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#1 29-10-2019 00:27:36

Synock
Cuitasses les patatas

Dracula - Moffat revient

Bon il était parti nulle part hein.

Flash required

Alors, une série sur Dracula, chapeautée par Steven Moffat et Mark Gatiss,
ils expriment dans cette vidéo (qui date de l'an dernier, désolé) ce à quoi il faut s'attendre de la série :

Flash required

Tout ce que j'en ai retenu c'est que la série sera un drame avec un peu de surnaturel et que c'est dur d'écrire un personnage principal foncièrement mauvais.


Le podcast c'est la vie !

https://p1p2r.podbean.com/

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#2 29-10-2019 09:17:18

scorpius
Nowhere Man

Re : Dracula - Moffat revient

Merci pour la création de ce topic, Synock vampire


Synock a écrit :

Tout ce que j'en ai retenu c'est que la série sera un drame avec un peu de surnaturel et que c'est dur d'écrire un personnage principal foncièrement mauvais.

"Un peu de surnaturel" je pense pas. Moffat & Gatiss ont été très clairs sur le fait que Dracula serait le protagoniste central, qu'il ne se tiendrait pas dans l'ombre ou un truc du genre. Rien que ces 40 secondes c'est déjà très généreux en contenu fantastique/surnaturel. J'espère bien qu'ils vont se lâcher, m'enfin on verra bien... En revanche ce qu'ils disent sur l'écriture est très intéressant, visiblement on aura un Dracula qui assume totalement sa nature (rien que le petit bout en fin de bande annonce, "try and stay calm, you're doing very well" en terme de caractérisation, ça tue) et ça c'est quand même bien cool.

Dernière modification par scorpius (29-10-2019 09:18:37)


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#3 29-10-2019 12:22:17

mypreciousnico
Who ?

Re : Dracula - Moffat revient

Ooooh merci Synock, je n'avais pas entendu parler de ce projet smile
Ça à l'air bien horrifique...je suis curieux de voir Moffat sur de l'horreur qui ne serait  pas bridée une classification tout public.

scorpius a écrit :

rien que le petit bout en fin de bande annonce, "try and stay calm, you're doing very well" en terme de caractérisation, ça tue) et ça c'est quand même bien cool.

carrément love

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#4 09-01-2020 04:12:25

KIRK
Rendez-moi mon Star Trek !

Re : Dracula - Moffat revient

Dracula ( 2020 )
dracula 2020

Mini série de 3 épisodes de 1h30

Le début m a fais présumé du pire car on commence avec la traditionnelle histoire de Jonathan Archer qui est prisonnier du comte Dracula dans son sinistre chateau des Carpates et on se dit alors que la série va nous revendre du réchauffé... et puis non. L acteur jouant Dracula ( Claes Bang ) est parfait dans ce mélange de séduction macabre, de beauté envoutante et de cynisme bien juteux mais le plus intéressant est son duo attirance / répulsion avec Van Helsing qui est une none ^^ et dont la descendante sera un médecin , la série jouant sur deux époques, le 19eme et l actuelle.

Ici Van Helsing  cherche davantage à comprendre et analyser ce qu est Dracula plus que de le détruire et sa descendante moderne comprendra qu il est le fruit d obsessions et de fausses croyances développées au fil des siècles ; ainsi il peut s exposer à la lumière du jour mais ne le fais pas se persuadant qu il sera brûlé et croyant finalement les légendes urbaines sur lui, il à peur de la croix non pas par peur de Dieu mais par honte pour ce qu il est , la croix lui rappelant sans cesse son impureté et sa condition de bête malsaine. Il peut se refléter dans un miroir mais il y voit sa vraie image, celle d un être décharné et repoussant, sa vraie nature en sorte.

J ai bien aimé cette analyse car Dracula n est pas qu un buveur de sang, c est un être terriblement compliqué, obsédé et malade d un point de vu psychiatrique...

Tous les << codes >> vampiriques sont là et bien respectés mais il y a ce << plus >> sur la personnalité de Dracula qui est assez intéressante.

La fin est à la fois surprenante et non dénuée de poésie et c est une première dans tous les films et séries Dracula existants...

Spoiler

il décide volontairement de se suicider en buvant le sang toxique cancéreux de Van Helsing qui est en phase terminale; ils partent tous les deux ensemble enlacés dans la mort << définitive >>

L ensemble est bien filmé.
Très bonne adaptation avec des pépites de nouveautés sur ce mythe du cinéma ^^

ok

Dernière modification par KIRK (09-01-2020 04:25:12)

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#5 09-01-2020 11:51:56

dvmy
The end is near

Re : Dracula - Moffat revient

Et bien entendu, pour coller à l'air du temps, il faut sous-entendre une relation homosexuelle entre Jonathan Harker et le comte. Après La guerre des mondes c'est un nouveau flop pour la BBC, bien plus à l'aise avec les documentaires qu'avec les mini-séries. On y retrouve exactement les mêmes défauts: un casting à la ramasse, une interprétation franchement pas terrible, des bavardages ennuyeux et c'est cheap... tellement cheap.

Dernière modification par dvmy (09-01-2020 11:52:18)

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#6 09-01-2020 14:20:57

KIRK
Rendez-moi mon Star Trek !

Re : Dracula - Moffat revient

dvmy a écrit :

il faut sous-entendre une relation homosexuelle entre Jonathan Harker et le comte.

C était dispensable je suis d accord avec toi mais métaphoriquement parlant quand un vampire aspire le sang de sa victime , homme, femme , enfant , il y a une certaine sensualité hétérosexuelle ou homosexuelle qui s exprime.

dvmy a écrit :

Après La guerre des mondes c'est un nouveau flop pour la BBC,

Il y a toujours une certaine qualité des productions BBC tout de même WINKBLUE après qu il y ai succès ou pas est un autre problème... Le principal problème avec cette guerre des mondes sauce anglaise c est d avoir privilégié les relations de ce couple au détriment de l histoire ; à la longue cela devient lassant...

Dernière modification par KIRK (09-01-2020 14:25:25)

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#7 09-01-2020 16:21:03

scorpius
Nowhere Man

Re : Dracula - Moffat revient

C'était mortel !

Le premier épisode était tout simplement parfait, probablement la meilleure adaptation du roman, Moffat/Gatiss parviennent parfaitement à en retranscrire l'atmosphère, c'était tout simplement étouffant, un vrai cauchemar (tout le truc avec le bébé, purée). La construction en forme de témoignage d'Harker est brillante, avec quelques twists géniaux (Agatha, quoi).

Quand à Bang, il est le meilleur Dracula depuis Christopher Lee. 

Le second épisode s'avère très fun, c'était vraiment une bonne idée d'étendre le voyage du Demeter, de faire de Dracula un loup dans la bergerie. Alors forcément la structure de l'épisode est un peu malheureuse, puisse que le mystère que tente de résoudre les passagers n'en est pas un pour nous téléspectateurs, mais ça reste très amusant de bout en bout.

Le troisième épisode est assez spécial. J'ai trouvé ça génial de transférer la relation à travers les ages de Dracula/Mina (un truc cool du  Coppola) vers Agatha, mais Moffat/Gatiss utilisent des ficelles bien trop voyantes (tout ce qui tourne autours de Renfield est ridicule au possible). Mais malgré cela, l'arc absolument désespéré de Lucy était absolument tétanisant et a permis à Moffat d'à nouveau explorer ses terreurs existentielles (déjà à l'oeuvre sur la saison 8 de DW).
De part la nature de son twists et quelques choix d'écritures malheureux, cet épisode prend à rebrousse poil, mais il est proprement fascinant. La fin sur l'explication quand aux 'règles' qui régissent le vampirisme/les faiblesses de Dracula, elle fait un peu psychologie de comptoir, mais j'ai aimé que ça démystifie le mythe du Vampire. D'ailleurs, bordel, à ce niveau Moffat/Gatiss ont vraiment décidé de dépouiller le personnage de Dracula de tous ses atours romantiques qui se sont construits peu à peu, éloignant à chaque fois le personnage de son essence. Il reste sexualisé, mais le vampirisme est réellement présenté avant tout comme une addiction dégradante.

Dernière modification par scorpius (10-01-2020 11:25:23)


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#8 10-01-2020 06:04:00

Oberon
Section 31

Re : Dracula - Moffat revient

Extrêmement mauvais à tout égard.
J'ai le grand malheur d'être un fan du roman de Bram Stoker, mon grand coup de foudre littéraire de ma 15ème année. Paye ton coup de vieux...
Ors dès les premières minutes de cette effroyable adaptation, tout m'a fait regretter le roman.
Du gore inutile? Check.
De l'homosexualité suggérée avec la subtilité d'un tracto-pelle? Check.
Une incompréhension totale de l'oeuvre originale? Check!
Moffat, toujours aussi prétentieux, nous livre une masturbation intellectuelle digne des pires moments de la dernière saison de Sherlock ( au demeurant d'une stupidité égalant la prétention) sans avoir rien compris, semble-t-il, à ce qui avait fait dire à Oscar Wilde (un quidam certes homosexuel mais d'une culture et d'une finesse dépassant l'égo de Moffat, ce qui n'est pas peu dire!) que Dracula était "sans doute le plus beau roman de tout les temps" rendant, il est vrai,toute adaptation d'une difficulté extrême.
Cette série n'aura néanmoins pas ce problème, tant son incompréhension du roman et de sa finesse d'épouvante lui demeure totalement obscure.
Bref, cette série est hélas à l'image de nombreux produits modernes: bourré de prétentions mais dépourvu d'intelligence ou même de respect/compréhension du support d'origine.
À éviter à tout prix.


"No beast so fierce but know some touch of pity. But i know none, and therefore am no beast."
Richard 3

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#9 10-01-2020 09:55:02

scorpius
Nowhere Man

Re : Dracula - Moffat revient

Oberon a écrit :

Du gore inutile? Check.
De l'homosexualité suggérée avec la subtilité d'un tracto-pelle? Check.

Je rebondis juste là-dessus.

J'ai trouvé l'utilisation du gore particulièrement réussie, parce que s'inscrivant dans cette volonté de retirer tout glamour au vampirisme. L'omniprésence des mouches par exemple; le fait que Harker ne soit qu'un cadavre, les nombreux plans sur les ongles qui se détachent, il y a vraiment ce désir de te foutre mal à l'aise, tout en respectant la nature atmosphèrique/gothique de l'oeuvre (le chateau de Dracula, son architecture nonsensique )  et j'ai adoré ça, ce contraste.

Quand à la sexualité de Dracula, l'homosexualité est traité au même niveau que l'hétérosexualité, ni plus ni moins. Elle n'est pas suggéré ou sous-entendue, elle est traitée comme un fait, mais dans un contexte particulier. A savoir que la série présente la sexualité de Dracula uniquement sous l'angle d'une déviance, ce qui en 2020, ou le net est ultra-sensible et ou il ne faut surtout choquer/offenser personne et surtout pas tel groupe d'appartenance à telles ou telles sexualité est un minimum couillu. D'ailleurs, l'interprétion de Bang/la caractérisation de son Dracula elle est très cohèrente avec tout cela. Il est attirant, fascinant et magnétique mais il est aussi profondément repoussant. Ce qui est une combinaison essentielle au Dracula de Bram Stoker qu'on ne retrouve que trop rarement (le Coppola avait tenté le coup, pour un résultat très moyen).

Dernière modification par scorpius (10-01-2020 11:28:21)


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#10 10-01-2020 13:44:20

Oberon
Section 31

Re : Dracula - Moffat revient

Intéressant.
Mais là où tu vois quelque chose de "couillu", permets moi de voir de la prétention et une mise en scène lourde, voir indigeste. Pour le côté gore, il est important de rappeler que la véritable horreur naît de la suggestion entretenue avec, en points d'orgue, quelques plans coups de poings pour scotcher le spectateur à sa chaise.
Ors ici, rien de cela, on est littéralement pilonné par le gore, ôtant rapidement toute efficacité au procédé qui crée bien plus la lassitude que l'angoisse. Le plus ironique étant que le roman, lui -qui n'est pas un support visuel et aurait donc pu se permettre d'être plus riche en détails macabres- faisait tout l'inverse. En effet, sur les 600 pages qui le composent, les passages de pures horreur étaient somme toute assez rares. Mais la qualité de l'atmosphère, si savamment distillée, en à fait ce chef-d'oeuvre littéraire de l'épouvante. C'est quand-même particulièrement lamentable qu'un livre ait réussi sa partie "visuelle" mieux que la série qui prétend l'adapter!
Car le problème est bien là: la série fait-elle peur? Non, elle essaie (très mal) de choquer en permanence, sans même prendre le temps de construire convenablement son atmosphère. Rajoutons des personnages totalement anachroniques (mention spéciale à la soeur qui parle à Harker comme une psy des années 2000, certainement pas comme une religieuse hongroise de la fin du 19ème siècle) histoire de saborder une ambiance déjà saturée par le gore, et on obtient un divertissement passant complètement à côté de la richesse du livre dont il est censé s'inspirer.
Toi qui voulait infliger un supplice chinois aux showrunners de GoT à la fin de la saison 8 pour le massacre de l'oeuvre et de ses possibilités, tu devrais me comprendre sans mal. Je ne peux que te recommander de relire le roman pour te faire une idée exacte du préjudice, mais en qui me concerne, Moffat chute encore plus dans mon estime qu'avec la dernière saison de Sherlock. Cela dit, je te rejoins entièrement sur l'adaptation de Coppola, qui était ratée, bien que pour le coup assez respectueuse du roman.
Car même en rappelant qu'une adaptation doit, de par sa nature même, prendre des libertés par rapport au support d'origine, cette série -qui réussit à être plus putassière dans son gore que tous les seins et les culs de GoT n'ont su l'être!- n'est pas bonne. C'est une surenchère ignorante du contexte historique et des moeurs qui en découlent, tentant de tromper le légitime ennui du spectateur par un déluge horrifique contre-productif, échouant lamentablement à créer l'angoisse en ce qui me concerne.
Moffat devrait arrêter de se prendre pour un génie, car il vient de rappeler en une saison tout ce qui l'en sépare.
Avec une série qui montre quand elle devrait suggérer, qui méprise quand elle devrait respecter, et qui se croît maligne quand elle n'est que frimeuse (mention spéciale à la "révélation" sur Harker, j'ai pas encore tranché si c'était con ou débile) nous sommes ici en face d'un ratage qui vire hélas au carnage pour quiconque aime la remarquable finesse du roman.
Prendre des libertés pour adapter, soit, c'est nécessaire, mais fouler au pied l'oeuvre originale pour finalement livrer un résultat aussi pitoyable, c'est un peu comme se torcher dans les rideaux et dire qu'on révolutionne le savoir-vivre...


"No beast so fierce but know some touch of pity. But i know none, and therefore am no beast."
Richard 3

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#11 10-01-2020 13:52:13

dl500
TOS Forever

Re : Dracula - Moffat revient

On peut faire exactement les mêmes reproches à la série Sherlock... Suivant l'angle d'approche que l'on a à sa vision.
Si je suis fermé sur le respect de l'œuvre de Doyle, je peux hurler à la trahison et aux raccourcis et facilités.
Si j'accepte le parti pris, je peux tiquer mais j'apprécie la qualité du visionnage proposé et l'angle choisi.


Je vais regarder cette série, vos 2 avis sont intéressants et m' ont donné envie.

Dernière modification par dl500 (10-01-2020 13:52:47)


L'être humain a deux vies. La seconde commence quand il se rend compte qu'il n'en n'a qu'une...

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#12 10-01-2020 13:57:50

matou
modérateur

Re : Dracula - Moffat revient

Se torcher le cul avec les rideaux et appeler ça révolutionner le savoir vivre, c’est de la subverted expectation.
Une idée que Rian Johnson n’aurait pas reniée.

En ligne

#13 10-01-2020 14:54:48

scorpius
Nowhere Man

Re : Dracula - Moffat revient

Oberon a écrit :

Intéressant.
Mais là où tu vois quelque chose de "couillu", permets moi de voir de la prétention et une mise en scène lourde, voir indigeste. Pour le côté gore, il est important de rappeler que la véritable horreur naît de la suggestion entretenue avec, en points d'orgue, quelques plans coups de poings pour scotcher le spectateur à sa chaise.
Ors ici, rien de cela, on est littéralement pilonné par le gore, ôtant rapidement toute efficacité au procédé qui crée bien plus la lassitude que l'angoisse. Le plus ironique étant que le roman, lui -qui n'est pas un support visuel et aurait donc pu se permettre d'être plus riche en détails macabres- faisait tout l'inverse. En effet, sur les 600 pages qui le composent, les passages de pures horreur étaient somme toute assez rares. Mais la qualité de l'atmosphère, si savamment distillée, en à fait ce chef-d'oeuvre littéraire de l'épouvante. C'est quand-même particulièrement lamentable qu'un livre ait réussi sa partie "visuelle" mieux que la série qui prétend l'adapter!
Car le problème est bien là: la série fait-elle peur? Non, elle essaie (très mal) de choquer en permanence, sans même prendre le temps de construire convenablement son atmosphère. Rajoutons des personnages totalement anachroniques (mention spéciale à la soeur qui parle à Harker comme une psy des années 2000, certainement pas comme une religieuse hongroise de la fin du 19ème siècle) histoire de saborder une ambiance déjà saturée par le gore, et on obtient un divertissement passant complètement à côté de la richesse du livre dont il est censé s'inspirer.
Toi qui voulait infliger un supplice chinois aux showrunners de GoT à la fin de la saison 8 pour le massacre de l'oeuvre et de ses possibilités, tu devrais me comprendre sans mal. Je ne peux que te recommander de relire le roman pour te faire une idée exacte du préjudice, mais en qui me concerne, Moffat chute encore plus dans mon estime qu'avec la dernière saison de Sherlock. Cela dit, je te rejoins entièrement sur l'adaptation de Coppola, qui était ratée, bien que pour le coup assez respectueuse du roman.
Car même en rappelant qu'une adaptation doit, de par sa nature même, prendre des libertés par rapport au support d'origine, cette série -qui réussit à être plus putassière dans son gore que tous les seins et les culs de GoT n'ont su l'être!- n'est pas bonne. C'est une surenchère ignorante du contexte historique et des moeurs qui en découlent, tentant de tromper le légitime ennui du spectateur par un déluge horrifique contre-productif, échouant lamentablement à créer l'angoisse en ce qui me concerne.
Moffat devrait arrêter de se prendre pour un génie, car il vient de rappeler en une saison tout ce qui l'en sépare.
Avec une série qui montre quand elle devrait suggérer, qui méprise quand elle devrait respecter, et qui se croît maligne quand elle n'est que frimeuse (mention spéciale à la "révélation" sur Harker, j'ai pas encore tranché si c'était con ou débile) nous sommes ici en face d'un ratage qui vire hélas au carnage pour quiconque aime la remarquable finesse du roman.
Prendre des libertés pour adapter, soit, c'est nécessaire, mais fouler au pied l'oeuvre originale pour finalement livrer un résultat aussi pitoyable, c'est un peu comme se torcher dans les rideaux et dire qu'on révolutionne le savoir-vivre...

La série n'est pas effrayante à proprement parlé, oui c'est vrai. Pour aurtant elle n'est absolument pas putassière, elle s'inscrit dans un véritable travail d'auteur de la part de Moffat et personnellement que Moffat en tant qu'auteur puisse déverser ses propres obsessions en utilisant l'oeuvre de Bram Stoker comme véhicule ça me convient parfaitement. Mais évidemment, Moffat est un auteur que j'adore, probablement mon préféré du coup... Un personnage comme Agatha, il est 100% 'Moffatien' dans sa caractérisation, les anachronismes qu'elle véhicule. Ca ne m'empêche pas d'avoir des réserves (Dracula qui pirate tout et n'importe quoi à partir d'une tablette, c'était naze) mais il y a une vraie consistance thématique tout au long de ces 3 épisodes. Comme je le disais Moffat explore ses peurs existentielles et notamment cette idée que même mort, une partie de la conscience est préservé, que tu peux te sentir pourrir, si tu passes au crématorium, tu brûles vif, tu le ressens...

C'est une chose qu'il avait déjà exploré avec DW, mais ici il le fait bien plus frontalement.


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#14 10-01-2020 15:11:29

Oberon
Section 31

Re : Dracula - Moffat revient

@dl500
Je tiens juste à préciser que la série est pour moi mauvaise en tant que telle, indépendamment du fait qu'elle ruine l'oeuvre originale. La soeur totalement anachronique, c'est une faute grave, là encore sans en référer au roman. Et ce n'est qu'un exemple parmi bien d'autres...
Aussi amoureux que je sois du livre, j'essaie de ne pas en devenir fétichiste.
Quand à Sherlock, l'exemple est particulièrement intéressant. La série est considérée excellente par beaucoup (moi le premier) jusqu'à la mort de Moriarty. Ors, jusque-là, elle retranscrivait, tout à l'adaptant à notre époque, assez fidèlement l'oeuvre de Conan Doyle, y comprit dans les titres des épisodes qui étaient les mêmes que ceux des livres.
À partir de la saison 3, Moffat est en roue libre et commence son délire (pour rester correct) avec des antagonistes totalement artificiels. On aura d'abord un maître-chanteur dont tous les documents sont stockés dans son "palais mental", ce qui est profondément con vu qu'il suffit alors de le tuer pour que le problème soit réglé, sans compter que du coup, le maître-chanteur n'a aucun levier de part l'absence de preuves. Donc c'est bien de se masturber sur un mec assez intelligent pour avoir une bibliothèque dans le cerveau, mais le résultat était profondément bidon. Idem avec la soeur de Sherlock en saison 4, censée "reprogrammer" les gens simplement en leur parlant. C'est bête à manger du foin et ça se posait comme une idée de génie.
Ainsi donc, c'est quand il s'est éloigné de l'oeuvre qu'il adaptait que Moffat a torpillé Sherlock. Et de fait, s'il est un auteur brillant quand il colle au plus près de l'oeuvre, il est prétentieux et ennuyeux quand il part dans ses lubies.
Le résultat est au final assez similaire avec Dracula: à vouloir révolutionner l'atmosphère d'un chef-d'oeuvre, il est passé à côté de son potentiel et se retrouve à se palucher 5h durant avec des clin d'oeils si grossier qu'on croirait voir un lourdeau bourré faire un plan drague dans le métro.
Un peu d'humilité ferait le plus grand bien à Moffat, et certainement à son oeuvre. Le fait qu'il massacre un chef-d'oeuvre de la littérature étant "seulement" une circonstance (très) aggravante...
Cela dit, bon courage dans ton visionnage! tv

@matou
C'est marrant que tu parles de Johnson, je pensais à lui moi aussi. Créer la surprise pour la surprise, le twist pour le twist, et peu importe si c'est bête à manger tes pieds, ça devient une mouvance des auteurs digne de la nouvelle vague: beaucoup de prétentions et pas tant de talent que ça. La définition même de l'imposture, en quelque sorte... whistling

@scorpius
Merci pour tes explications qui me permettent, à défaut d'aprouver, de comprendre comment tu as pu aimé cette série.
Pardonne moi néanmoins, mais mettre du gore pour le seul intérêt narratif d'en mettre, c'est putassier. Peut-être pas l'intention d'origine de Moffat, mais le résultat est bien là.
Mais fondamentalement, tu sembles sensible aux délires masturbatoires de Moffat alors qu'ils me gonflent de plus en plus. Notre divergence est donc fort logique... WINK


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Richard 3

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#15 10-01-2020 16:15:34

dvmy
The end is near

Re : Dracula - Moffat revient

Il y a bien 30 ans que je n'ai pas lu le roman donc je serais bien incapable de parler avec assurance du respect ou non de l'œuvre, mais pour moi c'est de la daube. Ça ne fait pas peur, c'est involontairement drôle, mal fichu techniquement et les interprètes sont tous mauvais. À mes yeux c'est une production d'amateurs comme l'a été l'adaptation de La guerre des mondes version BBC. Je déteste ce genre de productions prétentieuses qui n'ont pas les moyens de leurs ambitions. Autant faire du Z et jouer sur le sexy et la rigolade. Ici tout est d'un sérieux papal.

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#16 11-01-2020 00:02:45

scorpius
Nowhere Man

Re : Dracula - Moffat revient

Oberon a écrit :

Pardonne moi néanmoins, mais mettre du gore pour le seul intérêt narratif d'en mettre, c'est putassier. Peut-être pas l'intention d'origine de Moffat, mais le résultat est bien là.

Mais ce n'est pas le seul intérêt puisque ça sert un propos. Une thématique, qui a une portée tant psychologique que morale. A savoir l'addiction de Dracula au sang, à la violence et même si ce n'est pas explicite à l'écran, au sexe. Dracula est prisonnier de ses propres désirs, il enferme et tourmente des innocents dans son chateau mais ce n'est qu'un reflet de ses propres tourments et de la prison qu'il s'est lui-même créé au fil des siécles (les fameuses règles de la bête).

Et c'est en cela que le personnage de Lucy est important. Dracula la détruit complètement, mais ce qui compte c'est qu'elle participe pleinement et volontairement à sa propre destruction. Comme Dracula elle est prisonnière de ses désirs mais est incapable de pleinement l'assumer. D'ou le jeu de miroir particulièrement habile à la fin, tant visuellement avec la dualité entre la perception qu'a Lucy d'elle-même et ce qu'elle est devenu et le miroir entre le destin de Lucy et Dracula. L'un comme l'autre une fois confronté à la vérité de ce qu'ils sont devenus, une fois qu'ils ne peuvent plus échapper au fait qu'être prisonniers de leurs désirs les a transformé de façon irrévocables, ils arrivent à 's'enfuir' en se suicidant.

Ce discours désespéré d'une condition humaine esclave de ses désirs (particulièrement pertinente dans une oeuvre sur le vampirisme) cette violence psychologique, elle est renforcée et validée par la teneur graphique de la série.

Dernière modification par scorpius (11-01-2020 00:03:32)


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#17 11-01-2020 03:34:23

Oberon
Section 31

Re : Dracula - Moffat revient

Scorpius, soyons sérieux, on parle d'un vampire! Et Dracula est probablement le vampire le plus emblématique de l'occident, culturellement parlant, alors nous infliger cette surenchère visuelle qui se veut horrifique mais qui n'effraie pas au nom de, comme tu le dis toi-même, "l'addiction de Dracula au sang, à la violence (...) au sexe", c'est à peu près aussi brillant et subtil que des gros plans sur les muscles de Mister Universe dans un film sur le culturisme!
Qui peut possiblement ignorer ce qu'est un vampire, à fortiori Dracula?! Bien sur qu'il est accro au sang, à la violence et au sexe: c'est un Apex Predator, bordel! Nul besoin narratif ou plastique d'en faire un point central de la réalisation, c'est inutile, lourd et encore une fois pas effrayant, juste redondant et pénible à regarder. Pas malsain ou malaisant, si fait! mais d'une lourdeur par contre... Sans oublier que le principe même d'un vampire, c'est qu'il boit du sang car c'est son régime nutritionnel. Donc c'est un peu comme me dire qu'un tigre est accro à la viande: ce n'est ni une révélation ou une surprise, mais une évidence...
Le talent c'est de suggérer, pas d'en faire des caisses et d'en rajouter ensuite avec un narrateur qui "t'explique" ce que ça veut dire (au cas où on serait con comme des chaises).
Et ça, c'est emblématique des lubies de Moffat depuis les dérives de Sherlock: se la raconter au maximum comme si ce qui est dit avec autant de finesse qu'un troupeau d'éléphants était super brillant alors que c'est d'un prosaïque absolu, voir complètement con comme c'est le cas dans les exemples mentionnés dans mes autres posts.
Plutôt que de nous infliger avec tant d'insistance de semblables évidences, il aurait été bien plus pertinent de faire que les rapports sociaux de l'époque ressemblent à l'époque concernée. C'est un peu la base de tout travail d'adaptation, et elle est aux abonnés absents... Je ne peux même pas blâmer les acteurs pour leur jeu insipide, vu qu'on leur demande de débiter des dialogues tellement artificiels et pompeux que même Al Pacino passerait pour un zéro en récitant un tel texte!
Dans ces conditions, nous faire le coup de la foire aux monstres, c'est au grand minimum un écran de fumée masquant le manque de rigueur effarant du background, et putassier car gorgé de prétentions alors qu'on enfile des truismes.
J'en resterai là car je pense avoir suffisamment tiré sur cette bouse.
0/10, car pour le coup, c'est effectivement une trahison d'une figure iconique de la culture littéraire et cinématographique, assassinée pour nous asséner une masturbation intellectuelle si ridicule que même un psy à 150 euros la séance aurait dû mal à ne pas rire du grotesque de cette fantasmagorie.
J'en suis doublement triste car en plus d'uriner sur un morceau de choix du patrimoine culturel occidental, j'assiste à la dégénérescence d'un auteur qui m'a fait rêver avec Dr Who et jubiler avec Sherlock.
Ressaisis toi ou fait toi soigner, Steven, s'il te plait...

Dernière modification par Oberon (11-01-2020 03:39:30)


"No beast so fierce but know some touch of pity. But i know none, and therefore am no beast."
Richard 3

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#18 11-01-2020 08:45:29

dvmy
The end is near

Re : Dracula - Moffat revient

Ce forum devient de plus en plus étrange. Quel que soit le sujet on y débat sans arrêt de fond et de scénario mais absolument jamais de forme, de mise en scène, de visuel, de montage, de casting, de direction d'acteurs, de rythme. On dirait un forum de critiques littéraires.

Dernière modification par dvmy (11-01-2020 08:47:01)

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#19 11-01-2020 11:26:18

scorpius
Nowhere Man

Re : Dracula - Moffat revient

Oberon a écrit :

Scorpius, soyons sérieux, on parle d'un vampire!

Mais je suis sérieux mdr

Le sang, le sexe, la violence, ce sont des thèmes habituels des histoires de vampirisme, mais ce qui compte ici, c'est le traitement qu'en font Moffat/Gatiss (pauv' Mark Gatiss que ce soit toi pour descendre la série - ou Sherlock - ou moi pour la défendre, on ne parle que de Moffat, alors que Gatiss a écrit 50% de ces séries). En premier lieu il y avait cette volonté de dépouiller le personnage de tous ces atours romantiques qui m'a fait un grand bien. Rappeller que Dracula son héritage culturel, c'est autre chose que Twilight ou Vampire Diaries. Ensuite ces addictions, elles servent à déconstruire la mythologie du personnage ce qui est plutôt unique comme approche. Dracula n'y est pas une figure romantique tourmentée ou un objet fantasmatique dont la violence serait jubilatoire ou libératrice pour le spectateur.

Et si le parallèle addiction/vampirisme n'est évidemment pas nouveau, la plupart du temps il a été traité uniquement sous l'angle de sang=drogue. Un élément qu'on retrouve ici, mais qui encore une fois sert avant tout à déconstruire le personnage (à l'image de la scène ou Agatha utilise son sang pour jouer avec l'addiction de Dracula, ce dernier incapable de l'atteindre puisque personne ne l'a invité - une des règles de la mythologie du vampire que la série déconstruit). Et cette déconstruction elle s'accompagne d'une démystification que j'ai trouvé géniale. J'ai adoré le rapport contrarié qu'entretien Agatha avec la religion, ce besoin qu'elle a de croire que Dracula est le 'diable' comme pour valider l'existence de Dieu. A l'image de sa réaction initiale lorsqu'elle découvre l'aversion de Dracula pour le crucifix qu'elle veut prendre comme le signe potentiel d'une intervention divine... C'était super.

@Dvmy, on en parle de la forme. Cet échange qu'on a avec Oberon, si il aborde le fond, à la base il part de la forme et de la nature graphique de la série. J'ai déjà dit à quel point je trouvais Bang fabuleux et de même, Dolly Wells était formidable. Le reste du cast' est plus anecdotique, mais j'ai bien aimé par exemple les seconds rôles lors de l'épisode à bords du Demeter. Des visages connus de la télévision UK et particulièrement des oeuvres de Moffat (la série fait pas mal de clin d'oeil à ses oeuvres passées). La photographie était magnifique, le jeu sur la lumière en particulier, les contrastes, l'utilisation du Soleil, c'était du très haut niveau.

Dernière modification par scorpius (11-01-2020 15:25:58)


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#20 13-01-2020 15:06:13

dl500
TOS Forever

Re : Dracula - Moffat revient

Episode 1:
C'était plutôt pas mal.
Le début fait penser à une relecture du film de Coppola adapté pour la télé, donc avec des moyens et ambitions moindres.
Et puis (comme pour Sherlock) ça prend un virage négocié et c'est intéressant à suivre.
L'acteur qui joue Dracula est plutôt bon, avec un aspect Christopher Lee dans certains plans. (visuellement)
Certaines scènes gores justes dosées et un aspect sexué bien géré (rien de choquant ou tendencieux).
D'ailleurs l'aspect sexuel est pour l'instant très sage, alors que normalement Dracula est une référence en la matière.
J'attends la suite mais c'était plutôt pas mal. Avec ce que j'ai lu sur le net, il est évident que certains critiques se sont reconvertis dans le bashing irréfléchi sans analyse aucune.
A suivre...

Dernière modification par dl500 (13-01-2020 15:08:52)


L'être humain a deux vies. La seconde commence quand il se rend compte qu'il n'en n'a qu'une...

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#21 13-01-2020 16:58:11

dvmy
The end is near

Re : Dracula - Moffat revient

dl500 a écrit :

Episode 1:
C'était plutôt pas mal.
Le début fait penser à une relecture du film de Coppola adapté pour la télé, donc avec des moyens et ambitions moindres. .

ah bon??? Avec une mise en scène 1000 fois moins inventive, sans Renfield et sans érotisme (ou sont les maîtresses de Dracula?)

Keanu Reeves est assez inexpressif mais au moins il ne prête pas à rire comme John Heffernan et sa tête permanente d’ahuri. Dans le film de 92, toute la partie qui se passe au château c'est un chef d'oeuvre absolu... ce n'est qu'ensuite que sa se gâte un peu...

Même avec des moyens moindres il y avait possibilité de faire mieux que dans ce triple téléfilm.

Dernière modification par dvmy (13-01-2020 17:06:02)

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#22 13-01-2020 17:15:27

scorpius
Nowhere Man

Re : Dracula - Moffat revient

dl500 a écrit :

Episode 1:
C'était plutôt pas mal.
Le début fait penser à une relecture du film de Coppola adapté pour la télé, donc avec des moyens et ambitions moindres.

Visuellement je trouve ça beaucoup plus réussi que le Coppola. Mais bon j'ai jamais été fan de la direction artistique de ce film...

Et puis (comme pour Sherlock) ça prend un virage négocié et c'est intéressant à suivre.

Le virage le plus serré arrive avec l'épisode 3, curieux de voir si tu adhères ou pas (pour certains ce n'est même plus un virage, c'est une impasse mdr )

L'acteur qui joue Dracula est plutôt bon, avec un aspect Christopher Lee dans certains plans. (visuellement)

Il y a pas mal d'hommages à la Hammer tout du long de la saison.

Certaines scènes gores justes dosées et un aspect sexué bien géré (rien de choquant ou tendencieux).
D'ailleurs l'aspect sexuel est pour l'instant très sage, alors que normalement Dracula est une référence en la matière.

J'aime le fait que l'horreur a un côté très 'charnel' mais pas au sens érotique du terme, au contraire. Ca met vraiment en avant l'idée de décomposition, de maladies, etc. Le résultat est réellement déstabilisant.

J'attends la suite mais c'était plutôt pas mal. Avec ce que j'ai lu sur le net, il est évident que certains critiques se sont reconvertis dans le bashing irréfléchi sans analyse aucune.
A suivre...

En dehors de notre forum, j'ai arrêté de lire ce qui se dit sur le Moff' il y a déjà un moment. On peut trouver des analyses très justes de son oeuvre, mais souvent ça entraine des réactions épidermiques.


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#23 13-01-2020 17:26:21

scorpius
Nowhere Man

Re : Dracula - Moffat revient

dvmy a écrit :

ah bon??? Avec une mise en scène 1000 fois moins inventive, sans Renfield et sans érotisme (ou sont les maîtresses de Dracula?)

L'absence d'érotisme est l'un des partis pris les plus tranché de cette adaptation. Vu la caractérisation de ce Dracula, son sadisme sans équivoque, ça aurait été HS et contre-productif d'y avoir l'imagerie classique des maitresses.

Keanu Reeves est assez inexpressif mais au moins il ne prête pas à rire comme John Heffernan et sa tête permanente d’ahuri. Dans le film de 92, toute la partie qui se passe au château c'est un chef d'oeuvre absolu... ce n'est qu'ensuite que sa se gâte un peu...

Je le trouve plutot bon. Ca reste une composition assez 'neutre', mais il arrive à rendre cette progressive descente aux enfers viscérale. On a rarement vu un Harker aussi impuissant, mais Hefferman lui confère malgré tout une certaine noblesse. Là ou Keanu était dirigé uniquement pour jouer le minet de service.


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#24 13-01-2020 17:34:03

dvmy
The end is near

Re : Dracula - Moffat revient

Moi en tout cas je me garderai bien de juger Steven Moffat car je ne connais strictement rien à son travail mis à part ce Dracula que j'ai détesté et Le secret de la Licorne que j'ai adoré. Ceci dit, certains parti pris me semblent à côté de la plaque (l'homosexualité, Harker le mort-vivant) et le personnage de la nonne est totalement hors sujet. Dans son traitement comme dans son interprétation ce personnage est juste insupportable et surtout pas crédible une seule seconde.

Dernière modification par dvmy (13-01-2020 17:47:36)

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#25 13-01-2020 17:34:47

dl500
TOS Forever

Re : Dracula - Moffat revient

Le Dracula de Coppola est pour moi un pur chef d'œuvre et l'aspect sexuel y est bien exploité et bien retransmis.
Ça m'a manqué ici. Mais là direction différente compense.
Après l'histoire d'amour dans celui de Coppola est un bijou parce qu'on adhère à ce personnage repoussant et inexcusable.
J'attends la suite. Seul bémol pour l'instant c'est un peu trop bavard dans certaines scènes...


L'être humain a deux vies. La seconde commence quand il se rend compte qu'il n'en n'a qu'une...

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