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#1 22-10-2011 02:37:36

yrad
admin

Batman : le (premier) super-héros sans super-pouvoir

Autant que l'Homme d'acier, le Champion à la cape créé par Bob Kane et Bill Finger en 1939 mérite son propre topic.


« Science fiction is the most important literature in the history of the world, because it's the history of ideas, the history of our civilization birthing itself. Science fiction is central to everything we've ever done, and people who make fun of science fiction writers don't know what they're talking about. »
Feu Ray Bradbury

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#2 12-11-2011 13:53:26

Buckaroo
Gotta Light ?

Re : Batman : le (premier) super-héros sans super-pouvoir

En réponse à ce post

scorpius a écrit :

Quand à Supes par Snyder & Nolan, je preféres ne pas y penser...déjà que Nolan m'a massacré Batman, je suis pas loin de préféré les
films de Schumacher !

N'abusons pas , bien qu'étant de " fade " adaptation de comic book, les Batman de Nolan sont avant tout  d'excellent films, des blockbusters intelligent_ Trop rare pour ne pas être souligné.
J'attend vraiment The Dark Knight Rise pour voir ou Nolan veut aller & me faire un avis définitif sur la chose..

Néanmoins je préférerais toujours ceux de Tim Burton pour leur richesses picturales, et en particulier Batman Returns  bien tordu et déviant comme un conte.

Et j'ai bien plus pris mon pied, avec Batman : Arkham Asylum & Arkham City, qu'avec les films pseudo-réaliste et dépressif de Nolan !

Marre des films d'origines ! C'est bon tout le monde connaît Batman, le pourquoi du comment, pareil pour Superman , pareil pour Spider-Man.. Faut arrêter avec ces reboots à la con en la matière.. Je ne sais même pas si je vais me déplacer pour Amazing Spider-Man!  Me raconter la même histoire , alors que Sam Raimi me l'a si bien fait auparavant.. Non c'est vraiment naze.

Donc au lieu de rebooter Batman aprés Nolan ( refaire une "origin story" roll ) , autant puiser son inspiration sur ces excellents jeux au succès colossal.

PS: je vous vois arriver avec "Buckaroo la girouette" wink . Star Trek , il n'y a jamais eut d'histoire d'origine pour la Série Originale, & ça ne me déplaîrait non plus de connaître les "années Stargazer" de Picard. Quand à l'excuse de l'univers alternatif, je pense sincèrement que c'est vitale pour relancer la machine, une parfaite excuse, un peu comme les regénérations du Docteur Who.. Cycliquement, Star Trek se doit de faire "peau neuve".


TrekCoreSig_Picard.jpg

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#3 12-11-2011 14:09:29

scorpius
Nowhere Man

Re : Batman : le (premier) super-héros sans super-pouvoir

Le probléme des films de Nolan c'est que j'y retrouve pas LE Batman, celui de Tim Burton, de The Animated Series ou bien sur des
Comics
Quand je dis que je préféres les films de Shumacher, c'est bien sur de la provoc', mais je les trouves pas vraiment plus nul que ceux de Nolan,
qui aura été finalement aussi irrespectueux envers Batou que Shumacher ! ( Mais pour d'autre raison )

Chose amusante, beaucoup ont crachés sur Batman Returns, pour avoir mis en avant les méchants
Alors que franchement, The Dark Knight aurait pu s'appelé The Joker...et je cherches dans les films de Nolan ou se trouve
"le plus grand détective du monde"et ils sont d'une laideur !!! au moins avec leurs cotés "art-déco fluo"
les films de Shumacher avaient une vraie indentité visuelle ( aprés on aime...ou pas )

Et pour The Dark Knight Rises, quand je vois que le venin de Bane c'est le puits de Lazare...

Dernière modification par scorpius (12-11-2011 15:59:11)


What I admire most about your art, is its universality. You do not say a word and yet, the world understands you!
Albert Einstein
Its true, but your fame is even greater! The world admires you, when nobody understands you!
Charlie Chaplin

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#4 12-11-2011 15:09:40

Warp 9
membre

Re : Batman : le (premier) super-héros sans super-pouvoir

J'suis partagé avec les Batman de Nolan..... Batman Begins j'ai embarqué mais pas avec The Dark Knight qui aurait effectivement du s'intituler "The Killer Clown" ou un truc du genre......


“On vit à une époque ou l'on tend à ignorer, voir renier les actions progressistes d'hier dans le but de véhiculer l'idée fictive & dangereuse que nous vivons dans un monde pourris par la haine. Si même Star Trek, la franchise la plus progressiste qui soit, ne peut pas prendre ses distance face à cette ré-criture de la culture populaire & de l'Histoire je crains sérieusement pour l'avenir."

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#5 12-11-2011 15:55:08

mypreciousnico
Who ?

Re : Batman : le (premier) super-héros sans super-pouvoir

Oui, de même. J'avais trouvé "Begins" plutôt pas mauvais, même si un peu long.

Mais alors "The Dark Knight", j'ai eu déjà plus de mal et j'ai été très déçu...

Il faut dire que je l'ai vu en retard, presque un an après la sortie. 1 année pendant laquelle je me suis fait pratiquement harceler pour voir ce film, mes attentes envers lui gonflant en même temps que ma patience diminuait...

Je ne suis pas d'accord avec toi Buck. C’est effectivement une adaptation assez fade d'un comic book (de superhéros), mais finalement assez proche de l'univers "roman graphique" (mon dieu que je hais ce terme, la prétention qui s'en dégage) à la Franck Miller. En ce sens, j'imagine que le film est réussi.
Mais, de mon point de vue, ça n’est pas un bon film non plus.
L’action me parait empesée, la noirceur artificielle. Bale (un acteur que j'aime bien) est totalement absent dans son interprétation de Wayne, monolithique, inexpressif...chiant.
Le méchant est absolument formidable, extrêmement bien interprété. Seulement oui, il vole la vedette à Batman, et passé un moment ses pitreries psychologiques m'ont lassés (comme souvent dans le Dark'n'gritty d'ailleurs).
Heureusement, il y a Michael Caine qui apporte un peu de sa malice en cours de route...

Au final le film vogue dans ses nuances de gris (graphique et psychologiques) c'est triste et fade, sans saveur, sans couleurs, propre et bien repassé, comme la quasi totalité des films de Nolan. Voila un cinéaste qui n’est pas mauvais mais extrêmement froid dans ses mise en scènes, dans les choix graphiques de ses films. Un cinéma sec.

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#6 13-11-2011 22:42:48

yrad
admin

Re : Batman : le (premier) super-héros sans super-pouvoir

En prenant la défense de The Dark Knight, je vais aller à contre-courant de ce topic, mais toutefois pas du public et de la presse - ayant proprement ovationné le film de Christopher Nolan. p

Une fois n'est pas coutume, je me range à l'avis de la majorité ! J'estime que The Dark Knight est une réussite totale, non seulement en tant que film, mais également en tant que Batman.

Tout à l'inverse de Star Trek (univers d'emblée incarné et en constante expansion durant 40 ans), le concept du reboot est dans les gènes des comics, qui se cannibalisent mutuellement, et qui survivent dans l'imaginaire collectif par la dynamique de la pluri-adaptation perpétuelle.
En ce sens, il y a eu autant de Batman que d'auteurs. Et Christopher Nolan n'était pas moins fondé que tous ses prédécesseurs – successivement Lambert Hillyer, Bob Kane himself, Tim Burton, Paul Dini, Joel Schumacher, Tim Maltby, Toshihiko Masuda, Bob Goodman, Boyd Kirkland, J.D. Murray (et j'en passe) – à le porter à l'écran.
Bien entendu, chacun est libre d'adouber ou de désavouer le parti pris de Nolan. Mais objectivement, le grand mérite de Nolan est de s'être justement pourvu d'un vrai parti pris, suffisamment personnel pour se démarquer de ses nombreux prédécesseurs. Car un remake (ou une nouvelle adaptation) n'est légitime que si elle apporte quelque chose de nouveau ou d'original.

On reproche souvent à The Dark Knight d'être froid et sec, de souffrir d'un Christian Bale trop effacé, de s'être délesté de toute la fantaisie baroque de ses comics inspirateurs, et d'être aussi dark que les univers graphiques de Frank Miller (voire de Todd McFarlane).
Et c'est tout à fait exact. Mais ce sont justement autant d'excellents points !
Car la froideur et la sécheresse sont les plus puissants vecteurs d'émotion (et de polarisation) au cinéma, Batman a toujours été charismatique par ses actes et non par son être, l'anti-fantaisie permet pour la première fois à Batman d'entrer par la grande porte dans le monde réel (à l'instar de la première saison de la série Heroes), et le pessimisme dark 'n' gritty était contenu en germe dans les comics de Bob Kane et de Bill Finger (il faut les relire, notamment pour la description qui est faite de Gotham City).

A la faveur de l'air du temps (et de la mode), Christopher Nolan a simplement exacerbé certaines des composantes – cyniques, désespérantes, réalistes tout simplement - du Batverse, largement absentes des adaptations audiovisuelles précédentes. Et il l'a fort bien fait. Aussi bien cinématographiquement que scénaristiquement.

A titre personnel, The Dark Knight m'a fait le même effet (voluptueux) que Superman Returns, parce que les deux films ont su saisir certaines quintessences – un peu occultées en audiovisuel - des univers (si différents) de leurs super-héros respectifs.


« Science fiction is the most important literature in the history of the world, because it's the history of ideas, the history of our civilization birthing itself. Science fiction is central to everything we've ever done, and people who make fun of science fiction writers don't know what they're talking about. »
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#7 13-11-2011 23:13:16

mypreciousnico
Who ?

Re : Batman : le (premier) super-héros sans super-pouvoir

yrad a écrit :

Tout à l'inverse de Star Trek (univers d'emblée incarné et en constante expansion durant 40 ans), le concept du reboot est dans les gènes des comics, qui se cannibalisent mutuellement, et qui survivent dans l'imaginaire collectif par la dynamique de la pluri-adaptation perpétuelle.

Oui, c'est le principe de l'univers comics (du moins de superheros, qui reste un genre à part) de se rebooter lui-même en permanence, chaque histoire, chaque héros prenant souvent place simultanément dans des univers multiples, qui se rencontrent même parfois :)

Le comics ne reculent d'ailleurs devant rien, faisant souvent ce rencontrer des univers aux antipodes l'un de l'autre (le cross-over X-men/Star Trek, ou "Batman vs Aliens", récemment paru en France...).

Dans le cas d'une œuvre ancienne et mythique comme Batman, le ton à plusieurs fois changé.

yrad a écrit :

Bien entendu, chacun est libre d'adouber ou de désavouer le parti pris de Nolan. Mais objectivement, le grand mérite de Nolan est de s'être justement pourvu d'un vrai parti pris, suffisamment personnel pour se démarquer de ses nombreux prédécesseurs. Car un remake (ou une nouvelle adaptation) n'est légitime que si elle apporte quelque chose de nouveau ou d'original.

Oui, et si je doit concéder à Nolan une réussite majeure dans sa vision de Batman, c'ets bien d'avoir réussi à s'en approprier l'univers. Les deux Batman sont parfaitement cohérents dans sa filmographie.

yrad a écrit :

On reproche souvent à The Dark Knight d'être froid et sec, de souffrir d'un Christian Bale trop effacé, de s'être délesté de toute la fantaisie baroque de ses comics inspirateurs, et d'être aussi dark que les univers graphiques de Frank Miller (voire de Todd McFarlane).

L'univers de McFarlane est sombre, c'est une évidence, mais en aucun cas sec comme peu l'être l'univers développé dans "The Dark Knight".
La comparaison tiens avec Miller (et pour cause :) ), pas avec McFarlane pour moi (pour la version de Nolan hein, pour le reste le fils de l'enfer et Batman partagent plus d'un point commun et se sont d'ailleurs déjà rencontrés)


yrad a écrit :

Car la froideur et la sécheresse sont les plus puissants vecteurs d'émotion (et de polarisation) au cinéma, Batman a toujours été charismatique par ses actes et non par son être, l'anti-fantaisie permet pour la première fois à Batman d'entrer par la grande porte dans le monde réel (à l'instar de la première saison de la série Heroes), et le pessimisme dark 'n' gritty était contenu en germe dans les comics de Bob Kane et de Bill Finger (il faut les relire, notamment pour la description qui est faite de Gotham City).

Oui, le pessimiste sombre, la dark attitude fait partie intégrante de cet univers depuis le début.
Batman se bas, après tout dans un univers complètement rongé par la corruption la plus odieuse, la plus viscérale. J'ai un peu plus de mal à voir le rapprochement avec "Heroes" en revanche...J'ai toujours trouvé cet univers (saison 1 bien entendu, que j'avais trouvé absolument géniale à l'époque) assez coloré justement, dans une imagerie comic book très classique et parfaitement voulue comme telle. "Kick Ass" me parait d'ailleurs devoir beaucoup à "Heroes", visuellement parlant.

Le problème que je vois à la sécheresse de ton, c'est qu'elle agit chez moi comme vecteur de distanciation de l'action (mes gouts personnels) en tant que tel, je ne suis pas impliqué de quelques manière que ça soit et je me retrouve à considérer froidement ce qui n’est plus qu'un défilement d'images.

yrad a écrit :

A la faveur de l'air du temps (et de la mode), Christopher Nolan a simplement exacerbé certaines des composantes – cyniques, désespérantes, réalistes tout simplement - du Batverse, largement absentes des adaptations audiovisuelles précédentes.

Oui, bien d'accord avec ça.
J'irais même plus loin, ce sont des composantes largement et ouvertement présentes dans nombre des aventures de Batman en BD.

Je n'aime donc pas les adaptations de Batman par Nolan. A la décharge du cinéaste je n'ai jamais été très attiré par Batman, que ça soit le comics original, les variatiuons qui en ont été faites ou les différentes adaptations. Que ça soit la série vintage (avec les paf et les pouf graphiques à l'écran)  que j'ai regardé quand j'étais gosse, ou le film de Burton.

J'avoue quand même posséder une certaine affection pour la série animée des année 90 et son style graphique stylisée, son ambiance extrêmement sombre et poisseuse :
http://www.youtube.com/watch?v=lEx9r5enZsk

Probablement la seule déclinaison de Batman que j'apprécie vraiment, bien supérieure à lé version animée plus récente.

Je précise aussi que dans mon entourage hors web, je suis l'un des seul à ne pas avoir aimé "The Dark Knight" (et l'un des seul à avoir apprécié Begins, paradoxalement)...Du coup, je me dit que ça doit être moi, je doit avoir prit le film de la mauvais manière. Je projette depuis des mois de le revoir, à tête reposée, mais les occasions ont manqués...

Dernière modification par mypreciousnico (13-11-2011 23:16:02)

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#8 14-11-2011 00:12:49

Warp 9
membre

Re : Batman : le (premier) super-héros sans super-pouvoir

"Batman : le super-héros sans super-pouvoir"

Déclaration un peu exagéré tant qu'à moi.

Laissez moi citer un extrait de "Kick-Ass"....

- "Bruce Wayne, he don't have any super powers."
- "No but he have all sorts of expansive shit that doesn't even exist"

Peut pas mieux résumer. Remarquez que çà s'apliquerait aussi à Tony Stark........: cool :

Dernière modification par Warp 9 (14-11-2011 00:22:46)


“On vit à une époque ou l'on tend à ignorer, voir renier les actions progressistes d'hier dans le but de véhiculer l'idée fictive & dangereuse que nous vivons dans un monde pourris par la haine. Si même Star Trek, la franchise la plus progressiste qui soit, ne peut pas prendre ses distance face à cette ré-criture de la culture populaire & de l'Histoire je crains sérieusement pour l'avenir."

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#9 14-11-2011 01:29:12

scorpius
Nowhere Man

Re : Batman : le (premier) super-héros sans super-pouvoir

A la différence de Mypreciousnico, je suis un grand fan du Caped Crusader
Et j'éprouves pour les films de Nolan, la même aversion que pour ST2009.

C'est une négation total de tout ce que j'aime chez Batman...je comprends le parti pris de Nolan de vouloir ancré
ses films dans une certaine réalité, mais contrairement à un Singer, il ne parvient pas à rendre cela interessant,
c'est lourd, moche et chiant au possible !

La seule chose que semble avoir retenue Nolan, du personnage c'est qu'il est effrayant pour la pègre.

Oui, mais son intelligence, ses capacités de déduction digne de Holmes, ces gadgets super cool et le fait que de temps en temps
il prend plaisir à foutre leurs branlés au criminels...je cherches encore( Nolan, semble incapable de réalisé
une baston correcte ),
Des défauts déjà presents, dans les autres adaptations cinématographique.
Mais Burton, compensa cela par un univers vraiment adapté au Dark Knight !

Alors que les films de Nolan sont juste triste...il n'y a aucun panache. Bordel, c'est Batman ...

Dernière modification par scorpius (14-11-2011 12:23:31)


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#10 14-11-2011 14:12:10

yrad
admin

Re : Batman : le (premier) super-héros sans super-pouvoir

scorpius a écrit :

A la différence de Mypreciousnico, je suis un grand fan du Caped Crusader
Et j'éprouves pour les films de Nolan, la même aversion que pour ST2009.

Je suis aussi un fan des comics de Batman (y compris les tous premiers).
Mais par-delà les goûts, il y a une énorme différence entre le Batman de Nolan et le ST d'Abrams : le premier possède toute légitimité à proposer SA vision de Batman, car une telle démarche est consubstantielle du Batverse (ou plutôt des nombreux Batverses) ; mais le second n'avait aucune légitimité à rebooter ST car cette approche est antinomique du Trekverse en expansion.

scorpius a écrit :

C'est une négation total de tout ce que j'aime chez Batman...je comprends le parti pris de Nolan de vouloir ancré
ses films dans une certaine réalité, mais contrairement à un Singer, il ne parvient pas à rendre cela interessant,
c'est lourd, moche et chiant au possible !

Ce ressenti est très subjectif.
Je trouve au contraire le Batman de Nolan beau, jouissif, passionnant. Lourd certes, mais dans le sens pesant - une pesanteur qui sied à merveille à la gravité de cet univers.

scorpius a écrit :

La seule chose que semble avoir retenue Nolan, du personnage c'est qu'il est effrayant pour la pègre.

Oui, mais son intelligence, ses capacités de déduction digne de Holmes, ces gadgets super cool et le fait que de temps en temps
il prend plaisir à foutre leurs branlés au criminels...je cherches encore( Nolan, semble incapable de réalisé
une baston correcte ),
Des défauts déjà presents, dans les autres adaptations cinématographique.
Mais Burton, compensa cela par un univers vraiment adapté au Dark Knight !

Les bastons chez Nolan sont justement délibérément moins chorégraphiées que chez ses concurrents (et prédécesseurs), ce qui les rend beaucoup plus réalistes.
Et le (personnage) Batman de Nolan n'est pas moins intelligent que celui de Burton ! Simplement chez Nolan, le prix de la victoire est plus élevé, en terme d'implication et de sacrifice.

scorpius a écrit :

Alors que les films de Nolan sont juste triste...il n'y a aucun panache. Bordel, c'est Batman ...

Justement, Nolan a délesté Batman de ce panache comicsien. C'est le prix du réalisme.
Evidemment, je comprends que cela puisse frustrer et même énerver. Mais pour ma part, j'ai adoré rencontrer un Batman "monde réel compatible". p


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#11 14-11-2011 14:15:37

yrad
admin

Re : Batman : le (premier) super-héros sans super-pouvoir

Warp 9 a écrit :

"Batman : le super-héros sans super-pouvoir"

Déclaration un peu exagéré tant qu'à moi.

Laissez moi citer un extrait de "Kick-Ass"....

- "Bruce Wayne, he don't have any super powers."
- "No but he have all sorts of expansive shit that doesn't even exist"

Peut pas mieux résumer. Remarquez que çà s'apliquerait aussi à Tony Stark........: cool :

Oui. Mais ça s'applique également à n'importe quel SF conjecturale (et archéo-futuriste). wink

J'entendais super-pouvoir dans son acception première, c'est à dire impliquant des aptitudes physiologiques.
Donc à distinguer de la magie (fantasy) et de la technologie (hard SF).
Et pour bien faire, à distinguer également des super-aptitudes inhérentes aux seuls extra-terrestres (comme dans ST ou dans Superman).


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#12 14-11-2011 14:17:13

yrad
admin

Re : Batman : le (premier) super-héros sans super-pouvoir

mypreciousnico a écrit :

Oui, c'est le principe de l'univers comics (du moins de superheros, qui reste un genre à part)

J'apprécie que tu fasses la distinction entre comics et super-héros, le premier étant l'holonyme du second. Je ne cesse de le rappeler à qui veut l'entendre depuis des années...
Réduire les comics aux super-héros, ce serait comme de réduire le franco-belge au mainstream (Astérix, Tintin, les Schtroumpfs...).

mypreciousnico a écrit :

Le comics ne reculent d'ailleurs devant rien, faisant souvent ce rencontrer des univers aux antipodes l'un de l'autre (le cross-over X-men/Star Trek, ou "Batman vs Aliens", récemment paru en France...).

Oui, c'est aussi à ça que je faisais référence par auto-cannibalisation...

mypreciousnico a écrit :

Dans le cas d'une œuvre ancienne et mythique comme Batman, le ton à plusieurs fois changé.

Et comment ! Un mécanisme participant tellement de la nature intrinsèque de l'esprit comics-super-héros qu'aucun reboot n'est a priori illégitime...

mypreciousnico a écrit :

L'univers de McFarlane est sombre, c'est une évidence, mais en aucun cas sec comme peu l'être l'univers développé dans "The Dark Knight".
La comparaison tiens avec Miller (et pour cause smile ), pas avec McFarlane pour moi (pour la version de Nolan hein, pour le reste le fils de l'enfer et Batman partagent plus d'un point commun et se sont d'ailleurs déjà rencontrés)

La comparaison avec McFarlane est bien sûr borderline (d'où mon "voire"). Leurs tons et leurs propos diffèrent totalement, mais malgré tout Spawn et Batman ont les ténèbres en partage.

mypreciousnico a écrit :

Oui, le pessimiste sombre, la dark attitude fait partie intégrante de cet univers depuis le début.
Batman se bas, après tout dans un univers complètement rongé par la corruption la plus odieuse, la plus viscérale. J'ai un peu plus de mal à voir le rapprochement avec "Heroes" en revanche...J'ai toujours trouvé cet univers (saison 1 bien entendu, que j'avais trouvé absolument géniale à l'époque) assez coloré justement, dans une imagerie comic book très classique et parfaitement voulue comme telle.

L'analogie entre le Batman de Nolan et Heroes ne porte pas sur le pessimisme dark en lui-même, mais sur le réalisme, ou plus exactement la conformité avec notre réalité... autorisant ainsi l'intrusion du super-héroïsme avec une crédibilité inédite (en audiovisuel du moins).
Certes Heroes s'est rapidement épuisée en virant au soap (toujours le même problème avec les séries des années 2000... roll), mais malgré tout, elle a conservé une qualité minimale jusqu'au bout, et je ne me suis pas fait prier pour suivre ses quatre saisons.
Toutefois, quelle que soit ses audaces initiales d'intégration des superpouvoirs à la réalité (merci au passage à Rising Stars de JMS que Tim Kring n'a hélas jamais crédité), Heroes aura été précédée de deux ans par une série bien plus audacieuse qu'elle : The 4400 ! Vrai chef d'œuvre de bout en bout, cette série-là aura réussi à s'intéresser au super-héroïsme et aux superpouvoirs en se délestant de toute l'imagerie comicsienne, ainsi que de ses mécanismes et de sa philosophie ! Ce qui n'a finalement rien d'étonnant lorsqu'on sait que ses principaux auteurs étaient des vétérans de Star Trek.

mypreciousnico a écrit :

Le problème que je vois à la sécheresse de ton, c'est qu'elle agit chez moi comme vecteur de distanciation de l'action (mes gouts personnels) en tant que tel, je ne suis pas impliqué de quelques manière que ça soit et je me retrouve à considérer froidement ce qui n’est plus qu'un défilement d'images.

J'ai la réaction exactement inverse. Depuis que j'en ai découvert sa force conceptuelle dans mes lectures d'Anton Tchekhov, je ne jure que par la distanciation. Elle participe - à mes yeux - de la qualité première de n'importe quelle œuvre, littéraire ou audiovisuelle. 

mypreciousnico a écrit :

Oui, bien d'accord avec ça.
J'irais même plus loin, ce sont des composantes largement et ouvertement présentes dans nombre des aventures de Batman en BD.

Ah mais, c'est exactement ce que je pense et que j'écrivais finalement plus haut (mais sans insister autant que toi wink) !
Nolan a simplement été le premier à porter cette réalité-là à l'écran en live. Et je lui en sais gré. big_smile

mypreciousnico a écrit :

Je n'aime donc pas les adaptations de Batman par Nolan. A la décharge du cinéaste je n'ai jamais été très attiré par Batman, que ça soit le comics original, les variatiuons qui en ont été faites ou les différentes adaptations. Que ça soit la série vintage (avec les paf et les pouf graphiques à l'écran)  que j'ai regardé quand j'étais gosse, ou le film de Burton.

J'avoue quand même posséder une certaine affection pour la série animée des année 90 et son style graphique stylisée, son ambiance extrêmement sombre et poisseuse :
http://www.youtube.com/watch?v=lEx9r5enZsk

Probablement la seule déclinaison de Batman que j'apprécie vraiment, bien supérieure à lé version animée plus récente.

De la même façon que je suis passionné de BD européennes et de mangas, je suis un mordu de comics... mais non super-héroïques (hélas peu connus en France). Il existe toutefois quelques exceptions dans mon Panthéon d'appréciation, et les univers de Superman et de Batman en font partie (alors que par exemple Spiderman m'indiffère, et même me gonfle).
Maintenant, certaines composantes de Batman me séduisent plus que d'autres, et au nombre d'entre elle, la désespérance profonde de son univers. En ce sens, les seules adaptations audiovisuelles qui m'aient vraiment plu à ce jour sont la série animée Batman (1992-1995) de Paul Dini (comme toi wink), et les films de Nolan qui en constituent le parfait alter-ego live.
Bon accessoirement, j'ai une certaine affection pour la série live de 1966, de par son caractère auto-parodique totalement assumé.
En revanche, je n'ai jamais beaucoup aimé les Batman de Tim Burton, dont je salue néanmoins la tentative d'unification du panache comicsien et du pessimisme.

mypreciousnico a écrit :

Je précise aussi que dans mon entourage hors web, je suis l'un des seul à ne pas avoir aimé "The Dark Knight" (et l'un des seul à avoir apprécié Begins, paradoxalement)...Du coup, je me dit que ça doit être moi, je doit avoir prit le film de la mauvais manière. Je projette depuis des mois de le revoir, à tête reposée, mais les occasions ont manqués...

Il existe une parfaite unité de style et de ton entre Batman Begins et The Dark Knight.

De mon côté, je n'ai pas apprécié du premier coup The Dark Knight, mais pour de toutes autres raisons ! En fait, j'éprouve toujours une aversion instinctive envers les œuvres couronnées par la critique et le public. Mais je fais néanmoins un constant effort pour lutter contre mes tendances anti-majoritaristes viscérales. Et en revoyant tranquillement The Dark Knight en Blu-ray - la liesse obligatoire passée -, il m'a bien fallu reconnaître que c'est un superbe film. J'ai été tout particulièrement sensible à sa fin, proprement exceptionnelle. Elle est d'ailleurs pour beaucoup dans l'enthousiasme critique.


« Science fiction is the most important literature in the history of the world, because it's the history of ideas, the history of our civilization birthing itself. Science fiction is central to everything we've ever done, and people who make fun of science fiction writers don't know what they're talking about. »
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#13 14-11-2011 22:15:05

mypreciousnico
Who ?

Re : Batman : le (premier) super-héros sans super-pouvoir

yrad a écrit :
mypreciousnico a écrit :

Oui, c'est le principe de l'univers comics (du moins de superheros, qui reste un genre à part)

J'apprécie que tu fasses la distinction entre comics et super-héros, le premier étant l'holonyme du second. Je ne cesse de le rappeler à qui veut l'entendre depuis des années...
Réduire les comics aux super-héros, ce serait comme de réduire le franco-belge au mainstream (Astérix, Tintin, les Schtroumpfs...).

Ah mais je suis complètement d'accord !  Il existe aujourd'hui un amalgame malheureux entre histoires de Superhéros et comics...
Alors que le comics, c'est tout simplement la BD aux US. Les bandes de Barks sur Picsou sont tout autant du comics que Captain America ou Batman.


yrad a écrit :
mypreciousnico a écrit :

Dans le cas d'une œuvre ancienne et mythique comme Batman, le ton à plusieurs fois changé.

Et comment ! Un mécanisme participant tellement de la nature intrinsèque de l'esprit comics-super-héros qu'aucun reboot n'est a priori illégitime...

Ce qui est amusant d'ailleurs, c'est que la notion de reboot dans le comics n'est pas forcément la garantie que les deux versions de l'univers ne vont pas se rencontrer lol

Il y a aussi le reboot déguisé, à l'image de ce que vient de faire McFarlane sur Spawn, une manière de dire que l'histoire ne s'arrêtera jamais.

yrad a écrit :
mypreciousnico a écrit :

L'univers de McFarlane est sombre, c'est une évidence, mais en aucun cas sec comme peu l'être l'univers développé dans "The Dark Knight".
La comparaison tiens avec Miller (et pour cause smile ), pas avec McFarlane pour moi (pour la version de Nolan hein, pour le reste le fils de l'enfer et Batman partagent plus d'un point commun et se sont d'ailleurs déjà rencontrés)

La comparaison avec McFarlane est bien sûr borderline (d'où mon "voire"). Leurs tons et leurs propos diffèrent totalement, mais malgré tout Spawn et Batman ont les ténèbres en partage.


Oui, les univers (visuels) sont très proches, les comparaisons sont d'ailleurs fréquentes et McFralane a expressément rendu hommage à Batman dans ses premiers numéros, par les poses de son personnage, entre autres.
Mais la comparaison ne concerne pas à mon avis les films de Nolan. Spawn possède une noirceur humide, contrefaite et répugnante, bien que fascinante et morbide. Ce qui n’est pas le cas de l’œuvre de Nolan ou la noirceur est d'un genre différent.

yrad a écrit :
mypreciousnico a écrit :

Oui, le pessimiste sombre, la dark attitude fait partie intégrante de cet univers depuis le début.
Batman se bas, après tout dans un univers complètement rongé par la corruption la plus odieuse, la plus viscérale. J'ai un peu plus de mal à voir le rapprochement avec "Heroes" en revanche...J'ai toujours trouvé cet univers (saison 1 bien entendu, que j'avais trouvé absolument géniale à l'époque) assez coloré justement, dans une imagerie comic book très classique et parfaitement voulue comme telle.

L'analogie entre le Batman de Nolan et Heroes ne porte pas sur le pessimisme dark en lui-même, mais sur le réalisme, ou plus exactement la conformité avec notre réalité... autorisant ainsi l'intrusion du super-héroïsme avec une crédibilité inédite (en audiovisuel du moins).
Certes Heroes s'est rapidement épuisée en virant au soap (toujours le même problème avec les séries des années 2000... roll), mais malgré tout, elle a conservé une qualité minimale jusqu'au bout, et je ne me suis pas fait prier pour suivre ses quatre saisons.

D'accord, en ce sens, j'aurais tendance à te rejoindre. J'ai moi même bien aimé Heroes, même si la saison 1 est effectivement la meilleure. J'ai beaucoup apprécié le sursaut narratif en première moitié de saison 3 (avec le père Petrelli), avant que ça retombe cruellement, jusqu’à carrément me décevoir en saison 4.
Heroes figure parmi mes déceptions série les plus cuisantes de ces dernières années. Quand je repense à la réussite de cette première saison et ce qui aura été fait après...


yrad a écrit :

En revanche, je n'ai jamais beaucoup aimé les Batman de Tim Burton, dont je salue néanmoins la tentative d'unification du panache comicsien et du pessimisme.

Oui, je n'ai pas beaucoup aimé ces versions non plus (mais je n'aime pas le cinéma de Burton héhé, un cinéastes parmi les plus surestimé qui soient si on me demande mon avis). Toutefois, ces batman portent quand même clairement la griffe de Burton, il aura lui aussi réussi à s'approprier l'univers du croisé pour le mélanger à ses influences. "Batman : Le Défi " notamment représente bien cette idée d'un univers sombre très glauque, baroque et contrefait (plus proche de Spawn d'ailleurs), comme tu le pointe, à mi-chemin du panache du Superheros et du pessimisme sombre et sans concession du Batman version Miller.

Malgré tout, le fait est qu'aucun Batman de cinéma n'aura réussi à me convaincre vraiment.

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#14 15-11-2011 03:48:31

yrad
admin

Re : Batman : le (premier) super-héros sans super-pouvoir

mypreciousnico a écrit :

Oui, les univers (visuels) sont très proches, les comparaisons sont d'ailleurs fréquentes et McFralane a expressément rendu hommage à Batman dans ses premiers numéros, par les poses de son personnage, entre autres.
Mais la comparaison ne concerne pas à mon avis les films de Nolan. Spawn possède une noirceur humide, contrefaite et répugnante, bien que fascinante et morbide. Ce qui n’est pas le cas de l’œuvre de Nolan ou la noirceur est d'un genre différent.

Oui, une noirceur poisseuse versus une noirceur froide. D'autant plus que les ténèbres de Spawn sont surnaturelles et démoniaques. Au contraire de celle de Batman.

mypreciousnico a écrit :
yrad a écrit :

Certes Heroes s'est rapidement épuisée en virant au soap (toujours le même problème avec les séries des années 2000... roll), mais malgré tout, elle a conservé une qualité minimale jusqu'au bout, et je ne me suis pas fait prier pour suivre ses quatre saisons.

D'accord, en ce sens, j'aurais tendance à te rejoindre. J'ai moi même bien aimé Heroes, même si la saison 1 est effectivement la meilleure. J'ai beaucoup apprécié le sursaut narratif en première moitié de saison 3 (avec le père Petrelli), avant que ça retombe cruellement, jusqu’à carrément me décevoir en saison 4.
Heroes figure parmi mes déceptions série les plus cuisantes de ces dernières années. Quand je repense à la réussite de cette première saison et ce qui aura été fait après...

Oui, c'est un peu mon sentiment aussi.
Ceci dit, il est également possible de considérer Heroes comme le Dallas des super-héros, et perçue ainsi, la série offre finalement une "cohérence" d'ensemble. Tel un ballet perpétuel, un jeu de rôle planétaire, sans but et sans fin, où tout le monde devient tour à tour gentil et méchant, où tout le monde s'allie et se trahit sans cesse.

mypreciousnico a écrit :

mais je n'aime pas le cinéma de Burton héhé, un cinéastes parmi les plus surestimé qui soient si on me demande mon avis

Ah tiens, nous sommes d'accord. wink
Je reconnais toutefois quelques belles inspirations à Burton comme pour Edward Scissorhands, mais globalement, je m'ennuie devant ses films. Au pire, ils m'agacent, dans la mesure où Burton n'est jamais parvenu à vraiment se départir de l'esprit Disney - que pour le coup je ne supporte pas.

mypreciousnico a écrit :

Toutefois, ces batman portent quand même clairement la griffe de Burton, il aura lui aussi réussi à s'approprier l'univers du croisé pour le mélanger à ses influences. "Batman : Le Défi " notamment représente bien cette idée d'un univers sombre très glauque, baroque et contrefait (plus proche de Spawn d'ailleurs), comme tu le pointe, à mi-chemin du panache du Superheros et du pessimisme sombre et sans concession du Batman version Miller.

Oui, oui, les Batman de Burton constituent objectivement un beau travail, mais ils ne se focalisent pas assez sur la dimension de Batman qui me séduit le plus.

mypreciousnico a écrit :

Malgré tout, le fait est qu'aucun Batman de cinéma n'aura réussi à me convaincre vraiment.

Pour moi, Nolan est le seul à y être parvenu, du moins à ce jour.


« Science fiction is the most important literature in the history of the world, because it's the history of ideas, the history of our civilization birthing itself. Science fiction is central to everything we've ever done, and people who make fun of science fiction writers don't know what they're talking about. »
Feu Ray Bradbury

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#15 25-11-2011 00:17:54

scorpius
Nowhere Man

Re : Batman : le (premier) super-héros sans super-pouvoir

Je voulais profiter du topic pour conseiller l'une des meilleurs séries du Batverse, une serie ou poutant Batman n'est pas présent...
BIRDS OF PREY : créé par Laeta Kalogridis ( Pathfinder, Bionic Woman...oui ça fait peur ! )cette série est pourtant sans
doute sa grande réussite !
Prenant place dans un univers alternatif aux films de Burton, le génie de la série est de méttre en avant les femmes de l'univers
du Caped Crusader...et plus particuliérement : Helena Kyle, la fille de Batman et Catwoman, ainsi qu'Oracle, ancienne Batgirl
qui sont respéctivement interprété par les sublimes Ashley Scott et Dina Meyer !

Tout en proposant un univers crédible ( et qui contrairement aux films de Nolan, ne renie jamais ces origines comics )
La série repose sur de solide fondations, à commencer par la némésis Harley Quinn, superbement
incarné par la princesse du Legend de Ridley Scott ( Mia Sarah )
Des personnages forts et surtout au contraire de Smallville, l'inévitable coté soap n'est jamais envahissant...
Bien sur, certains épisodes sont plus faible que d'autre, mais la série s'offre un superbe double épisode final
qui à l'intelligence de répondres à certaines de nos questions...
Ce qui fait que cette courte série d'une seule saison de 13 épisodes, réussis à ne pas étre extrément frustrante !

Bref vous l'aurez compris, voilà l'un de mes chouchous absolu !

Dernière modification par scorpius (25-11-2011 00:24:43)


What I admire most about your art, is its universality. You do not say a word and yet, the world understands you!
Albert Einstein
Its true, but your fame is even greater! The world admires you, when nobody understands you!
Charlie Chaplin

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#16 25-11-2011 03:48:02

yrad
admin

Re : Batman : le (premier) super-héros sans super-pouvoir

Le concept de Birds Of Prey (Les anges de la nuit) (2002), c'est un peu celui de Mrs. Columbo (1979) avec Kate Mulgrew. Une annulation prématurée, 13 épisodes aussi, et la volonté de décliner par la petite porte l'univers gravitant autour d'un héros... mais sans ledit héros.
Cette approche est souvent considérée comme illégitime voire rapace par les plus puristes, mais elle n'est pas forcément dépourvue d'intérêt, surtout lorsqu'elle respecte scrupuleusement l'univers nominal (cas de Birds Of Prey en effet). Mieux, une telle initiative peut en fait contribuer à affranchir un univers de son héros éponyme, en conférant une existence propre à ce qui n'était au départ que le faire-valoir d'un seul.
La dynamique centrifuge (expansion de l'univers) est généralement plus enrichissante que la dynamique centripète (fétichisme du héros).


« Science fiction is the most important literature in the history of the world, because it's the history of ideas, the history of our civilization birthing itself. Science fiction is central to everything we've ever done, and people who make fun of science fiction writers don't know what they're talking about. »
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#17 19-12-2011 23:44:57

scorpius
Nowhere Man

Re : Batman : le (premier) super-héros sans super-pouvoir

Le trailer de The Dark Knight Rises est enfin en ligne...
http://www.movie-list.com/trailer.php?i ? nightrises

J'ai beau ne pas avoir aimé le précédent, la il semble que Nolan se soit enfin "lacher"
à noter la réplique qui tue : Bane à un Bruce à l'agonie "Lorsque Gotham sera en cendre, je t'autoriserais à mourrir"
Si il tient ses promesses Nolan va me réconcilier avec son univers...

Dernière modification par scorpius (20-12-2011 16:35:55)


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#18 18-01-2012 23:58:54

mypreciousnico
Who ?

Re : Batman : le (premier) super-héros sans super-pouvoir

J'ai enfin trouvé le temps (et le courage) de revisionner les 2 Batman de Nolan smile
Je ne les avait vu qu'une fois (respectivement en 2005 et 2009. Comme je l'ai déjà écrit, la liesse générale autour de "The Dark Knight" m'a prodigieusement gonflé, le côté hype du film qu'il faut absolument avoir vu et aimé sad

Cette fois, je revois mon avis à la hausse, pour les deux films smile

"Batman Begins" est un film que j'avais déjà plutôt apprécié lors de ma première vision. Je l'ai vraiment bien aimé cette fois-ci. Ca démarre bien, le scénario est bon et surtout prend bien son temps (2 H 15 de film tout de même) en partant souvent aux antipodes des attentes hollywoodiennes.

La distribution est plutôt bonne (Neeson, Oldman, Freeman et Caine, n'en jetez plus, la coupe et pleine et je suis aux anges), j'avais émis un bémol sur Bale, je révise mon jugement il est pratiquement irréprochable. Bien meilleur en Batman qu'en Wayne certes, mais il parvient à rendre l'évolution morale de son personnage et surtout à faire ressentir la séparation qu'il peut y avoir entre Wayne (le personnage public, le riche jet-setter, branleur, claqueur de fric) et Batman le "Caped Crusader" qui ne rigole que quand il se brule.

L'histoire des origines est plutôt bien amenée y compris le twist avec Ra's Al Ghul (que l'on vois quand même venir si l'on connait un peu Batman), le Gotham poisseux est palpable et bien rendu, l'atmosphère visuelle est chouette, j'apprécie la quasi-absence de CGI. Un poil trop sombre, à la limite du lisible par moment, mais je chipote.

Reste une réal quand même brouillonne, surtout dans l'action, souvent illisible, des combats mal filmés et des plans Parkinson. Dommage, car si je comprend la volonté de Nolan de très peu chorégraphier les combats pour plus de réalisme, je ne supporte pas qu'on agite la caméra au bout d'une canne à pèche pour autant.
Réalisme, pas journalisme !

Le meilleur Batman ciné pour moi.

______________________________________


"The Dark Knight" est un film dont je redoutais vraiment le revisionnage (maintes fois repoussé), et que je revois considérablement à la hausse aujourd'hui.

Je confirme le trouver moins bon que son prédécesseur. Il y a un peu trop de tout je dirais. Un scénario parfois bancal parce que touffu, enchainant les retournements, les twists, les surprises (rien que la scène d'ouverture) de manière finalement too much.

Malgré cela, le film ce suit plutôt bien, la scène d'ouverture est une réussite, la situation a évolué depuis les évènements du précédent, de même que les personnages. Il en ressort un Gotham qui semble visuellement moins lépreux, moins humide, moins rongé, plus propre, mais aussi plus vaste.

Le main cast est toujours excellent, même si Bale est trop effacé par rapport à Ledger.
En parlant de Ledger, sa performance pour le Joker est absolument exceptionnelle, comme je l'avais déjà dit. A tel point justement qu'il rend Batman un peu trop absent du film. En ce sens, il y a clairement un déséquilibre vraiment regrettable.

La réalisation est toujours extrêmement brouillonne dans l'action, c'est souvent illisible (la prise d'otage avec les clown/otages à la fin, je n'ai pas compris grand chose, ce n'est qu'une bouillie de plans dégueulasses passés au mixeur d'un montage fainéant...dommage).
Je réitère également mon reproche sur la froideur extrême du film. A aucun moment le sort des personnages n'est vraiment touchant, les morts s'enchainent sans me remuer, même le sort de Harvey Dent, pourtant atroce (et réussi graphiquement).

Malgré tout, je doit bien l'avouer, je ne me suis pas ennuyé, j'ai trouvé le film prenant et même bon par moments, je me suis complètement réconcilié avec la performance de Bale, les second rôles sont toujours savoureux (Alfred, Gordon...). Il n'y à que la love story un peu inutile au milieu (et puis le recast du personnage de  Rachel Dawes est super visible ça fait sortir du film quand on vois les deux d'affilé). Il y a quelques moments de vrai suspens très intéressants et l'ambivalence est partout.
Thématiquement ça se tient (et c'est très cohérent avec Begins), Batman paye très cher ses victoires, les gens autour de lui également ("on peu mourir en héros ou vivre assez longtemps pour devenir le vilain").

En conclusion, je regrette quand même que le film embrasse trop le dark'n'gritty à tout crin (reproche valable aussi, dans une moindre mesure, pour Begins),  mais aussi un certain manque d'envergure visuelle (il y a même un décalage avec le budget du film quand on vois le résultat) qui rapproche trop "The Dark Knight" d'un Inspecteur Harry à cape, le réalisme parait parfois complètement incongru, car le trait est paradoxalement trop marqué. En un mot, ça manque de finesse.

J'attend maintenant "The Dark Knight Rises" (le titre à semblé décevoir les fans, je le trouve assez cohérent avec la dernière minute de "The Dark Knight") et la conclusion de la trilogie.

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#19 19-01-2012 03:42:48

Warp 9
membre

Re : Batman : le (premier) super-héros sans super-pouvoir

Espérons que dans le troisième film Batman reviendra parmis les vedettes. Car dans le deuxième on voyait le "Dark Knight" pratiquement que dans le titre.....


“On vit à une époque ou l'on tend à ignorer, voir renier les actions progressistes d'hier dans le but de véhiculer l'idée fictive & dangereuse que nous vivons dans un monde pourris par la haine. Si même Star Trek, la franchise la plus progressiste qui soit, ne peut pas prendre ses distance face à cette ré-criture de la culture populaire & de l'Histoire je crains sérieusement pour l'avenir."

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#20 19-01-2012 11:18:04

mypreciousnico
Who ?

Re : Batman : le (premier) super-héros sans super-pouvoir

Warp 9 a écrit :

Espérons que dans le troisième film Batman reviendra parmis les vedettes. Car dans le deuxième on voyait le "Dark Knight" pratiquement que dans le titre.....

Oui c'est le défaut principal du film pour moi et en grande partie ce qui le rend vraiment inférieur au premier.

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#21 19-01-2012 19:33:36

scorpius
Nowhere Man

Re : Batman : le (premier) super-héros sans super-pouvoir

Mon principal reproche envers Nolan c'est pas le manque d'action (c'etait déjà le cas chez Burton)
Non c'est que Batman (et son univers) n'est absolument plus gothique...et ça j'ai du mal...de meme il a oublier d'iconisé le Caped Crusader !
Et ça franchement quand on a un tel personnage entre les mains, c'est limite crime capital...
(Haaaa...les magnifiques plans de Superman Returns digne d'Alex Ross...)


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#22 19-01-2012 20:15:15

mypreciousnico
Who ?

Re : Batman : le (premier) super-héros sans super-pouvoir

scorpius a écrit :

Mon principal reproche envers Nolan c'est pas le manque d'action (c'etait déjà le cas chez Burton)

Oui, pour moi c'est même l'atout majeur du run de Nolan. Éviter la surenchère d'action, prendre son temps. C'est pour ça que Begins est aussi réussi pour moi. il prend vraiment le temps d'installer son univers et l'ambiance qui vas avec. Et encore ça vas peut-être encore trop vite à mon gout par moments.
J'adore l'action effrénée hein, mais j'aime aussi de temps en temps des œuvres plus contemplatives, qui prennent plus leur temps.
Dommage que contemplatif rime trop souvent avec noirceur extrême chez Nolan...

scorpius a écrit :

Non c'est que Batman (et son univers) n'est absolument plus gothique...et ça j'ai du mal...de meme il a oublier d'iconisé le Caped Crusader !
Et ça franchement quand on a un tel personnage entre les mains, c'est limite crime capital...
(Haaaa...les magnifiques plans de Superman Returns digne d'Alex Ross...)

Assez d'accord également (pas tant pour le gothique, qui m'intéresse finalement peu, mais pour l'icônisme). Je pense que c'est plus ou moins voulu par Nolan pour renforcer le réalisme. Le problème étant qu'on semble ne pas tant s'attacher à Batman qu'a tout ce qu'il y a autour. Hors ce qui me fascine dans Batman c'est justement son personnage principal.

Effectivement "Superman Returns" était un véritable réservoir de poses ultra iconiques et christiques...Presque trop, mais pour le compte ça faisait vraiment comics de superhéros smile

Dans le genre ultra iconique en mode "âge d'or", le récent "Green Lantern" se pose là.

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#23 19-01-2012 20:46:56

scorpius
Nowhere Man

Re : Batman : le (premier) super-héros sans super-pouvoir

Green Lantern je l'ai revue en Blu-ray...c'est pas si mauvais...mais alors entre Ryan Reynolds qui a autant de charisme viril que ma grand-mére
le costume fluo et le méchant qui bave...ça fait beaucoup sad


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#24 19-01-2012 22:07:24

mypreciousnico
Who ?

Re : Batman : le (premier) super-héros sans super-pouvoir

scorpius a écrit :

Green Lantern je l'ai revue en Blu-ray...c'est pas si mauvais...mais alors entre Ryan Reynolds qui a autant de charisme viril que ma grand-mére
le costume fluo et le méchant qui bave...ça fait beaucoup sad

J'avais beaucoup aimé Green Lantern en salle, je l'ai revu récemment et apprécié encore plus !

Pour moi, c'est vraiment un film conçu pour plaire aux amateurs de comics de superhéros de l'âge d'or. Sans compter que le scénario aura plutôt bien réussi à cristalliser l'esprit DC Comics. Le film est bien entendu complètement imparfait (Reynolds est un acteur certes éminemment sympathique, rafraichissant et plein d'humour, mais il manque cruellement de charisme, autant que Blake Lively d'ailleurs).
Mais le plus gros défaut, c'est que le film est très très court, trop court. L’entrainement sur OA est un excellent moment mais trop vite torché, les personnages secondaires (Sinestro en tête) sont à peine esquissés. 1 H 30 c'est trop peu. Le Blu Ray contient une version longue, je n'ai pas encore visionné...

En revanche, le costume fluo et le look complètement ringard du méchant sont complètements cohérents pour moi. Voila des détails extrêmement courageux (car faciles à critiquer par le public mainstream, pourtant la cible de ce genre de blockbuster) qui permettent au film d'assumer son origine : une adaptation d'une des plus ancienne franchise DC.

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#25 20-01-2012 00:08:31

scorpius
Nowhere Man

Re : Batman : le (premier) super-héros sans super-pouvoir

mypreciousnico a écrit :

En revanche, le costume fluo et le look complètement ringard du méchant sont complètements cohérents pour moi. Voila des détails extrêmement courageux (car faciles à critiquer par le public mainstream, pourtant la cible de ce genre de blockbuster) qui permettent au film d'assumer son origine : une adaptation d'une des plus ancienne franchise DC.

Pour ce qui est du costume j'ai aimé l'idée qu'il soit de la pure énergie venant de l'anneau...mais alors ça pique les yeux, autre probléme le désign du masque
je sais pas si c'est le visage de Reynolds...mais avec il a vraiment l'air con !
Quand à Hammond dans les comics c'est un scientifique contaminer par une météorite qui devient un super-cerveau...et il bave pas !
Dés lors je vois pas trop la cohérence...

Pour ce qui est de la version longue, juste quelques minutes sur l'enfance de Hal Jordan...plutot inutile

Dernière modification par scorpius (20-01-2012 00:09:26)


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