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#1 19-03-2019 18:45:10

matou
modérateur

L’industrie, l’artisanat cinématographique

Un topic pour parler de l’industrie du cinéma, ses modes, ses avancées technologiques, sa manière de fonctionner.
Mais aussi des courants artistiques, des collectifs ou des artistes ou artisans hors système.

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#2 19-03-2019 22:21:44

matou
modérateur

Re : L’industrie, l’artisanat cinématographique

En me penchant sur Lynch, je me suis rappelé cette aventure.
Autre temps, autre mœurs, mais une certaine réalité du monde du cinéma qui existe toujours.
Dur de savoir quels films furent exactement produits.
https://www.unifrance.org/annuaires/soc ? /ciby-2000
https://www.google.fr/amp/s/www.lexpres ? 8.amp.html

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#3 01-06-2019 00:28:41

matou
modérateur

Re : L’industrie, l’artisanat cinématographique

Sur les séries tournées en Californie.
https://www.filmla.com/wp-content/uploa ? -208563657

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#4 12-06-2019 00:13:23

matou
modérateur

Re : L’industrie, l’artisanat cinématographique

Vous voulez lire la pensée unique actuelle et sa vision du public?
https://mobile.lesinrocks.com/2019/06/0 ? hollywood/

En résumé, c’est la faute du public si les auteurs disparaissent...
Oui il y a des fans idiots et bruyants. Cela a toujours existé. La différence c’est que internet leur a donné une caisse de résonance.
Sauf que pour ces fans, il y en bien d’autres plus ouverts.
Sauf que cette pensée unique amalgame tout.
Si des produits ont déçu, il y a aussi à se poser des questions sur les choix de leur conception. C’est une question rationnelle et honnête intellectuellement.

GoT et SW cités dans l’article, c’est le public qui les a amené sur le devant. C’est donc bien malhonnête de ne vouloir des réactions du public que quand il va dans le sens de « apprecie, porte au triomphe ».
Souvent le public ne sait pas mettre des mots sur ce qu’il l’a gêné. Cela ne disqualifie  pas son ressenti pour autant.

Un peu d’histoire :
https://www.fabula.org/colloques/document5812.php

PS: bravo pour le défenseur des plots holes, cf le premier article

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#5 12-06-2019 11:38:40

Prelogic
Legaliste

Re : L’industrie, l’artisanat cinématographique

Cet article est moins intéressant en termes de constat que de regard qu’il pose sur le public. L’auteur ne fait aucune distinction et se contente de verser dans l’amalgame, tout en alimentant la rhétorique du système. Au final, on se demande moins s’il s’agit d’un cri d’amour lancé aux « artistes » que d’un réquisitoire en règle contre les libertés individuelles.

La réponse à la question soulevée par le titre est pourtant limpide, et ne nécessite pas un développement soutenu : les communautés d’intérêt ne devraient à aucun moment constituer une entrave à la libre expression des artistes. Celles-ci vivent une vie parallèle qui n’a nullement besoin d’être alimentée par des logiques de relation publique. Les réseaux sociaux poussent malgré tout à engager le dialogue avec les fans, qui disposent dès lors d’un formidable moyen de pression sur les artistes. Sans parler de la lâcheté latente des producteurs et PDG, dont la mission auprès du Conseil d’Administration s’en trouve facilitée.

Il faut dire aussi que l’arrivée au pouvoir des Millenials n’aide pas davantage : traumatisée par la période très prolifique des années 70 et 80, cette génération dispose désormais d’un pouvoir d’achat et ne jure plus que par les valeurs sûres, celles qui ne déçoivent pas l’enfant intérieur – d’où la tentation hégémonique du retro-marketing qui produit un cinéma de très mauvaise qualité la plupart du temps, car incapable d’interroger cette relation abusive.

Le cinéma est d’abord, à l’origine, un art, un moyen d’exprimer un point de vue individuel sur le monde quelle que soit la qualité de ce point de vue par ailleurs. Même si l’art (cinématographique en particulier) a progressivement ingéré le modèle capitaliste et ses contraintes économiques, il reste au final des décisions humaines qui aboutissent à un résultat objectivement mesurable. Se plier aux « exigences » du modèle économique, c’est faire un choix, subi ou non.

Quand Bob Iger parle de « portefeuille de contenus de classe mondiale » au moment du rachat de Lucasfilm, cela indique un certain état d’esprit. Lorsque Kathleen Kennedy recrute des jeunes profils sur la base de leur amour inconditionnel pour la trilogie classique, cela est un choix qui a des conséquences mesurables sur la réputation de marque, conçue comme une alternative aux logiques de studio traditionnelles. Et on ne peut pas ignorer le fait que la saga Star Wars se construit à l’heure actuelle contre la vision d’artiste de George Lucas, au profit d’une logique de communication systématique pour tenter de consolider la réputation de marque.

On remarque d’ailleurs, pour Star Wars comme pour Game of Thrones, que l’absence de direction et de vision conduit à une baisse de qualité ou a des choix précipités. Des super-producteurs compétents se retrouvent démunis, face à des aspects artistiques diffus qu’ils ne maîtrisent pas, et dès lors que le matériau de base s’estompe.

*Sinon, merci pour le topic, je tâcherai d'y contribuer à la mesure de mes modestes moyens.

Dernière modification par Prelogic (12-06-2019 11:39:16)

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