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#176 31-01-2015 14:08:28

yrad
admin

Re : Star Trek: The Original Series

mypreciousnico a écrit :

D'autant que, généralement, les softs utilisés pour casser les protections sont théoriquement payants, hors période d'essai (si tu connais des solutions libres et/ou gratuites, effectivement je suis preneur^^)

Ok, je te contacterai par MP pour ça.... wink

mypreciousnico a écrit :

Par conséquent, et ce n’est pas plus mal, je réserve mes rares achats aux trucs qui valent vraiment le coup. Les films/séries que je veux garder. Ça m'oblige à être plus sélectif, au contraire de l'age d'or du DVD ou j’achetais tout et n'importe quoi.

J'ai l'impression que c'est ce qui m'arrive en ce moment avec le Blu-ray. Une vraie hémorragie financière, j'achète beaucoup trop de trucs... que non seulement je ne reverrai probablement pas vu la médiocrité, mais que je n'ai même pas forcément le temps de voir une première fois. Et mes absences professionnelles récentes n'arrangent pas les choses : j'ai désormais une armoire complète de "à voir"... et deux autres de "à lire" sink 

mypreciousnico a écrit :

Au temps pour moi, il m'avais semblé me souvenir que tu n'était pas contre des upgrade de forme régulier pour faire découvrir des oeuvres du passé. Tu parlait peut-être de Star Trek et j'ai mal lu.

Par défaut, je suis comme Mbuna favorable à la restauration (et si possible au transfert HD) mais pas à la dénaturation (via des upgrades artificiels) des œuvres d'auteurs du passé qui sont autant de témoignages irremplaçables... et qui gagnent donc à rester intouchées.
Néanmoins, j'estime que comme pour toute loi équitable (cf. ST TNG 01x09 Justice), il peut - et même il doit - exister des exceptions (et de la souplesse) :
1) Le cas de Star Trek où l'internalisme l'a complètement emporté sur l'externalisme... avec tout ce que ça implique...
2) Par extension, tout univers connexe ayant atteint une masse critique (de cohérence, de complexité, et de volume) pour échapper à ses auteurs successifs et à ses époques de production (mais il y en a très peu dans ce cas...)
3) Enfin, le droit inaliénable des auteurs à mettre librement à jour leurs propres œuvres (comme il est d'usage de le faire en littérature et plus récemment en informatique). A ce titre, même si je ne suis pas du tout fan de SW, il serait impensable à mes yeux de reprocher quoi que ce soit à George Lucas, car il possède toutes les légitimités rectificatives envers sa création.


« Science fiction is the most important literature in the history of the world, because it's the history of ideas, the history of our civilization birthing itself. Science fiction is central to everything we've ever done, and people who make fun of science fiction writers don't know what they're talking about. »
Feu Ray Bradbury

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#177 31-01-2015 14:24:17

mypreciousnico
_________

Re : Star Trek: The Original Series

yrad a écrit :

Ok, je te contacterai par MP pour ça.... wink

Merci wink

yrad a écrit :

J'ai l'impression que c'est ce qui m'arrive en ce moment avec le Blu-ray. Une vraie hémorragie financière, j'achète beaucoup trop de trucs... que non seulement je ne reverrai probablement pas vu la médiocrité, mais que je n'ai même pas forcément le temps de voir une première fois. Et mes absences professionnelles récentes n'arrangent pas les choses : j'ai désormais une armoire complète de "à voir"... et deux autres de "à lire" sink

Oui exactement j’essaie également de raisonner mes achats de livres (mon appartement déborde littéralement de toute part de bouquins^^), car ces dernières années j'ai acheté largement plus que je n'ai lu, étant collectionneur et fétichiste du livre objet.
Idem pour les DVD/blu ray, à ce demander si les protections ne me fournissent pas une excuse en or pour refréner mes achats compulsifs lol

L'avantage, c'est que du coup quand j’achète un blu ray, l'achat est beaucoup plus signifiant.

yrad a écrit :

Par défaut, je suis comme Mbuna favorable à la restauration (et si possible au transfert HD) mais pas à la dénaturation (via des upgrades artificiels) des œuvres d'auteurs du passé qui sont autant de témoignages irremplaçables... et qui gagnent donc à rester intouchées.

Nous avons la même position wink

yrad a écrit :

Néanmoins, j'estime que comme pour toute loi équitable (cf. ST TNG 01x09 Justice), il peut - et même il doit - exister des exceptions (et de la souplesse) :
1) Le cas de Star Trek où l'internalisme l'a complètement emporté sur l'externalisme... avec tout ce que ça implique...
2) Par extension, tout univers connexe ayant atteint une masse critique (de cohérence, de complexité, et de volume) pour échapper à ses auteurs successifs et à ses époques de production (mais il y en a très peu dans ce cas...)

Je dois t'avouer que dans le cas de Star Trek, je trouve justement fascinant que sans upgrade de forme le tout soit aussi cohérent que ce soit par exemple crédible qu'une série de 2005 puisse sembler se dérouler "vraiment" 100 ans avant une série des années 60)

yrad a écrit :

3) Enfin, le droit inaliénable des auteurs à mettre librement à jour leurs propres œuvres (comme il est d'usage de le faire en littérature et plus récemment en informatique). A ce titre, même si je ne suis pas du tout fan de SW, il serait impensable à mes yeux de reprocher quoi que ce soit à George Lucas, car il possède toutes les légitimités rectificatives envers sa création.

Oui, ça nous sommes d'accord.

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#178 02-02-2015 12:20:32

yrad
admin

Re : Star Trek: The Original Series

En réponse à ce post

mbuna a écrit :

Ça fait presque 30 ans maintenant que je regarde TOS et je me refuse à avoir du mal à "rentrer dedans" pour de simples questions d'image qui pourtant sont les mêmes dans mon esprit que celles qui m'ont fait aimer cette série à l'époque.

Observation intéressante… mais dont je ne saurais dire si elle témoigne d'une appréhension très littéraire du support audiovisuel (le home-cinéma mental) ou d'une perpétuelle synesthésie (le souvenir activement inchangé).
Je me retrouve beaucoup dans la première possibilité (et c'est ce qui me conduit à toujours subordonner la forme au fond, le support à l'idée, le vecteur au concept), mais en revanche très peu dans la seconde (ce qui me pousse à revoir ce que je connais par cœur comme si c'était la toute première fois à chaque fois… donc fatalement à travers le prisme de toutes mes évolutions personnelles et aussi celles de la société). Chaque revisionnage implique ainsi (en ce qui me concerne) un nouveau jugement par-delà le millésime - seule manière de vraiment savoir si une œuvre vieillit en même temps que nous ou demeure à l'inverse aussi intemporelle que la statue du commandeur.


« Science fiction is the most important literature in the history of the world, because it's the history of ideas, the history of our civilization birthing itself. Science fiction is central to everything we've ever done, and people who make fun of science fiction writers don't know what they're talking about. »
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#179 02-02-2015 16:19:30

mbuna
Ancien fan

Re : Star Trek: The Original Series

yrad a écrit :
mbuna a écrit :

Ça fait presque 30 ans maintenant que je regarde TOS et je me refuse à avoir du mal à "rentrer dedans" pour de simples questions d'image qui pourtant sont les mêmes dans mon esprit que celles qui m'ont fait aimer cette série à l'époque.

Observation intéressante… mais dont je ne saurais dire si elle témoigne d'une appréhension très littéraire du support audiovisuel (le home-cinéma mental) ou d'une perpétuelle synesthésie (le souvenir activement inchangé).
Je me retrouve beaucoup dans la première possibilité (et c'est ce qui me conduit à toujours subordonner la forme au fond, le support à l'idée, le vecteur au concept), mais en revanche très peu dans la seconde (ce qui me pousse à revoir ce que je connais par cœur comme si c'était la toute première fois à chaque fois… donc fatalement à travers le prisme de toutes mes évolutions personnelles et aussi celles de la société). Chaque revisionnage implique ainsi (en ce qui me concerne) un nouveau jugement par-delà le millésime - seule manière de vraiment savoir si une œuvre vieillit en même temps que nous ou demeure à l'inverse aussi intemporelle que la statue du commandeur.

Un peu des 2 mon Capitaine tongue
Disons que ma vision est un peu sous le règne de l'inéluctabilité. La forme est irréversiblement liée à son époque. On vieillit tous Yrad mdr une fois que j'ai cela en tête, mon appréciation  de la forme de l’œuvre devient moins prégnante proportionnellement à sa date de production. Cette forme plus ou moins passée devient même un marqueur de son temps, tellement de détails sont à piocher ici et là (des objets, des mimiques, des façons de parler,etc) qui rendent le tout de plus en plus savoureux voir poétique.

Mais d'ailleurs c'est comme en littérature, les façons d'écrire changent, au delà même du style des auteurs. On est tous le produit de notre temps.
Donc essayer d'upgrader la forme d'une œuvre en la dénaturant, au simple fait que la qualité des standards visuels évoluent c'est faire aller l'oeuvre à soi au lieu de faire le chemin de nous vers elle. C'est une démarche à laquelle je ne souscris pas du tout. Pour moi la meilleure image, c'est celle qui correspond exactement à celle diffusée par l'auteur au moment où il a décidé qu'elle était bonne.
Elle ne correspond donc pas du tout à une notion de "qualité objective". Ce qui me touche le plus à travers cette manière d'apréhender la chose, c'est que je vois l’œuvre telle que les auteurs l'ont vue eux-mêmes ainsi que les spectateurs à travers tous les âges qui nous séparent. On est au même pieds d'égalité en quelque sorte. Ce n'est pas du fétichisme à mon sens, mais plutôt de tenter d'éviter le maximum de media exogène entre l'auteur et moi-même. Mais je ne suis pas du tout dogmatique hein. J'apprécie la remasterisation. Disons que je n'ai aucun mal avec le TOS de l'époque et il n'y a rien du tout qui me gêne formellement dedans. Je n'y vois rien qui me pique les yeux. Si c'était le cas (et pour certaines oeuvres ça l'est) je passerais sans vraiment état d'âme à l'upgrade. Ce serait dans ce cas le syndrome d'un gap trop important.  Alors autant rester dessus. C'est un peu le même principe que de préférer regarder les films en VO plutôt qu'en VF, c'est se rapprocher de l’œuvre originelle, si la langue de Shakespeare n'est pas un frein linguistique.

Et c'est encore le même principe qui me fait toujours choisir l'ordre de production quand je me lance dans une série ou une saga.

Au centre de tout ça, c'est l'intention de l'auteur et ses choix qui comptent (à moi d'aller vers lui et non le contraire), tout le reste lui est subordonné, moi et mes désirs compris, jusqu'à mon point de rupture. Je suis donc totalement en phase avec toi sur "l'affaire" Lucas et son SW.

Pour le fond, on est d'accord tous les 2.

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#180 04-02-2015 10:39:46

yrad
admin

Re : Star Trek: The Original Series

Oui, Mbuna, nous vieillissons tous. Memento mori et tout ça… mdr

Mais au contraire de l'hypothétique essence & éternité de l'âme, il existe une très tangible force de réaction à l'inéluctabilité des lois naturelles : c'est l'expression artistique et par extension le stockage de l'information (créative ou non). André Malraux disait avec pertinence que l'art est un anti-destin… et c'est davantage cette condition-là, cet instantané d'éternité qu'il m'intéresse de creuser en tant que pauvre mortel à la durée de vie si comptée.
Et donc, bien que je souscrive vraiment à ta plaidoirie en faveur de l'œuvre millésimée, produit et marqueur de son temps, et vers laquelle le chemin doit être accompli (et non l'inverse)… je demeure en même temps toujours en quête d'un art complet, intégral, donc transcendant, c’est-à-dire qui réussirait à s'affranchir des contingences historiques de sa genèse (contingences poétiques, savoureuses, culturelles, oui… mais fatalement réductrices). Et pour le moment, je n'ai rencontré de tels états de grâce, de tels accomplissements que dans de très rares œuvres littéraires/philosophiques et encore plus rares œuvres audiovisuelles… qui se caractérisent en général (mais pas seulement) par des dépassements de masses critiques cohérentes en termes d'étendue (pour s'émanciper de leurs auteurs) et/ou de complexité (pour ne pas être réductibles à la réalité connue).
De la même façon qu'un enfant parfaitement conçu doit être capable de survivre à la coupure du cordon ombilical pour se développer en toute autonomie, le complet affranchissement envers son époque de production et ses auteurs est bien la plus extraordinaire aspiration à laquelle puisse prétendre une création imaginaire. Eh bien j'ai la faiblesse de penser que Star Trek fait partie de ces quelques "élues" ayant atteint ladite aspiration démiurgique (SF du futur et non plus SF du passé). Voilà pourquoi je témoigne sans cesse de la prévalence de l'internalisme… grâce à laquelle l'œuvre n'a désormais de compte à rendre qu'a elle-même et non plus à ses géniteurs ni à ses berceaux successifs. Et voilà pourquoi rien n'est plus gratifiant pour ST que de pouvoir désormais s'exprimer par la seule voie de l'intemporalité, de l'universalité, et de l'internalité… loin, le plus loin possible de cette plateforme d'où elle a décollé il y a plus d'un demi-siècle.

Quant à la dialectique en paternité due l'auteur seul fondé à updater sa créature/création… elle s'applique autant à SW qu'à… ST ! Mais comme le créateur de cette dernière est mort, c'est son héritier et successeur adoubé, Rick Berman, qui avait toute légitimité pour la tweaker et l'upgrader… Ce qu'il ne s'est justement pas privé de faire durant 20 ans, non comme George Lucas par voie de remastering et de recut, mais plus audacieusement par voie d'intégration intime de TOS à un univers plus vaste et en même temps par voie de réinterprétation internaliste rétroactive des intentions externalistes originelles.
Rick Berman ayant été finalement évincé en 2006 par les boutiquiers d'Hollywood, ce sont à défaut les "gardiens du temple" Michael et Denise Okuda qui possédaient probablement – par leur ancienneté remontant à Roddy, leur compétence, et leur respect quasi-fétichiste – le plus de légitimité pour superviser un travail "d'atemporalisation" internaliste des SFX de ST TOS.


« Science fiction is the most important literature in the history of the world, because it's the history of ideas, the history of our civilization birthing itself. Science fiction is central to everything we've ever done, and people who make fun of science fiction writers don't know what they're talking about. »
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#181 04-02-2015 11:09:55

yrad
admin

Re : Star Trek: The Original Series

Réponse à ce post en complément de celui-ci

Buckaroo a écrit :

Si chaque épisode devait se finir par une oraison funébre, TOS aurait été la plus triste des séries TV , fut l'hécatombe de Red Shirts .. lol

Eh bien justement, comme je suis viscéralement attaché au fond par-delà les effets de formes et les manipulations humorales, pour moi, ST TOS a toujours été une série tragique, sans concession par le regard qu'elle pose sur l'existence et sur l'univers.

Bien entendu, il est permis de simplement s'arrêter au look kitsch et chatoyant, à l'ambiance désinhibée et bon enfant, à la perpétuelle survie des protagonistes à la fin de chaque épisode (contrat de toute série à main cast), aux merveilleuses promesses sociétales et scientifiques du "vaisseau Terre" que représente symboliquement l'USS Enterprise (et par la suite l'UFP), aux fables et aux allégories que les auteurs initiaux cherchaient à dispenser…

Mais si l'on creuse un peu, que voit-on ? Un univers paroxystiquement impitoyable, où la mort fait tellement partie du quotidien qu'on ne s'y attarde plus ; où des civilisations entières sont balayées par des supernovæ et des machines infernales ; où les lois naturelles cardinales sont la sélection naturelle, la force, la prédation, et la mortalité ; où la vie et la dignité ne valent objectivement pas grand-chose en dehors de l'oasis utopique de l'UFP ; où la seule réponse métaphysique est la froide indifférence du cosmos.

À une certaine époque de mon parcours trekkien personnel, le revisionnage de ST TOS (un univers nihiliste où l'homme fait perpétuellement l'expérience de sa vulnérabilité et de sa solitude) me fichait tellement le cafard… qu'il me fallait une bonne dose de BSG 2003 (un univers rassurant où dieu nous protège et nous guide) pour retrouver le sourire. mdr


« Science fiction is the most important literature in the history of the world, because it's the history of ideas, the history of our civilization birthing itself. Science fiction is central to everything we've ever done, and people who make fun of science fiction writers don't know what they're talking about. »
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#182 04-02-2015 12:00:32

DrAg0r
Dra'ghoH

Re : Star Trek: The Original Series

yrad a écrit :

Eh bien justement, comme je suis viscéralement attaché au fond par-delà les effets de formes et les manipulations humorales, pour moi, ST TOS a toujours été une série tragique, sans concession par le regard qu'elle pose sur l'existence et sur l'univers.

yrad a écrit :

Mais si l'on creuse un peu, que voit-on ? Un univers paroxystiquement impitoyable, où la mort fait tellement partie du quotidien qu'on ne s'y attarde plus ; où des civilisations entières sont balayées par des supernovæ et des machines infernales ; où les lois naturelles cardinales sont la sélection naturelle, la force, la prédation, et la mortalité ; où la vie et la dignité ne valent objectivement pas grand-chose en dehors de l'oasis utopique de l'UFP ; où la seule réponse métaphysique est la froide indifférence du cosmos.

Oui, oui, ouiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!
À ce sujet, Plato's Stepchildren (TOS 03x12) me mets toujours assez mal à l'aise, l'humiliation que subissent les personnages, en particulier Spock est insoutenable... Mais ça fait rigoler tout le monde, parce que dans la forme ce ne sont que les acteurs en train de faire les andouilles... Je l'ai même retrouvée dans une compilation vidéo des moments les plus drôles de TOS...
Spock, le fier et logique demi-vulcain, sans cesse tiraillé entre ses deux natures, luttant en permanence contre ses émotions, honteux de les ressentir, tentant désespérément de les cacher aux yeux des autres... Obligé de rire à gorge déployée pour l'amusement sadique d'êtres dépourvus d'empathie...

Au début de mon visionnage de TNG, dans les deux premières saisons, j'ai aussi eu le genre de sensations que tu décris pour TOS... Cette sensation d'impuissance et de désespoir, à voir l'équipage sans-cesse à la merci du bon vouloir d'entités à la puissance supérieure, sans aucun moyen de lutte hormis la diplomatie... Et le chantage au suicide.


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#183 04-02-2015 12:21:30

yrad
admin

Re : Star Trek: The Original Series

Ton post me fait très plaisir, DrAg0r, car jusqu'à maintenant, je me sentais bien seul dans mon ressenti nihiliste. oops

DrAg0r a écrit :

À ce sujet, Plato's Stepchildren (TOS 03x12) me mets toujours assez mal à l'aise, l'humiliation que subissent les personnages, en particulier Spock est insoutenable... Mais ça fait rigoler tout le monde, parce que dans la forme ce ne sont que les acteurs en train de faire les andouilles... Je l'ai même retrouvée dans une compilation vidéo des moments les plus drôles de TOS...
Spock, le fier et logique demi-vulcain, sans cesse tiraillé entre ses deux natures, luttant en permanence contre ses émotions, honteux de les ressentir, tentant désespérément de les cacher aux yeux des autres... Obligé de rire à gorge déployée pour l'amusement sadique d'êtres dépourvus d'empathie...

Entièrement d'accord.

Pour ma part, je n'ai jamais rigolé devant 03x12 Plato's Stepchildren. C'est même exactement le contraire. Du coup, c'est un épisode que j'évite de revoir. Non parce qu'il est mauvais, mais parce que justement il est remarquable (eh oui, le paradoxe est que les œuvres que j'estime le plus sont bien souvent celles que je revisionne le moins).

Alors histoire de résumer les choses en une phrase : ST TOS 03x12 Plato's Stepchildren, c'est ni plus ni moins la matrice audiovisuelle de Salo ou les 120 journées de Sodome (1975) de Pier Paolo Pasolini - probablement le film le plus pervers et le plus dérangeant de l'histoire du cinéma.

Et ce que la pudeur d'une série des sixties ne pouvait se permettre de mettre en scène, l'imagination des spectateurs y pourvoit au centuple...
Car l'implacable réalisme du Trekverse s'exprime surtout par ce qui n'est pas montré (mais juste suggéré)... et davantage encore par ce qui aurait pu être... donc qui a statistiquement été pour d'autres équipages... et par extension pour ceux (c'est-à-dire la grande majorité des sensients de l'univers) qui n'ont pas eu la chance de naître au sein de l'utopique UFP (ou semblable oasis).


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#184 04-02-2015 22:47:41

dl500
TOS Forever

Re : Star Trek: The Original Series

Cet épisode m'a toujours fortement déplu, justement à cause de ces scènes de torture sur Spock.
Il fait partie de ceux que j'aime le moins, et je vous rejoins sur de nombreux points.

En revanche, TOS ne m'est jamais apparue négative, mais au contraire lumineuse et malgré les morts et destruction, ultra positive. Mince son message montre que l'humanité a évolué non?  wink

Les aspects pacifiques et philosophiques et réflexions voulus et créés par Gene Roddenberry prônant un futur où la Terre s'est enfin débarrassée des remous guerriers et des affrontements de pouvoir et où l'être humain a évolué. Les questions : qui sommes-nous, où allons-nous sont constamment à l'écran.

Les épisodes ont tous une vision colorée et kitsch d'un avenir à l'optimiste décomplexé.

Enfin moi je la vis comme ça à chaque visionnage. wink


L'être humain a deux vies. La seconde commence quand il se rend compte qu'il n'en n'a qu'une...

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#185 05-02-2015 11:19:32

yrad
admin

Re : Star Trek: The Original Series

Simple question de niveau de lecture, Dl500. wink
Tu te doutes que je n'ignore rien des idéaux et de la maturité trekkiennes... Mais ceux-ci ne possèdent de vraie valeur philosophique et politique que parce qu'ils se déploient dans une réalité qui ne les connaît point naturellement. En extrapolant la dialectique marxiste, il y a constructivisme, progrès, utopie seulement par contraste envers un état initial (ou universel) chaotique, antithétique, ou dystopique.
Dès lors, les éventuels accomplissements moraux et sociaux des sentients sont les leurs et les leurs seulement, et non les résultantes anxiolytiques d'un déterminisme, d'une prédisposition, d'une transcendance, ou d'une asepsie du cosmos lui-même.
C'est pour ça que ST dépeint une réalité complète (et non partielle, partiale, ou arrangée), et que le Trekverse est un univers cohérent, axiologiquement neutre et épistémologiquement ouvert, à l'image du nôtre.   
Chaque spectateur sera donc fondé à trouver dans ST ce à quoi il est subjectivement le plus sensible, selon ses aspirations, ses appréhensions, son style d'exégèse, ou simplement son humeur du moment.
En somme exactement comme dans le monde réel… où l'on peut tout aussi bien s'émerveiller des acquis sociaux et des réalisations scientifiques de nos sociétés (notamment occidentales)... que l'on peut s'indigner devant l'étendue des injustices et les atrocités commises au quotidien (notamment à l'échelle de la planète). Même réalité, même monde, mais tout dépendra du domaine de définition que l'on considérera.
Difficile d'imaginer alors quel pourrait être le degré de dispersion de nos ressentis face au reste du cosmos (si la vie existe ailleurs). Mais ça tombe bien, le Trekverse nous en donne tout de même un petit aperçu. Et les "lumières" de l'UFP (véritable héroïne de la franchise) n'ont d'égales que les "ténèbres" (généralement présentées en creux) de l'univers lui-même. On peut certes ne se focaliser que sur une facette, mais attention à ne pas dénier l'existence de l'autre… car alors les deux cesseraient ontologiquement d'être… aussi surement qu'une différence de potentiel électrique. Il est bien sûr ici question de néguentropie… en aucun cas de manichéisme.

Dans cette perspective, ST TOS 03x12 Plato's Stepchildren est extrêmement déplaisant à suivre… et donc d'autant plus essentiel à l'édifice trekkien ! Car en s'enracinant dans un univers aussi cruel (libre en fait) que le nôtre, cet épisode donne un prix et un poids à l'idéal trekkien. Rappelant ainsi que l'authenticité d'un univers de SF ne saurait flatter le seul bon plaisir du spectateur, au même titre que la vérité d'une vie ne saurait se limiter à ses seuls moments heureux.


« Science fiction is the most important literature in the history of the world, because it's the history of ideas, the history of our civilization birthing itself. Science fiction is central to everything we've ever done, and people who make fun of science fiction writers don't know what they're talking about. »
Feu Ray Bradbury

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#186 08-02-2015 16:24:06

mbuna
Ancien fan

Re : Star Trek: The Original Series

[En réponse à ce post]

yrad a écrit :

C'est impensable pour moi de m'emprisonner ainsi dans l'externalisme, et même pas l'externalisme de production (comme l'ami Mbuna wink

La question est quelle est la distance que l'on met entre l'oeuvre et son auteur ? Quel est le statut de l'oeuvre ? Est-elle un média entre l'auteur et le spectateur ou bien acquière t'elle une autonomie vis a vis des regards portés sur elle ? Finit elle par s'affranchir de son géniteur,  et auquel cas elle vivrait par elle même, hors d'un contrôle ou d'un accord de son créateur ?
La conséquence directe est que dans ce cas les spectateurs peuvent donc eux mêmes s'affranchir de la pensée de l'auteur et voir, analyser, théoriser sans se soucier des intentions et du contexte de création. Au paroxysme de la chose peut finir par dénaturer l'oeuvre originelle dans sa forme (coloriser un film en noir et blanc,  rendre un son mono en 5.1, etc), ou bien pire dans son fond (se substituer à la volonté de l'auteur, trahir le message de l'oeuvre). Pour le fond cela équivaut à mon sens à un type de révisionnisme intellectuel en quelque sorte, un irrespect, une trahison tout en se pensant fan de l'objet et/ou de l'artiste.

J'avoue je suis assez puriste sur la chose,  et même avec ST. Car même si ce show aurait acquis le droit de vivre par lui même du fait de sa forte cohérence et que plus aucun auteur ne puisse parler en son nom global,  sa substance ne peut, par sa nature même,  être modelée par les spectateurs. Elle est là la trahison. Même si certaines sont compréhensibles,  il y'a évidement des degrés, je ne suis pas dogmatique ni extrémiste.

Mais surtout pour TOS en fait je n'en vois pas l'intérêt (je parle pour moi là hein).
Je prends un exemple : Amok Time et le Pon Farr.
J'ai l'impression d'avoir mieux compris (ou au moins d'avoir un levier principal et élémentaire objectif de plus) cet épisode fondateur que la plupart qui n'ont pas lu Theodore Sturgeon. Mais en toute modestie comment pourrait il en être autrement ?

Pour TNG, DS9, VOY et ENT (comme pour les films) on s'intéresse et on s'arrête beaucoup sur les scénaristes, les dialoguistes, les créateurs d'histoires, cela nous aide à comprendre les shows et nous donne des angles de visions objectifs : on donne notre avis sur Piller, RDM, Braga, Orci, etc.

Pourquoi ne fait on pas la même chose sur TOS ? Ce show est loin de s'arrêter à Roddy...
Voilà où je veux en venir : si on veut analyser,  aller plus loin dans la compréhension d'une oeuvre comme ST, il y'a tant à faire car cette oeuvre a tant encore à donner avant de la suranalyser en circonvolutions lyriques au 4643267eme degré de lecture.

Pour moi TOS est intemporel telle qu'elle est tout simplement car c'est une ouverture,  une porte vers un imaginaire sans fond.
Et ce n'est ni la qualité HD de ses BluRay (pour la forme) ni les suranalyses complètement ineptes qui ne sont que les reflets d'un plaisir narcissique et en vase clos (pour le fond) qui fondent mon attachement à cette oeuvre immense.

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#187 08-02-2015 18:00:35

dl500
TOS Forever

Re : Star Trek: The Original Series

mbuna a écrit :

Pourquoi ne fait on pas la même chose sur TOS ? Ce show est loin de s'arrêter à Roddy...
Voilà où je veux en venir : si on veut analyser,  aller plus loin dans la compréhension d'une oeuvre comme ST, il y'a tant à faire car cette oeuvre a tant encore à donner avant de la suranalyser en circonvolutions lyriques au 4643267eme degré de lecture.

Pour moi TOS est intemporel telle qu'elle est tout simplement car c'est une ouverture,  une porte vers un imaginaire sans fond.
Et ce n'est ni la qualité HD de ses BluRay (pour la forme) ni les suranalyses complètement ineptes qui ne sont que les reflets d'un plaisir narcissique et en vase clos (pour le fond) qui fondent mon attachement à cette oeuvre immense.

Tout à fait d'accord.
J'ai toujours pensé que les auteurs (bien au delà de ST et de TOS) n'avaient pas forcément pensé à tout ce que peuvent bien expliquer et décortiquer chaque critique.

Maintenant, TOS a cette force de pouvoir être lu à différents degrés. Et là où je rejoins Yrad, c'est que le Trekverse enrichit l'œuvre, et même toutes les autres séries.
Quand on lit toutes les analyses du forum, parfois on se dit intérieurement ne pas avoir vu ou compris dans l'opus ce que la personne a posté dessus. Et surement que les scénaristes non plus d'ailleurs. wink Mais si TOS engendre cette réaction tant mieux!
C'est comme un tableau. Moi je ne comprends rien à l'art moderne. Et il y a pourtant des amateurs à ce genre de gribouillis, qui arrivent à ce projeter dans ce que l'auteur a essayé de retranscrire.


L'être humain a deux vies. La seconde commence quand il se rend compte qu'il n'en n'a qu'une...

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#188 09-02-2015 01:20:12

yrad
admin

Re : Star Trek: The Original Series

mbuna a écrit :

La question est quelle est la distance que l'on met entre l'oeuvre et son auteur ? Quel est le statut de l'oeuvre ? Est-elle un média entre l'auteur et le spectateur ou bien acquière t'elle une autonomie vis a vis des regards portés sur elle ? Finit elle par s'affranchir de son géniteur,  et auquel cas elle vivrait par elle même, hors d'un contrôle ou d'un accord de son créateur ?
La conséquence directe est que dans ce cas les spectateurs peuvent donc eux mêmes s'affranchir de la pensée de l'auteur et voir, analyser, théoriser sans se soucier des intentions et du contexte de création. Au paroxysme de la chose peut finir par dénaturer l'oeuvre originelle dans sa forme (coloriser un film en noir et blanc,  rendre un son mono en 5.1, etc), ou bien pire dans son fond (se substituer à la volonté de l'auteur, trahir le message de l'oeuvre). Pour le fond cela équivaut à mon sens à un type de révisionnisme intellectuel en quelque sorte, un irrespect, une trahison tout en se pensant fan de l'objet et/ou de l'artiste.

J'avoue je suis assez puriste sur la chose,  et même avec ST. Car même si ce show aurait acquis le droit de vivre par lui même du fait de sa forte cohérence et que plus aucun auteur ne puisse parler en son nom global,  sa substance ne peut, par sa nature même,  être modelée par les spectateurs. Elle est là la trahison. Même si certaines sont compréhensibles,  il y'a évidement des degrés, je ne suis pas dogmatique ni extrémiste.

Mais surtout pour TOS en fait je n'en vois pas l'intérêt (je parle pour moi là hein).
Je prends un exemple : Amok Time et le Pon Farr.
J'ai l'impression d'avoir mieux compris (ou au moins d'avoir un levier principal et élémentaire objectif de plus) cet épisode fondateur que la plupart qui n'ont pas lu  Theodore Sturgeon. Mais en toute modestie comment pourrait il en être autrement ?

Pour TNG, DS9, VOY et ENT (comme pour les films) on s'intéresse et on s'arrête beaucoup sur les scénaristes, les dialoguistes, les créateurs d'histoires, cela nous aide à comprendre les shows et nous donne des angles de visions objectifs : on donne notre avis sur Piller, RDM, Braga, Orci, etc.

Pourquoi ne fait on pas la même chose sur TOS ? Ce show est loin de s'arrêter à Roddy...
Voilà où je veux en venir : si on veut analyser,  aller plus loin dans la compréhension d'une oeuvre comme ST, il y'a tant à faire car cette oeuvre a tant encore à donner avant de la suranalyser en circonvolutions lyriques au 4643267eme degré de lecture.

Pour moi TOS est intemporel telle qu'elle est tout simplement car c'est une ouverture,  une porte vers un imaginaire sans fond.
Et ce n'est ni la qualité HD de ses BluRay (pour la forme) ni les suranalyses complètement ineptes qui ne sont que les reflets d'un plaisir narcissique et en vase clos (pour le fond) qui fondent mon attachement à cette oeuvre immense.

On s'arrête davantage sur les scénaristes post-TOS en raison du fait qu'ils sont encore vivants et que nous sommes à une ère de surmédiatisation où tous les contributeurs de la franchise sont perpétuellement invités à s'exprimer sur le web, sur les réseaux sociaux, dans la presse, et dans les bonus des innombrables éditions DVD et Blu-ray.
Tandis qu'à l'ère de TOS, le monde était bien différent… Les séries TV étaient considérées comme de vulgaires produits de consommation saisonniers (et non un Art contrairement au cinéma), et nul ne s'intéressait alors (pas même les quelques fanzines de l'époque) aux témoignages des scénaristes de séries TV qui étaient juste considérés comme de vulgaires sous-traitants (exactement comme dans la BD européenne à la même époque). Il a fallu attendre pas mal de décennies pour que les séries TV accèdent à une véritables reconnaissance sociale et intellectuelle, mais ce fut alors un peu tard pour consulter des scénaristes qui pour la plupart étaient décédés, ou alors qui ne faisaient pas partie d'une génération aussi communicante et introspective (à l'exemple de Dorothy Fontana). Bon il y a tout de même le cas de David Gerrold... qui lui est très vivant et très communicant, mais dont la plupart des déclarations consistent surtout à régler des comptes personnels avec Gene Roddenberry et Rick Berman.
Du coup, pour TOS on est tenu de se rabattre sur des témoignages indirects, comme les autobiographies des producteurs de la série originale (la plus pertinente étant celle de Herbert F. Solow et Robert Justman), les autobiographies des grands auteurs de SF littéraires ayant contribuées à ST TOS, et finalement les autobiographie des acteurs (chacun des sept protagonistes de TOS ayant écrit la ou les sienne(s)). Evidemment toutes sont seulement en langue anglaise (bouquins non traduits en français).

Ton louable purisme, Mbuna, s'exprime par la sacralisation de la volonté originelle (connue avec certitude ou simplement présumée) des auteurs. Ce qui correspond en fait à une démarche de lecteur et de connaisseur de SF littéraire. Or comme tu le sais, je suis à la base dans le même cas que toi (j'étais un fondu de SF littéraire bien avant de m'intéresser à la SF audiovisuelle – qui m'a d'ailleurs généralement déçue lors de mes premiers contacts). Pourtant, il me parait largement inapproprié d'appliquer cette grille littéraire à une œuvre audiovisuelle extrêmement multicontributive comme ST TOS (ce que ne sont généralement pas les œuvres littéraires) et dont la plupart des scripts ont fait l'objet d'une intense réécriture de la part de Gene Roddenberry (pour les faire coller aux prémisses – notamment idéalistes - de l'univers dans lequel les épisodes étaient supposés prendre place).
En réalité, la règle qui prévaut ici nous est directement livrée – une fois n'est pas coutume – par le système légal en vigueur durant la production de TOS. A savoir que chaque scénariste – quand bien même romancier de SF littéraire par ailleurs – acceptait (en contrepartie d'une rémunération substantielle) de céder l'entièreté de ses droits d'auteurs aux showrunners et/ou aux producteurs de la série originale. Que l'on apprécie ou pas ce système, le fait est que les contributeurs à ST TOS ont bel et bien écrits leurs scripts dans une perspective de dépossession de paternité au seul profit de l'indivisibilité de Star Trek, car telle est la nature d'une série TV à personnages récurrents, ambitionnant de construire à terme un ensemble supérieur à la somme de ses auteurs… à la différence des films autonomes et des séries anthologiques (The Twilight Zone, The Outer Limits…) qui dominaient le paysage audiovisuel des sixties.
Et c'est bien cette contractualisation de la subordination des créateurs d'histoires aux executive producers/showrunners qui aura finalement permis la genèse d'une perspective internaliste - soit la matérialisation de l'émancipation de l'œuvre envers ses auteurs successifs. Dès lors, si les spectateurs ne sont en effet guère fondés à remodeler à leur convenance la substance et la nature de l'œuvre, les scénaristes eux le sont sans que l'on puisse invoquer une quelconque trahison (du moins en soi, l'éventuelle trahison ne pouvant se juger que sur pièce). En fait, le révisionnisme intellectuel est un préalable absolu au développement de tout sequel et/ou prequel, car l'objectif est alors de ne considérer que ce qui apparaît dans les épisodes, non plus comme l'expression de la pensée externaliste d'un auteur précédent, mais comme l'expression d'une réalité internaliste que les auteurs suivants ont pour mission de décrypter. Il faut bien comprendre que c'est à ce prix, et à ce prix seulement, qu'un univers de SF audiovisuelle se met vraiment à exister par lui-même… et qu'il peut offrir une inépuisable multi-dimensionnalité, soit la plus belle "ouverture et porte vers un imaginaire sans fond". tongue

Pour autant, rien n'interdit en parallèle au spectateur, à l'analyste, à l'historien, à l'expert de faire des recherches – littéralement étymologiques – sur l'origine des idées, sur cette chaine ininterrompue d'influences qui préside à toute forme de créativité (et comme la montré René Girard, l'acte de création est épistémologiquement d'abord un acte d'imitation).
A l'exemple en effet du Pon farr dans l'œuvre littéraire pré-TOS de Theodore Sturgeon. wink
Et pour ma part, tout "internaliste-addict" que je sois, je suis allé plus loin encore sur le terrain strictement externaliste en recensant ce que chaque épisode – prétendument fondateur - de TOS a emprunté aux romans et aux nouvelles (parfois obscures) du Golden Age… ce qui au passage me permettra de moucher les fétichistes en leur révélant à quel point les six séries ST sont à égalité sur la balance imitation/créativité. zen


« Science fiction is the most important literature in the history of the world, because it's the history of ideas, the history of our civilization birthing itself. Science fiction is central to everything we've ever done, and people who make fun of science fiction writers don't know what they're talking about. »
Feu Ray Bradbury

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#189 09-02-2015 18:46:59

mbuna
Ancien fan

Re : Star Trek: The Original Series

Mon cher Yrad, nous sommes dans une boucle paradoxale : nous débattons et débattons… alors que nous sommes en total accord sur le fond ! D'ailleurs je vais reprendre honteusement certains de tes arguments notamment à la fin, mais j'en ai besoin pour mon véritable objectif et pour ma chute smile

La règle qui nous est directement livrée et qui régit les rapports entre les différents acteurs de la création de l’œuvre ne rentre pas dans mon propos, ni dans mon louable purisme.

Je sais bien que ST est une entreprise collective, et les auteurs sont loin d'être les seuls à avoir façonné ce show dont je suis fan dans sa version finale. Je ne dis donc pas du tout que Sturgeon, dans mon exemple, a été volé par tous les corps de métier qui sont passés sur son scenario. Je ne défends pas Sturgeon vs Roddenberry.

En revanche, là où je m'interroge, c'est sur la position de l’œuvre vis à vis de nous, les fans, et nos analyses qui se détachent plus ou moins de l'intention originelle (collective, oui), en fait de la limite de notre subjectivité et notre degré de liberté dans les analyses, au delà desquels les discours ne parlent de l’œuvre qu'à quantité homéopathique. Tu vois j'ai pris Amok Time comme exemple, mais à la limite j'aurais du prendre Shore Leave (pour rester avec Sturgeon). Par ce que pour le coup, voilà bien un scenario totalement dans l'esprit de cet auteur, le retour dans l'enfance, les adultes plus ou moins prisonniers de leurs démons, leurs rêves et leurs cauchemars, la perte de l'enfance correspondant à une perte d'humanité et de notre part de rêve...

Eh bien je me mets dans la peau d'un gars qui adore Shore Leave. A quoi cela sert de suranalyser un épisode pareil, de prendre du temps dans des discours où je m'interroge sur la substantifique moelle de l'épisode, si je ne me pose pas la question de l'auteur qui pour le coup a mis une emprunte tellement prégnante dessus ? Lewis Caroll est une influence, Sturgeon est le créateur ! Quelque part, si j'étais ce fan, au lieu de tenter de trouver des similitudes avec telle ou telle autre œuvre, pour en savoir vraiment plus je courrais chez mon libraire ou sur Amazon acheter Cristal qui songe en 3 clics et 5 euros !!
Nan ? Si on apprécie Shore Leave, il y'a 99,999% de chance qu'on tombe à la renverse avec ce bouquin d'une poésie et d'une limpidité sans pareilles...

C'est là où je veux en venir, c'est que ST est une version audiovisuelle d'un groupe plus vaste et quelque part j'ai l'intime conviction que les amoureux de TOS doivent pour la plupart être aussi des amoureux d'une certaine SF qui s'ignorent. 3 clics et 5 euros... C'est plutôt comme cela que je vois ST, c'est sûrement pour cela que je n'éprouve pas pour l'instant le besoin d'upgrader la forme ou le fond de l’œuvre, je ne suis pas arrivé au bout de ma suspension d'incrédulité. Mais évidemment ce n'est pas le cas pour toutes les œuvres et c'est pour cette raison que je ne me considère pas dogmatique ni puriste. Pour TOS, je ne suis pas arrivé à mon point de rupture.


Sur la suite de mon post je suis certain qu'on est 100% d'accord Yrad, donc si tu veux tu t'arrêtes là mdr

Ce positionnement n'empêche évidemment pas l'analyse, bien au contraire, ST a cette vertu de pouvoir nous émouvoir et nous faire réflechir en même temps. Eh bien même là j'ai la faiblesse de croire que c'est l'une des marques de fabrique de la (bonne) SF. Car la SF est aussi une proposition d'avenir, une projection parfois politique, sociétale (dans le cadre de ST, un certain avenir plutôt lumineux ou a minima optimiste). On y réflechit sur nos rapports avec la technologie, la religion, l'Histoire, notre place dans l'Univers, nos rapports avec des modes de pensées et des morales exotiques, nos échelles de valeurs, etc. ST fait des choix la dessus, prend position, c'est du lourd quand même, tout en nous parlant aussi au cœur par la mécanique et la résolution de ses scenarii. En fait, à sa mesure, TOS essaie de définir l'Humain du futur, ou plutôt l'Humain dans un contexte futuriste, pour tenter de rester dans l'intemporalité.
En parlant de TOS à l'instant, finalement je parle d'une SF séminale.

Ce qui m'a fait réagir c'est Buckaroo (pardon Buck wink ) qui donne son parcours qui part de TWOK et qui finit par STID, comme une trajectoire bouclée. C'est vrai cela se comprend et parait logique. Mais finalement je me demande comme toi alors à quel point il a pris (ou pas) tout ce que ST avait à lui offrir ?
S'il aime autant TOS qu'il le dit, c'est tellement dommage d'être resté sur cette grille de lecture alors qu'il avait tout un univers qui lui tendait les bras. Il n'ya pas que Forbiden Planet qui soit une référence à TOS... D'ailleurs ce n'est qu'une référence, une influence, alors que les créateurs de ST ont une oeuvre en dehors de ST qui forcément a une filiation bien plus directe que des influences diverses et variées. Je parle de Sturgeon comme j'aurais pu parler de bien d'autres. Si tu veux Buck, je t'en fais une petite liste, et même avec les liens Amazon si t'es gentil wink

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#190 17-02-2015 18:33:52

DrAg0r
Dra'ghoH

Re : Star Trek: The Original Series

En réaction à ce post et en particulier à :

Buckaroo a écrit :

Mais je ne sais pas pourquoi :  Toute les séries et tout les films qu'ils soient une réussite ou un raté m'ont ramèné sans cesse à La Série Originale de 1966 .

Ce que tu dis là me rappelle un autre de tes posts :

Buckaroo a écrit :

tout comparer à La Série Originale, à tout réduire à TOS.. .. Je cherche toujours ce qu'il y a de Kirk, Spock,  Bones dans les autres incarnations de ST.. Mais ensuite dés que j'ai trouvé ce point d'attache, je laisse vivre , évolué le personnage comme bon lui semble, tant que cela à un sens et une belle caractérisation.
Ce sont mes erreurs avec  Enterprise qui m'ont appris à voir les choses de cette manière.. Bien sûr que T'pol , c'est Spock avec des boobs , je n'arrivais pas à voir plus loin que ça. Je prenais cela comme un insulte .. Mais suivre  son évolution, son parcours , on découvre un tout nouveau personnage qui part de son modéle ( Spock )  pour trouver d'autres saveurs et textures..Elle n'en reste pas moins à la hauteur de Mr Spock  que soit sa dévotion pour Archer ou sa nature rebelle.

Donc que ce ne sont pas les séries et les films qui te ramènent à La Série Originale, mais au contraire toi qui les y ramène par une improbable et amusante gymnastique mentale où tu réinterprète tout à travers le filtre des émotions que t’ont procurées La Série Originale.
Admets que ce n'est pas facile à comprendre, et qu'en plus ça ne facilite pas l'échange d'idées avec ceux qui ne partagent pas ta manière d’appréhender la franchise.
En tout cas, pour moi ça explique ton rejet de VOY, parce que ton philtre ré-interprétatif ne fonctionne pas avec cette série.

Dernière modification par DrAg0r (18-02-2015 09:56:29)


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#191 26-03-2016 11:12:14

IMZADI
Memory Alpha

Re : Star Trek: The Original Series

Pour ceux qui ont facebook, il existe une page afin de référencer et s'aider à rechercher, les versions originales perdues du doublage québécois de TOS.

Souvenez-vous les versions DVD des années 2000

- The apple
- Wolf in the hold
- The enemy within
- Tomorrow is yesterday

effectivement certains passages de ces épisodes vous pouvez entendre les voix changer le temps d'une phrase. Cette page FB a donc pour but de retrouver les passages VQ originaux.

https://www.facebook.com/startrekenfrancais/


-"I'm a number, I'm not a free man, I'm the number NCC-1701..."

Beaucoup de choses que nous faisons tout naturellement nous deviennent difficiles dès l'instant où nous cherchons à les intellectualiser. Il arrive qu'à force d'accumuler les connaissances sur un sujet donné, nous devenions ignares.
- Texte mentat n°2 (Dune: Chapter House)

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#192 29-10-2016 13:53:12

dl500
TOS Forever

Re : Star Trek: The Original Series

Petit point sur mon revisionnage tosien en remastered. (j'en suis à la moitié).
Coffrets Blu-ray à l'unité et visionnés en vidéo-projection.

(D'ailleurs TOS, est noté dans cette version sur le net comme TOS-R. Ce qui la distingue de la version originale avec les sfx d'époque.)

Au risque de me répéter sur mon point de vue exprimé sur les premiers épisodes regardés de la saison 1, je trouve ce remastering incomplet. Je m'explique.

D'abord, et même si je trouve que le respect des effets spéciaux d'origine est bien présent, les nouveaux sont le plus souvent trop timides. Quitte à les refaire, pourquoi ne pas avoir allongé leur durée pour mieux montrer l'Enterprise et les autres bâtiments dans l'espace? En plus, le côté synthèse tranche avec le grain de la pellicule des scènes live. C'est parfois dérangeant. Quel pied cela aurait été de voir enfin le NCC 1701 passer en Warp à l'écran. (pour le voir, on doit se tourner vers les fan films, un comble). Okuda s'en est expliqué et je trouve son point de vue très respectueux, trop peut-être. Surtout que certains ajouts ne me semblaient pas parfois si nécessaires. (sondes dans operation: anihilate; scènes finales de Galileo seven...)
En revanche, toutes les scènes CGI refaites sur les planètes sont toutes parfaites et totalement intégrées sans que cela se voit. Un réussite. Cela grandit chaque épisode.

Là où je peste c'est sur les points noirs encore présents: vous les trouvez à presque chaque scène de téléportation, de visionnage de l'écran principal de la passerelle ou bien encore par exemple un énorme lors de la première scène post générique de Bread and Circuses. Pourquoi? Vu l'argent dépensé pour y incruster des lunes sur cette scène, cela a coûté bien plus cher que de passer un effaceur numérique sur les quelques secondes où ce gros point est à l'écran!

Reste l'irrattrapable, les moments où la HD montre l'âge de la série avec les mauvais réglages de focales avec ses flous (le réglage automatique n'existait pas), ou certains passages au grain important.

Mais globalement, il me sera impossible de revenir à l'ancienne version, tellement celle-ci fait exploser les couleurs de la série et redonne un coup de jeune à un classique de la télévision. Reste à ne pas regarder ces épisodes sur une trop grande diagonale où le moindre défaut se voit de manière flagrante.
Note TOS-R: 7.5/10.

Pour ceux qui ont revisionné la série en HD, qu'en avez-vous pensé?

(l'intégrale de la série sort en coffret BD pour 40€, foncez pour ceux qui ne l'ont pas encore).


L'être humain a deux vies. La seconde commence quand il se rend compte qu'il n'en n'a qu'une...

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#193 29-10-2016 14:56:23

mypreciousnico
_________

Re : Star Trek: The Original Series

J'avoue ne jamais avoir vraiment partagé tes griefs envers le remastering de TOS Dl hmm
Peut-être est-ce parce que je ne suis pas si technophile que ça en fait et que la perfection HD m'importe peu (déjà ça existe en HD). Les points noirs, les griffures, tout ça je m'en fiche un peu, ça n’est jamais de nature à me faire sortir du trip, alors que je suis pourtant sur la même diagonale que toi en vidéoprojection. . Reste certains problèmes de mise au point qui sont un peu plus dommageables en effet. Quand aux SFX refaits, je les trouve quasi parfait, ils s'intègrent à merveille au reste.
Bref, pas grand chose à reprocher à ces blu ray de ST TOS que je revisionne également en ce moment. L'image est belle, le grain de pellicule délicat, les couleurs éclatantes, c’est un vrai bonheur (surtout que j'ai changé de lampe il y a peu).

À 40€ l'intégrale, il n'y pas de raison de s'en priver.

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#194 29-10-2016 16:57:37

dl500
TOS Forever

Re : Star Trek: The Original Series

Je suis d'accord sur le gain qualitatif par rapport aux anciennes versions. Et là, il n'y a pas photo. c'est pour moi vraiment la version à regarder.
Cependant, je peste quand je vois que le travail n'est pas terminé. Et c'est le cas.

Réenregistrer complètement le générique. Refaire l'intégralité des sfx (mais en laissant un côté trop lisse quand même...ça tranche avec les autres plans), refaire les mate painting, corriger certaines erreurs visuelles, remixer le son en 7.1 et NE PAS enlever quelques points noirs en plein milieu de l'image c'est abusé!!! Comme de laisser certains plans inversés (genre reflet miroir très à la mode en ce moment pour éviter de flouter les marques de pub) qui existent encore dans certains épisodes.
Certains plans sont restés en SD, pourquoi on ne sait pas...et oui sur grande diagonale on ne voit que ça. Moi ça me fait sortir du truc.
Parce que j'ai d'autres films de la même époque et plus anciens eux aussi retravaillés et ce, jusqu'au bout, que je ne comprends pas le travail inachevé.
Pour une prochaine édition remasterisée de celle-ci?
Oui, tout ne pouvait pas être sauvé (encore que, le upscalling ou le rattrapage numérique du flou existe, mais là le budget est bien plus élevé), mais corrigé ou amélioré si.

Mais je redis que le gain est énorme. Et oui ça vaut le coup, à 40€ il n'y a même pas à réfléchir. wink

Je sais qu'il ne fallait pas franchir certaines limites comme refaire les craignos monsters en CGI (là j'aurais crié à la trahison), le débat n'est pas là. J'accepte l'intégrisme revendiqué des Okuda. Je suis assez d'accord avec concernant TOS. Certains choix sont discutables, là c'est à voir pour chaque épisode et on est au cas par cas. (le meilleur exemple est The doomsay machine: Des plans très détaillés du Constellation superbes, pour aller sur des effets de combats avec la machine limites réalisés sur des PC de poche).
C'est subjectif.

Pour le nettoyage non terminé de la pellicule c'est différent parce qu'objectif. Ca se voit...Et moi ça me déçoit. Beaucoup. parce que c'est du Blu-ray.
Je n'ai pas eu cette sensation lors de l'achat des dvd remastered, parce que la SD lisse ces imperfections et que je les ai regardés sur une diagonale moins grande.

Finalement la HD est son propre meilleur ennemi parfois.

Dernière modification par dl500 (29-10-2016 17:00:50)


L'être humain a deux vies. La seconde commence quand il se rend compte qu'il n'en n'a qu'une...

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#195 30-10-2016 14:20:44

Buckaroo
Gotta Light ?

Re : Star Trek: The Original Series

Comme Nico, je ne trouve pas de problèmes majeurs avec la rematérisation de TOS en HD..
En prenant en compte que la série a 50 ans & que je suis un grand amateur des séries des 60's .. C'est à mon goût de l'excellent travail de restauration..
Enfin le travail de Jerry Finnerman sur la lumière lui est rendu hommage ..
Après , il y a des plans plus abîmés que d'autres ou des épisodes moins bien éclairés que d'autres.. C'est normal..
mais on gagne énormément en détails..On peut lire les inscriptions dans les corridors ..Impossible en DVD ...

Pour les SPFX en numérique , je respecte totalement le parti pris de Michael et Denise Okuda.. Ni trop , ni moins ..Même dans les ajouts qui n'existaient pas comme le palace de Flint ( Requiem For Methusalem.TOS.3 ) ou l'arène d' Amok Time.TOS.2 vue en plan d'ensemble...

Pouvait t'on en montrer plus ? Je ne le crois pas , il y a le timing de l'épisode à respecter ( un épisode TOS en HD , c'est presque 48 minutes ).. & la force de TOS , c'est dans ses histoires et la place qu'elle laisse à notre imaginaire..


TrekCoreSig_Picard.jpg

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#196 30-10-2016 17:17:28

mypreciousnico
_________

Re : Star Trek: The Original Series

dl500 a écrit :

Pour le nettoyage non terminé de la pellicule c'est différent parce qu'objectif. Ca se voit...Et moi ça me déçoit. Beaucoup. parce que c'est du Blu-ray.

Je trouve que ça ne vaut en fait pas le coup de dépenser des budgets pharamineux pour éliminer le moindre scratch de pellicule. Bref, c’est absolument sans importance pour moi.

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#197 30-10-2016 17:58:48

IMZADI
Memory Alpha

Re : Star Trek: The Original Series

Moi je n'ai pas encore vu la remasterisation, je le ferai pour les nouveaux plans. Mais perso mes DVDs me suffisent, je ne suis pas addict à la pureté de l'image. Comme TNG, je ne cours pas après mais je pense que ce doit être sympa. Mais je pense aussi que je ne serai pas aussi exigeant/raleur que DL500.

Et puis 40€, pour moi ça reste un budget. Il faudrait encore acheter le lecteur. Mes coffrets collectors DVD m'ont coûté 700F/110€. Il faudrait que je les revende à grosse perte avant, et suis pas sûr que les gens eux courent après ce format à cette époque des DL500 toujours plus accrocs à la pureté de l'image.

Buckaroo a écrit :

mais on gagne énormément en détails..On peut lire les inscriptions dans les corridors ..Impossible en DVD ...

Ouais c'est du tout bon pour Memory Alpha. Mais surtout ça démontre cette rigeur qui est pour moi  une des forces de Star Trek

Buckaroo a écrit :

Pour les SPFX en numérique, je respecte totalement le parti pris de Michael et Denise Okuda.. Ni trop , ni moins ..Même dans les ajouts qui n'existaient pas comme le palace de Flint ( Requiem For Methusalem.TOS.3 ) ou l'arène d' Amok Time.TOS.2 vue en plan d'ensemble

J'ai vu les images sur Memory Alhpa english et effectivement c'est une très bonne idée
surtout que ce soit Shi'Khar ou des vaisseaux, ils ont lié ces plans à TAS et ça c'est cool comme acceptation de l'anime et de continuité

Buckaroo a écrit :

. & la force de TOS , c'est dans ses histoires et la place qu'elle laisse à notre imaginaire..

Amen

Dernière modification par IMZADI (30-10-2016 18:00:26)


-"I'm a number, I'm not a free man, I'm the number NCC-1701..."

Beaucoup de choses que nous faisons tout naturellement nous deviennent difficiles dès l'instant où nous cherchons à les intellectualiser. Il arrive qu'à force d'accumuler les connaissances sur un sujet donné, nous devenions ignares.
- Texte mentat n°2 (Dune: Chapter House)

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#198 30-10-2016 19:10:19

dl500
TOS Forever

Re : Star Trek: The Original Series

IMZADI a écrit :

Mais je pense aussi que je ne serai pas aussi exigeant/raleur que DL500.

Contrairement à ce que dit Nico, les quelques points noirs et plans restés en SD étaient une goutte d'eau dans le budget initialement dépensé pour cette remasterisation. D'où mon incompréhension de ne pas l'avoir fait. C'est tout.  wink

Sur "Bread ans circuses", dans le même plan tu as une incrustation de deux lunes côte à côte, le générique crédit refait....et un énorme point noir en plein milieu de l'image en même temps...c'est un des exemples relevés. Et il y en a pas mal.
Oui je râle tout en étant enthousiasmé du résultat qui enterre complètement les précédentes éditions.

J'ai regardé Court Martial cet aprem...et pareil certains plans restent légèrement brulés. la colorimétrie n'est pas la même que l'ensemble quasi parfait. C'est une fonction que l'on a même sur un simple logiciel comme "Paint". D'où mon idée que tout n'a pas été entièrement remasterisé, surement une nouvelle fois à cause de délais serrés.

Je critique tout en écarquillant les yeux à chaque plan et en prenant un plaisir dingue de revisionnage.  wink

Allez pour conclure, même avec ses défauts, cette collection est parfaite pour commencer dans le Blu-ray.


L'être humain a deux vies. La seconde commence quand il se rend compte qu'il n'en n'a qu'une...

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#199 31-10-2016 15:54:39

mypreciousnico
_________

Re : Star Trek: The Original Series

dl500 a écrit :

Contrairement à ce que dit Nico, les quelques points noirs et plans restés en SD étaient une goutte d'eau dans le budget initialement dépensé pour cette remasterisation. D'où mon incompréhension de ne pas l'avoir fait. C'est tout.  wink

Il y avait peut-être des choix à faire, pour une question de temps, de budget... Je ne suis pas du tout certain que ce soit une goutte d’eau ce genre de détails.
Dans tous les cas, la priorité a vraisemblablement été donnée à d’autres aspects.

dl500 a écrit :

Certains plans sont restés en SD, pourquoi on ne sait pas...et oui sur grande diagonale on ne voit que ça. Moi ça me fait sortir du truc.

Là il s’agit surement de la prise de vue d’époque qui est en cause. Problème de mise au point notamment. Difficile de vraiment y faire quelques choses.

dl500 a écrit :

Parce que j'ai d'autres films de la même époque et plus anciens eux aussi retravaillés et ce, jusqu'au bout, que je ne comprends pas le travail inachevé.

Soyons justes, on ne peut décemment pas comparer des remastering couteux pour des films connus (type Ben Hur) et un remastering pour une série TV au potentiel commercial peut-être plus limité et qui concerne plusieurs dizaines d’opus.

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#200 31-10-2016 16:24:18

scorpius
Nowhere Man

Re : Star Trek: The Original Series

mypreciousnico a écrit :

Soyons justes, on ne peut décemment pas comparer des remastering couteux pour des films connus (type Ben Hur) et un remastering pour une série TV au potentiel commercial peut-être plus limité et qui concerne plusieurs dizaines d’opus.

Surtout quand on voit que les ventes en bluray de TNG sont jugées décevantes... On est sacrément chanceux d'avoir eu ce qu'on a eu, quand je pense à la période classique de DW en majorité tournée en vidéo et qui rend donc une sortie HD impossible ou encore Babylon 5 dont même les dvd ne sont pas à la hauteur du support... On a vraiment été gâté, que ce soit avec TOS ou TNG !


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