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#1 21-08-2009 16:30:27

matou
modérateur

Battlestar Galactica 2003 & ses spin-off... relançons les analyses !

Je sais que bq de choses ont déjà était dites, mais vu que la série s'est achevée, j'aimerai qu'on en parle un peu (ça changera de  st2009). Que l'on a le recul de qq mois désormais

Pour ma par voici des extraits récents:


"J'ai vu le dernier épisode.
Alors c'est quand mm du beau n'importe quoi, avec des prétentions mais sans jamais les atteindre.
Je vais pas revenir, mais en gros, l'abandon de la technologie, c'est une belle blague.
J'adore Lee qui dit qu'il veut explorer. Va déjà falloir apprendre à chasser, à cultiver mon gars. Que revenir à l'age de pierre c'est bien beau mais c'est pas une évolution, c'est une régression. Et les persos s'amuse à expliquer leur future vie sans jamais prendre en compte la difficulté de leur entreprise.
Grandir ça aurait été de refonder une civilisation sur d'autres principes, pas revenir en arrière.
Je me maintiens,, et tout fan Barjavel il faut savoir se confronter aux réalités : la régression n'a jamais été un progrès.
D'ailleurs la fin est ironique en ce sens où mm s'ils ont abandonné leur technologie, leur descendant sont tombé exactement dans les même travers!

Qq jolies scènes, des habiletés scénaristiques, mais des passages involontairement amusants (ah le tir de missiles par un mort, un grand moment).

Sinon, cette série à rien de gauche. Elle ne cesse d'être présentée comme telle, comme "libérale", alors qu'elle en est très loin (culte du chef, sur-importance de l'armée, religion et j'en passe).

Sinon comme boutade, je trouve cette fin tres Londonesque.
Jack?
Non Michael London! Qu'on imagine bien "leur petite maison dans la prairie" ou leur "voie du paradis"


ou encore

"Bucks, réunion (dont on aimerait lire la retranscription) ou pas, désolé de fouler ton chef d'œuvre mais dans l'extinction d'une population, les rapports seront certainement autres.

C'est très Américain avec ce culte du chef (le président) et le culte de la force armée (Adama).
Aussi humanisé qu'ils puisent être ces personnages, la mise en avant de ces éléments là, c'est dans leur culture et pas dans la notre.
De mm que les questions de foie, de religion.
Ce sont les limites de cette série (que j'ai entièrement suivie), celle d'être profondément étasunienne dans son traitement.
Elle amène peut être des questionnement mais elle le fait à sa manière qui n'a rien d'universelle.

Le peuple dans BSG est le plus souvent invisible ou bien pétri d'une spiritualité naïve, ou alors sujet à la rapine.
L'exemple le plus patent c'est l'affrontement de la secte de Gaius avec. Une fraction contre une autre fraction, des questions d'équilibre. On est décidément bien dans une vision us des rapports inter groupes, avec les armes comme outils pour favoriser un équilibre.
Cela n'a rien d'universel comme peinture de la société (dans le chaos c'est le règne du chacun pour soi et le règnes des croyances irrationnelles), c'est culturellement très étasunien.
Notre vision et notre histoire nous enseigne bien d'autre manière de voir les choses.

En Europe et en France notamment, devant une extinction possible et de tels désastre, l'une des réaction aurait été la préservation de la culture et un fort dynamisme culturel et politique."

Attention, j'aime bien la série, je trouve les personnages bien écrits, attachant. La réalisation est d'un bon niveau et le traitement du tout est très intelligemment fait.
C'est pour moi une série d'un très bon niveau.
Mais je ma prends pour ce qu'elle est, pas pour ce qu'elle n'est pas.

A mon sens c'est une série très encrée dans la période du début des années 2000. Elle illustre parfaitement le renoncement d'alors et dans l'optimisme et l'espérance dans l'humanité.
Elle est un anti ST pour une époque qui l'était (aux usa) tout autant.

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#2 21-08-2009 17:57:08

dvmy
see nothing, hear nothing, say nothing

Re : Battlestar Galactica 2003 & ses spin-off... relançons les analyses !

matou a écrit :

Sinon, cette série à rien de gauche. Elle ne cesse d'être présentée comme telle, comme "libérale", alors qu'elle en est très loin (culte du chef, sur-importance de l'armée, religion et j'en passe).

BSG est une série RDM, donc forcément à droite, à la gloire des américains profonds et de l'armée, et surtout fait l'apologie de la religion et du sacrifice comme le christiannisme le conçoit. Bucky a dit un jour que cette série était subversive mais je me demande bien ou! BSG c'est une série de la droite chrétienne (pléonasme?) pour la droite chrétienne.

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#3 22-08-2009 02:39:39

matou
modérateur

Re : Battlestar Galactica 2003 & ses spin-off... relançons les analyses !

Mais le pire Dav, c'est que j'aime bien Moore. Je trouve qu'il a des obsessions et donc que cela en fait un artiste.
Pourtant je suis à l'opposé de ce qu'il prêche. Ce qu'il manque à Moore, c'est d'avoir un acolyte qui soit son opposé.
As tu , toi, réussi à suivre toute la série?

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#4 22-08-2009 08:05:21

dvmy
see nothing, hear nothing, say nothing

Re : Battlestar Galactica 2003 & ses spin-off... relançons les analyses !

Oui j'ai tout vu. Lorsque je commence une série je la regarde en entier même si je détèste. C'est bien pour ça que j'ai du me taper les 10 saisons de stargate et je me force toujours à regarder Lost. Concernant RDM je reconnais qu'il est doué pour l'écriture; mais son propos, sa propagande, ses convictions et ses obesssions récurrentes me gonflent.

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#5 22-08-2009 15:16:57

Buckaroo
Gotta Light ?

Re : Battlestar Galactica 2003 & ses spin-off... relançons les analyses !

Prêcher ? Droite? Gauche ? Républicain ? Chrétien?

Les survivants de la "rag fleet" arrivent sur Terre en homme libres & purs, dépouillé non seulement de la technologie mais aussi de la morale, des idéaux, de la société, des lois ect.. La démocratie aura crevé comme une chienne sur le sol de New Caprica, l'hypocrisie des lois aura volé en éclats lors du procès de Baltar,, le culte du chef qui semble tant te géne Matou s'offre un baroud d'honneur sanglant lors de la mutinerie de Gaeta. Il n'y a plus d' Amiral Adama et de Présidente Roslin. Il ne reste que Roslin & Adama

& Dieu dans tout ça? & oui dvmy, il y a bien une troisième force dans l'univers de BSG.. Une sorte de super généticien démiurge qui a un plan pour toute personnes et pour toutes choses & qui n'aime pas qu'on l'apelle ainsi (Dieu) . Une intelligence supérieure qui pour voir ses plans (dont la finalité coule de source ) s'accomplir est obligé de s'en remettre aux choix de sa créations: l'homme . Y compris ses instruments: la main de Dieu,  Baltar &  le semeur de mort : Kara Thrace.

A partir de là, je veux bien croire que RDM est un dévot ( trop facile! ) , mais permettez moi de trouver sa vision sur le christianisme iconoclaste & plus sulfureuse que la moyenne & qu'il vende non pas Dieu, mais l'Homme.  Explications:

matou a écrit :

Je vais pas revenir, mais en gros, l'abandon de la technologie, c'est une belle blague.

Tu dis ça parce que ta technologie qui est censé te rendre "la vie meilleure" ne s'est pas (encore? )retourner contre toi. Une technologie AI appellé Cylon , s'est retourné contre eux. Et pas que sur les 12 colonies, mais aussi nous l'apprendrons plus tard sur la treiziéme et sans doute sur Kobol.. ( "c'est arrivé avant et ca arrivera encore" )

Les raisons de cette rebellion restent obscures. Mais la technologie Cylon part d'un fac similé de l'intelligence humaine. & dans l'univers de BSG, la race humaine est présenté d'emblée comme faillible et imparfaite, prompt à la violence et à l'auto destruction. "Vous avez transmit vos pêché à vos enfants " dira même virtual six sur le sol de Kobol. Ce même sol ou l'instrument de Dieu (Baltar) (re)devient un homme en tuant ( "voilà mon héritage" ).

RDM n'est pas allé chercher a du coté de la bible cette facette peu reluisante de l'intelligence humaine, mais du coté de 2001 de Kubrick, ou la première chose que fait le singe aprés sa rencontre avec le monolithe, c'est tuer son prochain pour s'approprier son bien. l'AI son outil le plus abouti sera à son diapason en tuant à son tour. Il y a aussi une large inspiration du coté de La Planète des Singes. RDM a juste remplacé les simians par des robots.

l'Homme est une création imparfaite, sa création le Cylon est imparfaite, c'est donc que leur créateur à tous est imparfait ( la transmission des péchés ).. Hors Dieu n'est pas qu'intelligence, il est aussi amour. Imparfaite que soit sa création, il veut lui offrir une porte de sortie hors de ce cercle de destruction & de violence.

Hors son plan de sortie ne peux  fonctionnait que selon la bonne volonté de l'homme ( Dieu(x) aide(nt)  ce qui s'aide d'abord) . C'est à dire selon les choix que font faire les gens & qu'ils s'y tiennent jusqu'au bout. Dieu ne fait que pousser les pions de l'échiquier pour amener les gens à faire un choix. Ainsi je défie quiconque de trouver une trace de Dieu dans la décision de Laura de quitter les colonies après l'attaque & dans celle d' Adama de la suivre. Un choix qui a des conséquences et qui va amener d'autre choix vers le salut et le renouveau de l'humanité.

Là encore tu te trompes, matou quand tu dis : " Le peuple dans BSG est le plus souvent invisible ou bien pétri d'une spiritualité naïve".  ils sont tous confronté à un choix. Un exemple comme un autre, la femme-soldat qui laisse passer Roslin lors de son évasion dans " Resistance.BSG.2". Personne ne peut expliquer pourquoi elle fait ce choix, malgré son endoctriment militaire. C'est le libre arbitre. Il n'y a aucune manipulations divine derrière son choix.

Même les instruments de Dieu, et principalement Baltar est lui aussi confronté à faire un choix de lui même, par lui même et pour lui même , sans être téléguidé par Dieu ou son "ange" virtual Six. Rester avec la flotte et les dévots de sa secte ( d'ailleurs plus proche du culte de Dionysos, que de Jesus ) ou partir avec Adama et le Galactica dans une mission suicide pour sauver une enfant. " Prouvez moi que nous sommes une race qui mérite d'être sauvé!"

Grandir ça aurait été de refonder une civilisation sur d'autres principes, pas revenir en arrière.

Le voyage ou le plan de sortie de  Dieu n'est pas de les faire grandir, mais de les libérer de tout ce qui les ont fait souffrir, La technologie, les barrières qu'imposent  la civilisation, les lois , les règles, les doctrines politiques ou religieuse ect..
Les gens qui arrive sur Terre sont des surhommes tel que la pensée Nietzschienne les a définit.

Ils sont libres de faire ce que bon leur semble sans se soucier des uns et des autres, sans qu'ils soit juger par quoi et qui que ce soit . . Ainsi Lee Adama veut explorer cette terre vierge, il le fera. Tyrol en a marre des Cylons et des humains, il veut s'isoler personne ne viendra le chercher. Même Baltar en vient à couper les ponts avec sa secte, il n'a plus besoin de Dieu et de reconnaissance, il préférera vivre une vie humble de fermier. Par ailleurs, Nietzsche prétendait dans "Ainsi Parlait Zarathoustra" , que si le Christ aurait vécu plus longtemps, il aurait finit par renier sans nulle doute sa propre doctrine. Autre regard iconoclaste porté sur le christianisme qui n'a rien à voir avec celle du pére Benoît, Vous en conviendrez. wink

Sinon comme boutade, je trouve cette fin tres Londonesque.
Jack?
Non Michael London! Qu'on imagine bien "leur petite maison dans la prairie" ou leur "voie du paradis"

Landon Matou wink Michael Landon..

Bien au contraire, je ne vois pas dans ce final une communion de l'homme  avec Dieu, mais plutôt de l'homme avec notre mère nature. Un message profondément écologique qui transpire tout le long de la série. Par là, l'artiste  RDM tente de nous avertir: "Le paradis des évangiles, le jardin d'Eden est là sous nos pieds , devant nos yeux ,pas dans les cieux & ni dans  les chimères idéologique et technologique, ne le cherchons pas ailleurs, le paradis est là , c'est la terre, regardez ce que nous sommes entrain de lui faire subir, nous la violentons comme mes personnages de fiction l'on fait".

Quand au message sur Dieu,  un tant soi peu qu'il en est un ,  il serait simple en substance  :" Ne construisez pas de doctrines , des temples ou des civilisations en mon nom, Procréez et multipliez vous point barre". N'est ce pas la règle élémentaire de la vie?


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#6 22-08-2009 15:55:29

Capt. J.L. Picard
vétéran

Re : Battlestar Galactica 2003 & ses spin-off... relançons les analyses !

dvmy a écrit :

Oui j'ai tout vu. Lorsque je commence une série je la regarde en entier même si je détèste. C'est bien pour ça que j'ai du me taper les 10 saisons de stargate et je me force toujours à regarder Lost.

Et bien tu es plus obstiné que moi, si une première saison ne me plaît pas, je vais rarement au delà, déjà que pour BSG, j'ai eu du mal à finir la première saison! C'était surement pas pour en supporter une seconde!

Perso, je pars du principe que les séries, c'est comme les livres, il y a en a beaucoup trop pour tout lire donc tout voir, il faut donc faire des choix! Et j'ai horreur de perdre mon temps!


Où Abrams passe, Star trek trépasse!

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#7 22-08-2009 18:01:19

matou
modérateur

Re : Battlestar Galactica 2003 & ses spin-off... relançons les analyses !

Dav, bravo, je trouve ton attitude hautement respectable.

Buck, bien qu'ayant de l'estime pour toi, cela n'est pas aussi simple.
Tu analyse très bien la série mais sans t'en rendre compte tu donnes tous les arguments pour montrer les limites de cette série.


Le surhomme pour Nietzsche est un être sachant dominer ses contradictions. Ce qui n'est ps le cas des personnages de la série lors du dernier épisodes. Ils agissent malgré leur contradictions mais ne les dominent pas.

buck a écrit :

la race humaine est présenté d'emblée comme faillible et imparfaite, prompt à la violence et à l'auto destruction.

Oui une vision totalement étasunienne de l'humanité..
En Europe, en Amérique du Sud et en Asie, il y a eu et il y a toujours des courants de pensées bien différents de cette vision là.
Mais elle se comprend par leur histoire car les Etats-Unis. Mais cela n'a rien d'universel.

buck a écrit :

Bien au contraire, je ne vois pas dans ce final une communion de l'homme  avec Dieu, mais plutôt de l'homme avec notre mère nature. Un message profondément écologique qui transpire tout le long de la série.

S'il existe plusieurs courants écologistes, ce message c'est pas de l'écologie mais la tarte à la crème avec le retour à l'age de pierre.
Quand à ce que tu dis, cela ne tient pas car la régression en question ne montre pas une volonté d'amender un comportement. La terre qu'il trouve est vierge et au lieu de fuir la technologie il conviendrait de ne pas la maltraiter tout en gardant la technologie (voilà l'enjeu actuel qui nous est posé). La regression est une solution si facile et surtout vaine (cf la fin).

buck a écrit :

Tu dis ça parce que ta technologie qui est censé te rendre "la vie meilleure" ne s'est pas (encore? )retourner contre toi. Une technologie AI appellé Cylon , s'est retourné contre eux. Et pas que sur les 12 colonies, mais aussi nous l'apprendrons plus tard sur la treiziéme et sans doute sur Kobol.. ( "c'est arrivé avant et ca arrivera encore" )

La technologie n'est qu'un instrument. Si demain elle permet l'avènement d'une forme d'intelligence supérieure et que nous disparaissons, nous auront été une des chaines de l'évolution. La SF plus mature a déjà bq creusé cette question avec des réponses plus universelles.
Et l'outil est actuellement cancérigène pour la planète. Mais un outil n'est pas responsable. C'est celui qui l'emploie qui l'est.
Or cet outils est avant tout utilisé, non pas par toute l'humanité mais par une minorité.
Voila les enjeux de notre société, faire de la technologie un outil universel au sens de Kant.
Et BSG 2003 passe totalement à coté de ces questionnements et au contraire montre une attitude totalement contre productive.
Mais comme elle est très étasunienne, du moins très représentative de courant de pensée de là-bas, elle montre en quoi ce genre de vision du monde conduit à une impasse.

Pour clore la dessus, la fin montre une naïveté proche de la débilité.
C'est la notion même de société qui est défaite, chacun partant de son coté. Et encore une fois le reste de la population est invisible.
Je comprends combien voir de si grand espaces après le temps passé enfermé peut être grisant.
Mais si les société se sont construites, c'est pas un hasard, c'est que c'est nécessaire.
Et mm au delà. Les voir tout contents c'est une belle blague encore une fois.
Il va la chercher où Adama son eau (pas plus de 3 jour avant la mort sans eau)? Et faire autant d'efforts pour aller en chercher c'est irréaliste. S'il avait voulu continuer à vivre la ou il était, justement il aurait fallu faire appel à la technologie.
Et il va manger quoi?
Quand à Hero et Athena, un bon gabarit comme lui, qui part à la chasse, c'est 6 000 kcal. Va te les trouver.
Je te rappelle que ce mode de vie a eu de terribles conséquences sur la faune et la flore.
De plus l'espérance de vie est d'environ 30 à 35 ans(oui plus de médicaments ou autres). Si en plus, vu qu'ils n'ont fait aucun test, il y a sur cette planète des virus ou microbes redoutables auxquels leur système immunitaire n'est pas préparé, hop, c'est l'écrasante majorité des gens qui est décimée.

Enfin, tu as vu où que la population avait décidé de tout cela? Et tu crois que tous auraient accepté ainsi? Perso je les aurai débarqué sur la planète et je serai allé trouver une autre planète pour m'établir. Quitte à passer du temps à récupérer les bonnes pièces sur le galactica.

La démocratie et la justice ne se sont pas écroulée, car elle n'ont jamais eu droit de citer dans la série. La série ne nous montre qu'une parodie, qu'une illusion d'elles.
La encore c'est une vision très étatsunienne de ces structures. Qui là encore n'a rien d'universel!
Donc tu pointes justement toutes les limites de la série, mais à ne pas la remettre dans sa logique de pensée et en faire une vision universelle, tu fais bq de contre sens.

Alors encore une fois au lieu d'affirmer des principes et de dominer ses contradictions, de créer des structures, de se poser les bonnes questions vis à vis de la technologie, cette attitude là est une régression. Irréaliste et qui conduit à une impasse.

Celà n'enlève rien à ta juste analyse sur dieu et la sa place dans la série mais il s'agit aussi d'une idée, d'une manière de pensée ces rapports humain divin. Qui a ses limites.

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#8 22-08-2009 18:46:23

Vic Fontaine
Holo-modérateur

Re : Battlestar Galactica 2003 & ses spin-off... relançons les analyses !

matou a écrit :

La technologie n'est qu'un instrument. Si demain elle permet l'avènement d'une forme d'intelligence supérieure et que nous disparaissons, nous auront été une des chaines de l'évolution. La SF plus mature a déjà bq creusé cette question avec des réponses plus universelles.

Juste.
En vous lisant, je me remémore l'EXCELLENT Voyageur Imprudent de René Barjavel.
Ca, c'est de la science fiction. Loin de BSG.


I've got Star Trek under my skin
I've got Star Trek deep in the heart of me
So deep in my heart, that it's really a part of me

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#9 22-08-2009 21:30:08

Buckaroo
Gotta Light ?

Re : Battlestar Galactica 2003 & ses spin-off... relançons les analyses !

Mmh dites donc, c'est vous qui êtes entrain d'évangeliser l'espace, pas RDM.
BSG2003 est une oeuvre de SF alarmiste post apocalyptique dans le type de La Planète des Singes avec lequel BSG posséde de nombreux points communs, comme ses thèmes, sa structure narrative, son art du twist , le cycle sans fin ect.. La Planète des Singes tiens donc? C'est pas écrit par un français ça?

matou a écrit :
buck a écrit :

la race humaine est présenté d'emblée comme faillible et imparfaite, prompt à la violence et à l'auto destruction.

Oui une vision totalement étasunienne de l'humanité..
En Europe, en Amérique du Sud et en Asie, il y a eu et il y a toujours des courants de pensées bien différents de cette vision là.
Mais elle se comprend par leur histoire car les Etats-Unis. Mais cela n'a rien d'universel.

La Colombie n'est pas un pays gangréné par la violence? Ce ne sont pas des propriétaires Brésiliens qui dévaste la forêt Amazonienne par cupidité ? Ce ne sont  pas les chinois qui massacrent toute une culture en pensant leur faire du bien ?..

C'est toi qui me paraît bien naïf Matou. wink  Voir l'Amérique comme le chantre de l'ultra violence. C'est dans le sang de l'homme depuis la nuit des temps. le culte du chef , la gloire du militaire, l'avidité ect.. , c'est pas les Américains qui ont inventé ça.

C'est la notion même de société qui est défaite, chacun partant de son coté. Et encore une fois le reste de la population est invisible.
Je comprends combien voir de si grand espaces après le temps passé enfermé peut être grisant.
Mais si les société se sont construites, c'est pas un hasard, c'est que c'est nécessaire.
Et mm au delà. Les voir tout contents c'est une belle blague encore une fois.

Là encore , permet moi aussi de trouver naïf.. wink  Crois tu vraiment que ces hommes et femmes, Aprés avoir survécu à un holocauste, à de multiples attaques Cylons, être passé au travers du  "Rasoir" de l' amiral cain , à l'occupation de New Caprica, à la guerre civile Cylon , à la mutinerie de Gaeta, à l'assaut du vaissseau mère.. Crois tu qu'après tout ça, ils ne vont pas domestiquer la nature?!!?? , mais c'est une partie de plaisir pour eux..

& encore toi et moi faisons fausse route, ils ne chercheront jamais à dominer la Terre, non mais à se fondre en elle. Lorsqu'ils observent les arborigènes, ils pensent immédiatement à se reproduire avec eux, pas à les domestiquer. le Surhomme ne cherche pas à dominer , mais transcendait la nature de l'existence. Au final , Il ne restent rien d'eux ,ni de leur histoires. & pourtant seul un morceau de ta sacro sainte technologie ( wink )  peut témoigner de leur existence : l' Ève mitochondriale ( un fait scientifique prouvé que RDM marie astucement à la fiction) ..

D'ailleurs tu fais toi même une erreur d'interprétation, nous ne descendons pas des colons des 12 colonies, mais d'une seule et même personne: Hera, la mère de l'humanité. Lee Adama,  les Agathon , les Tigh ect.. ne sont pas les fondateurs de notre monde actuel.


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#10 23-08-2009 13:36:18

venius
vétéran

Re : Battlestar Galactica 2003 & ses spin-off... relançons les analyses !

y'a des jours quand je vous lis je me demande si je regarde les memes serie que vous j'ai BSG 2003 et en regardant je me suis pas posé autant de questions que cela. Pour moi c'est une vision moderne et plus realiste de l'excellent BSG 1978. Le scenario est sombre on ressent effectivement des tensions dans tous les sens. Puis les scenaristes s'appuient sur le monde actuel et ils se sont surement inspirés de leur propre politiuqe.

Par contre vous partez du principe que l'equipage du Battlestar ont un schéma de pensée américanisé. Je pense que c'est profondement humain de s'appuyer sur une structure forte lors de grands dangers. L'armée forte et pouvoir fort sont necessaires à la survie d'un peuple. Ce n'st pas une ideologie américaine.

On peut aussi aussi faire le rapprochement entre BSG et moise qui conduit son peuple en terre promise. On peut faire beaucoup de rapprochements comme ça dans cette serie

Moi je vois juste un peuple qui veulent s'en sortir malgrés les dangers et les conflits entre personnalités ce qui est profondement humain.

Dans BSG les rapports humains et la lutte contre le pouvoir est le centre de la série. Je préfére la vision de gene sur le futur personnellement meme si elle est tres utopiste


Ash nazg durbatulûk, ash nazg gimbatul, Ash nazg thrakatulûk agh burzum-ishi krimpatul.
traduction :
Un Anneau pour les gouverner tous, Un anneau pour les trouver,Un Anneau pour les amener tous et dans les ténèbres les lier .

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#11 23-08-2009 15:42:18

Buckaroo
Gotta Light ?

Re : Battlestar Galactica 2003 & ses spin-off... relançons les analyses !

J'ai employé le mot arborigène, plus poétique que de dire sauvage. Mais le final de BSG se déroule sur le sol Africain ( le berceau de l'Humanité), à l' époque ou l'Eve Mitochondriale aurait véçut. Mais je suis un peu dans le vrai, on qualifie souvent d'Aborigène  le peuple premier d'un territoire.

Comme je l'ai dit plus haut, les rescapés arrivent en (sur)hommes purs et totalement libre sur une Terre absolument vierge. & se privant volontairement de la technologie, nous découvrons qu'ils font face à une multitudes de choix, là ou par le passé il n'en avait que deux, voir pas du tout.

Lorsqu'ils découvrent ces aborigènes donc, la première chose qu'ils pensent c'est pas d'en faire des mains d'oeuvres pour construire leur usine, leur villas, creuser leur terre ou pire les "évangéliser". Non, ils pensent immédiatement à se reproduire avec eux . Intéressant aussi de noter que les rescapés constatent l'intelligence ( l'humanité donc ) des arborigènes parce qu'ils enterrent leur morts. La mort est le théme centrale de la dernière saison.

Lee Adama dira plus loin , on pourrait ( au conditionnel ) leur donner que le meilleur de nous même. & là on pourra peut être trouvé un terrain d'entente Matou. Les rescapés des 12 colonies, ils vont finalement à l'insu de leur plein gré distillé les germes de la civilisation et l'idée du  progrès. Ils vont apprendre l'agriculture, bâtir des huttes, établir des tribus avec des règles et des inspirations différentes ( le choix est illimité) et ses tribus vont se répandre à travers les 6 continents et ensemencer la Terre. Il y a progrés pour moi, pas regression tu comprends? C'est même le surhomme qui va disparaître puisse que la nature de l'homme reprendra le dessus. Plus il cherche à dominer la nature, puis sa nature, plus l'homme régresse.

Rome par exemple n'était qu'au départ une tribu de berger qui s'est transformée en un Empire totalitaire qui s'étendait d'Europe en Asie et en Afrique..

La scène finale dans Mannathan ne condamne pas l'humanité pour autant. Au contraire, pour RDM nous sommes plus que jamais à l'heure du choix, le tournant ( Crossroad ) d'une évolution sociale lié à la technologie . Ainsi  la femme  cyborg que l'on voit à la TV existe réellement. Nous avons pour ainsi dire un pied dans la préhistoire de l' AI.

Je n'ai rien contre l'AI , ça me fascine. Mais qu'elle va être l'utilité de cet technologie ? Spielberg disait que le problème avec l' AI ne sera pas de savoir si une machine serait capable de sentiments, mais que nous soyons nous capable de sentiments envers une machine. Comment  allons nous les traîter. En égaux? en esclave ? En être supérieur ?

BSG2003 nous pose la question..

venius a écrit :

Dans BSG les rapports humains et la lutte contre le pouvoir est le centre de la série. Je préfére la vision de Gene sur le futur personnellement meme si elle est tres utopiste

J'aimerai y croire aussi, mais une fois un épisode Star Trek finit, je reviens dans le monde réel & je ne peux que constater l'étendue des dégats..Mais cela étant dit même dans la vision de Gene Roddenberry, il faut en passer par un holocauste pour atteindre le salut.

Mais il existe aussi une trés grande différence entre l'univers BSG & celui de Star Trek. Dans BSG2003, l'humanité est seule dans l'univers , il n'y a pas de Vulcain, de Klingons, de Bajorans ect.. Dans La Planète des Singes ( toujours et encore )  , l'astronaute Taylor disait " On se sent si seul , je vois l'univers s'étendre sans fin devant moi , ça écrase l'égo de l'homme" . C'est aussi ça le coeur de BSG2003, la solitude de l'homme dans l'univers.


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#12 23-08-2009 15:55:55

venius
vétéran

Re : Battlestar Galactica 2003 & ses spin-off... relançons les analyses !

Je dirais que BSG 2003 est une serie forte itelligente et les scenarios sont très travaillées et surtout font reflechir.

Par contre le theme de l'homme seul dans l'univers me derange un peu. Penser que nous sommes seul dans l'univers done une dimension biblique je trouve.

De toute façon aucune serie n'est parfaite. Mais réaliser des série qui divertissent et fond reflechir je dis bravo


Ash nazg durbatulûk, ash nazg gimbatul, Ash nazg thrakatulûk agh burzum-ishi krimpatul.
traduction :
Un Anneau pour les gouverner tous, Un anneau pour les trouver,Un Anneau pour les amener tous et dans les ténèbres les lier .

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#13 28-08-2009 00:35:34

Ersatz
vétéran

Re : Battlestar Galactica 2003 & ses spin-off... relançons les analyses !

Buckaroo >>

Petite question pour toi ; car à l'instar de certains membres du forum, cette fin a été une déception, et une orientation un peu trop avouée de son créateur vers ses propres convictions religieuses.
Le fait qu'il est emmagasiné des citations et références en pêle-mêle, que ce soit de Nietzsche, de hindouisme et j'en passe, ne montre t-il quand même pas une certaine tendance vers un a-peu près créationniste des plus déplaisantes. Une intention religieuse chrétienne marquée (ou masquée) par des éléments plus contemporains, n'en délaisse pas moins un message tendancieux et moins ouvert.

Maintenant, après avoir lu quelques arguments de ta part, j'avoue très sincèrement que je me suis légèrement ravisé sur cet aspect ; des éléments qui me faisaient auparavant jetés toute la série par la fenêtre à cause de cette unique fin, et au final, je dois avouer avoir été un peu excessif comme bien d'autres, je suppose. (Je ne serai donc jamais politicien, se raviser et dire qu'un "concurrent" a peut-être raison est une faute grave dans la profession, et pas que là d'ailleurs).

Mais pour revenir à la question que j'élude depuis le début, la voilà : Le fait que Head-Baltar et Six soient réellement des "anges", même si jamais cités eux-mêmes ainsi, ne revêt-il déjà pas une affirmation chrétienne-monothéiste supérieure sur le reste car appliquant par la même occasion un aspect "concret" ?! Car ce n'est plus un délire de Baltar, ni même un effet due aux drogues (un thème cher aux scénaristes), et du coup la fin prouve par ces 2 entités dits angéliques que le monothéiste existe bel et bien au contraire du polythéisme de la flotte, mauvaise et fausse (comme disait Nana visitor en patiente mourante, qui n'en a plus rien à carrer des métaphores de Zeus & co, et que l'idéal de la rivière, propre au Cylon et donc à Dieu, est plus réconfortant et tangible !). Je dirai aussi à cette patiente de revoir toute la mythologie qu'elle incrimine, car elle n'a absolument rien compris ^^
Mais pour revenir à l'essentiel, le simple fait de les affirmer vers les 5 dernières minutes ne casse t-il pas le "mystère" qui pourtant aurait dû être plus présent vers cette inéluctable fin cyclique comme au départ de la série ?! Encore une fois, j'ai peur que l'ajout New Age & co soient un peu faible car le véritable message chrétien persiste malgré tout...

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#14 28-08-2009 17:43:02

Buckaroo
Gotta Light ?

Re : Battlestar Galactica 2003 & ses spin-off... relançons les analyses !

Ersatz a écrit :

Buckaroo >>

Petite question pour toi ; car à l'instar de certains membres du forum, cette fin a été une déception, et une orientation un peu trop avouée de son créateur vers ses propres convictions religieuses.

Tu pars du principe que RDM a des convictions religieuses, hors il se définit même lui même comme une " sorte de païen". Sur la religion, & la notion de Dieu selon lui : " Font parti de ces choses de l'existence ou les questions  sont plus intéressante que les réponses." Il poursuit ainsi : " Je pense que l'une des chose que dit le show depuis ses débuts- vous savez, Leoben disait, dans  l'épisode de la saison 1 : "Flesh and Bones " : "qu'est ce que l'article élémentaire de la foi - ' Est ce là tout ce que nous sommes ? Est ce là tout ce que je suis ? N'y a t'il  pas là quelque chose de  plus ? '" Et je crois toujours que cela fait partie intégrante de la condition humaine, que nous nous demandions continuellement, "Est ce  là tout ce qu'il y a ? Y a-t-il quelque chose de plus ?" . Personne ne peut nier et RDM le premier qu'il y a bien une troisième force à l'oeuvre derrière BSG2003, C'est créé justement pour se poser ce type de question. Mais cela demeure tout aussi indéchiffrable que le monolithe noir de 2001 ou la réelle nature de Deckard dans Blade Runner ( avant que Ridley Scott ne torpille la chose avec son Final Cut mad ) :" Plus loin le show pourrait dire ceci : Oui il y a quelque chose de plus,  mais vous ne pouvez pas comprendre ce que s' est. Il y a quelque chose là et il y a  quelque chose que vous pouvez toucher et qui peut influencer votre vie, mais cela  défie la religion et l'idéologie et le dogme. Mais il y a quelque chose."

Désolé de citer toujours et encore "La Planète des Singes", mais je trouve encore des similitudes avec les propos de Taylor, lorsque Laydon lui demande à lui le pessimiste, pourquoi il est là  : " Je suis un chercheur aussi. Mais mes rêves ne ressemblent pas aux vôtres. Je ne peux pas m'empêcher de penser que quelque part dans l'univers,  il doit y avoir quelque chose de mieux que l'homme. Ca doit l'être. "


Le fait qu'il est emmagasiné des citations et références en pêle-mêle, que ce soit de Nietzsche, de hindouisme et j'en passe, ne montre t-il quand même pas une certaine tendance vers un a-peu près créationniste des plus déplaisantes.

Mais justement la création , la procréation principalement  est l'essence , la motivation principale du récit. Le but de l'histoire est d'ensemencer une planète appelé "Terre" , d'y propager la vie.. & tout cela par le biais de la biologie, l'organique & non d'une immaculée conception biblique ou un bidouillage scientifique..Non le sexe et rien que le sexe . A un niveau freudien, BSG 2003 est un délice psychanalytique. Le besoin de procréer,les pulsions de vies contre les pulsions de mort . Bien sûr comme le dit Baltar "On pourrait ( au conditionnel ) croire qu'il y a un dessin divin dans tout ça", mais la réponse que je lui apporterai, c'est justement une question: " Quel le premier article élémentaire de la vie? Se propager? ". Quel but poursuit cette intelligence supérieure,  cette chose indescriptible? Pourquoi propage t'elle la vie? Est elle la vie elle même ?

Pour moi le Dieu Cylon demeure obscure.. Il n'y a que les athées et les croyants pour y voir le Dieu Chrétien ( et celui des autres religions  wink )


Une intention religieuse chrétienne marquée (ou masquée) par des éléments plus contemporains, n'en délaisse pas moins un message tendancieux et moins ouvert.

Que cela soit sur le plan religieux, politique, sociale ect.. RDM veut défier nos idées recues sur ses concepts que l'on croit  ou non à ces concepts. Prenons le Christianisme & le culte de Baltar..son origine, sa symbolique, son aboutissement. BSG2003 en renverse les valeurs pour mieux en questionner le sens & en dénicher la substantifique moelle.

Baltar mélange subtilement  les caractéristiques du  Christ et Judah en lui. C'est aussi le Christ que l'on ne cruxifie pas pour racheter nos fautes ( Crossroads.BSG.2 )..Son culte est proche des mystère de Dionysos, ses apôtres sont des femmes qui cherchent la présence de Dieu dans son phallus ( le sexe toujours et encore) . Dionysos  zagreus donc le christianisme aura  pas mal piqué le folkore sur la réssurection justement & surtout effacer l'idée de l'homme comme force pure de la nature ( le sens de la terre)  .. C'est ainsi un formidable pied de nez au sentiment de culpabilité qui gangréne la foi chrétienne & nie la nature de l'homme.

Comme je l'ai dit plus haut, le final c'est la communion de l'homme avec la Terre, de la croyance de l'homme en l'homme. Le paradis n'est pas dans les écritures , ni dans un au delà chimérique. D'ailleurs dans BSG2003, il n'y a pas de vie après la mort, mais quelque chose de merveilleux entre la vie et la mort.. C'est là toute la nuance, ce quelque chose de merveilleux, tu le touches du doigt, c'est pas Dieu, c'est Adama accompagnant les dernières minutes de Roslin, elle qui tout le long de la dernière saison fut  terrifié par la mort, mourrir seul,  en souffrir.



Mais pour revenir à la question que j'élude depuis le début, la voilà : Le fait que Head-Baltar et Six soient réellement des "anges", même si jamais cités eux-mêmes ainsi, ne revêt-il déjà pas une affirmation chrétienne-monothéiste supérieure

RDM n'affirme rien, puisse qu'il laisse la question en suspens. Y compris le destin de Kara Thrace ( finalement assez relier au mythe de l'éternel retour ) . Qui sont ils ces virtuals ? Des instruments du Dieu Cylon? L'outil d'un scénariste roublard comme pas deux ? Encore une fois , il n'y a que les athées et les croyants pour y voir une manifestation de Dieu  .

Les Virtuals se mêlent finalement à d'autres questions restaient inexpliquées dans la série. Par exemple qui sont les seigneurs de Kobol?  ces virtuals Baltar , Six, Leoben, ne sont ils pas des seigneurs de Kobol? Pourquoi Baltar affirme avoir déjà visité l'opéra house  dans Kobol's Last Gleaming.BSG.1 & que Virtual six le confirme? Pourquoi les officiers coloniaux pose la question : "êtes vous un Cylon? " à Adama dans "Daybreak part II" . Quel est cet étrange "capacité de projection virtuelle" des Cylons  donc parle Caprica Six & donc beaucoup de personnage humain en sont doué ( Baltar , mais aussi Bill Adama dans A Day In Life.BSG.3 ou Lee dans Ressurection Ship part.2) que vont devenir les centurions Cylon qu'on laisse en liberté?  ect, ect...

Je crois que RDM ne ferme pas toutes les options, BSG2003 n'a pas encore livré tout ses secrets.


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#15 28-08-2009 21:21:38

Ersatz
vétéran

Re : Battlestar Galactica 2003 & ses spin-off... relançons les analyses !

J'écris "en bloc" mon avis par rapport à tes réponses, c'est plus pratique ^^

Mais avant tout, Moore a beau se définir comme une sorte de païen des temps modernes, il n'en reste pas moins avec une vision qui, de manière générale, et vue de loin, ressemble à une belle tentative d'accumuler un peu de tout, certes, mais d'en retenir "une" parmi d'autres à l'épisode final. C'est là qui me pose problème. Je n'aurais pas de citations pour appuyer mes dires pour ma part, ma mémoire n'est pas assez bonne !
Quand on parle de l'insertion, souvent agressives, du sexe dans la série, on peut aussi se poser la question hautement plus terre à terre que philosophique de la prime directive des auteurs : l'audience. Et c'est plus facile d'enrober un message, aussi tendancieux ou pas va savoir, à travers ce qui fait le mieux vendre depuis bien longtemps : les parties de jambes en l'air. Ça peut être plus "complexe" à un différent degré de lecture, j'en conviens, même si ce sujet posé dès la 1ere saison, et je vise en particulier Baltar-Head Six, reste un moyen d'accrocher le téléspectateur devant son poste plus qu'autre chose. Les autres saisons mettront le sexe en scène de manière plus conventionnelle.

J'y vois quand même des faveurs accordées au culte monothéiste que la religion d'origine - polythéiste, de la flotte coloniale - n'ont pas ou difficilement accès. Déjà, le dernier épisode montre 2 entités, comparées maintes fois à des "anges", ce n'est pas mon interprétation, mais celle des personnages de l'histoire. Il accrédite cette thèse plus qu'une autre, et prend clairement position.

En contre partie, les Dieux polythéistes ne se manifestent JAMAIS ! On ne voit pas un pendant de "l'ange" judéo-chrétien dans la religion d'origine des humains se manifester ou interagir avec les personnages, rien de tout ça, juste des breloques et quelques cérémonies très vite expédiées comme tapis de fond. Si seulement l'incertitude entre un ou plusieurs Dieux, comme le fait néanmoins remarquer Adama à la fin de la saison 4, était laissée en suspend lors des derniers échanges ; alors là, c'était clairement moins orienté et nettement plus insidieux, ne serait-ce qu'une phrase à la fin ! Le Dieu unique n'aime peut-être pas son nom, il en reste pas moins unique. Il est ronchon, mais le ronchon unique, et le VRAI par dessus le marché !

Et tout le contraire se produit : Les entités, virtuelles ou non, sont au services d'un Dieu unique, le vrai comme les partisans ne cessent de le clamer sans avoir un retour fort de l'inverse avec des tirades aussi inspirées que celles de Baltar.

Je me demande même si Moore n'introduit pas le concept religieux qu'il fait germer durant la série dans une apothéose finale avec Kara qui disparaît aussi tôt dans une scène pas croyable qui confirme et reconfirme ce statut : Kara, l'ange déchu, mais ange avant tout, s'en va après que la "Terre promise" ait été découverte, inspirant une sensation totalement divin (et unique). L'incertitude comme tu dis, laissé au soin des téléspectateurs se retrancheront à mon avis derrière mon idée : ça reste "mystique" comme disparition, et le mystique rejoint très vite la voie "divine", la voie divine n'a qu'une seule tribune comme je le faisais remarquer, à mon grand désarois.

Le Dieu New Age de Moore qui l'agrémente d'une culture plus moderne et moins réac' n'en reste pas moins un parti pris, et plus encore ; cette fin essaie tant bien que mal d'assembler aussi péniblement que possible la science (les hommes primitifs découverts sur la planète et l'apport de "Dieu, l'unique et le vrai" les envoyant sur la planète pour qu'il puisse donner la race humaine - 150 000 ans - toujours à son égard... de même, il interfère avec le processus naturel, en chamboulant les êtres naissants pour ne laisser aucune incertitude : Ils doivent s'accoupler, et du moins coexister, pour donner naissance à la "vraie" race humaine...! Le processus naturel, la "prime directive" bafouée, l'apport de Dieu indéniable. Un embryon de créationnisme new age s'instaure.. nous y voilà


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Il faut surtout revenir à la scène de la patiente mourante (interprétée par Nana Visitor, Kira de DS9) qui met en scène la plus extraordinaire scène de prosélytisme de la série : elle y montre clairement, de son point vue, la supériorité du Dieu unique, par rapport à la précédente, le thème du radeau et de la rivière entre les deux n'est qu'un pont pour bien dévoiler le bien être de la conception de l'Eden chrétien, qui soutient bien mieux que Zeus & co.
Sous une Roselyne totalement à l'écoute de ce message, elle arrive à quasiment la convaincre, si ce n'est effectivement le cas. On voit d'ailleurs la patiente sur la rivière qui la traverse pour y voir sa famille (et Roseline aussi voit sa propre famille).
Pourquoi montrer cette scène ? Laisser l'ambiguïté de sa foi ne m'aurait pas dérangé si on l'accréditait pas avec les images de "bonheur" pour le confirmer. Où sont les autres patientes avec les croyances plus anciennes également être apaisés ?? Où ? Nulle part. Car l'ode chrétienne 'new age' marque encore des points par rapport à l'image "INEXISTANTE" de son contraire qui n'a aucune tribune, rien pour le confirmer. Et au-delà de cet aspect polythéiste bafoué, c'est aussi l'athéisme qui est touché. Car cette religion originelle coloniale ressemble beaucoup à l'athéisme qui ne besoin de rien montrer pour se confirmer, absolument rien. Toujours aucune tribune.


J'ai peut-être tort sur ma vision de BSG (après tout, je suis un athé non croyant qui se torture dessus, Moore a gagné comme tu dis d'une certaine façon), mais ça me gène, ne serait-ce que pour ce dernier épisode qui bousille un peu toute la série et ses 4 saisons avant. Merci de me répondre et se confronter à nos "deux" réalités !

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#16 29-08-2009 17:48:01

Buckaroo
Gotta Light ?

Re : Battlestar Galactica 2003 & ses spin-off... relançons les analyses !

Ersatz a écrit :

J'écris "en bloc" mon avis par rapport à tes réponses, c'est plus pratique ^^
Quand on parle de l'insertion, souvent agressives, du sexe dans la série, on peut aussi se poser la question hautement plus terre à terre que philosophique de la prime directive des auteurs : l'audience.

En réalité, RDM le dit lui même, il bénéficiait d'un soutien totale de la part du studio. Audience ou pas. Les executifs aimaient le show & voulaient aller jusqu'au bout de l'histoire. Tu sous estime l'audience de BSG2003. J'ai eut la surprise de découvrir dans mon entourage proche des fans de la série ( jeune et moins jeune ) . Si on admet tous le coté grisant de l'emballage, c'est l'histoire complexe et palpitante , ainsi que les personnages qui nous attirent le plus.

" C'est arrivé avant et cela arrive à nouveau". Nous sommes ici dans un cycle d'évenement qui se repéte à l'inifini. Ainsi tu oublies à quel point la civilisation polytheïste des 12 colonies de Kobol basé sur le mythe des seigneurs de Kobol est jeune comparée à la nôtre. Elle n'a que 4000 ans. Pour RDM, il s'agit du passage obligatoire d'une société polytheïste à un sociétè monotheïste & aprés.. Ca ne tiens qu'à nous.

Le monotheïsme des 12 colonies est mort dans l'attaque des Cylons, l'idée même de civilisation est morte sur New Caprica.. Après ça, aprés les horreurs qu'ils ont vécuts, ils sont quasi obligé de se créer un dieu d'amour, " se croire digne de survivre" et d'apaiser l'immense sentiment de solitude qui les envahit ( spécialement la saison 3 ) .



Il faut surtout revenir à la scène de la patiente mourante (interprétée par Nana Visitor, Kira de DS9) qui met en scène la plus extraordinaire scène de prosélytisme de la série : elle y montre clairement, de son point vue, la supériorité du Dieu unique, par rapport à la précédente, le thème du radeau et de la rivière entre les deux n'est qu'un pont pour bien dévoiler le bien être de la conception de l'Eden chrétien, qui soutient bien mieux que Zeus & co.
!

Je crois que tu as mal saisi le sens de l'épisode "Faith" . Il s'agit presque d'un "épisode autobiographique", Michael Angeli, je crois à assister à l'agonie de l'un de ses parents. A l'hopital, il a vu une personne croyante venir reconforter son parent en lui parlant de sa foi. Lui même n'en avait pas, mais il ne put que constater que cela avait aidé son parent à passer le cap, partir sans avoir la peur au ventre, paisiblement.

C'est ça "Faith" , le passage de la vie à la mort, un formidable message de tolérance envers les croyances d'autrui, et pas du prosélytisme. A un moment donné , Laura ( toujours présidente, l'autorité donc ) dit à Emily : "Arretez  d'écouter les conneries de Baltar, je vais vous éteindre la radio" et Emily de lui répliquer vivement : " Qui êtes vous pour me dire quoi penser, ou quoi croire, je ne vous ai rien demandé."

En effet qui sommes nous pour prétendre le contraire? Si des personnes ont besoin de ça pour appréhender la mort , avons nous le droit de leur priver de ça , parce que nous croyons pas les mêmes choses?  Emily qui souffre le martyr ( croyez moi ,j'en connais un rayon sur la souffrance à l'hopital ) a besoin du Dieu de Baltar, de sa vision de la vie après la mort.. Roslin n'est pas croyante, elle ne croit pas aux seigneurs de Kobol, elles reconnaîtra même que ce ne sont que des métaphores. Emily ne milite pas pour Baltar, elle lui explique juste pourquoi ces images, ces croyances lui apportent le réconfort que ne peut plus lui apporter les Seigneurs de Kobol. A la fin de l'épisode , Laura va s'essayer aux croyances d'épinal d' Emily, mais elle va vite s'en détourné parce qu' elle sent que cela n'est pas fait pour elle.. Il y a quelque de chose d'encore plus magnifique qui l'attend entre la vie et la mort. Oui Laura Roslin quittera la vie de manière paisible, volant au dessus d'une terre promise , tenant la main de l'homme qu'elle aime.

Encore une fois, RDM provoque les idées reçues. Je ne crois absolument ( et ne souhaite surtout pas ) cette vision de la vie après la mort. Et pourtant j'aime ma famille par dessus tout, mais je n'ai absolument pas envie de les revoir dans un au déla chimérique. Ainsi je comprend parfaitement pourquoi Emily a besoin du Dieu de Baltar, de croire que ceux qui l'aiment l'attendent sur une autre rive. RDM ne choisit aucun camp.. Si tu es croyant, tu peux croire qu'il s'agit d'une victoire de Emily sur les croyances de Roslin. Si tu es athée , c'est une victoire de Roslin sur celle d' Emily. Si tu es comme moi , ni l'un ,ni l'autre , tu remarqueras  alors les points communs qui unissent leur croyances: Toute les deux crévent de trouille & de solitude face la mort. Qui ne le serait pas?

C'est pareil pour les "Head Characters". On ne peut définitivement pas les classer dans la catégorie des anges.. Ils sont anges et démons à la fois, ils peuvent éclaircir le chemin, comme l'obscurcir, .. Pour RDM, ils sont clairement à la solde d'une entité indescriptible. A nous d'en faire ce que nos croyances, notre imagination veut en faire.


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#17 31-08-2009 12:24:31

Ersatz
vétéran

Re : Battlestar Galactica 2003 & ses spin-off... relançons les analyses !

Buckaroo a écrit :

" C'est arrivé avant et cela arrive à nouveau". Nous sommes ici dans un cycle d'évenement qui se repéte à l'inifini. Ainsi tu oublies à quel point la civilisation polytheïste des 12 colonies de Kobol basé sur le mythe des seigneurs de Kobol est jeune comparée à la nôtre. Elle n'a que 4000 ans. Pour RDM, il s'agit du passage obligatoire d'une société polytheïste à un sociétè monotheïste & aprés.. Ca ne tiens qu'à nous.
Le monotheïsme des 12 colonies est mort dans l'attaque des Cylons, l'idée même de civilisation est morte sur New Caprica.. Après ça, aprés les horreurs qu'ils ont vécuts, ils sont quasi obligé de se créer un dieu d'amour, " se croire digne de survivre" et d'apaiser l'immense sentiment de solitude qui les envahit ( spécialement la saison 3 ) .

4 000 ans ne me semble pas non plus excessivement jeune pour une civilisation, à l'échelle de l'univers, je serai amplement d'accord, mais beaucoup moins dans ce cas-ci. Néanmoins, le cycle de transition polythéiste - monothéiste n'est pas dénué de bon sens par rapport à notre histoire effectivement, il n'en reste pas moins que le fait d'adosser les figures de Head-Six & Baltar comme des entités proches du mystiques, virtuelles peut-être, mais assez proche de ce que l'on pense du divin est une moins bonne idée pour ma part. En laissant de côté la religion de Kobol aux mains des oracles qui tendent le mieux vers ce que pourrait se rapprocher les "Head Character", on a un sentiment en demi-teinte, on peut toujours y voir l'aspect voyante-arnaque, même si dans BSG rien n'est laissé au hasard. Ça me gène un peu au final cette dissymétrie, même si le mélange créatif du personnage d'Hera à travers le mythe monothéiste des Cylons est en quelque sorte une passerelle obligatoire de ce cycle... ou une tentative de Moore de marteler la vraie foi ^^ Va savoir.



Buckaroo a écrit :

Je crois que tu as mal saisi le sens de l'épisode "Faith" . Il s'agit presque d'un "épisode autobiographique", Michael Angeli, je crois à assister à l'agonie de l'un de ses parents. A l'hopital, il a vu une personne croyante venir reconforter son parent en lui parlant de sa foi. Lui même n'en avait pas, mais il ne put que constater que cela avait aidé son parent à passer le cap, partir sans avoir la peur au ventre, paisiblement.

C'est ça "Faith" , le passage de la vie à la mort, un formidable message de tolérance envers les croyances d'autrui, et pas du prosélytisme.(...)En effet qui sommes nous pour prétendre le contraire? Si des personnes ont besoin de ça pour appréhender la mort , avons nous le droit de leur priver de ça , parce que nous croyons pas les mêmes choses?  Emily qui souffre le martyr ( croyez moi ,j'en connais un rayon sur la souffrance à l'hopitall)

Ca c'est un concept éculé bien trop facile, même si je comprends parfaitement ta position. Nous même, ça fait des siècles et des siècles maintenant qu'on nous tartine cette image guillerette et bénéfique de la rive de la mort avec la famille qui attend le sourire aux lèvres au bord et l'eden oisive (paradoxe d'ailleurs de cette religion) qui en découle. Cette scène reste pour moi du prosélytisme à haut degré malgré tout, trop de manichéisme avec la religion coloniale bête et métaphorique sans espoir, et le monothéisme de Baltar beau et libérateur. C'est un parti pris, images à l'appui, et aucune contre-partie pour en ternir cet "eden" sans pareil. Le personnage de Nana Visitor est trop limité dans le sens qu'elle ne peut arriver à cette conclusion par un réel désespoir lié à la mort qui nous attire inévitablement par nos propres croyances proches de celle-ci et donc rassurantes.


Maintenant, je viens de voir une vidéo youtube avec Moore expliquant le principe religieux dans sa série et, même s'il s'écarte souvent du sujet, on peut retrouver une certaine concilliation moins envahissante que je me l'imaginais. Par ailleurs, la fin reste ciblée malgré tout, je n'arrive pas à me détacher ça de l'esprit, heureusement, si on accorde du crédit à ses dires, ça contrebalance légèrement ce débat sans fin sur cette fin justement qui n'en finit par de faire parler...

La video en question : http://www.youtube.com/watch?v=0w-9NglSNG0

Très intéressant ce qu'il dit à partir de 3:40, citant une civilisation polythéiste plus "tolérante" mais également plus vulnérable ; avec entre les 2 idéologies, des positions tout aussi bonnes et mauvaise. Je suis assez d'accord avec ce qu'il dit, mais cette conclusion vient, pour ma part, briser un peu ce beau discours. Mais peut-être que me focalise trop sur les dires des Head-Character et de leur poids à l'échelle religieux.

On peut aussi voir une des dernières phrases de Baltar comme une référence à Cavil, le nr 1 cylon. Quand Ellen l'appelle par son nom, John, celui-ci dit qu'il le déteste et ne souhaite plus être appelé ainsi. Baltar en parlant de "Dieu" prétexte que ce dernier déteste ce nom également. En fait, il manque une suite pour tirer tout ça au clair, je crois.

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#18 31-08-2009 15:26:02

Buckaroo
Gotta Light ?

Re : Battlestar Galactica 2003 & ses spin-off... relançons les analyses !

Justement c'est à toi de la faire. C'est laissé exprés à ton imagination. Tu accordes trop d'importance aux "Heads Characters" à ce moment là , ils ne sont que les portes paroles de l'auteur pour poser la question: " Est ce que cela doit se reproduire encore ? ". qu'ils apparaîsent derrière l'épaule de RDM ( leur créateur ) n'est pas anodin, et particulièrement savoureux:
http://img43.imageshack.us/img43/4228/47280186.png

Même si ce dernier admet que ce caméo est un peu trop ostentatoire à son goût, la série aura trop souvent briser le 4ème mur pour que cela n'est pas un sens quelconque. En personne qui questionne sans cesse  la signification des images, je l'interpréte ainsi. Même lorsque que Baltar dit que "ça" n'aime pas être apellé Dieu, RDM l'écrivain ramène cette troisième force en arrière plan ( c'est la cas de dire) pour remettre l'humain sur le devant de la scène, le laisser face à ses responsabilités. Si RDM a une vraie foi, c'est en l'humain, pas en Dieu.

J'ai ainsi une toute autre interprétation de ces "Heads Characters". Pour moi, la série / la fiction  nous subgère que nous sommes tous Cylons, y compris les coloniaux. Nous serions donc les créations d'une intelligence supérieure qui nous dépasse, mais qui a put "être humain" ( Dieu a crée l'homme à son image dixit virtual six dans Razor ). Son but me semble couler de source, propager la vie à travers l'univers.
Ainsi je vois  les "Heads Characters" comme des programmes dormants dans notre code génétique, qui ne rentreront en action que lorsque nous foutrons à nouveau la merde, afin que malgré notre tendance à l'autodestruction, la vie puisse de nouveau se propager ici ou ailleurs.

Je vois aussi un cycle sans fin. Celui de BSG 2003 je l'interprète comme ceci : L'homme crée le Cylon , le Cylon crée Dieu (pas celui des religions , mais  une intelligence supérieure qui a un plan pour toute chose, pour toute personne ) Dieu (l'idée d'un dieu d'amour ) crée l'homme qui crée le cylon ect, ect.. Le cycle se répète à l'infini.


TrekCoreSig_Picard.jpg

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#19 31-08-2009 22:48:37

Ersatz
vétéran

Re : Battlestar Galactica 2003 & ses spin-off... relançons les analyses !

Buckaroo a écrit :

Justement c'est à toi de la faire. C'est laissé exprés à ton imagination. Tu accordes trop d'importance aux "Heads Characters" à ce moment là , ils ne sont que les portes paroles de l'auteur

Ah ben, donc, ici, le "porte parole" de l'auteur s'est laché sur la question du faux et vrai 'dieu(x)' dans la 2ème saison :

http://img76.imageshack.us/img76/382/headchara.jpg

Même si pour le coup, la Head-Six me semble avoir bien changé son discours de propagande, très pro-cylon la 1ere et 2ème saison pour être moins présente au fur et à mesure, plus distante également dans son approche au mythe, et surtout moins belliqueuse ! Souvenez-vous comment elle était très jalouse, obsessionnelle et dangereuse dans son comportement pour finalement se rapprocher d'une figure de "l'ange" avec une douceur plus présente avec Baltar. Peut-être que Moore, en voulant se rapprocher de l'imagerie chrétienne, l'a rendu ainsi plus docile et angélique dans ses apparitions.

Buckaroo a écrit :

Même si ce dernier admet que ce caméo est un peu trop ostentatoire à son goût, la série aura trop souvent briser le 4ème mur pour que cela n'est pas un sens quelconque. En personne qui questionne sans cesse  la signification des images, je l'interpréte ainsi. Même lorsque que Baltar dit que "ça" n'aime pas être apellé Dieu, RDM l'écrivain ramène cette troisième force en arrière plan ( c'est la cas de dire) pour remettre l'humain sur le devant de la scène, le laisser face à ses responsabilités. Si RDM a une vraie foi, c'est en l'humain, pas en Dieu.

Il le ramène surtout aux déboires des humains avec la figure paternelle de Dieu, assez cool d'ailleurs, derrière (fallait pas l'oublier aussi), pendant que les humains livrés avec leur apparente libre-arbitre (pas tant que ça quand on voit que Baltar serait mort 14 fois sans les interventions de Head-Six) se retrouvent pris dans le plan de Dieu, l'éternel recommencement d'un cycle, dont ses plans restent sans fin. L'approche "humaine" aurait été compréhensible si ces 2 entités n'existaient pas en dehors de Six et Baltar. Je me concentre peut-être trop sur ces 2 personnages, c'est vrai, mais j'aurais tellement mieux apprécier ce dénouement sans eux. D'ailleurs, pour Kara, je n'ai absolument rien contre ! Sa disparition soudaine sans explication ne me gène pas, et au contraire, rajoute une couche de mystère que j'ai apprécié durant de nombreux épisodes. Mais ça ne marche pas pour les head-chara...

Buckaroo a écrit :

Ainsi je vois  les "Heads Characters" comme des programmes dormants dans notre code génétique, qui ne rentreront en action que lorsque nous foutrons à nouveau la merde, afin que malgré notre tendance à l'autodestruction, la vie puisse de nouveau se propager ici ou ailleurs.

La désignation comme "code génétique" est un peu trop scientifique surtout quand on considère qu'ils peuvent justement se détacher du "head" de "head character" en se promenant librement dans la scène finale ; même si ton idée est séduisante, Moore a bien trop inscrit son bazar dans l'incertitude mystique (puis Kara en est l'exemple parfait), l'idée même du virtuel me semble déjà très loin avec cette conclusion. Très très loin.


Maintenant, j'ai beau critiqué sur ce foutu épisode, la saga est devenu culte comme il se doit. D'ailleurs, j'opine totalement du chef quand tu parles d'un "avant et après BSG". Il est très clair que cette série a réussi à remettre en doute le genre en question, rien que ça ; introduit l'aspect contemporain de manière plus brutale, donne l'opportunité à des questions, justement, séculaire comme la religion une place prédominante (même si Babylon 5 et DS9 s'en servait, mais pas dans cette mesure). La liste serait encore bien longue, et je serai peut-être moins sur l'offensive si le téléfilm "The Plan" réussit là où la fin m'a laissé de glace.

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#20 09-09-2009 15:21:41

Buckaroo
Gotta Light ?

Re : Battlestar Galactica 2003 & ses spin-off... relançons les analyses !

Les "Heads Characters", il ne faut pas les prendre dans leur sens premier ( les messagers de Dieu ) , mais bien comme le choeur d'une tragédie grecque. Ils sont le choeur antique de BattleStar Galactica.

Dans la tragédie antique , le choeur avaient une importance primordiale sur l'histoire, il en posait le contexte, guidé le public , faisait des commentaires sur les évenements. Le choeur prenait souvent le "masque" des personnages de l'histoire. Le choeur s'exprimait le plus souvent par le chant, et tu remarqueras que plus l'histoire avance vers sa conclusion inéluctable,  plus il n'est question de suivre le plan de Dieu, mais de jouer sa partition. La musique comme source de la tragédie et expression d'un vouloir vivre universel, toute la série trouve par ailleurs sa conclusion sur un morceau de musique ( All Along The Watchtower ) , c'est d'ailleurs un Head Character : le pianiste / père de Kara Thrace? ( Someone To Watch Over Mer.BSG.4) qui livre le code clé en main , l'universalité de ce morceau qui marie la philosophie, la métaphysque , les mathématiques ect..

Les Heads Characters sont le choeur de BSG , soumettant le chaos de l'existence  , les force naturelles à l'harmonie. ils sont la plénitude . La somme d'individu qui ne font qu'un. " Connaître le visage de Dieu , c'est connaître la folie". Même comme il s'agit de toucher Dieu, ils ne s'aventurent jamais trop loin dans ce domaine.  C'est toujours Dieu à un plan, on ne remet jamais en cause les intentions de Dieu, on ne cherche pas à savoir ect.. Ils sont la pleinitude.

Le chaos, c'est l'homme, Baltar , la femme Kara Thrace que tente d'harmoniser le choeur pour jouer la musique parfaite. Mais à travers le destin particulier de ses deux personnages , ce n'est pas le triomphe du beau , de la stabilité , du rationnel :Dieu, mais celui de l'homme , la dissolution de l'individu dans le tout de la nature - ou Un originaire - qui comporte tout ce qui est instable, erratique, insaisissable, sensuel, inspiré, fougueux  ect..

D'ailleurs le speech final des virtual Six et Baltar annonce subtilement la mort de Dieu, parce que ce Dieu veut voir se briser ce "cycle Galacticien"*  qu'il a lui même créer, & dans ce processus il est lui même condamné à disparaître dans l'esprit de ses créateurs/ créatures.

*L'homme crée le Cylon , le Cylon crée Dieu (une intelligence supérieure qui a un plan pour toute chose, pour toute personne ) Dieu (l'idée d'un dieu d'amour ) crée l'homme qui crée le cylon qui crée Dieu ect, ect.. Le cycle se répète à l'infini.


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#21 14-09-2009 15:58:58

Buckaroo
Gotta Light ?

Re : Battlestar Galactica 2003 & ses spin-off... relançons les analyses !

Yrad a écrit :

Dans BSG 2003, Ronald D Moore, devenu seul maître à bord, fut alors libre de faire ce qu'il voulait.
Dans la seconde partie de la saison 4, Kara Thrace est revenue en ange fatalement divin (car n'oublions que cet univers est vide d'extraterrestres) dans une espèce de "corps glorieux" pour guider les rescapés de Kobol vers la Terre promise.

Pour moi Kara Thrace est la mort, telle que je la conçois. On meure, l'essence de notre être disparaît à tout jamais et ne vit plus qu'à travers les souvenirs de nos vivants. " Tu ne seras pas oublié Kara Thrace" dit Lee Adama. Hors, elle sera oublié, comme les colons & leur odyssée galactique seront oublié dans l'insconcient collectif de leur descendant ( autrement dit nous ).

La mort est le plus grand des mystères de l'existence, et Kara Thrace est le plus grand et le plus beau des mystères offert par BSG2003. Le beau? C'est cette scène fabuleuse ou Kara Thrace découvre son propre cadavre décomposé dans la carcasse d'un Viper, et Leoben, pourtant le plus ( fou ) mystique des Cylons s'enfuit effrayer par cette révélation. J'aurais tuer Moore si il m'avait donner une explication rationnelle à la fin ( genre Kara est un clone ).

Loin de l'intéressante ambivalence des Prophets de ST DS9, BSG 2003 a osé mettre en scène... Dieu ! Probablement celui de la Bible hébraïque, étant donné le parallèle éloquent avec l'épopée mosaïque.

Remettons les choses au clair. BSG n'est pas une création originale de RDM, mais de Glen A. Larson un mormon confirmé et qui n'hésite pas à citer ses sources d'inspirations ( le livre des mormons ) . Glen A. Larson n'aime pas la version de RDM. Pourtant, il devrait non? Avec son chef de (cul)te polygame, l'affirmation d'un Dieu rédempteur, celle d'un plan de salut ect.. & c'est pas les images mormonnes qui manquent dans la version Moore.

Oui, Dieu himself comme réalité objective, et non plus comme simple croyance subjective ! C'est à dire une vérité transcendante et universelle révélée à tous, à la façon des plus totalitaires fantaisies de la SF ou religions du monde réel

La réalité objective? Elle est là sous nos yeux, sous nos pieds, c'est la Terre. Jamais un message écologique ne m'avait autant touché ( intellectuellement ) que celui du final de BSG2003, à part les vers consacrée à la terre dans " When The Music is Over " des Doors.

Dieu n'est plus que jamais subjective. Baltar qui l'a crée, passer du Cylon à l'humain, se contrefoutra de la secte qu'il a créer et préférera vivre une vie d'homme libre. Les Virtuals ne sont plus que des figures fantomatiques qui se demande si nous pouvons casser le cycle, avant de s'évaporer dans la foule. Le destin de l'humanité n'est plus que jamais entre nos mains.


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#22 06-11-2009 22:36:02

yrad
admin

Re : Battlestar Galactica 2003 & ses spin-off... relançons les analyses !

Je viens de voir BSG: The Plan en Blu-ray.

Eh bien, je dois dire que je suis beaucoup moins sévère que la plupart des fans américains de BSG. Je trouve cet ultime opus pleinement satisfaisant.
L'écriture de Jane Espenson lui confère un état d'esprit plus à la Joss Whedon (Buffy, Angel, Firefly, Dollhouse) qu'à la Ronald D Moore. Et cela se traduit par beaucoup moins de romantisme (j'ai eu soudain l'impression de respirer), et par une combinaison indissociable et inénarrable de tragédie et d'humour (vraiment le style Whedon que j'adore). Or l'humour est plutôt persona non grata dans l'univers sépulcral de BSG 2003...

Il ne s'agit pas d'une succession de scénettes sans rapport comme certains le pensent, mais d'un balayage temporel méthodique de moments clefs bien connus des spectateurs fidèles, démarrant quelques semaines avant le pilote de la série, accordant une attention renforcée à l'holocauste des douze colonies de Kobol, et s'achevant durant l'épisode BSG 02x20 Lay Down Your Burdens, Part 2 (Posez votre fardeau partie 2).
The Plan est véritablement le coté pile dont les deux premières saisons de BSG 2003 seraient le côté face, un peu à la façon de l'excellent ST VOY 03x02 Flashback par rapport au film ST The Undiscovered Country (Terre inconnue).

The Plan adopte bel et bien le point de vue des Cylons (conscients ou non de l'être selon les modèles), et plus particulièrement du plus intéressant d'entre eux, Brother John Cavil ou n°1 (l'excellent Dean Stockwell), le modèle Cylon le plus extrémiste et le plus humanophobe, dévoilant ici une évolution duale (classique mais intéressante). Il est le véritable fil rouge entre chaque scène, et la construction scénique de ce long métrage n'est pas sans évoquer la structure elliptique très maîtrisée d'un The Godfather: Part II (Le parrain, 2ème partie) de Francis Ford Coppola.

Dans une large mesure, The Plan nous livre une synthèse des quatre saisons d'errance cylones en opposant symétriquement deux exemplaires du même modèle, le n°1, moteur du génocide de l'humanité. Au départ aussi identiques que peuvent l'être deux exemplaires du même modèle, ils sont confrontés chacun à des chemins de vie différents (l'un sur le Galactica, l'autre sur Caprica dans la première cellule de résistance humaines), et ils parviennent finalement à des postures radicalement opposées : le premier persiste à vouloir exterminer les humains jusqu'au dernier, tandis que le second prend fait et cause pour l'humanité. Une opposition qui n'est pas sans rappeler Shinzon versus Picard dans l'excellent ST Nemesis.
Mais comble de l'ironie, les rescapés du Galactica, les vrais héros de la série BSG, se garderont bien de faire le départ entre les deux Cavil et les balanceront ensemble dans l'espace tels des détritus !

Je n'irais pas jusqu'à dire que The Plan me réconcilie entièrement avec BSG 2003.
Mais la force de cet ultime long métrage est de parvenir à établir des liens inattendus et très cohérents entre de nombreux événements apparemment indépendants du début de la série.
C'est littéralement une relecture des deux premières saisons de la série, et cela n'est pas sans rappeler la remarquable approche de la série Enterprise envers l'univers Star Trek.
La construction scénaristique de The Plan est inspirée, car elle possède un parfum d'histoire (double) en marge de l'Histoire, de réinterprétation à valeur ajouté de ce que les fans croyaient connaître par cœur avec une parfaite intégration aux épisodes de la série (jusqu'à ne plus distinguer les apports des extraits), et de distanciation ironique envers la tragédie de l'humanité - un regard antiromantique que n'avait pas vraiment adopté BSG 2003 jusque là.
The Plan a le mérite d'apporter rétroactivement un supplément de cohérence à la série, et un soupçon d'humour noir inédit dans BSG. Par surcroît, la touche whedonnienne de Jane Espenson est un atout très appréciable.

Ce n'est d'ailleurs probablement pas un hasard si les longs métrages de BSG (Razor et The Plan) ne revisitent que les deux premières saisons de la série, à mon sens les plus riches et les plus abouties, avant qu'un mysticisme douteux ne s'en mêle...

Le seul hic est que l'on sent malgré tout que The Plan est un rattrapage tardif destiné à assumer "l'erreur" de David Eick d'avoir introduit par racolage dans le générique de la série une référence à l'existence d'un "mystérieux plan Cylon".
Or sur ce terrain, l'éléphant accouche d'une souris, car ledit "mystérieux plan" s'avère être tout simplement le projet d'extermination des humains jusqu'au dernier ! Ce que tout le monde avait parfaitement compris dès le pilote de la série en 2003...

Pas grand chose à signaler sur les suppléments du Blu-ray, si ce n'est que la grande implication personnelle d'Edward James Olmos dans le projet est plutôt touchante.
Malgré tout, on se croirait un peu dans les boni promotionnels de ST 2009 : absolument aucun recul, tout est parfait, tout le monde est formidable...
Les boni plus critiques du Star Trek de l'ère Rick Berman me manquent.

Note globale : 7/10.


« Science fiction is the most important literature in the history of the world, because it's the history of ideas, the history of our civilization birthing itself. Science fiction is central to everything we've ever done, and people who make fun of science fiction writers don't know what they're talking about. »
Feu Ray Bradbury

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#23 06-11-2009 22:45:13

Warp 9
membre

Re : Battlestar Galactica 2003 & ses spin-off... relançons les analyses !

Yrad aime les briques de textes moi j'fais çà bref.....

Ciel que je m'ennuie des Cylons de 1978........:(


"Ruiner une franchise parce qu'on en aime pas les fans c'est comme couler un navire parce qu'on en aime pas les passagers."
- Jarek Ordo/Warp 9

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#24 09-11-2009 21:35:40

venius
vétéran

Re : Battlestar Galactica 2003 & ses spin-off... relançons les analyses !

bonjour je suis en train de regarder la série et je ne suis pas doué en analyse. Par contre, pour ma part je pense que les scénaristes veulent calquer sur les saintes écritures de kobol. Dans la mesure ou c'est un eternel recommencement. L'humanité c'est installé ailleurs va recommencer les même erreurs dans l'évolution et devront connaitre un nouvel exode. Unbe boucle en quelque sorte. Par ailleurs les scénaristes sont employer à utiliser des technologies qui nous sont assez famillieres pour que le spectateur puisse s'identifier à ce peuple d'exode. En effet à part les sauts PRL et des vaisseaux immenses on ne voit pas d'écrans tactilles de pistoler laser ou encore des ordinateurs très sophistiqués. La volonté est voulu pour qu'on puisse s'identifer à l'univers et que cela le rend vrai et plausible.

On le voit bien sur les scènes sur Caprica par exemple utilisation de voitures à combustion fossile par exemple ou une architecture assez 20 et 21 eme siècle. La seule chose futuristes se sont les vaisseaux et le voyage plus rapide que la lumiere.

Après la spiritualité est partout, je ne suis pas une personne portée par la spiritulaité ou Dieu ou des questinos métaphysique. Bizarrement je n'ai pas trouvé cela lourd dans BG 2003. J'aiome la confrontation faux dieu (panthéon greques) et le dieu unique et surtout la destinée déjà écrite (ce qui est arrivé arrivera de nouveau=

Le côté que j'aime pour ma part dans cette série c'est l'évlution des cylon qui prennent peu à peu les travers et les atouts de l'humanité ils veulent ressembler à leur créateur et en même temps l'anéantir le dilemme. Par exemple l'"volution de Shaonr m'a beaucoup plus et au fur et à mesure que je regarde la série les cylons deviennent plus humains que les humains. A part les bon vieux bourrin de centurions qui sont plus sophystiqués que BG 1978 mais moins attachants d'ailleurs se n'est pas le but. Les scénaristes veulent qu'on se concentre sur les toasteurs humains "meme si je n'aime pas cette expression .


Ash nazg durbatulûk, ash nazg gimbatul, Ash nazg thrakatulûk agh burzum-ishi krimpatul.
traduction :
Un Anneau pour les gouverner tous, Un anneau pour les trouver,Un Anneau pour les amener tous et dans les ténèbres les lier .

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#25 11-02-2010 18:18:40

Buckaroo
Gotta Light ?

Re : Battlestar Galactica 2003 & ses spin-off... relançons les analyses !

J'ai enfin visionné The Plan & je suis vraiment étonné de l'accueil critique négatif. Moi ce "bonus track" m'a vraiment plut, je n'en attend pas grand chose & surtout pas qu'on m'explique le plan puisse qu'il a foiré en beauté le jour J.  Rien de nouveau donc, juste un autre point de vue sur les évenements, celui des Cylons.. On voit la destruction des 12 colonies plus globalement , Dean Stockwell Aka Calvin est formidable, c'est pour le tout bon... Faute de goût pour expliquer le mystère Shelly Godfrey ( qui aurait dut en rester un ) & combler des blancs qui n'existait pas dans le parcours de Boomer.
The Plan c'est un peu comme les appendices du Seigneur des Anneaux ou de Dune, c'est un ajout facultatif, un bonus track comme je disais plus haut.

Vivement Caprica donc , car The Plan nous le prouve, BSG2003 est une histoire compléte qui n'a plus rien à dire à son sujet.. Sinon on finirait par radoter . wink


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