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#1 09-09-2020 16:12:29

IMZADI
Memory Alpha

Discovery - saison 3

Flash required

et hop un Discovery dominant sur le Star Trek
331?cb=20200908192947&path-prefix=en

Dernière modification par IMZADI (11-09-2020 23:36:47)


-"I'm a number, I'm not a free man, I'm the number NCC-1701..."

Beaucoup de choses que nous faisons tout naturellement nous deviennent difficiles dès l'instant où nous cherchons à les intellectualiser. Il arrive qu'à force d'accumuler les connaissances sur un sujet donné, nous devenions ignares.
- Texte mentat n°2 (Dune: Chapter House)

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#2 09-09-2020 16:40:31

matou
modérateur

Re : Discovery - saison 3

Mouais.
On pourrait avoir quelque chose de sympa.
Mais vu combien cette boîte de Prod utilise des simplismes au lieu de construire les structures de leur univers, combien les mises en scène sont mal fichues, et les sujets mal traités.
Donc je veux bien retenter le coup mais je ne laisserai que cinq épisodes. Sinon boycott.

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#3 09-09-2020 16:55:32

Prelogic
Legaliste

Re : Discovery - saison 3

Y a-t-il un lien ?

the-photograph.jpg


*Les meilleurs ne croient plus à rien, les pires se gonflent de l'ardeur des passions mauvaises - WB Yeats
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#4 09-09-2020 16:59:50

Haeresis
membre

Re : Discovery - saison 3

matou a écrit :

Mouais.
On pourrait avoir quelque chose de sympa.
Mais vu combien cette boîte de Prod utilise des simplismes au lieu de construire les structures de leur univers, combien les mises en scène sont mal fichues, et les sujets mal traités.
Donc je veux bien retenter le coup mais je ne laisserai que cinq épisodes. Sinon boycott.

Je dois dire que ça me gave déjà. Je trouve ça tellement facile, le truc du "La fédération s'est effondrée", un moyen facile de se débarrasser des structures pour faire ce qu'ils veulent après. Je trouve que c'est déjà un aveu de faiblesse. Même si je suis conscient que toute société, nation, fini à un moment par disparaître, le problème c'est que les scribouillards de STD sont pas fichus de bien faire la Fédération de base, alors envoyer tout valser pour faire de la "reconstruction", c'est basique je trouve.

Dernière modification par Haeresis (09-09-2020 21:06:39)


Humans are weak, and make mistakes. What's wrong with that ? We're not machines.  Captain Hijikata - Yamato 2202

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#5 09-09-2020 20:49:20

matou
modérateur

Re : Discovery - saison 3

Oui.
Misère que le basique soit un simple progrès...

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#6 09-09-2020 20:56:56

Oberon
Section 31

Re : Discovery - saison 3

Entièrement d'accord avec Haeresis.
Et puis, détruire la Fédération pour la reconstruire, passe encore si c'est pour amener une nouvelle maturité à celle-ci, mais vu comment Pike se comportait en général de l'US army, comment la section 31 à été rabaissé au rang d'une sous CIA, et comment la série justifie tous les actes les plus irresponsables de ses personnages par le pathos le plus dégoulinant, je sens que cette Fédération réinventée va un avoir un relent américaino-centré des plus indigestes.
Le parallèle effectué par Prelogic sur la photo aurait d'ailleurs tendance à confirmer ce sentiment.

Bref, boycott de principe dès le 1er épisode en ce qui me concerne, Kurtzman ne mérite rien d'autre, mais bon courage avec tes 5 épisodes test, matou, j'ai toujours su que tu aimais te faire du mal...

Dernière modification par Oberon (09-09-2020 22:17:37)


"No beast so fierce but know some touch of pity. But i know none, and therefore am no beast."
Richard 3

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#7 09-09-2020 21:04:08

IMZADI
Memory Alpha

Re : Discovery - saison 3

dommage que ce ne soit pas franco-centré big_smile

Michael, cachez ce sein que je ne saurais voir ! jesors

mais oui, Prélogic, je pense que tu tapes dans le mille

MARIANNE.jpg

Dernière modification par IMZADI (09-09-2020 21:05:26)


-"I'm a number, I'm not a free man, I'm the number NCC-1701..."

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#8 10-09-2020 00:07:29

Pok
vétéran

Re : Discovery - saison 3

Vidéo bloquée par CBS. Star Trek n'appartient décidément plus du tout à ses fans.
Happy Star Trek Day!

3188! Ça devrait parler de la Guerre Froide Temporelle si je ne m'abuse, ce qui devrait réjouir Yves!

Quelques quotes;
"- The Federation collapsed after the Burn." (ham?).
"- What's The Burn?"
"- The Burn was the day galaxy took a hard left."
Après la "supernova" de Romulus, sujet toujours pas vraiment clarifié, que vont-ils nous inventer encore...

"The Federation isn't just about ships." (nan, ça c'est plutôt Starfleet) "The Federation is it's people." (et un idéal, mais ça on s'en fout, j'oubliais. Bagarre!!!)

"The Federation gave us the ressources and the mandate to solve the biggest, most troublesome problems in the galaxy."

Tout ça sonne quand même vachement impérialiste, très américain. La Fédération se reconstruira à coup de tatanes! Resistance is futile!

Boycotter ce machin ne devrait être une grande privation pour moi. J'ai largement lâché l'affaire DIS depuis la mi-saison deux.


♫ space maybe the final frontier but it's made in a Hollywood basement ♫

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#9 10-09-2020 06:49:17

dl500
TOS Forever

Re : Discovery - saison 3

https://www.unificationfrance.com/spip. ? icle=63752

La voici cette BA.
De la bagarre, des sfx, des explosions, de la bagarre, des copains, de la bagarre, du fun.

Que la force soit avec ceux qui oseront continuer ce voyage.


L'être humain a deux vies. La seconde commence quand il se rend compte qu'il n'en n'a qu'une...

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#10 10-09-2020 09:14:36

Guigui le gentil
membre

Re : Discovery - saison 3

matou a écrit :

Mouais.
On pourrait avoir quelque chose de sympa.
Mais vu combien cette boîte de Prod utilise des simplismes au lieu de construire les structures de leur univers, combien les mises en scène sont mal fichues, et les sujets mal traités.
Donc je veux bien retenter le coup mais je ne laisserai que cinq épisodes. Sinon boycott.

Moi, j'aime plutôt ce que j'y ai vu mais avec sans doute les mêmes craintes que vous. DISCO avec cette saison 3 est débarrassé de certains de ces boulets, mais il en reste...
Matou, je te fais une place pour le podcast sur le 3x05 ? wink

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#11 10-09-2020 12:43:31

matou
modérateur

Re : Discovery - saison 3

Que tu es défaitiste !
wink!

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#12 10-09-2020 13:34:28

Guigui le gentil
membre

Re : Discovery - saison 3

Ouais, toi-même tu sais smile
Ceci dit ça allait presque à la hauteur du 5ème épisode de la saison 2, c'est à la mi-saison que ça a grave merdé ! tongue

Dernière modification par Guigui le gentil (10-09-2020 13:38:09)

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#13 15-10-2020 14:45:36

IMZADI
Memory Alpha

Re : Discovery - saison 3

Flash required

j'aime bien celui là mdr

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-"I'm a number, I'm not a free man, I'm the number NCC-1701..."

Beaucoup de choses que nous faisons tout naturellement nous deviennent difficiles dès l'instant où nous cherchons à les intellectualiser. Il arrive qu'à force d'accumuler les connaissances sur un sujet donné, nous devenions ignares.
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#14 20-10-2020 21:23:23

matou
modérateur

Re : Discovery - saison 3

A ceux qui pensent que je ne fais que cacher je ne sais quelle intolérance et esprit réactionnaire derrière une montée en épingle de détail, passez votre chemin.

Cette saison 3 a pour thème l’effondrement de la Fédération.
Vu que l’on y connaît peu en la matière, j’ai fait une étude. Une réponse à Guigui.
Voici donc la présentation d’un ouvrage là dessus.

Joseph Tainter, « Effonfrement des sociétés  complexes. »

Il est à noter que les analyses portent sur des sociétés pré capitalistes là où la société de Star Trek est une société post capitalistes. Il conviendrait donc d’analyser ce qui est toujours pertinent dans le monde de la Fédération, en pensant que les avancées du 24ieme siècle ont été continuée ou à minima, non remise en cause.

Première présentation et prolongement.

Pensez à Sumer, à l’Égypte ancienne et aux Mayas. Dans son ouvrage Effondrement, paru en 2005, Jared Diamond, professeur à l’Université de Californie, considère que c’est leur mauvaise gestion de l’environnement qui est à l’origine de la chute de la civilisation Maya et des autres qui ont connu le même sort. Il avertit que nous pourrions prendre le même chemin si nous ne décidons pas de cesser de détruire l’environnement qui nous porte.

Lester Brown, du Earth Policy Institute à Washington, en convient. Il fait valoir depuis longtemps déjà que les gouvernements devraient accorder plus d’attention aux ressources environnementales vitales. « Il ne s’agit pas de sauver la planète. Il s’agit de sauver la civilisation », considère-t-il.

D’autres chercheurs estiment que nos problèmes ont une racine plus profonde. A partir du moment où nos ancêtres ont commencé à s’installer et à bâtir des villes, nous avons dû trouver des solutions aux problèmes nouveaux qu’apportait le succès. « Durant les 10 000 dernières années, la résolution des problèmes a produit une complexité croissante dans les sociétés humaines », remarque Joseph Tainter, un archéologue de l’Université de l’Utah, à Salt Lake City, et auteur de l’ouvrage L’Effondrement des Sociétés Complexes [non traduit en français].

Si les récoltes périclitent parce que les pluies sont irrégulières, il faut construire des canaux d’irrigation. Quand ils s’envasent, il faut organiser des équipes de curage. Lorsque l’amélioration du rendement des cultures autorise une population plus nombreuse, il faut construire davantage de canaux. Quand l’étendue du réseau de canaux ne permet plus de se satisfaire de réparations ponctuelles, il faut mettre en place une bureaucratie de gestion, et la financer en levant l’impôt sur la population. Quand la population se plaint, il faut créer des inspecteurs des impôts et un système de comptabilité des sommes perçues. Tout cela était déjà bien connu des Sumériens.

Rendements décroissants

Il y a cependant un prix à payer. Chaque couche supplémentaire ajoutée à l’organisation impose un coût en terme d’énergie, l’unité de compte de tous les efforts humains, que ce soit la construction de canaux ou l’éducation des scribes. M. Tainter s’est aperçu qu’une complexité croissante entraîne des rendements décroissants. Le supplément de nourriture produite par chaque heure supplémentaire de travail - les joules d’énergie investis pour cultiver un hectare - diminue à mesure que cet investissement s’accroît. Nous assistons aujourd’hui au même phénomène avec la baisse du nombre de brevets par dollar investi dans la recherche au fur et à mesure de l’augmentation des investissements qui y sont consacrés. Cette loi des rendements décroissants semble être présente partout, note M. Tainter.

Pour continuer de croître, les sociétés doivent continuer à résoudre les problèmes à mesure qu’ils surviennent. Pourtant, chaque problème résolu signifie plus de complexité. Le succès induit une population plus nombreuse, plus de spécialistes, plus de ressources à gérer, plus d’informations à traiter - et, in fine, moins de retour sur l’argent dépensé.

Au bout du compte, estime M. Tainter, on atteint un point où toutes les énergies et les ressources à la disposition d’une société sont nécessaires uniquement pour maintenir son niveau actuel de complexité. Puis, quand le climat change ou qu’arrivent les barbares, les institutions proches du point de rupture s’effondrent et l’ordre civil avec elles. Ce qui émerge ensuite c’est une société moins complexe, organisée sur une plus petite échelle, ou qui est dirigée par un autre groupe.

M. Tainter voit dans les rendements décroissants la raison sous-jacente de l’effondrement de toutes les civilisations anciennes, des premières dynasties chinoises à la cité-Etat grecque de Mycènes. Ces civilisations utilisaient l’énergie solaire sous la forme de cultures et de récoltes de nourriture, de fourrage et de bois, ainsi que l’énergie du vent. Lorsque ces ressources ont atteints leurs limites, le système s’est brisé.

La civilisation industrielle occidentale est devenue plus grande et plus complexe que toute les précédentes grâce à l’exploitation de nouvelles sources d’énergie, notamment le charbon et le pétrole, mais elles sont limitées. On observe de plus en plus de manifestations de la loi des rendements décroissants : l’énergie nécessaire pour obtenir chaque nouveau joule de pétrole augmente et bien que la production alimentaire mondiale ne cesse de croître, une innovation constante est nécessaire pour faire face à la dégradation de l’environnement et l’évolution des parasites et des maladies - le rendement par unité d’investissement dans l’innovation est en régression. « Dans la mesure où les problèmes sont inévitables », prévient M. Tainter, « ce processus est en partie inéluctable ».

M. Tainter a-t-il raison ? Une analyse des systèmes complexes a conduit Yaneer Bar-Yam, dirigeant du Complex Systems Institute de Cambridge, Massachusetts, à la même conclusion que celle à laquelle M. Tainter est parvenue en étudiant l’histoire. Les organisations sociales deviennent sans cesse plus complexes car elles doivent traiter à la fois des problèmes d’environnement et relever les défis posés par les sociétés des pays voisins qui sont également de plus en plus complexes, explique M. Bar-Yam. Cela mène au bout du compte à un changement fondamental dans la manière dont la société est organisée.

« Pour piloter une hiérarchie, les dirigeants ne peuvent pas être moins sophistiqués que le système qu’ils pilotent », explique M. Bar-Yam. Quand la complexité augmente, les sociétés doivent ajouter de plus en plus de niveaux de gestion, mais, en fin de compte dans une hiérarchie, un individu doit tenter de conserver une vue d’ensemble, et cela commence à devenir impossible. À ce moment-là, les hiérarchies cèdent leur place à des réseaux dans lesquels la prise de décision est distribuée. Nous en sommes à ce point.

La transformation des organisations en direction des réseaux décentralisés a donné naissance à l’idée largement répandue que la société moderne est plus résistante que les anciens systèmes hiérarchiques. « Je ne prévois pas un effondrement de la société en raison de la complexité accrue », déclare le futurologue et consultant pour l’industrie Ray Hammond. « Notre force réside dans notre prise de décision très distribuée. » Ceci rend les sociétés occidentales modernes plus résistants que celles dans lesquelles la prise de décision était centralisée, comme dans l’ancienne Union soviétique.

Les choses ne sont pas aussi simples que cela, remarque Thomas Homer-Dixon, politologue à l’Université de Toronto et auteur en 2006 du livre The Upside of Down. « Initialement, l’accroissement de la connectivité et de la diversité est une aide : si un village souffre d’une mauvaise récolte, il peut se procurer de la nourriture auprès d’un autre village. »

Cependant, avec l’augmentation des connexions les systèmes en réseau deviennent de plus en plus fortement couplés. Cela signifie que les impacts des défaillances peuvent se propager : plus ces deux villages deviennent fortement dépendants l’un de l’autre et plus les deux souffriront si l’un rencontre un problème. « La complexité conduit à plus grande vulnérabilité à certains égards », explique M.Bar-Yam. « Cet aspect est assez peu compris. »

La raison en est que lorsque les réseaux deviennent toujours plus couplés, ils commencent à transmettre les chocs plutôt que de les absorber. « Les réseaux complexes qui nous relient étroitement ensemble - et transportent des personnes, des matériaux, des informations, de l’argent et de l’énergie - transmettent et amplifient tous les chocs », affirme M. Homer-Dixon. « Une crise financière, une attaque terroriste ou une épidémie provoquent presque instantanément des effets déstabilisateurs d’un bout à l’autre du monde. »

Par exemple, en 2003, de vastes régions d’Amérique du Nord et de l’Europe ont subi des coupures d’électricité, lorsque que des nœuds apparemment insignifiants des réseaux d’électricité sont tombés en panne. Et cette année, la Chine a subi une panne similaire après que de fortes chutes de neige aient endommagé les lignes électriques. Les réseaux étroitement couplés comme ceux-ci, ont le potentiel de propager les défaillances dans de nombreuses activités critique, explique Charles Perrow de l’Université de Yale, un des experts réputé sur les accidents industriels et des catastrophes.

Credit crunch

M. Perrow estime que l’interdépendance dans le système mondial de production a maintenant atteint un point où « une défaillance survenant n’importe où implique de plus en plus une défaillance partout ». C’est particulièrement vrai dans le monde des systèmes financiers, où le couplage est très serré. « Nous avons à l’heure actuelle une crise du crédit concernant un acteur majeur, les États-Unis. Les conséquences pourraient être énormes. Les réseaux qui nous relient peuvent amplifier les chocs. »

« Une société en réseau se comporte comme un organisme multicellulaire », explique M. Bar-Yam, « des défaillances aléatoires sont semblable à une ablation sur un être vivant. » Que cet être survive ou non dépend du l’organe qui est retiré. Et si nous savons de manière certaine quels sont les organes indispensables à la vie, il n’est pas évident de déterminer avant qu’il ne soit trop tard quelles sont les parties critiques dans notre civilisation à forte densité de réseau, et c’est peut-être même impossible.

« Lorsque nous procédons à cette analyse, nous constatons que presque toutes les partie sont critiques dès lors qu’elles sont gravement altérées  », observe M. Bar-Yam. « Maintenant que nous pouvons passer au crible de tels systèmes grâce à des moyens plus sophistiqués, nous découvrons qu’ils peuvent être très vulnérables. Cela signifie que la civilisation est très vulnérable. »

Que pouvons-nous donc faire ? « La question clé est de savoir si nous réussissons à réagir face aux nouvelles vulnérabilités que nous avons », explique M. Bar-Yam. Ce qui veut dire faire en sorte en tout premier lieu que notre « être vivant mondial » ne subisse pas de « blessure ». Cela peut s’avérer difficile à garantir avec les changements climatiques et les ressources mondiales de carburants et de minéraux qui s’épuisent.

Les scientifiques dans d’autres domaines avertissent eux aussi que les systèmes complexes sont sujets à effondrement. Des idées similaires sont apparues lors de l’étude des cycles naturels et des écosystèmes, à partir des travaux de Buzz Holling écologiste, à l’Université de Floride. Certains écosystèmes deviennent de plus en plus complexes au fil du temps : une nouvelle partie de la forêt grandit et se développe, des espèces spécialiste peuvent remplacer des espèces plus généraliste, la biomasse s’accumule et les arbres, les scarabées et les bactéries forment un système de plus en plus statique et de plus en plus étroitement couplé.

« Cela devient un système extrêmement efficace pour se maintenir dans une plage normale de conditions extérieures », affirme M. Homer-Dixon. Mais des conditions inhabituelles - une épidémie d’insectes, le feu ou la sécheresse - peuvent déclencher des changements dramatiques à mesure que l’impact se propage en cascade à travers le système. Le résultat final peut être l’effondrement de l’ancien écosystème et son remplacement par un nouveau, plus simple.

La mondialisation se traduit de la même façon par un couplage serré et un réglage fin de nos systèmes pour une étendue limitée de conditions, note-il. La redondance est systématiquement éliminée par les entreprises afin de maximiser les profits. Certains produits sont fabriqués par une seule usine dans le monde entier. Financièrement, c’est logique, car la production de masse maximise l’efficacité. Malheureusement, elle minimise aussi la résilience. « Nous avons besoin d’être plus sélectifs sur l’augmentation de la connectivité et de la rapidité de nos systèmes critiques », affirme M. Homer-Dixon. « Parfois, les coûts dépassent les bénéfices. »

Existe-t-il une alternative ? Pourrions-nous tenir compte de ces avertissements et commencer à redescendre prudemment l’échelle de la complexité ? M. Tainter ne connaît qu’un seul exemple de civilisation qui ait réussi à décliner sans tomber. « Après que l’empire byzantin ait perdu face aux arabes la plupart de ses territoire, il a simplifié l’ensemble de sa société. La plupart des villes disparurent, la lecture et l’aptitude au calcul ont diminué, leur économie est devenue moins monétisée, et ils sont passés d’une armée de professionnels à une milice de paysans. »

Source: Reporterre

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#15 20-10-2020 21:32:07

matou
modérateur

Re : Discovery - saison 3

Seconde présentation :

Selon Joseph Tainter, la complexité se juge au degré de différenciation/spécialisation horizontale et à la hiérarchisation verticale et se mesure en termes relatifs à l’époque et à la zone géographique analysée.
Cette thèse s’applique aussi bien à l’Empire romain qu’aux Mayas, ou bien aux Anasazis qui vivaient dans le canyon de Chaco. Par extension elle s’appliquerait également aux régimes politiques contemporains.

CRITIQUE DU PROCESSUS D’EFFONDREMENT

Dans le premier et le second chapitre, Tainter ne donne pas de définition absolue du processus d’effondrement. Il décrit cette chute par un ensemble de symptômes : une diminution de la stratification sociale, une moindre spécialisation économique, un contrôle de l’État de plus en plus lâche, moins des épiphénomènes tels que l’architecture monumentale, la réduction de la taille géographique des territoires contrôlés par des entités politiques. 

L’auteur critique les précédentes théories de l’effondrement comme trop centrées sur les faits plutôt sur l’analyse de la logique de leur enchaînement. Il présente onze théories qu’il réfute une par une. Sans citer les onze réfutations, en voici trois :

— La raréfaction des ressources naturelles

Le problème de cette thèse est qu’elle postule qu’une société complexe peut contempler, par exemple, une déforestation massive sans réaction collective (comme sur l’île de Pâques), sans prendre d’action corrective. Or, les sociétés complexes, dotées de structures administratives ou non-étatiques qui permettent l’expression d’une action collective, sont conçues pour régler des problèmes tels que la diminution des ressources (la phase Hohokam et Civano dans le Sud-Ouest des États-Unis). La dégradation de l’environnement a renforcé la complexité de la société locale.

— Les conflits avec d’autres sociétés complexes

Tainter la réfute car les preuves factuelles sont contradictoires et n’expliquent pas la chute de l’Empire romain, vaincu militairement par des sociétés beaucoup moins complexes ; encore une fois la complexité est une notion relative à l’époque et aux sociétés avoisinantes, il ne s’agit pas d’un absolu.

— Les théories mystiques


Tainter voit trois principaux problèmes dans ces théories : l’utilisation d’analogies tirées des cycles biologiques (croissance et déréliction), la dépendance envers les jugements de valeurs, les explications par la référence à des intangibles. En liminaire, les théories mystiques qui sont le mieux exprimées dans les œuvres de Toynbee et de Spengler, si elles sont séduisantes d’un point de vue littéraire, n’ont pas de valeur scientifique et empirique.

LA THÉORIE DES RENDEMENTS DÉCROISSANTS

Le principe économique utilisé par Tainter pour sa théorie générale de l’effondrement est celui des rendements décroissants, il écrit que « complexity as a strategy becomes increasingly costly and yields decreasing marginal benefits ». Cet axiome est ensuite dérivé en quatre théorèmes :

Les sociétés humaines sont des organisations servant de cadre à la résolution des problèmes.
Les systèmes socio-politiques ont besoin d’énergie pour leur maintenance.
L’augmentation de la complexité apporte avec elle une augmentation des coûts par habitant, entendus comme coûts de prestations, maintenance.
L’investissement dans la complexité comme moyen de résolution des problèmes finit toujours par atteindre un point où les rendements sont décroissants.
Comment reconnaître le moment où l’on atteint le cas décrit au théorème 4 ?

L’augmentation de la taille et la spécialisation des bureaucraties.
Le coût cumulatif des solutions pour résoudre les problèmes posés par 1)
L’augmentation du coût du maintien de l’ordre et de la paix sociale.
L’augmentation de la pression fiscale pour payer le 2) ainsi que le 3)
Agrandissements des investissements de l’autorité centrale dans des activités ayant pour fonction de confirmer la légitimité du gouvernement (travaux publics, santés, pains et cirques) pour combattre l’impopularité due au 4)
Tainter discute l’interaction de ces 4 théorèmes à travers plusieurs exemples de sociétés complexes dans des domaines aussi variés que l’agriculture, la santé, l’éducation et le contrôle socio-politique à l’aide de nombreux ensembles de données. Particulièrement troublante est sa théorie des rendements décroissants dans l’éducation : celle-ci ne crée pas de la richesse, c’est en réalité l’inverse.

L’inconvénient de ces ensembles de données (outre qu’ils commencent à être datés) est de manquer de commentaires, ce qui empêche le lecteur de juger de la pertinence de la théorie générale de l’auteur et de la solidité des quatre théorèmes développés.

LA PREUVE PAR L’EXEMPLE

Après avoir détaillé sa théorie générale sur certains aspects de la société issue de la révolution industrielle, Tainter décrit l’effondrement de trois sociétés anciennes : l’Empire romain, les Mayas, et la société du canyon de Chacoa situé dans le sud-ouest des États-Unis.

À travers ces cas, il fait les observations suivantes : l’augmentation des coûts arrive relativement tardivement et précède l’effondrement. Elle est supportée par une population de plus en plus restreinte et déjà affaiblie par des rendements décroissants, et les peuples situés à la périphérie deviennent prédominants suite à l’effondrement des sociétés anciennes et plus complexes.

Sous sa forme monarchique, républicaine puis impériale Rome aura vécu plus de mille ans. Cependant le déclin démarre à partir de la mort de Marc-Aurèle et sur une période d’environ 140 années.

Comment Tainter décrit ce processus ? Durant ces 140 ans, l’Empire romain a dû faire face à la nécessité de faire fonctionner son organisation par sa propre production, sans compter sur de nouvelles conquêtes qui finançaient jusqu’alors le renforcement de sa complexification (administration, réseau routier).

Lorsqu’il n’a pu continuer à financer sa complexification par de nouvelles conquêtes, il a dû augmenter sa pression fiscale pour maintenir le même niveau d’organisation et assurer la sécurité de territoires vastes à complexifier, empêchant ainsi l’émergence de cette nécessaire production intérieure.

Plus la pression était forte et l’hétérogénéité de population importante, plus il a dû faire face à des comportements asociaux et à une dégradation du civisme. Pour la compenser, il a dû renforcer son appareil administratif, son armée, augmentant les coûts. C’est une boucle de rétroaction négative.

L’EFFONDREMENT N’EST PAS UN CHAOS

Selon Tainter la rapide expansion de Rome a été facilitée par des boucles de rétroactions positives (conquête => infusion de ressources) qui deviennent par la suite négatives, lorsque le quatrième théorème exposé plus haut commence à s’appliquer. L’organisation devient coercitive et toute puissante.

Le transfert de la communauté de proximité au marché, puis du marché à l’État, est une tendance lourde d’une société en voie de complexification. Mais aujourd’hui comme dans le passé les mêmes causes produisent les mêmes effets.

Lorsque les charges et taxes augmentent et que l’État, en contrepartie, ne peut plus fournir le même niveau de prestation, l’incivilité augmente aussi et les coûts de fonctionnement de l’État en sont encore augmentés, ce qui rétroagit sur tout le reste (on en revient aux 4 théorèmes) : maîtrise des frontières, lutte contre le crime organisé, délinquance, efforts pour échapper à l’impôt, baisse du niveau de l’enseignement, dégradation des compétences.

À partir de l’application de sa théorie des rendements décroissants et de ses implications, Tainter écrit que l’effondrement n’est pas une chute dans un chaos primordial mais un retour à une complexité moindre.

Source Contrepoint

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#16 20-10-2020 21:34:22

matou
modérateur

Re : Discovery - saison 3

Ceci pour poser une base de réflexion pour appréhender  comment les scénaristes ont pensé cet effondrement (en accord avec ce modèle, en accord avec un autre ou sans réel recherche et réflexion historico-politico-économiques)

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#17 21-10-2020 12:12:33

Guigui le gentil
membre

Re : Discovery - saison 3

Passionnant, merci matou.

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#18 22-11-2020 02:45:25

Pok
vétéran

Re : Discovery - saison 3

Voilà qui est bien mystérieux:
https://twitter.com/BurnettRM/status/13 ? 2467856396
https://twitter.com/BurnettRM/status/13 ? 4393502722

Dernière modification par Pok (22-11-2020 03:11:00)


♫ space maybe the final frontier but it's made in a Hollywood basement ♫

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#19 22-11-2020 04:54:18

matou
modérateur

Re : Discovery - saison 3

Ok y'a de l'univers mirroir et pas que. Du gros reboot aussi.

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#20 22-11-2020 13:18:20

scorpius
Nowhere Man

Re : Discovery - saison 3

Ca va donc tourner autours du Gardien de l'éternité et ce serait un retcon digne du Timeless Child dans Doctor Who. Ca promet, miam!


What I admire most about your art, is its universality. You do not say a word and yet, the world understands you!
Albert Einstein
Its true, but your fame is even greater! The world admires you, when nobody understands you!
Charlie Chaplin

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#21 22-11-2020 13:41:47

matou
modérateur

Re : Discovery - saison 3

Ou Michael qui redéfinit la Time Line ça vend du rêve.
Mais au moins enfin on pourra mettre ça dans un bac à sable.
Mais attention. Soit c’est le meilleur de la Kelvin cad que l’on a une autre Time Line. Soit le pire, que Dis défonce toute la ligne temporelle de la saga à son profit.

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#22 22-11-2020 14:34:59

Guigui le gentil
membre

Re : Discovery - saison 3

De quoi il s'agissait ?

This Tweet is unavailable.

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#23 22-11-2020 14:40:50

matou
modérateur

Re : Discovery - saison 3

Guigui le gentil a écrit :

De quoi il s'agissait ?

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Quelqu’un de bien informé et qui a du avoir accès à des sources fiables généralement, explique que le double épisode du 9, a de quoi rendre en colère par ce qu’il va mettre en œuvre au niveau de l’univers.

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#24 22-11-2020 17:26:59

scorpius
Nowhere Man

Re : Discovery - saison 3

Oh... just you wait... the @StarTrekRoom, with the  two-parter "Terra Firma", have finally crossed multiple lines... across time and space... and even universes, Harlan Ellison... would not be pleased.
TNG, DS9, VOY and ENT all stayed away from a big piece of Trek canon. DSC goes there... and... utterly ruins it... turning it into Dr... oh... no... wait. You'll have to see it for yourself. #TerraFirmaPT2

Dernière modification par scorpius (22-11-2020 17:28:12)


What I admire most about your art, is its universality. You do not say a word and yet, the world understands you!
Albert Einstein
Its true, but your fame is even greater! The world admires you, when nobody understands you!
Charlie Chaplin

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#25 22-11-2020 21:03:17

dl500
TOS Forever

Re : Discovery - saison 3

J'ai compris le sens mais ne connaissant pas l'auteur... C'est une critique, une menace, un spoil ?
Et TOS n'est pas cité ?


L'être humain a deux vies. La seconde commence quand il se rend compte qu'il n'en n'a qu'une...

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