#576 27-05-2017 23:48:02

scorpius
Nowhere Man

Re : Doctor Who & le Whoniverse

Doctor Who 10x07 The Pyramid at the End of the World

Un épisode si ce n'est mitigé du moins inégal, avec pleins de choses très réussies et d'autres plus moyennes.

Dans le positif, je suis définitivement fan des "Monks", ce concept d'une race alien qui vient nous envahir, mais qui a besoin de notre consentement et surtout de notre amour, je trouve ça fascinant. Le pourquoi du comment reste encore nébuleux, mais on peut déjà tracer un parallèle assez fort avec la religion. Après tout il est question de s'en remettre à une puissance supérieure, de suivre ses directives ou ses commandements, etc. Ca semble être ce que les "Monks" attendent de l'humanité : une dévotion totale et en échange ils vont nous guider et nous contrôler. L'image des Monks qui manipule leur réseau virtuel (couvrant l'intégralité de l'histoire de la Terre) tel des fils de trames était aussi très forte, ça plus la pyramide, ça donne à l'épisode une imagerie mythologique très plaisante.

Le Doc' dans son role de président de la Terre, ça me ravis à chaque fois donc c'était cool, d'autant qu'il y a une vraie dimension internationale qui accompage ça. Ce serait malheureusement là que je mettrai malgré tout quelques réserves : Autant il est toujours agréable que DW sorte des frontières britanniques, en particulier quand il est question d'une menace à l'échelle de la planète entière, autant ce n'est pas géré de la meilleure des façons. Les personnages secondaires censés représentés les 3 plus grandes puissances millitaires mondiales sont complètements oubliables et unidimentionnels. Il y a quelques moments sympa (lorsqu'ils décident rapidement de travailler main dans la main, notamment) mais dans la mesure ou il représentent une bonne partie de l'humanité au sein du contexte de l'épisode, ça la fout un peu mal... Peut être plus incompréhensible, les acteurs sont très mauvais (ce qui dans DW n'arrive presque jamais) au point que ça m'a parfois sortit de l'épisode.

Je dois dire que je suis surpris de la résolution du handicap que subi le Doc' depuis 3 épisodes maintenant. J'ai bien aimé la façon tout du long dont le Doc le surmonte (renvoyant à un personnage de Star Trek) tout en ayant un peu de mal avec l'idée qu'il n'ait pas accès à une technologie lui permettant de se soigner...Mais bon j'avais finit par l'accepter, mais là que ce soit les "Monks" qui le soigne, je ne sais vraiment pas trop quoi en penser. Il apparait en tout cas certain qu'ils comptent désormais parmis les aliens les plus avancés du Whoniverse, peut être pas loin des Time Lords... Qui sait, on pourrait découvrir qu'ils sont lés d'une manière ou d'une autre.

L'intrigue sur le labo et l'incident apocalyptique m'a bien plu. J'ai bien aimé cette idée que la fin du monde pourrait se produire juste parce que quelques petits soucis en apparence anodins s'accumulent. Bien flippant. Je vais juste espèrer que les procédures de sécurité des labos ou on cultive toutes sortes de bactéries sont plus strictes que dans le Whoniverse mdr

C'était bien, pas parfait, avec des défauts plus visible que dans d'autres épisodes. Ca peut tenir au fait qu'il y a eu des réécritures tardives, à l'origine "Extremis" était un épisde stand-alone, qui aurait du être diffusé juste avant le double épisode final de la saison et mettant en scène des aliens qui n'étaient pas les "Monks". Du coup ce "Pyramid" est par la force des choses devenu un épisode de transition alors que ce n'était pas le cas au départ.

M'enfin, si la conclusions de la semaine prochaine est à la hauteur, je n'aurai aucun problème à lui pardonner ses quelques maladresses, c'est bien le principal.

Dernière modification par scorpius (29-05-2017 16:27:56)


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#577 03-06-2017 23:29:10

scorpius
Nowhere Man

Re : Doctor Who & le Whoniverse

Doctor Who 10x08 The Lie of the Land

Frustrant... Ca démarre vraiment bien avec une ambiance oppressive et totalitaire qui rappelle forcément les grands classiques de la SF dystopique et voir le Doc' en outil de propagande, c'est franchement perturbant (Peter Capaldi donne l'impression de s'éclater à incarner cette version un brin malsaine de Twelve). En fait, jusqu'au face à face superbement tendu entre lui et Bill, on a un épisode en tout point excellent.

Une excellence qu'on retrouve également dans la scène avec Missy, ou elle confronte sa vision en pleine mutation de l'univers avec la morale de Twelve. Dommage que ça fasse un peu pièce rapportée par rapport au reste. On sent que l'évolution de Missy est essentielle pour la fin de saison, que Moffat pose probablement les bases de d'une confrontation à venir avec le Master de John Simm (son retour ayant été largement annoncé, je me permets de spoiler). La fin de l'épisode ou Missy dévoile une fragilité surprenante (fantastique Michelle Gomez) est juste formidable, mais là-aussi ça parasite l'intrigue des Monks qui eux ont droit à une résolution aussi chessy qu'expédiée sad

"Extremis" était parvenu à intégrer Missy à son intrigue avec bien plus de naturel et de pertinence (ne serait-ce que d'un point de vue thématique).

Au bout du compte avec cet épisode on a un arc souvent conceptuellement très ambitieux mais qui manque de rigueur. L'idée que la capacité des Monks à programmer une réalité virtuelle extrêmement complexe et réaliste trouve ici un développement plus métaphysique, j'ai trouvé ça génial, mais comme dit plus haut, ça finit vraiment en eau de boudin. Le pouvoir-de-la-pureté-des-sentiments-humains, ça s'inscrit dans l'ADN du revival et j'ai tendance à être en phase avec cet aspect de la série. Mais là avec tout ce qui a été préparé en amont sur 3 épisodes, ça passe beaucoup moins bien. Le fait que d'habitude ce genre de chose soit réservé pour les fins de saisons, avec donc une progression émotionnelle over-the-top assumée et attendue, doit aussi jouer. Ca reste un beau moment pour Bill et il y a tout de même un renvoie au premier épisode de la saison qui a au moins le mérite de donner un peu de liant à l'ensemble, mais bon je m'attendais vraiment à autre chose...

Dernière modification par scorpius (03-06-2017 23:34:30)


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#578 10-06-2017 22:39:00

scorpius
Nowhere Man

Re : Doctor Who & le Whoniverse

Doctor Who 10x09 Empress of Mars

Ca lui aura pris 3 saisons, mais Mark Gatiss aura finalement réussi à écrire un bon épisode pour Peter Capaldi. Pas un épisode exceptionnel, pas un classique instantané, juste une histoire avec suffisament de choses à apprécier pour faire oublier les défauts habituels du scénariste. Le charme d'aventure rétro très Burrought dans l'esprit a forcément fonctionné sur moi, le destin très poétique du soldat Victorien qui se met au service d'une Reine Martienne, on pense évidemment à John Carter, par exemple. D'autant plus que sur la forme ça s'accompagne d'une direction artistique délicieusement steampunk, du coup, si visuellement dans l'ensemble on peut pas dire que l'épisode soit particulièrement éblouissant (on reste pour l'essentiel sous-terre) il reste très agréable à suivre. L'humour sonnait juste (le pré-générique est excellent) un domaine ou Gatiss est capable du meilleur (The Crimson Horror) comme du pire (The Robots of Sherwood). Et puis le final qui prend la forme d'un préquel en se raccrochant au sérial de la période Pertwee sur Peladon, avec début de la fédération Galactique et l'apparition en prime d'Alpha-Centauri, ça ne peut que foutre un sourire énorme à n'importe quel Whovien...

Il y a bien quelques problèmes de caractérisation, à l'image ici de Bill ou on voit bien que Gatiss a du mal avec la compagne, qui se contente quasiment tout au long de l'épisode de faire sa Geekette (avec bien entendu références constantes à la pop-culture). Bien sur, il s'agit d'un aspect de la personnalité de Bill, mais jusqu'ici il était utilisé avec bien plus de subtilité. Cela-dit, pour être tout à fait juste, j'ai bien aimé les courtes intéractions entre Bill et la Reine.
On y retrouve aussi les soucis de rythme qui ont tendance à plomber beaucoup d'épisodes de Gatiss (que ce soit sur DW ou Sherlock) un peu moins génant ici, certes, n'empêche c'est parfois mou. Comme dit en introduction : ça reste du Gatiss, mais ou les qualités l'emportent.

Ca fait donc plaisir de voir qu'il conclu sa contribution à l'ère Moffat sur une note positive, surtout quand on sait à quel point ils sont proches. Un autre "Sleep no More" aurait été franchement embarrassant.

Dernière modification par scorpius (11-06-2017 10:04:27)


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#579 13-06-2017 16:47:53

scorpius
Nowhere Man

Re : Doctor Who & le Whoniverse

De petits indices sur ce que pourrait devenir DW sous Chris Chibnall en 2018 :

http://www.radiotimes.com/news/2017-06- ? r-the-show

Traduction : Il a fallu du temps pour convaincre Chibnall, qui a pas mal résisté à la perspective de devenir showrunner. Pas étonnant quand on voit le traitement qu'une partie du fandom a réservé à Moffat et RTD avant lui. Ca confirme en tout cas que le Moff' ne plaisantait qu'à moitié lorsqu'il disait qu'il avait fallu beaucoup d'alcool avant qu'il n'arrive à convaincre Chibnall de prendre sa succession mdr

Evidemment Chibnall déclare avoir des idées aussi "risquées" que novatrices pour la série. Il était surpris que la BBC donne son accord quasi-immédiatement, il s'attendait à devoir se battre pour imposer sa vision. Selon un proche collaborateur du futur showrunner, la série devrai devenir un peu plus accessible pour le grand public, moins orientée vers les fans. Sachant que Chibnall n'exclu pas la possibilité d' une ou plusieures saisons racontant une seule grande histoire, je pense pas que ce soit en rapport avec un aspect feuilletonnant. Plus probablement, on devrait avoir une série moins liée à la continuité (notamment de la période classique) que l'a été l'ère Moffat.

Chris Chibnall aurait un plan sur 5 années, ce qui vu le modèle de production britannique ne veut pas forcément dire 5 saisons.

Dernière modification par scorpius (13-06-2017 16:48:21)


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#580 17-06-2017 22:49:28

scorpius
Nowhere Man

Re : Doctor Who & le Whoniverse

Doctor Who - 10x10 - The Eaters of Light

Allez, coup de coeur de la saison. Pas grand chose à critiquer tant on a là un épisode solide et carré.

Une fois de plus impossible de ne pas s'identifier à une Bill qui arrive à convaincre le Doc' d'aller enquêter sur un grand mystère de notre histoire (la disparition de la 9ème légion romaine en écosse) je veux dire, si j'étais passager du Tardis, je ferai pareil. Pas forcément ce mystère mais vous avez compris l'idée... Rona Munroe (premier auteur de la période classique à revenir pour le revival) en profite pour aborder un thème qui n'aura eu de cesse de traverser l'ère Capaldi : celui de la place du soldat dans la société (ou plutot ses difficultés à y trouver sa place). Un angle qui a permis à travers Twelve d'explorer les traumas du Doc' (résultants de la Time War et de Trenzalore) différemment de ce qui avait pu être fait avec Ten ou Eleven.

Ici, il s'agit pour une jeunesse conditionnée par la guerre, d'apprendre à murir et à s'ouvrir à de nouvelles perspectives. Très beaux dialogues au passage à la fois de Bill et de Twelve. On sent bien, une fois de plus que les scénaristes prennent un plaisir évident à écrire de longs monologues pour Capaldi. Ils auraient torts de se priver, tant il assure à chaque fois avec une facilité impressionnante. Bon, après si on est allergique aux monologues (j'en connais) c'est pas de bol... Pearl Mackie, était elle aussi bluffante et le fait qu'elle ne cesse depuis le début de la saison à tenir la dragée haute à Peter en dit long. Très belle conclusion, très poétique,que ce soit au niveau des corbeaux ou du chant qui ne cesse de retentir pour ceux prets à tendre l'oreille. Parfaitement dans le ton d'un épisode qui à travers, notamment, son utilisation des magnifiques décors de l'écosse (les superbes panoramas après l'épisode très claustro' de la semaine dernière font du bien) dégage quelque chose proche du conte, des légendes et des mythes. On peut à ce sujet voir dans le monstre de l'épisode une sorte de dragon à ceci près qu' au lieu de cracher du feu, il dévore la lumière. Un concept génial, sans doute pas exploité à la hauteur de son potentiel. L'épisode n'est pas vraiment un survival, ce qui est d'un coté assez dommage tant le sujet s'y prétait. On aurait pu avoir pu avoir une sorte de "Pitch Black" Whovien ou il faut préserver la lumière à tout prix pour survivre. Ca aurait été très sympa, mais pas vraiment dans le ton, donc je peux pas dire que ce soit un si grand regret. N'empêche, ce serait le traitement parfait si un jour Rona Munroe veut réutiliser sa créature.

La toute fin de l'épisode est une fois de plus réservée à Missy et décidément, j'adore ce qu'est en train de faire Moffat. Voir le Doc' et elle reconstruire petit à petit leur amitié, ça a quelque chose de très puissant et de potentiellement tragique. Car si Missy est prisonnière de Twelve, ce dernier est lui pris au piège de cette relation et l'espoir bien trop fort pour qu'il puisse y résister, qu'il est bel et bien en train de la changer. Que sa "Doctorisation" n'est pas un plan sur le long terme, mais qu'elle est totalement sincère. Un espoir qui pourrait lui péter à la gueule... En tout cas, Michelle Gomez est une fois de plus troublante...

Dernière modification par scorpius (18-06-2017 04:16:21)


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#581 24-06-2017 23:44:42

scorpius
Nowhere Man

Re : Doctor Who & le Whoniverse

Doctor Who - 10x11 - World Enough and Time

Je ne m'attendais franchement pas à un tel uppercut en pleine tronche, ou plutôt à un tel enchainement d'uppercuts.
Le fait est qu'on a eu une saison dans l'ensemble assez calme, très solide (à 2 ou 3 frustrations près) mais finalement assez sage.

Une saison qui contraste à ce niveau pas mal avec les années Clara qui furent plus que débridées. Un contraste pas déplaisant, qui a surtout permis à Moffat de nous mettre en tant que spectateurs dans une sorte de zone de confort. Ce qui lui permet de mieux nous prendre à revers, pour tout emporter sur son passage. Bien qu'on retrouve ici l'ambiance horrifique qui a été au coeur de la saison, Moffat va beaucoup plus loin et il y des choses qui dépassent très largement le cadre du spectacle famillial. Et si sur le plan du rythme, ça reste à l'image là-aussi de la saison (à savoir que ça n'a pas peur de prendre son temps) c'est surtout conceptuellement que Moffat se démarque. A ce niveau, tout est absolument renversant, que ce soit la premisse qui profite d'une dilatation temporelle pour séparer dans l'espace et le temps le Doc' & Bill (un concept qu'on a déjà pu retrouver dans "The Girl Who Waited", ici exploité au sein d'un cadre très différent) ou bien encore le fait que le Moff' ne dévoile rien de moins que l'origine des Cybermen.
Mine de rien, au sein du paysage télévisuel SF, c'est aussi événementiel que si une future série Star Trek décidait de dévoiler l'origine des Borgs. Le tour de force est d'autant plus bluffant que Moffat n'a pas hésité à réutiliser le design des Cybermen des 60's (les monstres préférés de Capaldi) et que ça ne jure absolument pas dans une série diffusée en 2017... Quand on pense à Star Trek : Discovery et à son refus apparent d'assumer son héritage 60's damn 

Il faudra attendre la suite la semaine prochaine pour savoir à quel point exactement cette origin story parvient à se raccorder avec la période classique, mais en l'état ça s'inscrit évidemment clairement dans la tendance très marquée du run de Moffat de lier le revival et les classics. S'en est probablement l'exemple si ce n'est le plus direct, en tout cas narrativement le plus ambitieux. Et un peu comme avec l'ouverture de la saison 9, il est (je pense) nécessaire d'avoir un minimum de connaissance du passé whovien pour en apprécier toutes les saveurs (bien que ça reste très accessible).

Il faut dire que Moffat a structuré le scénario d'une telle façon, multipliant les moments chocs et les twists de malades, que le résultat est proprement dévastateur. Emotionnellement s'en est épuisant, digne de rejoindre " The Best of both Worlds" au panthéon de la SF traumatique. Le plan final de l'épisode fait d'ailleurs directement référence au chef d'oeuvre Trekkien lors d'un moment tout simplement déchirant.

J'ai le coeur en miettes, mais c'était de la très très grande science-fiction ce soir, du très très grand Doctor Who !

Dernière modification par scorpius (24-06-2017 23:50:16)


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#582 01-07-2017 14:12:10

scorpius
Nowhere Man

Re : Doctor Who & le Whoniverse

Dans les pages du Doctor Who magazine, Steven Moffat est revenu en toute modestie et avec humour sur l'écriture du futur Christmas Special, épisode qui marquera son départ de la série.

Steven Moffat a écrit :

La toute dernière fois

Je l'ai terminé! J'ai terminé mon ultime scénario pour Doctor Who! En comptant seulement les scénarios que j'ai écrit seul, ignorant les réécritures créditées ou non, ainsi que les minisodes, c'est un total de 42 scénarios, je crois. Un bon nombre 42. Le nombre de Douglas Adams. Il y a longtemps j'ai écrit 43 épisodes de Press Gang, mais les épisodes en question étaient plus courts, je suppose donc que j'ai écrit plus de Doctor Who que quoi que ce soit d'autre. Vous allez me dire, ça intéresse qui? Moi, voilà qui ça intéresse. Personne d'autre sur cette planète ne s'intèresse à ces nombres (pas même Tom Spilsbury et pourtant les nombres c'est ce qu'il préfére) mais qu'est-ce que vous allez bien pouvoir me faire - me virer?

Oh, mais c'est une chose si simple à dire que j'ai terminé un scénario. Puisse que c'est ma dernière chance de le faire, développons un peu tout cela.

Il y a quelques semaines, je me tuais encore à la tache sur le premier jet. Il est énorme, le premier jet. Ne laissez jamais personne vous dire le contraire, que le premier jet est juste un document historique, un plan inachevé - ce n'est jamais "juste" tout cela, si vous êtes honnête, si votre coeur y est, déterminé à atteindre la perfection. Vous vous devez de tout faire pour rejoindre le sommet de la montagne. Vous allez échouer, bien sur, mais vous devez essayer ou bien alors ça n'a aucun sens. Qui donc se lève le matin et au saut du lit n'a pas le moindre espoir?

Autre chose : le premier jet n'est pas un premier jet. Il s'agit juste du premier jet que d'autres personnes ont le droit de lire. Aucune idée du nombre qu'il y a eu avant ça. Vous réécrivez chaque scène un nombre de fois incalculable, en fait. Le premier jet c'est seulement là ou ça commence pour tout les autres.

J'ai terminé, j'ai appuyé sur ENVOYER et parce que c'était une soirée agréable, je suis sortis dans le jardin. J'ai fait la moitié du chemin jusqu'à mon fauteuil en toute confiance. Puis j'ai commencé à m'inquiéter à l'idée que le scénario soit catastrophique.

Le jour suivant, après une réunion de production, je me suis installé au Soho sunshine sur un banc avec Brian Minchin et parce que le temps c'est de l'argent, il m'a donné quelques notes. Délicatement et gentillement, bien sur, j'ai écouté sans être d'accord, mais j'ai promis d'y réfléchir.

Et lorsque j'ai relu mon scénario, oh je ne l'ai pas aimé du tout. Argh, quelle souffrance. Les parties sur lesquelles j'avais fourni le plus de travail semblaient décousues et disjointes. Les quelques passages que j'avais écrits en vitesse étaient les seuls que j'arrivais à apprécier, ne serait-ce qu'un minimum. Et bien entendu, toutes les notes de Brian étaient correctes. "Ca ne vaut rien" ai-je soupiré à ma femme dans le jardin. Je suis sortis du jardin, me suis assis devant mon ordinateur et j'ai commencé mon deuxième jet.

Ah, le deuxième jet, ça semble si simple n'est-ce pas? Ca signifie en réalité autre chose. Je suis reparti à zéro. C'est ce que vous faites. Vous recommencez du début, vous vous rappelez le but de votre histoire, vous essayez de retrouver ce que vous vouliez dire en premier lieu et vous escaladez à nouveau la montagne. En espèrant que cette fois si, ce soit la bonne montagne. Oh et vous ajoutez de l'humour. Ajouter toujours de l'humour. Aucune personne saine d'esprit sera contre l'idée de rire. Si vous êtes la seule personne à ne pas rire à une blague, bonne nouvelle : la blague c'est vous!

J'ai découpé et incendié et réarrangé. Oui, ce troisième mot nuit considérablement à l'impact de cette sentence, n'est-ce pas? Ca ferait un super épisode de Game of Thrones : ils découpent, ils incendient et ils bougent des petites choses. Mais bon, je suis un scénariste, je ne suis pas supposé être excitant.

Cette fois j'ai pressé ENVOYER et je suis retourné dans mon fauteuil, puis j'ai commencé à avoir terriblement mal au ventre et j'ai acquis la certitude qu'on allait me virer.

"Ils ne peuvent pas te virer cette fois, chéri" me dit ma femme sans me regarder.
"Est-ce que j'ai dis ça à haute-voix?" ai-je demandé
"Tu n'en as pas besoin" m'a-t-elle répondu

Cette fois tout le monde semble heureux. Rachel Talalay qui était heureuse la première fois l'est encore plus.

Nick Lambon, notre script éditeur (au cerveau si intelligent qu'il fait pousser ses cheveux à la verticale) dit qu'il y avait quelques problèmes de logiques avec le premier jet, mais que désormais ils sont tous résolus. Mais il en a trouvé des nouveaux. Ses cheveux demeurent verticaux. Les miens restent bouclés, tirés vers le bas par le vide qui s'y trouve.

Un jour passe, plusieurs jours et tout le monde reste heureux. Je voudrais bien moi-même être heureux, mais je viens d'écosse et là-bas être heureux est pire que la nudité en public. En parlant de l'écosse, Peter Capaldi m'a envoyé un mail. Il est globalement satisfait (l'équivalent d'extatique à Glasgow) mais a quelques remarques. Je lis le mail sur mon téléphone, il est discrétement dissimulé sous la table du restaurant ou je dine avec des amis. Ils ne se seraient douté de rien si je n'avais pas crié, "j'ai recu un mail de Doctor Who!!"

Je tombe d'accord avec sa première remarque immédiatement, mais je ne suis pas convaincu par la deuxième. Cela-dit, Peter a toujours de bonnes idées, du coup je promet d'y réfléchir.

Le jour suivant, j'attaque mon troisième jet. Et je parle bien d'un troisième jet. Car vous ne pouvez pas juste ajouter une ou deux scènes ici ou là, vous devez tout reprendre du début encore une fois. Vous devez être certain que ce que vous ajoutez s'intègre parfaitement. Vous recommencez donc au pied de la montagne et vous l'escaladez à nouveau en vous assurant que les mousquetons tiennent toujours en place. Le scénario doit concerver sa cohésion, les nouveaux éléments doivent donner l'impression qu'ils ont toujours été présents, qu'ils sont nécessaires. Et vous savez quoi ? La première remarque de Peter a parfaitement fonctionnée, mais la deuxième : un subtil réalignement de l'attitude du Docteur au cours des dernières scènes était en plein dans le mille. La fin était soudain tellement meilleure. Le Docteur a toujours raison.

Il y a eu ensuite, bien sur, la lecture, ma toute dernière. Ca s'est bien passé, la plupart des blagues ont été accueillies par des rires et tout le monde semblait heureux/ou avoir les cheveux à la verticale. J'ai noté que l'histoire perdait un peu d'énergie sur la fin et nous nous sommes tous inquiétés qu'elle manque de consistance arrivée à la moitié (non, vraiment??) Je suis donc rentré directement à la maison, m'inquiétant de ce que j'allais pouvoir y faire. J'ai écrit mon quatrième jet le lendemain. J'ai adoré. Modifié plus de choses que prévu, mais à la fin le résultat était aussi limpide que solide. J'ai ajouté une dernière blague pour me porter chance. Et il était enfin là : le scénario final.

J'ai pressé ENVOYER! Bonne chance au studio!

Nous tournons depuis une semaine maintenant. J'ai eu une discussion avec Peter sur le plateau et nous avons décidé d'essayer quelque chose de nouveau sur un passage que je vais tenter de faire fonctionner plus tard dans la journée. J'ai d'autres idées et potentiellement une nouvelle toute petite scène, mais au moment ou vous lirez ces lignes, le scénario devrait être complétement achevé. Enfin, jusqu'à ce qu'on commence à le déconstruire en salle de montage, pour mieux le reconstruire et en faire quelque chose d'entièrement nouveau!

Ca s'est donc passé ainsi, pour la toute dernière fois. Ca a toujours été ainsi, auparavant, au cours de ces délicieuses journées qui me font sourire alors que je m'assoupis dans le jardin, sur mon fauteuil : ces chères et lointaines journées désormais disparues ou j'ai eu la chance d'écrire Doctor Who.

Dernière modification par scorpius (01-07-2017 15:37:32)


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#583 02-07-2017 00:41:03

scorpius
Nowhere Man

Re : Doctor Who & le Whoniverse

Doctor Who - 10x12 - The Doctor Falls

Sans surprise, j'ai adoré.

*SPOILERS*

J'avais quelques craintes à l'idée que Moffat puisse être tenté de mettre de l'eau dans son vin. Que pour son dernier season finale il puisse vouloir brosser ses détracteurs dans le sens du poil. Heureusement il n'en est rien et le Moff' reste jusqu'au bout fidèle à sa vision du Whoniverse. Ca se ressent principalement dans le traitement de Bill. Si l'exploration de sa Cyber-conversion est très réussie (avoir le point de vue de Bill sur la chose, qu'elle découvre progressivement, était horriblement viscéral) ça ne pouvait évidemment pas être le point final de son voyage. Car s'est bien ce qui compte dans DW, la notion de voyage (et plus que jamais chez Moffat) si la série existe depuis plus de 50 ans c'est bien parce qu'elle est la promesse d'un concept infini : celui de voyages et d'aventures sans limites. Si Moffat ne tue pas ses personnages, (ou du moins il y rechigne très clairement) c'est bien parce que la mort est un arret définitif, en revanche ce qui en découle lorsqu'on est capable de la transcender est bien plus intéressant. Le voyage est plus important que la destination et c'est ce que symbolise à la fois Clara (on sait qu'elle meurt sur Trap Street mais ce n'est pas important, ce qui compte ce sont les milliers d'années d'aventures potentielles qu'elle aura vécu entre temps) et Bill. D'ou le point commun entre les 2 résolutions que j'en suis certain, beaucoup ne vont pas manquer de pointer du doigt.

Maintenant, pour être tout à fait juste, "The Doctor Falls" entretient indéniablement des lien étroits avec "Hell Bent". Ne serait-ce qu'au niveau de l'influence très marquée du western sur l'un et l'autre. Si "Hell Bent" était sous forte influence Léonienne (le Doc' devenant l'archètype de l'homme sans nom, c'était génial) "The Doctor Fall" fait plus dans le classicisme (le Doc' qui attend fusil à la main sous une véranda, par exemple). Et comme Hell Bent, Moffat utilise un élément central de la mythologie (Gallifrey en saison 9, le Master/Missy ici) mais refuse de l'exploiter dans un cadre de gros blockbuster, préférant suivre une voie plus intimiste. J'avoue que le fanboy que je suis n'aurait pas dit non à un épisode centré sur un affrontement épique entre le Doc' et les 2 incarnations de son meilleur ami/ennemi. Seulement ce n'est clairement pas le sujet de la saison et il est logique que l'épisode n'aille pas dans cette direction. La saison n'a eu de cesse de mettre en avant les similitudes entre Twelve & Missy (notamment via des "catchphrases" communes) qui sont un peu un miroir l'un pour l'autre, se trouvant sur 2 extrêmes en terme de moralité. Un gouffre que Twelve se sera efforcé de combler sur des décennies... Et si Missy n'a pas encore rejoint le Doc' sur l'autre rive, il est incontestable qu'elle a développée une empathie jamais vu chez le personnage. Principalement vis à vis de Twelve, mais pas uniquement, comme on peut le constater brièvement avec Cyber-Bill.

Le retour du Master de John Simm offre un contre-point saisissant, tant il s'agit là d'une incarnation aussi froide qu'impitoyable (sa réaction après le superbe speech de Twelve qui met en avant ses convictions les plus intimes, fait froid dans le dos). Un Master bien plus fidèle à la période classique qu'au mélange improbable (mais néanmoins fun) entre Tony Blair & le Joker,  qu'était le Master de Simm chez RTD. On sent que l'acteur prend son pied à jouer avec l'héritage du personnage (c'était son idée de porter le bouc iconique, par exemple) et il n'a vraiment plus rien de sympathiquement fun. Un sadique total. Evidemment, on sent que Moffat s'assume beaucoup en écrivant les intéractions entre les 2 incarnations (c'est très masturbatoire lol ) et ça rend la conclusion (qui perso m'a pris par surprise, sur le moment) d'autant plus forte. Finalement aussi terriblement logique que tragique, surtout pour Twelve & Missy.

Bien aimé ce qu'à fait Moffat de Nardole qui a droit à une fin douce-amère. L'épisode n'est vraiment pas joyeux sans pour autant être d'une noirceur étouffante. Le destin de Nardole illustre cela parfaitement. Un personnage qui m'a plu, qui comme Rory avant lui ou Danny Pink s'inscrit clairement au sein du run de Moffat, dans cette déconstruction de la masculanité et de la plupart des clichés qu'elle véhicule (en particulier dans le genre SF/fantastique).

Peter Capaldi était immense et il n'y a pas grand chose de plus à en dire. Si ce n'est que ce dernier combat de Twelve était aussi désespéré que magnifique. La conclusion parfaite de son parcours. Un des plus grand moment d'héroisme du Doc, sans tambours ni trompettes, sans témoins pour s'extasier. Un combat vain (tout ce qu'il peut faire c'est de gagner du temps pour une petite communauté comdamnée sut le long terme) ou il n'est pas question de sauver l'univers ou même la Terre, mais simplement de rester fidèle à ce qu'on est, jusqu'au bout. (Et cette réflexion d'un Twelve à l'agonie sur les étoiles, putain). Il est intéressant que la volonté de fer de Twelve se retourne contre lui, avec ce refus absolu de se régénérer (Moffat s'amuse citant les régénérations de Peter Davison, David Tennant & Matt Smith). Je me suis demandé, dubitatif, ou Moffat voulait en venir et voilà qu'il sort de son chapeau ce qui est peut être le twist le plus ambitieux de son run pour lancer le futur Christmas Special... Dire qu'il va falloir attendre 6 mois...

Un défaut un peu génant de l'épisode pour finir : le traitement des Cybermen. Moffat abandonne rapidement la piste "Genesis" enfin disons qu'off-screen il arrive tout de même potentiellement à concillier pas mal de choses jusqu'ici contradictoires (je pense notamment au pourquoi du comment des Cybermen de Telos) mais bon ça reste off-screen et/ou sujet à interprétation.

Dernière modification par scorpius (02-07-2017 18:29:59)


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#584 25-07-2017 15:56:18

matou
modérateur

Re : Doctor Who & le Whoniverse

Le mois passé a été assez riche en nouvelles:

La prochaine incarnation du docteur sera donc une femme.
Non, l'accueil n'a pas été si négatif que ça.
Et nous avons un nouveau trailer (attention aux spoilers):


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Perso je m'en fous que cela soit une femme, tant que cela ne vient pas par l'imposition de la part d'un lobby ou de la volonté de coller à une mode.
Sur l'actrice, j'ai détesté son rôle dans Broadchurch, mais cela ne veut pas dire qu'elle ne fera pas le job.
A voir donc.
Mais le fait qu'elle est le nouveau showrunner aient déjà bossé ensemble, me semble être une bonne idée.

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#585 25-07-2017 16:28:26

scorpius
Nowhere Man

Re : Doctor Who & le Whoniverse

matou a écrit :

Perso je m'en fous que cela soit une femme, tant que cela ne vient pas par l'imposition de la part d'un lobby ou de la volonté de coller à une mode.

Ca fait très longtemps que l'idée d'une femme dans le rôle plane sur le Whoniverse. Ce fut très sérieusement considéré à l'époque de la transition entre Colin Baker et Sylvester McCoy et même avant ça, du bout des lèvres à la fin de l'ère Tom Baker. Et bien sur, tout le run de Moffat tend vers ça. Que ce soit Missy ou bien encore l'arc de Clara. Je pense donc qu'on peut affirmer objectivement que ça ne s'inscrit pas dans la volonté de suivre une mode. C'était vraiment inévitable que ça se fasse un jour ou l'autre.

Sur l'actrice, j'ai détesté son rôle dans Broadchurch, mais cela ne veut pas dire qu'elle ne fera pas le job.
A voir donc.

Je suis dans le même cas, elle m'a pas mal saoulé dans Broadchurch (en même temps, TOUS les personnages de la série ont tendance à me taper sur les nerfs à des degrés divers) en revanche je l'ai bien aimé dans ses autres roles. Il est certain qu'elle a un défi immense à relever.

Mais le fait qu'elle est le nouveau showrunner aient déjà bossé ensemble, me semble être une bonne idée.

Tout à fait. D'ailleurs, Christopher Eccleston avait déjà travaillé avec Davies (sur la géniale The Second Coming) et Tennant également (sur Casanova).


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#586 25-07-2017 21:47:55

IMZADI
Memory Alpha

Re : Doctor Who & le Whoniverse

ah Scorpius, quelle déception mrred , et moi qui t'attends depuis une semaine pour que tu nous donnes la news et rien que dalle, pas un copec ! oh putain tu te fais griller la vedette en plus ! suicide

bon allez je vais me faire un épisode de doctor 3 le dernier de la saison 9 tv

Dernière modification par IMZADI (25-07-2017 21:50:11)


-"I'm a number, I'm not a free man, I'm the number NCC-1701..."

Beaucoup de choses que nous faisons tout naturellement nous deviennent difficiles dès l'instant où nous cherchons à les intellectualiser. Il arrive qu'à force d'accumuler les connaissances sur un sujet donné, nous devenions ignares.
- Texte mentat n°2 (Dune: Chapter House)

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#587 05-08-2017 14:55:29

soran
vétéran

Re : Doctor Who & le Whoniverse

Un grand merci pour ces analyses sur DW, scorpius.
Bon je retourne dans l'anonymat des gens silencieux du forum... cool


La jeune fille bien élevée est le seul animal qui rougit en voyant une banane (Cavana)

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#588 05-08-2017 16:00:29

matou
modérateur

Re : Doctor Who & le Whoniverse

Un café avec Scorpius avant de partir?

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#589 07-08-2017 13:31:50

scorpius
Nowhere Man

Re : Doctor Who & le Whoniverse

soran a écrit :

Un grand merci pour ces analyses sur DW, scorpius.

Constater qu'un post qu'on a écrit est apprécié, ça fait toujours plaisir. Merci à toi.


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#590 11-08-2017 12:12:09

IMZADI
Memory Alpha

Re : Doctor Who & le Whoniverse

scorpius a écrit :
soran a écrit :

Un grand merci pour ces analyses sur DW, scorpius.

Constater qu'un post qu'on a écrit est apprécié, ça fait toujours plaisir. Merci à toi.

Oui je les lis bien plus tard une fois que j'ai vu les épisodes.

DWC
Saison 10 "the three doctors", pour les 10 ans les 3 Doctors sont réunis. Toujours sympa de voir ce genre de réunion. A part ça l'épisode ne brille pas plus dans sa motivation de les réunir mais j'aime cette idée de voir des Seigneurs du temps violer les règles du temps pour que la mission soit une réussite.
D'ailleurs, suis déjà curieux de voir ce qu'ils vont devenir puisque nos Doctors revival s'annoncent comme être le dernier de son peuple.

Intéressant de voir que le Doctor 2 semble plus intelligent que le Doctor 3, et que le Doctor 1 semble plus intelligent que D2 et D3 réunis.

Question Scorpius: pourquoi D1 n'apparaît que sur écran ? Acteur malade ? Trop vieux ?


-"I'm a number, I'm not a free man, I'm the number NCC-1701..."

Beaucoup de choses que nous faisons tout naturellement nous deviennent difficiles dès l'instant où nous cherchons à les intellectualiser. Il arrive qu'à force d'accumuler les connaissances sur un sujet donné, nous devenions ignares.
- Texte mentat n°2 (Dune: Chapter House)

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#591 11-08-2017 14:15:34

scorpius
Nowhere Man

Re : Doctor Who & le Whoniverse

IMZADI a écrit :

Saison 10 "the three doctors", pour les 10 ans les 3 Doctors sont réunis. Toujours sympa de voir ce genre de réunion. A part ça l'épisode ne brille pas plus dans sa motivation de les réunir mais j'aime cette idée de voir des Seigneurs du temps violer les règles du temps pour que la mission soit une réussite.

C'est aussi une des premières histoires qui se permet de développer le background des timelords, d'aller vers quelque chose de plus mythologique avec Omega. Ca va se poursuivre tout au long du run de Tom Baker ou le société/la culture des timelords est réellement pour la première fois définie avec précision. Et ça va se poursuivre tout au long de la série jusqu'à sa conclusion, avec plus ou moins de bonheur (avec Five il y a de vrais bons moments et toute la dimension mythique/mythologique qui accompagne Seven à partitr de sa seconde saison est brillante, en revanche Six avec la saison "the Trial of a Timelord" n'est pas gaté).

D'ailleurs, suis déjà curieux de voir ce qu'ils vont devenir puisque nos Doctors revival s'annoncent comme être le dernier de son peuple.

Si tu parles de la Time War on ne la voit pas dans la série, c'est une création de Davies et pour l'essentiel ça se déroule entre la période classique et le revival (On en découvre un peu plus via le run de Moffat mais ça s'arrete là). 

Intéressant de voir que le Doctor 2 semble plus intelligent que le Doctor 3, et que le Doctor 1 semble plus intelligent que D2 et D3 réunis.

Il y a des petites différences suivant les incarnations, oui. Là ce sera surtout lié au fait que le Docteur de Pertwee est plus portée sur l'action (dans les limites de ce que pouvait proposer les classics) alors que Troughton est plus cérébral. Ca ne se limite pas forcément à un plan intellectuel, ainsi dans le revival suivant les incarnations, le Doc' est plus ou moins télépathique.

Question Scorpius: pourquoi D1 n'apparaît que sur écran ? Acteur malade ? Trop vieux ?

La santé de Willam Hartnell était trop précaire pour qu'il puisse tenir un role actif, oui. D'ou le fait qu'il soit limité à quelques apparitions sur des moniteurs. Faut savoir qu'il avait déjà des difficultés, physiquement parlant, à la fin de son run (il avait également du mal à se souvenir de son texte). Si le Doc' "disparait" dans certains sérials c'était pour soulager Hartnell. Les producteurs/scénaristes ont imaginé le concept de la régénération (revitalisation dans un premier temps) car la situation n'était plus gérable au bout d'un moment.

Dernière modification par scorpius (11-08-2017 14:16:21)


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#592 12-08-2017 08:08:38

IMZADI
Memory Alpha

Re : Doctor Who & le Whoniverse

Donc avant la time war, tous ces Seigneurs que l'on voit disparaissaient du scénario sans explication ?

Merci pour tous ça en tout cas. DWC est plutôt sympa. Enfin le D3 sort de la Terre. C'était un peu chiant qu'il soit bloqué


-"I'm a number, I'm not a free man, I'm the number NCC-1701..."

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#593 12-08-2017 09:02:51

scorpius
Nowhere Man

Re : Doctor Who & le Whoniverse

IMZADI a écrit :

Donc avant la time war, tous ces Seigneurs que l'on voit disparaissaient du scénario sans explication ?

Non, non ils reviennent tout au long de la période classique. Lorsque Davies développe le revival il décide purement et simplement de se débarrasser des timelords pour diverses raisons (il a été très franc sur le fait qu'il les trouvait ridicules). La time war était son alibi, il l'a retconné au sein de la période classique en déclarant par exemple que "Genesis of the Daleks" (ou les timelords envoient Four en mission dans le passé de Skaro afin d'empêcher la création des Daleks) est le point de départ de la guerre. Et il l y a certains éléments ici ou là qui préfigurent le Doctor Who moderne (en particulier la période McCoy) mais il faut prendre en compte que de 1963 à 1989 le concept de la time war n'existe tout simplement pas. 

Merci pour tous ça en tout cas. DWC est plutôt sympa. Enfin le D3 sort de la Terre. C'était un peu chiant qu'il soit bloqué

Tu as passé le plus gros (et le plus chiant, effectivement) de la période Pertwee, félicitation !

Dernière modification par scorpius (12-08-2017 09:03:57)


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#594 12-08-2017 12:30:49

IMZADI
Memory Alpha

Re : Doctor Who & le Whoniverse

Ok ok pour tout ça. ok

Reste plus qu'à continuer tranquillement. tv

Dernière modification par IMZADI (12-08-2017 12:31:53)


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#595 09-11-2017 15:52:11

scorpius
Nowhere Man

Re : Doctor Who & le Whoniverse

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Le 13ème Docteur en costume... Visiblement on revient vers l'excentricité vestimentaire qui fut considérablement atténuée avec Twelve. Ce n'est pas pour me déplaire. Confirmation également que Jodie va conserver sa teinte blonde. En tout cas elle affiche un charisme certain !

On peut découvrir le nouveau Tardis, mais bon j'avoue que je suis nul à distinguer les subtiles différences si les différents modèles ne sont pas côte à côte.

Dernière modification par scorpius (09-11-2017 16:06:55)


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#596 15-11-2017 15:39:21

IMZADI
Memory Alpha

Re : Doctor Who & le Whoniverse

Ça y est j'ai fini le Doctor 3, ce fut laborieux.

Sa 1ère saison où il est coincé sur Terre est d'une rare nullité, que c'était pourri.

Après dès qu'il peut de nouveau voyager, les histoires futures se laissent plutôt bien se regarder.

Les histoires sont sympa. Mais c'est le Doctor 3 qui est bof bof, l'acteur se la joue génie aux bonnes manières british et c'est donc une mauvaise idée ce côté aristo pour un doctor. De plus sa compagne est sans charisme. Et lorsqu'une histoire la met en avant sa condition de femme lui est rappelée.
Je déteste les scènes où ils doivent fuir, il faut toujours qu'un homme lui tienne la main, genre les femmes ne savent pas courir, se pritéger. On est pourtant au début des années 70.

Sarah Jane Smith en tant que journaliste a encore le cul entre deux chaises, j'espère qu'elle apportera une nouvelle image de la femme.

Doctor 12
Bon bah, j'ai raté la diffusion sur F4, j'attends les replays... En espèrant que Netflix mette toutes les saisons du revival.


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