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#1 26-12-2017 12:08:49

scorpius
Nowhere Man

Doctor Who 36x14 Twice Upon A Time

Doctor Who 36x14 Twice Upon A Time

Crédits Officiels :
- Scénario - Steven Moffat
- Réalisation - Rachel Talalay

Appréciation :

  1. 10 (top franchise)(voix 0 [0%])

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  2. 9 (exceptionnel)(voix 1 [100%])

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  3. 8 (excellent)(voix 0 [0%])

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Dernière modification par scorpius (09-10-2018 15:06:01)


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#2 26-12-2017 13:19:16

scorpius
Nowhere Man

Re : Doctor Who 36x14 Twice Upon A Time

Un épisode exceptionnel qui flirte avec le top franchise à plus d'une occasion.

Finalement Moffat sera resté fidèle à ce qui était depuis de nombreux mois maintenant sa note d'intention : il part presque sur la pointe des pieds. On a là un épisode intimiste et mélancolique qui tranche nettement avec la grandiloquence qui aura accompagnée le départ du précédent showrunner. Un changement au premier visionnage un brin destabilisant mais très appréciable et surtout parfaitement en phase avec la teneur du run de Capaldi.

Au contraire de Smith ou Tennant, son Docteur n'aura pas eu à faire face à des enjeux impliquants la fin de l'univers et si le Moff' était allé dans cette direction juste parce qu'il s'agit de la dernière aventure de Twelve, ça aurait été pour le moins artificiel. En terme d'enjeu on a donc un épisode presque minimaliste avec une "menace" qui s'avère finalement ne pas en être une, mais au contraire quelque chose de bienveillant. Un peu comme si l'univers avait décidé de récompenser cette incarnation à bout de souffle du Doc' en se montrant sous un jour positif. C'est un aspect de l'épisode que j'ai adoré, pas de "méchants", juste un (très) vieil homme face à lui-même (métaphoriquement, mais aussi littéralement) un vieil homme qui a trop vécu, qui en a trop vu, qui a trop perdu et qui se demande si il n'est pas temps d'en finir...

Ouais, un Christmas Special de DW qui parle du suicide potentiel de son protagoniste principal c'est franchement très couillu et c'est fait avec énormément de finesse (Capaldi est immense) Moffat jonglant comme à son habitude avec la tonalité, il n'en oublie pas qu'une aventure Whovienne se doit d'avoir sa dose d'humour. C'est là qu'intervient le premier Docteur incarné par David Bradley. Un recast tout simplement parfait, Bradley ayant auparavant été William Hartnell dans le biopic "An Adventure in Space and Time". Un recast que Moffat rend d'autant plus évident et "organique" qu'avec une pirouette aussi simple qu'intelligente il parvient à expliquer pourquoi le Doc' a soudain le visage de Bradley (similaire sur le principe à ce qu'il avait pu faire sur "Time Crash" pour expliquer le vieissement de Peter Davison face à Tennant).

Un premier Docteur qui thématiquement est utilisé par Moffat pour plusieures choses. En premier lieu, il créé un parallèle puissant avec le refus de Twelve de se Régénérer. One est dans une situation similaire, non pas qu'il refuse la Régénération parce qu'il aurait le sentiment d'être arrivé au bout du voyage, mais bien parce qu'il est effrayé à la perspective de vivre pour la première fois un tel changement. Une crainte encore renforcée lorsque cette incarnation (qui n'est encore "qu'un" explorateur et scientifique) se rend compte de qui l'attends et à quel point l'avenir va l'amener à assumer d'autres roles bien moins nobles. One est également utilisé par Moffat pour mettre en perspective l'évolution de Doctor Who en externaliste depuis les 60's. Ce n'était pas forcément nécessaire et pour le coup la mise en avant du sexisme de One ne fait pas vraiment dans la finesse... Néanmoins je mentirai si je disais ne pas avoir rigolé à chaque fois. Les réactions outrées de Capaldi sont un bonheur et il est tout à fait possible de se dire que One cherche volontairement à choquer Twelve.

Quoi qu'il en soit, on sent bien que Capaldi et Bradley s'éclatent au moins autant que Smith et Tennant dans TDOTD et la qualité de leurs intéractions (les réactions de One vis à vis des équipements soniques de Twelve mdr ) sont en grande partie responsable du fun intense que procurera l'épisode à n'importe quel Whovien. Et puis ce retour est un véritable fantasme, le "pont" le plus direct et efficace qu'on puisse imaginer entre la période classique et le revival. Rien que les courts passages ou ils ont recréés "The Tenth Planet", tout simplement incroyables.
L'épisode offre aussi au premier Docteur une véritable histoire de Régénération après plus de 51 ans, ce qui est tout de même énorme. Car "The Tenth Planet" reste une (excellente) aventure ou il se trouve qu'à la fin le Docteur se régénére, rien de plus. Et c'est logique, à l'époque le concept n'était pas encore tout à fait définit et l'idée était avant tout de justifier le départ d'Hartnell et son remplacement. Pouvoir assister aux doutes de One vis à vis des nombreuses implications de la Régénération, ça amène beaucoup à son personnage, comme si son run était soudain plus "complet" et à la série dans son ensemble. 

Au bout du compte on voit que pour son dernier épisode Moffat voulait définitivement tourner la page du "Docteur de guerre" (il appartiendra à Chibnall de le suivre dans cette direction, ou pas). Symboliquement la présence du Doc' dans les tranchées au moment de la trêve de 1914 est donc très très forte. Comme si le fait d'assister à ce moment lui permettait de pouvoir enfin abandonner définitivement son passé de guerrier sur ce champ de bataille. Sans l'ombre d'un doute une des plus belles scènes du revival et du Whoniverse dans son ensemble.

Evidemment étant un épisode de Régénération, il y a pas mal de caméos surprises. Le dispositif narratif de l'épisode permettant à Moffat de ramener du monde tout en rendant la chose très fluide et thématiquement cohérente. Tout cela nous amenant de façon naturelle à la Régénération de Peter...

Un ultime monologue de Twelve forcément très méta ou Peter Capaldi tout autant que Steven Moffat disent adieux à Doctor Who.
Un monologue très poétique (cette idée - sublime - selon laquelle les enfants peuvent parfois entendre le vrai nom du Doc') et parfaitement en accord avec la personnalité de Twelve tout au long de la saison 10.

"Hate is always foolish... and love, is always wise"

J'ai chialé, puis Jodie est arrivée et je me suis enthousiasmé, bref l'habituelle montagne russe émotionnelle de la Régénération.

Dernière modification par scorpius (26-12-2017 22:45:22)


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