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#1 05-01-2020 15:26:56

mypreciousnico
Who ?

The Witcher : vaste saga de Dark Fantasy Polonaise

The Witcher (Le Sorceleur en Français) raconte les aventures de Geralt de Riv, un sorceleur (un chasseur de monstres qui doit sa force surhumaine et ses pouvoirs à des mutations forcées opérées depuis son plus jeune âge) dans un monde moyenâgeux aux accents de mythologie slave.

À l’origine de la franchise il y a les romans de la saga du Sorceleur (Wiedźmin en Polonais) écrits par Andrzej Sapkowski à partir du début des années 90. Cette saga, terminée depuis 2013, est une institution en Pologne et a été traduite dans une tripotée de langues (y compris en Français). Elle est composé de 8 livres. Les deux premiers sont des recueils de nouvelles, le dernier un hors série :

1 - Le Dernier vœu
2 - L'Épée de la providence
3 - Le Sang des elfes
4 - Le Temps du mépris
5 - Le Baptême du feu
6 - La Tour de l'hirondelle
7 - La Dame du lac
8 - La Saison des orages

Même si cette saga littéraire a rencontré un grand succès en Europe de l’Est et est arrivé en France au début des années 2000, c’est avec l'adaptation vidéoludique de CD Projekt, en particulier son troisième volet, que la renommée de cette saga franchi définitivement les frontières et devient un succès monstrueux. Cette adaptation comporte trois volets :

1 - The Witcher (2007)
2 - The Witcher 2: Assassins of Kings (2011)
3 - The Witcher 3: Wild Hunt (2015)

Une première adaptation en série télévisée a été proposée au début des années 2000 à la TV Polonaise, mais c’est bien entendu l’adaptation proposée par Netflix qui fait parler de la franchise en ce moment. La première saison, composée de 8 épisodes, adapte (en gros) les deux premiers recueils de nouvelles. Disponible depuis la toute fin 2019, elle met en scène Henri Cavill (le Superman du DCU) dans le rôle de Geralt de Riv.

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#2 05-01-2020 15:27:54

mypreciousnico
Who ?

Re : The Witcher : vaste saga de Dark Fantasy Polonaise

The Witcher saison 1 (SPOILERS !)

Basée sur la saga littéraire originale de Andrzej Sapkowski et non sur les jeux vidéos de CD Projekt (auquelle elle fait quand même pas mal de clin d’oeils) la première saison de the Witcher est en train de cartonner malgré des avis partagés. Alors que vaut cette nouvelle série de Dark Fantasy ?

Car, n’en déplaise aux détracteurs, la première fournée d’épisodes de la dernière création de Netflix semble rencontrer un succès colossal, qui aura même réussi à remettre sur le devant de la scène l’excellent Witcher 3 - The Wild Hunt, le dernier jeu de la saga...sorti en 2016 !

"I love the way you just sit in a corner and brood."

Au départ pourtant, le succès ne semblait pas garanti, si l’on en juge par l'accueil plutôt glaciale réservé par les fans aux premières images montrant Henry Cavill dans la peau du Sorceleur Geralt de Riv.
Pourtant, à la vision du premier épisode, l’acteur Britannique emporte très rapidement l’adhésion avec son jeu plus subtil qu’il n’y paraît, de regards et d'expressions qui en disent beaucoup. On a souvent l’impression qu’il se fout de la gueule du monde, avec sa voix de basse et son air taciturne que trahit un sourire en coin quasi permanent. En vérité son personnage dégage un humour froid et goguenard, tout en ayant un charisme, une présence physique indéniable. La musculature bien entendu, mais aussi une gestuelle, une démarche et une stature qui en imposent, sans parler des chorégraphies de combats qui sont sèches, souples et brutales, comme en témoigne l'impressionnant duel de fin du premier épisode.

"Evil is evil...Lesser, greater, milling. It's all the same."

Aujourd’hui j’aurais bien du mal à imaginer un autre que Henri Cavill dans le rôle de ce mutant, issus d’expérimentations magiques, qui est en fait moins monstrueux que les humains qui rejettent et exterminent systématiquement la différence. Des humains qui se sont appropriés par la force des terres qui étaient à l’origine celles de Elfes. Des Elfes réfugiés et esclaves dont la représentation est loin, très loin, de celle qu’en faisait Tolkien et c'est tant mieux !

Quoi qu’il en soit, il y a chez Geralt de Riv une ouverture d’esprit, une recherche permanente de la bonté et le refus du moindre mal. Car chez lui, le mal, qu’il soit moindre ou grand, c'est déjà le mal et il n’y a pas de différence. En clair, un personnage guidé par un code moral qui refuse le compromis et la justification des moyens par la fin.

Tout cela, Caville parviens à le faire passer sans le dire : il est taciturne et bourru, mais exhale une gentillesse, une douceur, une humanité étonnante. C’est à vérifier avec le temps, mais il est possible que Henri Cavill tienne là le rôle de sa vie.

“Sometimes the best thing a flower can do for us is die.”

Il faut également saluer la performance habitée de Anya Chalotra, extrêment magnétique dans son origine story de Yennefer, la puissante sorcière de basse extraction. Son arc est au moins aussi intéressant que celui de Geralt de Riv.

En vérité, il n’y a guère que l’arc de Ciri que je trouve moins palpitant que les autres par contraste. Il y a pourtant des choses intéressantes comme le fait que la jeune femme, couvée toute sa vie, réalise brutalement que sa grand mère possédait une part d’ombre sanguinaire bien loin de la vision idéalisée qu’elle pouvait en avoir jusqu’alors.

“You can’t outrun destiny just because you’re terrified of it.”

Quoi qu’il en soit, la quasi totalité des reproches fait à la série sont en fait des qualités à commencer par ce rythme et cette narration spéciale. Le montage alternatif et chronologiquement éclaté est surtout l’occasion de proposer le meilleur des deux mondes entre histoire/personnages et découverte de l’univers, sans jamais privilégier l’un ou l’autre mais en exploitant les deux à la fois. Aussi, la mise en place des enjeux, de l’univers, de trois origines story sera particulièrement organique et digeste, surtout dans la logique d’un binge watching à la Netflix.

La prise de conscience que l’on suit trois temporalité différentes, interpellera le spectateur (avec plus ou moins de bonheur, le ressenti sera éminement personnel) et obligera à reconsidérer à postériori ce qui a été vu jusqu'alors, à réfléchir différemment en fonction d’un éclairage nouveau. Un exercice mental très intéressant, rendu poignant lors de l’épisode suivant au moment de revoir des personnages que l’on avait vu mourir au début de la série.

"I bow to no law made by men who never bore a child."

L’occasion également de laisser un peu de lumière pour une galerie de personnages secondaires particulièrement attachants et pertinent : Calanthe la Lionne de Cintra, Tissaia de Vries, Mousesack et Jaskier...autant de rôles, souvent féminin qui n’ont aucun mal à exister.
D’ailleurs, Jaskier, dont la chanson Toss a coin to your Witcher vous restera dans la tête pendant longtemps est l’occasion d’aborder l’histoire officielle, racontée par les chansons, bien différente de la véritable Histoire.
Il n’y a guère que Triss Merigold qui est laissée de côté, mais un spectateur qui n’aurait aucune connaissance des livres ou des jeux ne s’en formalisera probablement pas.

"We have to cling to something. If we don't, the world descends into chaos."

Enfin, un mot sur l’inévitable comparaison entre The Witcher et Game Of Thrones, qui paraît sans objet, tant les deux séries n’ont rien en commun, ni en termes d’ambiance, ni en termes de philosophie, au delà du fait qu’il s’agit de deux séries de Dark fantasy adaptées de roman populaires. La comparaison s’arrête là tant la série de HBO paraît finalement bien peu fantastique en comparaison avec The Witcher qui baigne dans la magie et les mythes scandinaves : Elfes, mages, Dragons et mutants pullules alors que c’est plus secondaire dans la saga de GRR Martin, plus axée politique et intrigues de palais.
Bref, des images percutantes, un univers sombre et envoûtant, des personnages charismatique et la promesse d’une formidable série de Fantasy...je n’y croyais pas, mais j’ai été conquis.

Car, le plus beau dans toute cette affaire, c'est que cette première saison n'est finalement qu’une grosse introduction de luxe à un univers d’une grande richesse et l’on devine déjà un potentiel encore plus fou dans les années à venir et les saisons qui ne manqueront pas de venir s’ajouter à celle-ci. Je m’en réjouis d’avance !

9/10

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#3 05-01-2020 16:36:51

dvmy
The end is near

Re : The Witcher : vaste saga de Dark Fantasy Polonaise

Vous ne serez pas supris par mon avis: j'ai détesté de À à Z, car non seulement cette série a tous les défauts de 95% des séries (par exemple du blabla de remplissage à n'en plus finir), tous les défauts d'une série actuelle (ses images racoleuses et gratuites, des scénarios uniquement basés sur les relations entre les personnages) mais en plus elle fait très cheap, trop propre, n'est jamais crédible, et tente de se donner un air intelligent par sa narration bordélique.

Dernière modification par dvmy (05-01-2020 16:38:30)

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#4 05-01-2020 22:10:39

matou
modérateur

Re : The Witcher : vaste saga de Dark Fantasy Polonaise

7/10
Je rejoins Nico pour les qualités. J’ai souvent eu l’impression de voir une bonne adaptation de jeu vidéo (rythme, quête, personnage). Mais avec les travers d’écriture soulignés par Dvmy.

L’ensemble réussit à rester sympathique, malgré une complaisance pour vision négative de l’humanité. Comme souvent ces visions négatives de l’humanité sont pleines de simplisme.
La série réussit à poser des ambiances (certains monstres ou décor) et Henry Cavill semble heureux d’incarner ce personnage dont il est fan. D’où une sympathie feu fait de nous convier à cette fête.
L’arc de Yennefer est bien pensé, participant lui aussi à la sympathie globale.

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#5 05-01-2020 23:41:38

mypreciousnico
Who ?

Re : The Witcher : vaste saga de Dark Fantasy Polonaise

matou a écrit :

L’ensemble réussit à rester sympathique, malgré une complaisance pour vision négative de l’humanité. Comme souvent ces visions négatives de l’humanité sont pleines de simplisme.

Je ne suis pas du tout d'accord smile
Je trouve qu'au contraire la série propose quelques chose de très positif et lumineux sur l'humanité : place de la femme, refus du moindre mal, refus de considérer comme "monstre" ce qui est différent. Tout cela passe en grande partie par Geralt et l'interprétation de Cavill c’est vrai. Si vision négative de l'humanité il y a (certains hommes sont mauvais dans la série oui) il n'y a aucune complaisance à leur égard.

Bon sinon je me suis procuré The Witcher 3 sur PC. J'ai vu des potes y jouer pendant des centaines d'heures mais je ne l'avais jamais fait moi même. C'est un merveille ce RPG.

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#6 06-01-2020 03:01:34

matou
modérateur

Re : The Witcher : vaste saga de Dark Fantasy Polonaise

Quand je dis complaisance, c’est qu´hormis Geralt et certains personnages, l’humanité en tant que peuple, sont toujours plus prompts à s’enfoncer dans le pire que de chercher à s’élever.

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#7 19-01-2020 01:46:12

Oberon
Section 31

Re : The Witcher : vaste saga de Dark Fantasy Polonaise

Il est toujours difficile d'adapter un univers codifié par un livre, la tâche en est donc d'autant plus ardue lorsque l'on s'attaque à une saga au lore aussi étoffé que The Witcher. Et si l'on se tire une balle dans le pied avec certains choix de casting hasardeux (dicté par l'idéologie SJW de Netflix plutôt que le talent des acteurs) et une narration jouant sur deux tableaux, la note est plus lourde encore.
En effet, par ce choix de mise en scène incompréhensible de nous mêler 3 lignes temporelles sans réels éléments distinctifs, la production joue assez nettement la carte du fan service: on a voulu mettre le trio central de la saga (et du succès mondial qu'est le jeu vidéo TW3) dès la première saison, et ce alors que les priorités pour un spectateur néophyte de l'univers sont toutes autres. De fait, la conjonction des sphères, élément fondateur de l'univers, n'est ni abordée ou traitée. Comme c'est cet élément qui justifie la présence de magie et de monstres dans un monde censé être inspiré de la Pologne du 13ème siècle, cet oubli est assez ennuyeux. Et quand on rajoute des noirs et des métisses à tout va par soucis d'une mixité culturelle et raciale totalement anachronique, l'immersion pour le spectateur qui découvre l'univers en devient très compliquée.
On pourrait donc croire que la série vise essentiellement les fans hardcores de l'univers, récitant les livres dans leur sommeil, et désireux de voir retranscrit les aventures d'une figure désormais iconique de la pop culture. L'ennui, c'est que la cohérence étant abîmée par une Triss jouée par une actrice métisse hélas fort insipide (alors qu'elle est blanche au cheveux auburn dans les livres et rousse dans le jeu) ou part un Vilgefortz éclaté en combat par Cahir (alors qu'il est celui qui a défoncé le puissant Géralt dans les romans) autant dire que les puristes n'y trouveront pas leur compte.
Cette première saison essaie de courir tous les lièvres, sans se donner les moyens de ses ambitions.
Plutôt que de vouloir avancer à marche forcée et survoler des décennies d'histoire, la série aurait dû prendre son temps. Une saison centrée uniquement sur Géralt, pour commencer, montrant son parcours, présentant l'univers, les écoles de sorceleurs, et finissant sur le dernier voeu, afin de réserver Ciri et la politique pour la saison suivante, aurait été un choix bien plus avisé. Cela aurait permis de mieux développer des moments charnières qui sont hélas effleurés en l'état. Le pilote est emblématique du problème: tout va beaucoup trop vite, et la mort de Renfri et sa phrase sur le destin arrivent comme un cheveu sur la soupe.
Certains choix de narrations me semblent aussi bien grossiers, comme le traitement des doppler et la mort de sac-à-souris.
Les doppler font parti des "monstres" les plus empathiques de l'univers. Ils servent l'ambiguïté de l'oeuvre, où les monstres sont parfois bien plus humains que les villageois ou les dirigeants, justifiant qu'un certain sorcelleur répugne à les tuer. Comme disait Géralt dans TW3: "on protège les 2 mondes". Dans cette saison, hormis le dragon doré qui sauve le coup, les monstres n'ont rien de cette ambiguïté. Le doppler tient plus du doppleganger façon Warhammer, qui dévore ceux dont il prend l'apparence. Tout ça pour amener une péripétie rapidement éventé avec Ciri, c'est un joli gâchis...
La mort de sac-à-souris est plus gênante encore, vu que ce dernier tenait un rôle important dans la suite des aventures. Tuer un personnage secondaire aussi rapidement me semble court-termiste...
Je finirai cette liste de défauts par les deux batailles de la série, totalement ratées. 30 000 nilfgaardiens ont attaqué Soden, et l'on nous sert une série d'escarmouches entre 1 mage et 20 soldats. Si la série n'avait pas le budget pour filmer des batailles correctement, en mettre 2 aussi ambitieuses en saison 1 est pour le moins singulier.

Pour autant, tout n'est pas raté dans cette série et ses qualités s'efforcent tant bien que mal de sauver la fête.
Rendons d'abord grâce à Henry Cavill qui m'a surpris avec la qualité de son interprétation de Géralt, mais aussi de l'excellente Anya Chalotra, preuve que la couleur de peau d'une actrice est moins important que ses compétences. Car Yennefer est censée être une Blanche-Neige en puissance dans les livres et le jeu vidéo, mais l'actrice réussit le tour de force de le faire oublier. Aussi odieuse et néanmoins attachante que dans l'oeuvre originale, je ne peux que saluer le travail de la jeune comédienne.
Les quelques épisodes de chasse au monstre sont majoritairement réussis, celui du Strige réussissant parfaitement l'immersion dans un récit aussi glauque que son atmosphère. Un bémol sur le traitement de Foltest, beaucoup trop caricatural cependant...
Au final, c'est dans ces moments où l'on est embarqué dans l'ambiance si spécifique de The Witcher que l'on pardonne à la série ses erreurs, à la condition d'en corriger un certain nombre en saison 2. Si cette dernière change son rythme et prend enfin le temps de traiter l'univers et sa trame avec la profondeur de champ qui manque à la saison 1, elle pourrait devenir un incontournable de la dark fantasy.
En l'état, elle n'est que sympathique et totalement raté sur le traitement de la partie politique.
6/10, avec beaucoup d'espoirs pour la saison 2, hormis pour Triss qui restera insipide vu le niveau de son interprète...

Dernière modification par Oberon (20-01-2020 16:45:05)


"No beast so fierce but know some touch of pity. But i know none, and therefore am no beast."
Richard 3

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#8 19-01-2020 02:01:20

scorpius
Nowhere Man

Re : The Witcher : vaste saga de Dark Fantasy Polonaise

Je me retrouve pas mal dans le message d'Oberon. N'ayant qu'une connaissance très limité de cet univers (j'ai survolé The Witcher 3) j'ai été totalement paumé tout du long. La mythologie, la politique, la géographie, j'ai réellement eu du mal à suivre et le fait d'avoir une temporalité éclatée, ben effectivement ça n'aide pas. Du coup, il a fallu m'accrocher et ouaip, l'arc de Yennefer était globalement ma bouée de sauvetage, j'ai trouvé ça dans l'ensemble très réussi, avec une actrice proprement magnétique qui écrase un casting très très faible. Je vous trouve très indulgent avec Cavill je dois dire que j'ai trouvé mauvais comme un cochon, il m'a vraiment fait penser à un vulgaire cosplayer qui essai d'imiter le personnage mais est incapable de l'habiter. En dehors de la dimension physique/martiale ou il est crédible, je trouve que c'est une erreur de casting totale.

En soit être plongé dans un monde imaginaire dont je ne comprends pas les tenants et aboutissants, ce n'est pas forcément pour me déplaire, ça peut être très dépaysant, le problème ici étant que ça résulte surtout d'une écriture malheureuse et bordélique. J'en serait quand même pour la s2 (pour Yennefer et un peu Ciri).

Dernière modification par scorpius (19-01-2020 02:04:32)


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#9 19-01-2020 02:36:30

Oberon
Section 31

Re : The Witcher : vaste saga de Dark Fantasy Polonaise

Concernant ta question assez légitime sur Cavill, voici quelques éléments de réponses.
Un sorcelleur suit un processus extrêmement traumatique dans son jeune âge, en particulier l'emblématique épreuve des herbes, qui fait à elle seule une sacrée sélection naturelle. L'une des conséquences des mutations qui en résultent est une atrophie des émotions et surtout de l'expressivité.
C'est l'une des raisons qui fait que l'on déteste et méprise les sorcelleur, car on les en croies dépourvus d'émotions alors qu'elles sont simplement étouffées en eux. Et sur ce point, le travail de Cavill est assez remarquable. Toujours distant, craquant très rarement (celui avec Jaskier est parfait, il engueule son pote suite au rejet de Yen, laissant percevoir les émotions qui percent sous sa carapace) mais loin d'être indifférent.
C'est très dur à jouer pour un comédien, qui a littéralement le cul entre 2 chaises.
De plus, Cavill, grand fan du jeu vidéo, a travaillé sa voix, ses mimiques et ses tics verbaux pour coller au maximum à TW3.
N'étant pas un fan du jeu, je comprends que tu ne perçoives pas tous ces détails, mais pour l'initié, le travail et la qualité de l'interprétation sautent aux yeux. Géralt de Riv est un rôle extrêmement casse-gueule pour un comédien. J'étais le 1er à être sceptique quand au choix de Cavill pour celui-ci, mais j'ai révisé mon jugement dès le pilote, dont le jeu de Cavill et la scène de combat finale sont les 2 choses qui sauvent l'épisode de la ruine...


"No beast so fierce but know some touch of pity. But i know none, and therefore am no beast."
Richard 3

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#10 19-01-2020 10:19:07

scorpius
Nowhere Man

Re : The Witcher : vaste saga de Dark Fantasy Polonaise

J'avais bien saisi les spécificités du personnage et justement je trouve l'intrerprétation de Cavill bien trop forcée. Ce côté 'réptilien' cette ambiguité qui fait toute la saveur du personnage il n'arrive pas à la véhiculer avec un quelconque naturel. Du coup, il a juste l'air constamment constipé, alors que le personnage dans le jeu video de part son attitude, il dégage quelque chose qui met mal à l'aise. Ici ce 'malaise" est totalement absent.


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#11 19-01-2020 12:39:52

ufologue
membre

Re : The Witcher : vaste saga de Dark Fantasy Polonaise

Ne connaissant ni les livres ni les jeux c'est avec un œil vierge que j'ai regardé cette série. Pas désagréable mais je n'ai strictement rien compris aux enjeux ni aux motivations des uns et des autres. Ça parle de quoi au juste ?

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#12 19-01-2020 21:57:34

Oberon
Section 31

Re : The Witcher : vaste saga de Dark Fantasy Polonaise

http://www.jeuxvideo.com/forums/42-2723 ? -spoil.htm

Ce lien envoie vers un topic du forum de jv.com où un passionné de l'univers à fait le tour de force de résumer en 8 pages une dizaines de livres.
J'espère qu'il  t'aidera à appréhender les enjeux et le background que la série expose fort mal, Ufologue. smile
Bonne lecture.


"No beast so fierce but know some touch of pity. But i know none, and therefore am no beast."
Richard 3

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#13 20-01-2020 00:15:04

matou
modérateur

Re : The Witcher : vaste saga de Dark Fantasy Polonaise

mypreciousnico a écrit :

Bon sinon je me suis procuré The Witcher 3 sur PC. J'ai vu des potes y jouer pendant des centaines d'heures mais je ne l'avais jamais fait moi même. C'est un merveille ce RPG.

Depuis que tu y joues, ton avis sur la série en a t il été modifié?

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#14 20-01-2020 08:06:03

ufologue
membre

Re : The Witcher : vaste saga de Dark Fantasy Polonaise

Oberon a écrit :

http://www.jeuxvideo.com/forums/42-2723 ? -spoil.htm

Ce lien envoie vers un topic du forum de jv.com où un passionné de l'univers à fait le tour de force de résumer en 8 pages une dizaines de livres.
J'espère qu'il  t'aidera à appréhender les enjeux et le background que la série expose fort mal, Ufologue. smile
Bonne lecture.

Merci

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#15 21-01-2020 10:54:15

mypreciousnico
Who ?

Re : The Witcher : vaste saga de Dark Fantasy Polonaise

je n'ai pas forcément le temps de développer, mais je souscrit complètement à ce que dit Oberon sur le personnage de Geralt et sur l’interprétation impressionnante de Caville. Un acteur qui ne m'a jamais dérangé, mais jamais spécialement impressioné non plus...jusqu’à cette série bien entendu.

matou a écrit :

Depuis que tu y joues, ton avis sur la série en a t il été modifié?

Non pas du tout.
En revanche on y retrouve la même ambiance. l'ambiance des livres en fait (j'ai relu le premier tome)

Sinon j'étais relativement vierge de connaissances sur l'univers de the Witcher au moment d'abordé la série et je n'ai eu aucun mal à rentrer dans l'univers. Je me dois d'être très honnête, cette série m'a mis une énorme baffe dans la gueule dont je peine encore à me remettre, au point de me redonner des envies de Fantasy.

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