrit :

Et moi je trouve que le reboot (pour une fois!) était nécessaire

Un reboot, quel reboot ?
À chaque nouvel interprète la saga est quasi rebooté. Alors certes là c’est un vrai reboot. Mais pour le spectateur non fan de la franchise, ça ne change absolument rien.

matou a écrit :

Tout cela devient épouvantablement sérieux alors que c'est assez idiot.

Exact.
James Bond c'est du pulp, c'est carrément risible quand ça cherche à se la jouer trop sérieux.

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#353 14-11-2016 17:28:29

Buckaroo
Gotta Light ?

Re : James Bond: 24 films et 53 ans.

matou a écrit :

Le pb du James Bond de Craig c'est que d'une réussite, Casino Royale, il n'ont pas su trouver un style.
Plus de pulp, des accents Nolanien, du n'importe quoi mais pris au premier degrés et des longueurs inutiles qui veulent se donner un genre.

Je parle en véritable passionné de 007 ..  Les films Craig ne sont pas proche des James Bond spectaculaire à la Cubby Brocoli ..type Goldfinger , Thunderball , Spy Who Love Me ..

Ils sont surtout proches des James Bond du type From Russia With Love, On Her Majesty Secret Service considéré par les puristes comme les meilleurs et les plus fidéle à l'esprit Ian Fleming..
Des James Bond plus terre à terre /Thriller   et sous haute influence du Nolan de leur époque ... Alfred Hichcock .

Quitte à faire dans le brutal, limite fascho, y'avait mieux à faire.

Attention , James Bond à l'écrit  , c'est du corsé niveau politiquement incorrect .. Il est raciste , mysogine , sadique et cruel plus que de raison, alcoolique et dépravé sexuel,  ça pue la mort autour de lui..
Daniel Craig est toujours à la limite, très proche de la cruauté féline d'un Sean Connery. Malgré l'insupportable dictature du PG13, c'est un miracle de voir un tel Bond  ..Seul le côté sexe a vraiment morflé des diktats de son époque .

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Cette scène dans Skyfall par exemple. C'est typiquement du Bond littéraire : Sadique , mysogine ... et élégant . On ne voit pas de tel moments chez Brosnan, Moore.. Même chez Dalton donc les Bond sont pourtant , niveau violence & cruauté  , très proche de l'esprit Fleming.. Même ce Raoul Silva posséde le côté simple mais terriblement grotesque des villains Fleming le littéraire .. ou des films que j'ai cité plus haut ( From Russia, OHMSS ) ..

Franchement les Bond Craig ont un style bien à eux , qui va durer dans le temps comme les Sean Connery..Parce que proche du personnage littéraire..


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#354 14-11-2016 18:27:16

matou
modérateur

Re : James Bond: 24 films et 53 ans.

Le seul style qu'ils ont c'est d'être lourdingue à tellement se prendre au sérieux, alors qu'ils sont débiles.
Si tu veux faire dans le âpre et sérieux, il faut de l'humilité, de la vraie profondeur.

Rien de tout cela chez Graig, hormis Casino Royal.
Ça pose, ça se veut dérangeant et dans les faits, c'est boursoufflé, ça ne va jamais au fond.
Craig est juste un James Bond qui serre les mâchoires et cherche son identité dans un monde idiot.

Un seul exemple, Raoul Silva et le coup du métro. Ça pose pour dire " vous avez vu, je suis plus malin que les autres, je suis donc un dangereux méchant, la preuve regardez comment je m'échappe grâce au métro surprise."
Et on assiste à une péripéties où si l'on réfléchi 30s, on se dit " mais c'est con, il peut par gérer un tel timing, là on nous prends pour des idiots".
Rien de pire que se prendre au sérieux quand on est juste idiot.

Et enfin, le message des films, c'est de la moraline à deux sous. On veut faire dans le sombre pour raconter quoi? Des lieux communs.

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#355 15-11-2016 15:21:22

scorpius
Nowhere Man

Re : James Bond: 24 films et 53 ans.

Buckaroo a écrit :

Des James Bond plus terre à terre /Thriller   et sous haute influence du Nolan de leur époque ... Alfred Hichcock .

Le James Bond influencé par Hichcock est mortel, celui influencé par Nolan est naze. Merci Bucky, c'est d'une logique implacable, on peut arrêter les débats mdr

Attention , James Bond à l'écrit  , c'est du corsé niveau politiquement incorrect .. Il est raciste , mysogine , sadique et cruel plus que de raison, alcoolique et dépravé sexuel,  ça pue la mort autour de lui..
Daniel Craig est toujours à la limite, très proche de la cruauté féline d'un Sean Connery. Malgré l'insupportable dictature du PG13, c'est un miracle de voir un tel Bond  ..Seul le côté sexe a vraiment morflé des diktats de son époque .

Tu mets le doigt sur le problème, le personnage de James Bond ses caractéristique ne sont pas les plus passionnantes qui soient... D'ou le fait qu'il est nécessaire qu'il serve avant tout de vecteur à des aventures prenantes/passionnantes. Chez Craig, ce sens de l'aventure, ce coté pulp qui permet d'avoir du recul sur le personnage a totalement disparu. Du coup comme le pointe du doigt Matou on suit péniblément les errements de plus en plus stupides de ce gars qui n'a pas grand chose d'intéressant. Ca a un effet pervers, au point que Skyfall/Silva c'est digne du OSS 117 de Jean Dujardin, sauf qu'au lieu de faire de la comédie ça se veut sérieux et le résultat est ridicule de bout en bout.

Dernière modification par scorpius (15-11-2016 15:23:01)


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#356 15-11-2016 16:06:30

Buckaroo
Gotta Light ?

Re : James Bond: 24 films et 53 ans.

matou a écrit :

Le seul style qu'ils ont c'est d'être lourdingue à tellement se prendre au sérieux, alors qu'ils sont débiles.

007 est une telle icône de la pop culture milles fois copié , un milliers de fois parodié  ..Durant les décennies ( 50 ans je rapelle ) , James Bond a été cuisiné à toute les sauces .. Même à celle de Star Wars ( Moonraker ! ) ..  Franchement plein de style ont émergé durant les années 2000/ 2010.. Je ne suis pas mécontent qu'ils aient choisit l'influence de Christopher Nolan pour la période Craig.. Par ailleurs à noter que certains films de Nolan tels que Inception , The Dark Knight sont sous l'influence direct de ... James Bond.

Si tu veux faire dans le âpre et sérieux, il faut de l'humilité, de la vraie profondeur.

Rien de tout cela chez Craig, hormis Casino Royal.

.. & Skyfall..En tant que passionné de 007, ce film m'a agréablement surpris. Il dépasse le cadre d'un simple opus de James Bond pour être un film cinéma avant tout.. Notamment son dernier acte sec et glaciale  ou s'invite l'ombre du grand Sam Peckinpah.
Spectre n'est peut être pas un grand millésime .. Mais il faut tout de même reconnaître une putain d'atmosphère..Une ambiance mortuaire qui détonne pour un film Bond ou un spyflick généralement ..

Les Bond de Sam Mendes seraient avant tout des films d'atmosphère..C'est peut être pour cela que je préfére, en tant que grand millésime ,Skyfall à Casino Royale ..

Ça pose, ça se veut dérangeant et dans les faits, c'est boursoufflé, ça ne va jamais au fond.
Craig est juste un James Bond qui serre les mâchoires et cherche son identité dans un monde idiot.

Finalement dans les Bond Craig , il n'y a que Quantum Of Solace qui dans la lignée de ce que tu dis .. Un Bond qui questionne son identité propre .

Dans les 007 Mendes , jamais Bond ne s'interroge sur sa place dans le monde , c'est le monde ( idiot oui ! )  qui s'interroge sur sa place, sur son utilité.
C'est une fois de plus hérité du Bond de Ian Fleming. Dans les romans , James Bond est une relique de la Seconde Guerre Mondiale, évoluant dans un Empire Britannique en voie de disparition.
Franchement  c'eut  était dommage de passer à côté de ce James Bond des origines dans le contexte du post 9.11 ou effectivement tout un monde était  entrain de disparaître .
Dans les films Mendes , James Bond reste égal à lui même : C'est un tueur professionel , une machine à tuer solitaire..Parfois sadique ...
Rien ne le différencie d'un Red Grant ( From Russia With Love ) , d'un Scaramanga ( The Man  With The Golden Gun  ) ou d'un Silva .. Si ce n'est le fait que son "talent" est offert à sa gracieuse majesté , la Grande Bretagne..
Dans les James Bond cinéma , je ne vois que Goldeneye nous parlait de ce James Bond anachronique, mais on ne fait que l'effleurer.Craig va au fond des choses à ce sujet.

Je vois depuis que j'ai lut les romans, James Bond comme  une sorte de samouraï à la sauce occidental .. Les Bond Craig le retranscrit très bien à l'écran..
Il y a de la profondeur dans ces 007 là . Ils nous proposent une plongée dans la psyché froide et aride de James Bond.

Un seul exemple, Raoul Silva et le coup du métro. Ça pose pour dire " vous avez vu, je suis plus malin que les autres, je suis donc un dangereux méchant, la preuve regardez comment je m'échappe grâce au métro surprise."
Et on assiste à une péripéties où si l'on réfléchi 30s, on se dit " mais c'est con, il peut pas gérer un tel timing, là on nous prends pour des idiots".
Rien de pire que se prendre au sérieux quand on est juste idiot.

A cela , je te réponderai que je ne réfléchit jamais aux aléas des  plans foutraques des badguys Bondiens, ça gâcherait le plaisir .. Ils sont tellement extravagant & fou..Irréaliste ..
D'ailleurs le plus mauvais badguy de la franchise restera le plus réaliste de tous le Dominic Greene de Quantum Of Solace .


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#357 16-11-2016 17:38:05

Buckaroo
Gotta Light ?

Re : James Bond: 24 films et 53 ans.

scorpius a écrit :
Buckaroo a écrit :

Des James Bond plus terre à terre /Thriller   et sous haute influence du Nolan de leur époque ... Alfred Hichcock .

Le James Bond influencé par Hichcock est mortel, celui influencé par Nolan est naze. Merci Bucky, c'est d'une logique implacable, on peut arrêter les débats mdr

Tu dis ça parce que tu ne trouves pas le cinéma de Christopher Nolan mortel . wink
Malgré cette énorme influence , Sam Mendes est un très bon cinéaste ( American Beauty , Road To Perdition )..
Que se soit Skyfall ou Spectre , on ne peut pas nier que pour des spyflick , ces films crée une atmosphère , une ambiance singulière..
Je trouve cela plus fort que d'enchaîner les morceaux de bravoure comme les Jason Bourne ( que je n'aime pas ) et les Mission:Impossible ( que j'adore )

Attention , James Bond à l'écrit  , c'est du corsé niveau politiquement incorrect .. Il est raciste , mysogine , sadique et cruel plus que de raison, alcoolique et dépravé sexuel,  ça pue la mort autour de lui..
Daniel Craig est toujours à la limite, très proche de la cruauté féline d'un Sean Connery. Malgré l'insupportable dictature du PG13, c'est un miracle de voir un tel Bond  ..Seul le côté sexe a vraiment morflé des diktats de son époque .

Tu mets le doigt sur le problème, le personnage de James Bond ses caractéristique ne sont pas les plus passionnantes qui soient... D'ou le fait qu'il est nécessaire qu'il serve avant tout de vecteur à des aventures prenantes/passionnantes.

Elles sont passionnante au contraire.. Quand on prend soin de plonger dans la psyché de 007..

En tant que passionné de 007 , je ne me suis jamais posé de question sur James Bond avant de lire les romans , apprendre de Ian Fleming.
C'est à partir de là que l'univers Bondien est devenu moins important que le personnage  en lui même:
J'aime les badmother fucker , ces héros plein  d'ambivalence, politiquement incorrect , des reliques d'un autre temps.. 
J'ai connut Bond avec les Roger Moore , j 'étais dans le faux . Mais c'est en découvrant au milieu des années 90, les Bond Sean Connery que je me suis réellement pris  de passion pour 007 .
Pour sa violence, son sadisme .. & son politiquement incorrect intemporel..

Jusqu'ici , les films ne faisait qu'effleurer la matière brute de 007.. En 50 ans d'existence, il fallait bien à un moment donné entrer dans la psyché de James Bond.
Il n'y a que Quantum Of Solace qui justifie vos reproches.

Chez Craig, ce sens de l'aventure, ce coté pulp qui permet d'avoir du recul sur le personnage a totalement disparu.

Ce qu'on perd en Cubby Brocolli , on le gagne en Ian Fleming.. Pourtant les Bond Craig ne sont pas exempt de morceaux de bravoure comme l'ouverture de Spectre ou le dernier acte très "Strawdogs " de Skyfall .
Le sens de l'aventure, le côté pulp commençait a sérieusement tourné en rond durant la période Brosnan. En tant que fan, je rongeais mon frein pour qu'on libère enfin  le côté badass de 007..
Il n'y avait que Licence To Kill pour me combler dans ce domaine & deux , trois rare passage chez Brosnan

Par ailleurs , la concurence ( les M:I en particulier ) ont investit le terrain donc tu parles: l'aventure exotique , le pulp  .. Pour ses raisons,  James Bond  se devait de renouer avec ses origines littéraires.. Montrer qu'il est loin d'être un falot comme Ethan Hunt ou une endive comme Jason Bourne..

Comme je n'arrête pas de le dire..Les Bond Craig mise tout sur une ambiance crépusculaire , mortuaire qui sied à merveille à Bond..
Par exemple on est en droit de trouver le Dubaï de M:I 4 exotique comme dans un ancien Bond, mais c'est fade et sans atmosphère..
Par contre, le Shangaï de Skyfall , il y a une ambiance , une vision quasi onirique de la ville.. Moi qui ait vu 10000 lieux dans la saga 007, ça m'enchante..

Pour résumer,  oui les 007 Craig auraient put être moins sérieux, mais ça aurait finit par le rendre ringuard.. Car de vous à moi_ & c'est le fan Bondien qui parle,  le meilleur des 007 de ses 20 dernières années est le Kingsmen de Mattthew Vaughn, là oui je retrouve le bon vieux Bond d'antan sans complexe .. Aussi pervers  et incorrect qu'un Ian Fleming , aussi fou et extravagant qu'un Cubby Broccoli.. C'est hélas une comédie.. sad
James Bond ne peut plus se permettre d'être une parodie de lui même ..


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#358 23-05-2017 21:26:32

dl500
TOS Forever

Re : James Bond: 24 films et 53 ans.

Impossible de retrouver le topic nécrologique hors Star Trek... alors je poste l'information de la journée ici:

Sir Roger MOORE s'en est allé.

Grande tristesse pour moi ce soir. C'était l'incarnation du Bond de mon enfance, celui que j'ai découvert au cinéma.
Au revoir M. Bond.

James est éternel.

Roger Bond


L'être humain a deux vies. La seconde commence quand il se rend compte qu'il n'en n'a qu'une...

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#359 23-05-2017 22:48:43

Warp 9
vétéran

Re : James Bond: 24 films et 53 ans.

James Bond, Simon Templar & Lord Brett Sinclair meurent en même temps..... tear

Tellement de souvenirs attachés à Sir Moore....


“On vit à une époque ou l'on tend à ignorer, voir renier les actions progressistes d'hier dans le but de véhiculer l'idée fictive & dangereuse que nous vivons dans un monde pourris par la haine. Si même Star Trek, la franchise la plus progressiste qui soit, ne peut pas prendre ses distance face à cette ré-criture de la culture populaire & de l'Histoire je crains sérieusement pour l'avenir."

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#360 21-08-2018 20:11:20

Prelogic
Legaliste

Re : James Bond: 24 films et 53 ans.

Michael G. Wilson, Barbara Broccoli et Daniel Craig annoncent aujourd'hui que pour cause de différences créatives Danny Boyle a décidé de ne pas réaliser James Bond 25.

La même histoire se répète, d'un studio à l'autre. La pression exercée sur les créatifs déséquilibre à chaque fois l'équation. La marque, tenue en laisse par les studios, est la plus forte.

Je misais beaucoup sur Danny Boyle, après les propositions séduisantes de Martin Campbell et Sam Mendes.

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#361 21-08-2018 21:51:38

matou
modérateur

Re : James Bond: 24 films et 53 ans.

Une belle erreur de leur part.

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#362 21-08-2018 23:53:20

dl500
TOS Forever

Re : James Bond: 24 films et 53 ans.

Moi ça me rassure. Boyle me semblait très loin d'un Bond. Et il avait déjà hésité une première fois. Son style était il compatible ?
Reste à savoir qui va le remplacer...


L'être humain a deux vies. La seconde commence quand il se rend compte qu'il n'en n'a qu'une...

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#363 22-08-2018 12:07:29

Prelogic
Legaliste

Re : James Bond: 24 films et 53 ans.

On en revient finalement au même problème qu'avec les frères Miller sur un film comme Solo (quoique le cas de Trevorrow pour l'EpIX serait peut-être plus éloquent) : si l'idée était de prendre des risques, pourquoi reculer au dernier moment ? Surtout que, non seulement cela envoie un message négatif au public (on galère à trouver quelqu'un...), mais cela a également un coût à terme (Matou l'a d'ailleurs bien analysé pour Solo). Alors ok, le film en est encore à une phase de "préproduction" d'après ce que j'ai cru comprendre. Mais comme l'analyse James White du magazine britannique Empire : « Ce que le départ de Boyle signifie pour l'avenir des films de Bond est inquiétant ».

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#364 19-07-2019 12:20:01

Tyra
candidat

Re : James Bond: 24 films et 53 ans.

Que pensez-vous de ce choix de faire du prochain 007 une femme afro-américaine ? Une réelle avancée progressiste ou une démarche politique opportuniste qui pue le foutage de gueule ?

Je penche pour la seconde option. Quitte à vouloir créer un héro féminin noir (ce qui en soi, n'est pas vraiment essentiel dans l'écriture d'un personnage en fait, on peut tous s'identifier normalement à un personnage si ses conflits sont bien écrits, peu importe la race ou le sexe hormis des cas plus spécifiques en lien avec des thématiques plus sociétales). Pourquoi ne pas le faire dans une nouvelle licence ou tout simplement un film stand alone au lieu de chercher à changer des icônes pour manifestement bien se faire voir.

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#365 19-07-2019 12:41:30

scorpius
Nowhere Man

Re : James Bond: 24 films et 53 ans.

De ce que j'ai cru comprendre, il s'agit d'un nouveau 007, mais pas d'un nouveau James Bond.

L'idée étant qu'un autre agent (qui se trouve être une femme afro) a repris le matricule de James. Ce dernier profitant de sa retraite auprès de Madeleine (avec bien entendu les événements du film le forcant à sortir de sa retraite) . On a eu plusieurs personnages portant les matricules de"M" ou "006" (il me semble du moins)  dans la franchise, là c'est un peu pareil (a priori).

Dernière modification par scorpius (19-07-2019 12:44:59)


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#366 19-07-2019 12:57:41

matou
modérateur

Re : James Bond: 24 films et 53 ans.

Ta question est très juste Tyra.
Comme dit Scorpius, ce n’est pas un James Bond noir et femme. Mais un matricule.
Maintenant pour répondre au problème que tu soulèves, il faut voir que cette annonce n’est rien d’autre qu’une manipulation du public dans l’optique d’une manœuvre de communication.
C’est une manière de faire parler du film, de créer un buzz. Donc le genre et la couleur de peau sont donc un élément de ce buzz. On aurait mis dans ce rôle un homme blanc, pas de buzz.
Ensuite ce buzz prend appuis sur le rejet par la partie majoritaire du public de ces films (des hommes blancs issus des classes populaires) de cette tendance à vouloir remplacer les rôles jadis tenus par des hommes comme eux, par des acteurs issus d’autres groupes sociaux.
Ce n’est pas, comme la pensée dominante veut le faire croire, un rejet de la diversité, du sexisme, du machisme (sauf à la marge), mais c’est l’aggravation du sentiment de déclassement qu’il ressentent dans la sphère professionnelle et privée. Le sentiment que c’est toujours à eux d’avoir à se serrer pour les autres.
Comme tout changement et progrès, la diversité doit être pensée et organisée. Sinon elle produit des effets néfastes contraires aux objectifs visés.
Donc Hollywood ne peut percevoir ce fossé et cette nécessité. Comme vu, il ne peuvent que surfer dessus et donc les attiser.

Pour James Bond, le gros problème c’est que le même nom fut repris avec bq d’acteurs. Est ce le même personnage ? Est ce des mondes parallèles ?
Comme rien n’est dit, ce flou est contre productif pour permettre des ouvertures.
Un scénario dans les années 2000 fut envisagé, où James Bond était un nom utilisé par plusieurs agents été qui aurait permis une réunion d’acteur.
L’idée fera rire tous les espions mais comme James Bond c’est une comédie pour eux, l’idée a le mérite de pouvoir permettre des évolutions vers la diversité.
Mais comme dit, Hollywood et les idées...

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#367 19-07-2019 13:31:58

scorpius
Nowhere Man

Re : James Bond: 24 films et 53 ans.

matou a écrit :

Pour James Bond, le gros problème c’est que le même nom fut repris avec bq d’acteurs. Est ce le même personnage ? Est ce des mondes parallèles ?

Avant Craig, on pouvait aborder la franchise un peu comme un comic-book. Le passage du temps est une donnée abstraite, le personnage traverse donc les décennies sans vieillir plus que ça. L'essentiel étant qu'il vive de nouvelles aventures. Et le changement d'acteurs c'était l'équivalent d'un changement de dessinateur d'un run à l'autre, qui modifie les traits de Clark Kent, Bruce Wayne ou Peter Parker. Même la continuité y est traitée de façon un peu similaire. Tu peux avoir des références à un film/run passé, mais ça reste assez diffus et secondaire. Le plus important étant l'aventure du moment. Je trouve que ça collait pas mal avec la nature pulp du personnage. Le problème étant que l'ère Craig a un peu détruit tout cela en s'assumant comme un prequel/reboot un peu bizarre et raté (puis le fait que ça se prenne très au sérieux n'arrange pas les choses).

Comme rien n’est dit, ce flou est contre productif pour permettre des ouvertures.

J'aime bien ton idée des mondes parallèles smile
Je serai partant pour un " 007 : Into the Bond-verse" avec divers James qui vivent une aventure en commun.


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#368 19-07-2019 14:09:46

Prelogic
Legaliste

Re : James Bond: 24 films et 53 ans.

Bien sûr, nous sommes en face d’une énième opération marketing.

Ça fait déjà un moment que les studios tâtent le terrain pour faire homologuer par le public une nouvelle variation du héros. Changement de sexe, de couleur de peau, d’origine ethnique, tout a été passé au crible pour essayer d’arracher le personnage à sa condition machiste première – dans une société traversée par des courants conflictuels autour du féminisme et des scandales à répétition autour de personnalités du cinéma.

Idris Elba devait être la prochaine incarnation du personnage après Daniel Craig, mais l’idée a fait un flop. On a même vu fleurir des fan-arts avec Gillian Anderson. Résultat, les studios ont réussi à nous pondre un compromis : une femme black qui portera le matricule mais qui ne s’appellera pas Jeannine, ni Jeannette Bond. Brillant. J’imagine un costume-cravate pousser très fort, dans un bureau carré, pour nous sortir cette vision de génie. Maintenant, je n’ai rien contre le progrès social ou les évolutions de comportement. Il s’agit néanmoins de rester attentif à ce que les fondamentaux ne soient pas à ce point dénaturés pour servir des intérêts particuliers ou des agendas politiques à court terme.

Personnellement j’ai grandi avec Pierce Brosnan qui reste pour moi un ambassadeur du charme un peu désuet du Bond d’origine. J’ai vraiment accroché avec Daniel Craig, non sans difficultés au départ. Cette version a réussi à résumer assez brillamment à mon goût les points clés – Blofeld, le Spectre, les origines sentimentales du héros (Je souffre pour Eva Green avec grand plaisir).

Matou a écrit :

Comme tout changement et progrès, la diversité doit être pensée et organisée.

That's it !

Dernière modification par Prelogic (19-07-2019 14:14:59)

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#369 19-07-2019 14:55:27

matou
modérateur

Re : James Bond: 24 films et 53 ans.

Perso, que l’on aille sur un spin off pulp avec une jeune femme, cela serait amusant.
Car il serait tant que Bond ait une progéniture.
Avec une passation de relai où James Bond vienne, non pas résoudre le problème mais aider à sa résolution.

Au passage, les films avec Moore assumait le plus d’être des anglais et d’inspiration britannique.
Le problème des films de Craig, c’est d’avoir une orientation tellement US...
Moore c’était l’Impérialisme britannique, en élégance, brutalité facile et distanciation.
Craig c’est l’Imperialisme gros bourrin. Et ce n’est pas de la faute de l’acteur, tant il est capable de jouer dans différents registres.

Au passage, cet opus joue gros. Craig a pris un chèque énorme, Boile est parti avec un chèque lui aussi. Le film sera donc plus dur à rentabiliser.
Or, avoir fait partir ce réalisateur n’est pas un élément qui rassure, car on aurait eu un regarde différent et british sur cet univers.
Ce buzz risque de se retourner contre le film.

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