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#1901 26-12-2018 12:38:41

Prelogic
Legaliste

Re : Star Wars : Films / Séries

Et bien tu vois dmvy, tu me reprochais de ne pas être objectif, aveugle, malhonnête et de vouloir "mettre tout le monde dans le même sac". Démonstration est faite, encore une fois, que je suis bien plus capable de faire la part des choses que tu ne l'imagines. Pour moi, 11/20 n'est pas forcément une bonne note, surtout quand je peux noter A New Hope autour de 18-19 / 20. Un film que je note 11/20, c'est un film que j'oublie généralement. Mais si ça peut te rassurer, je peux mettre Rogue One et Solo en dessous de la moyenne, franchement ça ne m’empêchera pas de dormir mdrno

Il y a du talent, du potentiel et des moyens dans les derniers films Disney. Je l'ai toujours dit mais visiblement cela n'est pas entendu. Mais ce potentiel est mal employé, au profit d'une direction démagogique et populo qui donne à voir les travers les plus détestables de la communauté de passionnés. Par exemple, ce n'est pas parce que Doug Chiang fait preuve en ce moment d'une fainéantise conceptuelle et artistique incroyable que ce Monsieur est incapable de faire preuve de créativité. C'est juste que la mentalité des artistes en ce moment est assez consternante. Ça se résume en une phrase : "Bouuh la prélogie c'est caca ololoo !"

Une collaboration respectueuse entre un JJ Abrams à la réalisation et un George Lucas à l'écriture, aurait pu donner un EpVII gravement différent. Même chose pour Rogue One qui manque cruellement d'une densité dramatique / mythologique alors même que certains éléments étaient là dès le début : un mentor marxiste déchu, une jeune dépolitisée qui se cherche un destin, une Galaxie qui hésite à se livrer entièrement aux populistes, etc.. Au lieu de ça, le film préfère soigner ses effets en relation avec des considérations fétichiste - "Woaah quand Vador est dans son caisson, ça fait comme l'Empire Contre-Attaque, c'est trop cool ça rappelle des souvenirs hein ? Ah putain, qu'est ce que c'était bien les années 80, en ce temps là au moins on savait faire des films, qu'est ce que je suis génial, c'est dingue quand j'y pense, heureusement que moi je sais que le numérique ne permet pas à la jeune génération de vivre dans le réel, c'est vrai que les effets pratiques qui donnaient l'illusion de la réalité c'était quand même pas pareil..."

Je ne suis pas "contre" telle ou telle personne, je suis "pour" les idées et le courage d'entreprendre. J'ai déjà eu l'occasion de l'expliquer auparavant. Je suis pour une révolution culturelle et idéologique. Et ça commence déjà par le fait d'accepter que le retro-marketing est un poison qui fragilise l'idée même de cet univers de fiction, et lui fait prendre une direction contre-nature. Pour s'adonner à ce genre d'exercice, l'industrie vidéo-ludique est plus appropriée je trouve : Dark Force et Alien Isolation sont des jeux supers, permettant d'évoluer dans un univers conceptuel connu et rabâché, mais avec une immersion et une implication totale de la part du joueur. Mais dépenser des sommes exorbitantes pour un écrin fétichiste de 2h30, moi je dis non.

P.S : Tron Legacy est un film excellent et quasi miraculeux à mon sens : pourtant, c'est une production Disney. Il y a tout dans ce film : la relation œdipienne avec la figure du Père, le mythe de la création, un léger discours critique sur les grandes entreprises américaines obsédées à l'idée de s'emparer de propriétés intellectuelles au détriment du peuple désireux d'accéder librement à la culture, etc.. A la Poursuite de Demain est une production Disney, réalisée par Brad Bird qui dispose d'un véritable message et qui s'adresse à l'ensemble du public, parents et enfants. John Carter également est un film "curieux" et original, qu'on aime ou pas le produit fini. Pourtant, ces films ont été relativement snobés par le public. Quant à John Carter, il a été littéralement désavoué par Disney, et méprisé par Bob Iger qui n'a pas jugé utile de soutenir la promotion du projet. Pourtant, d'un point de vue moral, ces films donnent une image des studios bien plus fréquentable.

Dernière modification par Prelogic (26-12-2018 12:57:26)

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#1902 26-12-2018 14:23:32

dvmy
dvmy shot first

Re : Star Wars : Films / Séries

Pourtant tu te trompes en pensant qu'une collaboration entre JJ et Lucas aurait été possible tant les deux hommes sont en totale opposition dans leur approche du cinéma. L'un est un téléaste réactionnaire dépourvu d'imagination, l'autre un cinéaste expérimental et visionnaire à l'imagination débordante. Il ne pouvait pas y avoir pire choix que JJ pour Star Wars et pour collaborer à construire une nouvelle trilogie. C'est d'ailleurs bien pour cela que le divorce entre les deux n'a pas tardé.

Kennedy est responsable de tout ceci. C'est elle qui a choisi le type le plus réac et le moins imaginatif d'hollywood pour faire une nouvelle trilogie d'une saga qui a toujours débordé d'imagination et de créativité. Tout l'inverse de ce qu'il fallait faire!

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#1903 26-12-2018 16:55:29

Prelogic
Legaliste

Re : Star Wars : Films / Séries

Tu as sans doute raison. Vous connaissez le problème depuis plus longtemps que moi (étant donné que je n'ai rejoint la dissidence que depuis 6 ans). Mais c'est quand même un épouvantable paradoxe que de concevoir la carrière de JJ Abrams, à ce point fidèle à l'esprit des 80's, comme un frein à son potentiel créatif. Oui, JJ Abrams est de base un vieux réac' qu'on essaye de faire passer pour un héritier spirituel. Le bonhomme est un peu la face "présentable" d'un Simon Pegg, avec la même mentalité. Je le revois encore en livreur de Pizza fayot dans "A propos d'Henry" en 1991, face à Harrison Ford.

Pour le moment, je continue de penser qu'il pourrait canaliser cet enthousiasme pour le cinéma de son enfance pour créer véritablement quelque chose. Exactement, finalement, comme Lucas a pu le faire en faisant de Star Wars son Flash Gordon. Lucas avait confiance en JJ Abrams et avait essayé d’éveiller chez lui la nécessité de s'approprier son œuvre. Finalement, c'est ce que JJ Abrams a fait, mais sans talent puisqu'il s'est rapidement perdu dans des considérations réacs' faciles. Si JJ Abrams s'était cantonné à la réalisation et à la direction d'acteur, en acceptant de confronter ses idées à celles de Lucas, en acceptant de jouer le jeu de la contradiction, je pense qu'on aurait pu avoir un résultat plus honnête. Au minimum, The Force Awakens aurait pu être un épisode de transition plus acceptable dans son ADN. Mais il faut dire que Lucas a une telle personnalité et une telle acuité pour cet univers que JJ Abrams se serait sans doute retrouvé débordé.

C'est précisément pour cela que je trouve les derniers films moyens et que je serais bien incapable de dépasser la barre du 11 - 12 /20 : il manque cette vision universelle, cette approche spirituelle qui synthétise toutes les religions, ce propos simple sans simplisme, ce message positif peut être un peu naïf mais donc le public a plus que jamais besoin dans un contexte d'après 11 septembre et de montée des populismes qui n'en finit plus - à ce titre, j'ai trouvé que Man Of Steel était lui aussi un syndrome post-traumatique vendu à destination de la Planète Entière. Elle est loin, l'époque de Christopher Reeve...

Dernier exemple : j'ai trouvé Super 8 assez méticuleux dans sa reconstitution des 80's, et cela donne un bon film. Pas un film culte, certes, mais un film honnête qui ne cherche pas à s'inscrire dans un travail d'écriture préétabli par la petite porte. Super 8 n'est la suite d'aucun film, et en cela on peut juger plus sereinement de ses qualités et de ses défauts par rapport au genre qu'il essaye de squatter. Une sorte de Stranger Things avant l'heure. Pour le moment, ça reste ce que JJ Abrams a de mieux à nous proposer - en attendant qu'il se décide enfin à devenir un World-Builder comme Lucas.

Dernière modification par Prelogic (26-12-2018 17:07:33)

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#1904 26-12-2018 19:10:56

matou
modérateur

Re : Star Wars : Films / Séries

Les cinéastes des années 80, n’essayaient pas de faire comme/dans le style/faire revivre leur influence des années précédentes.
Ils faisaient leur art/artisanat.
Ceux qui en 2010 nous pondent ce côté années 80, c’est une régression.
Cela ne veut pas dire que l’on ne peut pas faire des histoires avec les années 80. Stranger Things le fait très bien.

Le problème c’est d’avoir des artisants qui ne crée rien, recycle ou refont en plus mauvais, tout en suivant les visions des exécutifs sur les années 2010. Visions de plus en plus déconnectées des réalités.

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#1905 21-03-2019 01:01:36

yrad
admin

Re : Star Wars : Films / Séries

[En réponse partielle à ce post]

Prelogic a écrit :

P.S. : si vous connaissez des gens qui aiment la trilogie classique, qui n'aiment pas la prélogie et qui n'aiment pas les derniers films de l'ère Disney, je veux bien que vous me les présentiez. Il semble que cette espèce soit très rare, pour ne pas dire inexistante.

Cette espèce n’est pas si rare que ça AMHA, il me semble même qu'elle est la plus répandue chez les waries de plus de 50 ans. Les mauvaises langues pourraient d'ailleurs les qualifier de "fétichistes" - un anathème usuellement réservé à ceux qui ont le malheur de n’aimer que la déclinaison originelle d’une œuvre ou d’un univers imaginaire. mdr

Quant à moi, j’appartiens à une espèce probablement plus rare encore, car je n’ai encore rencontré personne d’autre dans ce cas (et pourtant des fans de SW, j’en connais un paquet…). lol
Déjà, je ne me considère pas comme un warie, même si je connais bien l'univers de Star Wars (y compris étendu) et que j'ai beaucoup d’estime pour la création de George Lucas (tout créateur/développeur d’univers imaginaire cohérent méritant en soi le plus grand respect).
Mais mon "originalité" est que j’apprécie surtout la prélogie (en son intégralité y compris le très décrié The Phantom Menace)... mais en revanche moins la trilogie historique (une position qui n’a rien d’irrationnel mais qui mériterait un très long développement…). Et je réprouve bien évidement la postlogie pour les mêmes raisons que toi, Prelogic. wink


« Science fiction is the most important literature in the history of the world, because it's the history of ideas, the history of our civilization birthing itself. Science fiction is central to everything we've ever done, and people who make fun of science fiction writers don't know what they're talking about. »
Feu Ray Bradbury

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#1906 21-03-2019 06:27:26

Warp 9
vétéran

Re : Star Wars : Films / Séries

Si les trilogistes de la première génération sont devenus rares c'est que la plupart de ceux qui l'étaient ont revus la prélo à la hausse depuis la nouvelle "nostalogie".... Trust me. Je sais de quoi je parle. wink


“On vit à une époque ou l'on tend à ignorer, voir renier les actions progressistes d'hier dans le but de véhiculer l'idée fictive & dangereuse que nous vivons dans un monde pourris par la haine. Si même Star Trek, la franchise la plus progressiste qui soit, ne peut pas prendre ses distance face à cette ré-criture de la culture populaire & de l'Histoire je crains sérieusement pour l'avenir."

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#1907 21-03-2019 09:31:03

dvmy
dvmy shot first

Re : Star Wars : Films / Séries

Faisant pourtant partie de la première génération Star Wars, j'ai adoré la trilogie originale ET la prélogie, chacune pour des raisons différentes. Au final elles se valent. Au-delà de son histoire forte, c'est l'audace et l’imagination qui ont toujours caractérisé Star Wars et c'est surtout en cela que la postlogie est une trahison. Comme je l'ai déjà dit: JJ Abrams était le pire choix possible pour relancer la saga tant il est aux antipodes de Lucas. C'est un réactionnaire sans audace et sans imagination: l'opposé total de Lucas. Kennedy, par son choix lamentable, est 100% responsable de l'échec de cette postlogie.

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#1908 01-08-2019 10:28:48

Prelogic
Legaliste

Re : Star Wars : Films / Séries

Tiens je fais une petite réponse à dvmy, suite à notre échange de l'an dernier :

Si je te donne l’impression de ne parler que des « coulisses », c’est probablement parce que mes séances de ciné se sont avérées moins fructueuses en termes d’émotion ou de ressenti de mon côté. TFA m’a mis en colère, Rogue One m’a profondément ennuyé et TLJ m’a rendu triste. Je me souviens d’ailleurs très bien de ce que j’ai ressenti en sortant de la salle pour ce dernier : « Ah… bon bah… d’accord quoi j’ai compris… on me fout clairement un coup de pied au cul en m’indiquant la sortie… Ne vous levez pas je trouverai la porte tout seul ». Le petit garçon à la fin du film n’est d’ailleurs pas étranger à cette réaction de ma part. On cherche à prendre en otage la jeunesse dans un rapport de force très hypocrite autour de la nécessité de « tourner la page », mais sans jamais la tourner au final puisqu’on reste dans des préoccupations de quadras fétichistes obnubilés par la trilogie classique, jetant un œil « cynique » sur l’œuvre de Lucas. De plus, « tourner la page » n’a jamais été qu’un slogan, et ne trouve sa place nul part dans la grande cosmogonie établie par Lucas, qui essayait de donner du sens à son œuvre sur près de 40 ans de travail.

Du coup, je cherche à comprendre ce qui cloche et j’essaye de poser un début de diagnostic. Et à chaque fois, j’obtiens le même résultat : agenda de sortie précipité, reshoots intempestifs, intervention d’un script doctor de dernière minute, qualité d’écriture médiocre, préjugés et préconçus sur l’œuvre de Lucas hérités d’une vision très américaine ou occidentalo-centrée, retro-marketing abusif, communication de crise maladroite, etc.. Rien que très banal dans l’industrie, qui ne comprendra sans doute jamais qu’il ne suffit pas de « posséder » une propriété intellectuelle pour en comprendre les fondements.

99% de la production SW depuis le rachat par Disney est dictée par cette seule ligne de conduite : reproduire coute que coute l’atmosphère de la trilogie classique. On a oublié une donnée très simple, qui a été rappelée récemment par Lucas à Jon Favreau : plus que de la nostalgie vendue à des vieux geeks, l’univers de Star Wars s’adresse d’abord et avant tout aux enfants, pour leur permettre d’avoir à disposition des outils conceptuels leur permettant d’affronter sereinement l’avenir. L’univers de Star Wars nous parle de l’espoir d’un lendemain meilleur, pas du désespoir de voir le temps qui passe (ce que Jake Skywalker représente tout à fait à mes yeux par ailleurs). Parler aux enfants et s’extraire de préoccupations narcissiques, tout en faisant évoluer les technologies et l’art conceptuel au service d’une narration aux enjeux universels. Voilà le propos.

Tu as raison de mettre l’accent plus particulièrement sur TFA et RO : pour moi, ce sont les deux faces d’une même pièce et d’un même problème. Une bonne intention de départ, une matière à raffiner, un univers de possibilités à exploiter. Pour, au final, se retrouver à se regarder le nombril en surexposant des figures iconiques comme Han Solo ou Dark Vador. The Force Awakens pouvait être une véritable suite, on a choisi d’en faire un produit hybride revivaliste complètement déconnecté. Rogue One aurait pu être l’épisode pilote d’une grande série TV entre l’Ep III et IV, ou le point de départ d’une saga familiale dans la grande saga Skywalker, on a choisi d’en faire un unique film isolé, dans un style « young adult » sans réelles conséquences. Ceci alors que le sacrifice de Jyn Erso méritait au minimum un déploiement dramatique sur plusieurs films ou plusieurs épisodes, ne serait-ce que pour provoquer une forme d’attachement. Jyn Erso avait l'opportunité d'incarner une Jeanne d'Arc, on a choisi de faire de son sacrifice un acte anonyme. Je trouve ça dommage, surtout qu'il s'agit tout de même dans l'esprit des vieux geeks de relater le moment fantasmatique des vols des plans de l'Etoile Noire.

Outre cette troisième trilogie ratée qui est en train de se trainer laborieusement vers sa conclusion, je pense que le reste des « idées » de Lucasfilm pour agrandir l'univers de Star Wars trouverait mieux sa place en VOD. Les ambitions (mineures) d'un Gareth Edwards pourraient certainement s'épanouir dans un format télévisuel, sans conséquence sur l’œuvre cinématographique fondatrice. Si l'on veut faire du Star Wars au cinéma, alors il faut travailler dur et avoir conscience de l'exceptionnel privilège de manipuler un tel matériau qui se nourrit de toutes les cultures et de toutes les religions pour légitimer son existence.

Les enfants d’aujourd’hui peuvent aimer ce qu’on leur propose. Je me demande toutefois quelle forme prend leur réception de cet univers. Déjà à l’époque de la prélogie, il y avait une volonté manifeste de faire communion avec l’ancienne génération. La Menace Fantome était un « évènement » attendu par les parents, puis par leurs enfants. Il en va de même aujourd’hui pour la 3e génération, qui veut sa part du gâteau. Et c’est tout à fait naturel. Seulement, je pense que cette 3e génération a été flouée par une stratégie d’exploitation qui s’adressait d’abord et avant tout aux nihilistes de la première heure. Plutôt que de proposer un spectacle universel, pour les enfants et les accompagnants, Lucasney (contraction volontaire) s’est compromis dans des expérimentations marketing douteuses.

Peut-être suis-je trop vieux moi-même, incapable d’apprécier « simplement » le spectacle que l’on m’offre. Puis, je me souviens avoir trépigné comme un gamin attardé devant Captain Marvel (qui dispose à la base d’une mythologie forte et d’une force d’évocation puissante notamment pour les petites filles). J’ai aussi les poils quand je regarde x fois le trailer de Knight of the Eternal Throne, qui nous raconte simplement les frustrations enfantines d’une petite fille confrontée à ses pulsions (tout comme Luke ou Simba, une volonté symbolique de « tuer » le père ou la mère). Du coup, je me dis que le problème n’est peut-être pas là où on le pense.

Le problème n’est pas fondamentalement dans le rachat de Lucasfilm par Disney, ni même dans l’exploitation débridée de l’image de marque. Mais plutôt dans l’arrogance et le manque d’intérêt des exécutifs pour la recherche conceptuelle et le travail d’écriture. On peut lancer 10 projets par an dans l’univers de SW. Si ces 10 projets sont mal réfléchis et mal écrits, les mêmes questions reviendront inlassablement. Et pendant ce temps, Lucas continuera à faire preuve de pédagogie très calmement, en expliquant que ce ne sont pas les adultes qui doivent être visés mais les enfants. J’admire la persévérance morale de ce Monsieur, vu la situation.

Dernière modification par Prelogic (01-08-2019 14:28:06)

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#1909 16-08-2019 15:04:08

scorpius
Nowhere Man

Re : Star Wars : Films / Séries

Ewan a visiblement signé pour reprendre le rôle d'Obi-Wan dans le cadre d'une série pour Disney +.

Entre 6 et 8 épisodes.

Cool.


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#1910 16-08-2019 15:52:58

Haeresis
membre

Re : Star Wars : Films / Séries

Normalement, je serais tout aussi enthousiaste que toi, scorpius, mais, vu le marasme dans lequel est Star Wars, je suis pour l'instant très prudent. Car on peut toujours lui faire subir un sort à la Jake Skywalker. devil


Humans are weak, and make mistakes. What's wrong with that ? We're not machines.  Captain Hijikata - Yamato 2202

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#1911 16-08-2019 16:04:27

matou
modérateur

Re : Star Wars : Films / Séries

Bon on est en face du même phénomène que Picard.

Tout se jouera selon ce que décidera Ewan McGregor. Le choix du showrunner nous en dira plus.
Perso, si la série fait 8 épisodes, je suis sûr qu'il quittera Tatooine pour ses aventures.
Pour 6 épisodes, c'est moins sûr.
Un roman de l'UE legend raconte sa vie sur Tatooine.

Pour que la série ne soit pas qu'un gadget, il faut que la série raconte quelque chose à travers une remise en question et une force de caractère retrouvée. En somme comme pour beaucoup d'histoire basées sur des personnages.
6 épisodes de solitudes contemplatives, de rencontre d'un Luke enfant, de bisbille avec des hommes des sables, d'anicroche avec des chasseurs de primes à Mos Esley, c'est sympa et gadgétique mais cela reste anecdotique.

Bref, terminez l'arc de TCW avec Satine, Mandalore.

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#1912 16-08-2019 16:07:50

Prelogic
Legaliste

Re : Star Wars : Films / Séries

Personnellement, outre l’animosité persistante qui m’anime à l’endroit des propriétaires actuels de la franchise et de la manière dont ils gèrent l’IP, je dirais que je suis content de revoir Ewan McGregor dans une série TV consacrée au personnage d’Obi-Wan. Mais encore une fois : je pense qu’il aurait été plus intéressant de réfléchir à ressusciter la série live « Underworld », censée nous conter la vie des bas-fonds de Coruscant et de la pègre intergalactique. On aurait pu dérouler à partir de là des idées conceptuelles autour de la vie du jeune Solo vs Boba Fett, Jabba, un petit tour du côté de Mos-Eisley avec un Obi-Wan accoudé au comptoir, que sais-je…

Je constate surtout qu’on essaye de nous refourguer encore et toujours les mêmes idées. Il suffit de laisser retomber la polémique durant quelques mois et on réessaye… parlez de Chasseur Naboo ou de Courses de modules à Bob Iger, Kathleen Kennedy ou JJ Abrams et vous avez l’assurance de les mettre en PLS. Mais pour ce qui est de recycler l'univers conceptuel de la trilogie originale dans tous les sens pour les 20 prochaines années, 'y a du monde au balcon.

Dernière modification par Prelogic (16-08-2019 16:09:54)

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#1913 16-08-2019 16:18:37

matou
modérateur

Re : Star Wars : Films / Séries

Voila ce que j'avais écrit en 2016. En parlant d'une sortie en 2020 mais au cinéma. Solo étant passé par là, je sens que le projet a été revu en série. 2020 reste d'actualité.

"L'un des point de départ des principes à Hollywood, c'est de donner au public ce qu'il ne sait pas qu'il attendait. Oui, c'est incongru. Partir de ce sentiment et proposer un bon traitement, c'est exactement le prémisse d'une bonne histoire (et pas qu'à Hollywood).
Dans les canons d'écriture chez les studios, un courant, c'est le désir. Pas le désir sexuel. L'envie et la volonté de changer un équilibre.
Et en agissant pour suivre cette inclinaison, le personnage change lui même.
Là c'est pas moi qui le dit mais des script doctors.

Oui Obiwan est un personnage plein de principes. Mais il est face à une situation qui va le pousser à changer. L'ordre n'est plus, les Siths gouvernent la galaxie et son ami et ex padawan est devenu un sith qu'il a du tenter de tuer.
Si on part de cette base psychologique, on voit bien qu'Obiwan a besoin de se retrouver.
Au cinéma (et pas qu'au cinéma), une telle thématique, c'est en agissant que l'on arrive à la réaliser.
Ensuite, il y a une différence entre des principes et les dogmes d'un ordre. Surtout que l'ordre, l'institution, n'est plus. Ce qui doit pousser à s'interroger sur leur pertinence. Sans forcément les rejeter, mais au moins s'interroger.
Comme dit, ce ne sont pas les enfants d'Anakin qui sont responsables de sa chute. Et à la fin de ROTS, ils apparaissent à Obiwan et à Yoda comme un trésor, un espoir pour l'avenir. Ce non respect d'un dogme permet d'espérer...

Mais, malgré cela, Obiwan, père, cela ne passe pas. Mais, toujours dans l'idée d'un traitement adéquat, la saga nous donne une piste à suivre. Obiwan veut veiller uniquement sur Luke ou bien veut il un jour lui révéler son destin quand la Force bousculera les événements?
Si on prend la seconde option, n'importe qui ayant déjà connu un ado ou jeune adulte, sait qu'il faudra être prêt pour une telle entreprise. Et ce n'est pas vivre en ermite qui vous y prépare.

Reste la dernière graine, TCW et ce que la série a construit autour d'Obiwan et de Satine.
Voici donc l'idée. Obiwan et la jeune Satine ont eu une relation. TCW montre bien que cette relation a été intense. En poussant un peu cette idée et s'inspirant d'Adso de Melk du nom de la rose (après tout Obiwan et son duo avec Qui Gon ressemblent bq à celui de Melk avec Guillaume de Baskerville) , on crée ainsi une fille
Une fille non élevée par lui bien sûr. Obiwan est donc père sans trop bousculer ce qu'on pense ce lui

Reste à écrire ne histoire mêlant sa fille comme symbolique de l'avenir d'une planète (Mandalore) car soumis, à cause de l'Empire à un choix moral peu évident. Obiwan se jette donc dans une aventure où il va essayer d'aider moralement sa fille, dans l'optique de sauver une planète (Mandalore se prête parfaitement à un traitement plastique digne du cinéma). Et ce faisant il sera confronté à ses doutes, devra réaffirmer ses principes. Et en sortira mieux armé pour guider Luke plus tard.
Bien sûr, l'écriture du protagoniste, le traitement de l'ensemble auront leur importance. Mais en gros vlà l'idée."

Réponse bientôt pour savoir si j'ai du flair.

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#1914 16-08-2019 18:21:24

dl500
TOS Forever

Re : Star Wars : Films / Séries

Moi je vois ça beaucoup plus simple :
Ça permet de faire revenir Darth Vader.
Les faire se rencontrer une nouvelle fois.
Inventer, innover, ce n'est pas dans les cartons des showrunners ni des scénaristes actuels.


L'être humain a deux vies. La seconde commence quand il se rend compte qu'il n'en n'a qu'une...

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#1915 17-08-2019 10:44:47

matou
modérateur

Re : Star Wars : Films / Séries

Autre hypothèse, une série faite de Flash-back. Donc un recast du personnage pour ses jeunes années. Moins ambitieux, plus coûteux en décor ou en numérique.
Cela serait plus dispensable.

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#1916 17-08-2019 12:14:20

scorpius
Nowhere Man

Re : Star Wars : Films / Séries

Parmi les angles qui paraissent probables en terme d'axes narratifs, j'en vois plusieurs :

- Un western sur Tatooine, qui développe en profondeur la vie d'ermite d'Obi-Wan, celle d'Owen/Beru/Luke à la ferme, la menace des Tusken avec développement du Lore (TCW était censée développer un arc qui aurait approfondi la culture des Tuskens, peuvent toujours recycler cela) on peut avoir également pour une raison ou une autre une présence Impériale temporaire sur la planète et il y a les Hutts. Boba Fett pourrait être un antagoniste possible. Ca pourrait donner une série à l'atmosphère sympathique, mais aux enjeux relativement anecdotiques, d'autant que tout cela à déjà été plus ou moins couvert par l'UE SW.

- On ne passe pas toute la saison sur Tatooine, juste les 2 premiers épisodes. Un personnage de l'UE Star Wars vient chercher Obi-Wan pour une quelconque mission cruciale à travers la galaxie. Idéalement une version live d'Ahsoka (suivant la période exacte elle pourrait travailler à ce moment pour la Rebellion sous l'identité/nom de code de "Fulcrum"). En ce qui me concerne, une apparition live d'Ahsoka ce serait un tel geekasme...
Un Quinlan Vos incarné par un Jason Momoa ce serait bien kiffant aussi.

- L'épisode 9 va finalement nous révéler que Rey est une Kenobi (la petite fille d'Obi-Wan) et la série va nous expliquer en détail, le pourquoi du comment.

Dernière modification par scorpius (17-08-2019 12:51:07)


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#1917 17-08-2019 19:03:36

scorpius
Nowhere Man

Re : Star Wars : Films / Séries

Star Wars : Resistance s'arrêtera au terme de sa seconde saison... On ne peut que spéculer sur les raisons de cet arrêt prématuré, mais c'est marrant de voir les fanboys du SW moderne affirmer que la série fut conçu pour ne durer que 2 saisons. Bon après c'est peut être vrai, il est clair que Filoni notamment à traité la série comme une corvée et à torché un truc à la va-vite. Reste que j'ai du mal à imaginer Disney valider une série pour une durée aussi courte.

Avec un peu de chance le successeur de Resistance sera la "suite" de Rebels, avec Ahsoka et Sabine qui partent à la recherche d'Ezra...

Dernière modification par scorpius (17-08-2019 19:04:29)


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#1918 17-08-2019 23:17:44

Oberon
Section 31

Re : Star Wars : Films / Séries

Rey? La descendante d'Obi-Wan?
Félicitations, Scorpius: je ne pensais pas pouvoir encore éprouver une émotion forte avec le SW moderne, mais cette vision d'horreur me glace le sang!
En tout cas, avec à son palmarès la chorégraphie de combat la plus lamentable de la saga, elle tient plus de la version Alec Guiness que celle de McGregor.
Bref, pour revenir un instant sur le sujet principal, je vois mal ce qu'il vont réussir à faire d'un close up post clone wars sur Obi-Wan.
Tatooine se prête difficilement aux standards actuels de série, et seul un rythme lent pour les premiers épisodes serait à même de rendre justice à la planète comme au personnage.
Venant de Disney, j'y crois pas du tout.
Du coup je pense que dl500 a levé le lièvre: vu que SW est devenu la référence d'un iconisme malsain dénué de créativité, un prétexte à un second round entre Vador et Obi est plausible.
Sur ce, veuillez m'excuser, je vais aller vomir.


"No beast so fierce but know some touch of pity. But i know none, and therefore am no beast."
Richard 3

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#1919 18-08-2019 08:58:41

scorpius
Nowhere Man

Re : Star Wars : Films / Séries

Je peux difficilement m'attribuer le mérite de cette "vision d'horreur".

Il s'agit là d'une théorie qui remonte à la sortie du film. Il est clair que JJ voulait que Rey soit issue d'une lignée connue, que ce soit une Solo/Slywalker, une Kenobi ou une Palpatine. D'ailleurs à l'origine il n'y avait même pas de "mystery box" concernant Rey. De ce que j'ai lu, dans une des premières versions du script de l'épisode 7 par JJ & Kasdan, elle était présentée sans ambiguité comme étant la fille de Han & Leia et en plus d'un Stormtrooper déserteur, elle était accompagnée du fils de Lando.

A voir si dans l'épisode 9 il décide de concrétiser sa vision initiale ou si il respecte l'approche de Rian et continue avec le "Rey is nobody".

Dernière modification par scorpius (18-08-2019 08:59:44)


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#1920 18-08-2019 14:29:16

Oberon
Section 31

Re : Star Wars : Films / Séries

Au point où nous en sommes, et comme aucune lignée ne pourrait justifier la puissance de Rey (sans aucun apprentissage qui plus est), j'aimerais autant qu'elle reste une "nobody" et qu'on laisse Obi-Wan tranquille.
Comme l'on sait par ailleurs que son seul amour charnel n'aurait pu être que Satine, l'incohérence en serait double: Rey apprend les arts Jedi seule, en moins d'une semaine, et a été perdu sur une planète désertique par l'une des femmes les plus puissantes et riches de la galaxie. Paye ton ridicule...
Honnêtement, je pense qu'il vaut mieux en faire la fille de 2 clodos qui l'ont vendu à la naissance pour s'offrir un picon bière, ça aurait au moins le mérite de justifier sa situation au début de l'épisode 7. Restera le côté craqué de ses pouvoirs, mais à ce niveau là, aucune justification ne pourrait être crédible, donc...


"No beast so fierce but know some touch of pity. But i know none, and therefore am no beast."
Richard 3

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#1921 Hier 10:55:24

matou
modérateur

Re : Star Wars : Films / Séries

Des preuves de la désaffection de Star Wars.
https://www.google.fr/amp/s/www.bloombe ? generation
Cela montre clairement que la trilogie originale puis la prelogie ont clairement su captiver un jeune public. TCW aussi.
Et la postlogie a échoué. Comme nous l’avions dit en discutant du caractère familial. De plus, de plus en plus de vieux fans se détournent de la saga.
Résistance a fait moitié moins d’audience que Rebels. Un score médiocre.

Disney paye donc sa politique industrielle calamiteuse (choix de réalisateur sans la vision requise, exécutifs sans imagination, conformisme, absence d’un pilote compétent) et c’est tant mieux.
Disney fait donc machine arrière et tente de ramener les anciens fans en reprenant ce que Lucas avait fait (Obiwan, TCW).
TCW étant le meilleur exemple. Trop cher donc annulé puis remplacé par des séries moins cher mais qui furent bien moins rentables!

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#1922 Hier 11:42:28

Prelogic
Legaliste

Re : Star Wars : Films / Séries

Merci pour le partage. Intéressant. Triste mais intéressant.

Disney ne respecte pas son public. C’est un fait. En menant une politique d’exploitation consensuelle, les pires travers de l’industrie ressurgissent avec pour conséquence une perte d’attention et d’intérêt. Je ne cesse de le dire depuis bientôt 6 ans : il ne suffit pas de ressortir du placard le veston jaunâtre de Han Solo ou les piluliers décoratifs des couloirs de l’Etoile de la Mort pour raconter une bonne histoire. L’illusion peut perdurer quelques temps, mais elle finit toujours par produire les mêmes effets : une désillusion. Star Wars est, dans ses fondements, un soap-opera, forgé au cœur d’un cheminement narratif spirituel et moral (le Côté Obscur existe, mais nous pouvons toujours choisir de faire ce qui est juste, rien de plus et rien de moins). La saga en 6 films est porteuse d’une vision : celle d’un monde en paix avec la technologie analogique, puis numérique. Celle d’un monde décomplexé à l’idée de ridiculiser le racisme par le biais de l’exotisme - la scène de la Cantina est un fabuleux concentré de tolérance, où des dizaines de bestioles étranges se côtoient et cohabitent dans un véritable microcosme. Depuis la reprise en main de la franchise par Disney, que reste-t-il de cela, mis à part deux ou trois animatroniques laborieuses censées représenter une certaine idée fantasmée de l’époque 70’s ?.

Bref, Disney peut compter sur Pixar (une émanation de Lucasfilm donc…), les classiques en live action (très original) et Marvel, qui dispose à l’origine d’un invraisemblable catalogue de comic stripes sur plus de 60 ans qu’il ne reste plus qu’à adapter en extrayant les meilleures intrigues. Chaque « arc » est l’occasion de faire travailler des artistes différents qui, à la manière de la saga Alien, nous amènent à reconsidérer l’univers Marvel sous un autre angle. Pour Star Wars, personne ne semble encore réaliser que la voie du « nostalgisme » est une impasse. Je prie personnellement pour que la série Mandalorian nous raconte un minimum quelque chose en termes de structure, mais les récents propos de Jon Favreau me désespèrent*. Visiblement, l’idée est d’évoquer encore et toujours « la direction artistique NON SEULEMENT de la première trilogie, mais du premier film et son premier acte ». Encore une fois, les gens à la tâche partent d’un traumatisme de la petite enfance ou d’une lubbie juvénile et n’en sortent pas, ou sont dans l’incapacité d’interroger ce qui s’apparente davantage à de la monomanie.

Et pourtant, j’aime Jon Favreau grâce aux deux premiers Iron Man. Mais en dehors du catalogue des classiques Marvel ou Disney, j’ai peur que lui comme d’autres ne soient pas en mesure de comprendre ce que Star Wars signifie réellement sur le stricte plan de l’indépendance artistique. L’univers de Star Wars nous relate une certaine idée du cinéma, plus humaniste que clientéliste. Avec des concepts universels et fédérateurs. La nostalgie n’est pas un concept fédérateur, elle n’est que le fruit d’une génération qui ne supporte pas de se voir vieillir. Et qui méprise d'ailleurs ouvertement les nouvelles générations, à qui ces films sont pourtant destinés.

*Bon allez... j'attends un peu la prestation de Gina Carano que j'avais eu le plaisir de découvrir ( mdr ) dans Alerte Rouge 3.

Dernière modification par Prelogic (Hier 12:22:14)

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#1923 Hier 19:03:35

Prelogic
Legaliste

Re : Star Wars : Films / Séries

A l’occasion d’un podcast sur Apple « Creative Processing with Joseph Gordon Levitt », le réalisateur Rian Johnson est revenu sur l’EpVIII et sur sa manière de percevoir la saga Star Wars : « Dès lors que vous commencez à réfléchir au meilleur moyen de rester dans les limites imposées par les films originaux, vous arrêtez de penser comme les créateurs de ces premières œuvres. George Lucas cherchait justement à repousser les limites, à sortir des cases pour amener ses personnages dans des situations et lieux nouveaux. C’est émotionnellement honnête, car le but est de surprendre le spectateur. C’est ce qui fait tout l’intérêt des premiers Star Wars, les rend vraiment vivants. Si on lui avait montré des œuvres déjà faites en lui recommandant de ne pas tenter telle ou telle chose, le résultat aurait été bien différent ».

Personnellement, je reste un peu sans voix devant une telle déclaration, pour plusieurs raisons. Premièrement, je ne trouve pas que Rian Johnson a pris quelque risque que ce soit avec ce film, qui est d’ailleurs dans la continuité « logique » du concept revivaliste vendu par Abrams précédemment. On collectionne les beaux visuels et quelques clichés de la trilogie classique, on retourne la pellicule de temps à autre et on fait comme si cela servait une histoire globale. Mais tout cela ne mène nulle part, sauf à tomber dans le piège de la redite. Tout au plus peut-on concéder à Rian Johnson une certaine culture cinématographique et des emprunts à des films de genre. C'était le minimum syndical pour nous montrer qu'il disposait d'une réelle personnalité. Pour ce qui est de sa capacité à interroger le mythe Star Wars en lui-même, c'est en revanche plus délicat.

Ensuite, Rian Johnson se sert de l’excuse de Lucas pour justifier ses choix. Alors que Johnson fait partie de cette école de pensée nihiliste qui n’a qu’un intérêt poli pour la prélogie, et semble davantage préoccupé par ses souvenirs d’enfance liés à la trilogie classique. Tout ceci sans évoquer le fantasme induit par le changement successif de réalisateur sur cette portion de l’œuvre, alors que Lucas continuait de maintenir une forme de tutorat en tant que producteur exécutif.

Notez bien la façon dont Rian Johnson parle des « premiers Star Wars », autrement dit de l’Empire contre-attaque qui est quasiment la seule référence acceptable de cette génération (avec un Nouvel Espoir qui arrive bon deuxième).

Bref, Rian Johnson ne semble pas comprendre que la saga Star Wars est moins une collection de films expérimentaux sans liens apparents qu’une lente et méthodique construction d’un univers entier, fondé sur des règles immuables (continuons à préciser que les midi-chloriens étaient moins une tentative de désacraliser l’univers que de questionner le rapport à la foi et à la science d’une secte de moines mystiques en perte de repères et de valeurs).

Dernière modification par Prelogic (Hier 19:07:46)

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#1924 Hier 20:36:34

matou
modérateur

Re : Star Wars : Films / Séries

Johnson, grand artisan de la communication conformiste.
Ce qu’il dit sur rester dans les limites imposées est une critique voilée de JJ. Certainement que ce dernier a dû utiliser le 9 pour torpiller le 8.
Pour le reste, quiconque a vu son film comprend que ce n’est pas le problème de son film.
Mal monté, mal écrit, incohérent avec l’univers, avec le combat le plus scripté et le plus rempli de soucis, son film est surtout un mauvais film.
Alors avant de nous dire des choses sur Star Wars, qu’il apprenne à faire son métier correctement.

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